Martha Jane Cannary - Les Années 1852-1869 - Par Perrissin & Blanchin - Futuropolis

23 mai 2008 0 commentaire
  • Vous vous êtes toujours demandé à quoi ressemblait la vraie Calamity Jane? Le premier volume de {Martha Jane Cannary}, que {{Christian Perrissin}} et {{Matthieu Blanchin}} ont publié aux éditions Futuropolis vous la raconte.

La famille de Martha Jane quitte le Missouri pour refaire sa vie dans l’Utah, à Salt Lake City, une ville créée par des émigrants mormons. Le père assume seul l’éducation de ses enfants suite au décès de sa femme au cours de ce périple. À l’âge de quinze ans, Martha Jane se retrouve orpheline et doit s’occuper de ses frères et sœurs. Elle se voit obligée d’épouser un homme, un mormon déjà marié à une autre femme. Le prétendant est riche et pourra subvenir aux besoins de la famille Cannary. Martha ne peut se résoudre à accepter ce mariage forcé. Elle quitte les siens pour rejoindre la terre de ses ancêtres, laissant le soin à la communauté de s’occuper de ses frères et sœurs.

La jeune femme est sans expérience et son voyage est éprouvant. Elle perd rapidement son cheval et s’épuise à chasser des animaux pour se nourrir, alors que l’hiver est rigoureux. Autant dire qu’elle n’a aucune chance de survivre. Heureusement, elle est recueillie par un trappeur. Mais celui-ci la viole dès que, débarrassée de ses habits d’homme, il prend conscience de ses attributs féminins. La jeune femme tue son agresseur. À la suite de cet épisode, elle comprend qu’il vaut mieux passer pour un homme dans cet Ouest violent. Martha alterne les petits boulots, par exemple celui de cocher de dilligence ou de conducteur de mules. Son caractère lui vaut une réputation de « calamité ! ».

Martha Jane Cannary - Les Années 1852-1869 - Par Perrissin & Blanchin - Futuropolis
Martha Jane Cannary - Les Années 1852-1869
(c) Blanchin, Perrissin & Futuropolis

Les auteurs se sont sacrément documentés pour nous conter la vie de cette femme au caractère d’acier. Certains évènements survenus dans sa vie ne sont relatés que brièvement dans certaines de ses biographies, notamment dans les lettres que l’aventurière a écrite à sa fille. Christian Perrissin a donc pu laisser libre court à son imagination "creuser" ces moments cachés.

Mathieu Blanchin a pris le parti d’illustrer ce récit avec un style nerveux et dynamique, usant tour à tour de l’esquisse ou d’une griffe plus réaliste selon les besoins du récit. Ce basculement de style régulier, tout en hachures et lavis, s’opère toujours pour servir la narration.

Cette biographie est une réussite qui nous permet de découvrir l’une des figures les plus légendaires de l’Ouest sans sombrer dans la caricature, ce qui n’était pas gagné d’avance !

(par Nicolas Anspach)

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