Ugo Bienvenu ("Préférence Système") : « J’aime bien l’idée que l’ensemble de ma production soit comme une carte de ma pensée. »

3 octobre 2019 0 commentaire
  • Comme dans "Paiement accepté" paru en 2017, Ugo Bienvenu nous conduit avec "Préférence Système" dans un futur proche angoissant mais terriblement réaliste. Quand la technologie devient autant un moyen d'assurer la gestation pour autrui qu'un prétexte pour contrôler la mémoire collective, l'homme en quête de sens a de quoi être désorienté. Rencontre avec un auteur encore jeune, mais qui a déjà signé quatre bandes dessinées et plusieurs court-métrages d'animation.

Trois thèmes parcourent Préférence Système me semble-t-il : l’art comme spécificité humaine indispensable à l’épanouissement de l’homme ; la mémoire, individuelle et collective, comme socle essentiel de l’humanité, mais fragile et manipulable ; la crainte d’un futur dystopique, ou au moins partiellement dystopique, et les possibilités de résistance qui subsistent.

Pourriez-vous revenir sur ces trois thèmes ? Pourquoi y êtes-vous particulièrement attaché ou comment cet attachement vous est-il venu ?

À propos de l’art comme spécificité humaine, il m’est apparu l’idée que ce qui faisait de nous des hommes, des individus, ce qui nous définit le plus précisément, c’était le fait de ne saisir qu’un pan du monde, que des fragments collectés çà et là. L’art participe du même mouvement : c’est le geste de révéler l’un de ses fragments, en le montrant, en le représentant, en l’isolant. Cet élément devient tout : l’univers, le cosmos. Il remplace le monde, il est le monde, le temps du regard, de la lecture.

Ugo Bienvenu ("Préférence Système") : « J'aime bien l'idée que l'ensemble de ma production soit comme une carte de ma pensée. »
Préférence Système © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2019

C’est la transmission de l’homme du présent à l’homme de demain, finalement, de notre condition, à la fois belle et tragique. La transmission de ce fait terrible : nous sommes limités à un prisme étroit, incapables d’être complets. Mais c’est ça être un homme, et pas une machine qui reçoit le monde comme un ensemble, et qui du coup ne peut pas faire de choix.

C’est venu aussi d’une phrase notée dans mon carnet il y a longtemps : « Le monde a cessé d’être un contenant, il est devenu du contenu. ». Par ce mouvement, il a perdu sa réalité concrète pour l’homme. Comme le glissement progressif de la valeur du temps, qui a cessé d’être le lieu de l’existence, parce qu’il est devenu un moyen. Le temps n’est plus le lieu où nous vivons, il est le lieu qui nous permettra potentiellement de vivre plus tard.

Il y a aussi cette autre réflexion sur le bonheur potentiel, le soulagement de l’homme qui crée. Est-ce que ça le libère ? Il me semble que l’art sauve les apparences quand tout est perdu.

Préférence Système © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2019
Préférence Système © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2019

Ensuite, qu’ajouter concernant la mémoire individuelle et collective comme socle essentiel de l’humanité ? Ce qui raccorde tous les hommes, ce qui les lie, c’est cette dépendance aux prismes de l’autre : ne saisissant chacun qu’un pan du monde, nous avons besoin de l’autre, de son prisme, qui vient nous révéler un pan que nous n’avions pas saisi.

Nous créons naturellement une toile les uns pour les autres. Nous tendons des lignes entre nous pour nous révéler les uns aux autres le monde comme ensemble, pour le saisir de manière plus large, plus totale. Comme les fourmis qui laissent leur odeur sur le chemin pour les autres. Comme les premiers cartographes.

Notre regard, notre prisme parcellaire combiné aux autres nous permet de tracer une carte, et surtout d’accéder à l’universel. L’humanité s’est construite selon ce schéma, c’est ce qui lui a permis d’évoluer, et l’art en était l’un des outils majeurs, l’un des guides pour appréhender le monde, l’un des relais pour s’y repérer.

En cela, notre époque est très étrange parce que malgré une connexion censée fluidifier, accélérer ce processus, chacun est renvoyé à sa particularité, à sa caducité, et la négation du prisme de l’autre, toute contemporaine, nous coupe de l’universel. Aussi parce que nous ne créons massivement maintenant, non plus des œuvres, dont c’était le rôle, mais des produits, qui sont des canaux traversés essentiellement par des mots d’ordres.

La grande majorité de ce que nous appelons « la création » aujourd’hui sert une fin bien triste de division du corps social, en le renvoyant à sa solitude. Il s’agit d’opposer les communautés, les genres, les sexes pour les mettre en concurrence afin de faire baisser le coût des choses. Tout ça sous couvert de prise de conscience, d’humanité. Le néo-capitalisme dissimule bien son ambition dans des produits qui prennent les allures d’œuvres pour nous opposer.

Préférence Système © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2019
Préférence Système © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2019

De tout cela découle peut-être l’idée de dystopie et la possibilité de résistance. L’homme d’aujourd’hui travaille à sa caducité future. Nous le faisons sans même nous en rendre compte, en regardant YouTube (et autres), ce qui nous soulage par ailleurs, et nous donne l’impression de liberté et de visibilité, mais ce qui conduit à la collecte des informations cruciales qui finiront de sortir l’homme du présent, donc de l’existence.

Nous travaillons tous aujourd’hui activement à être nous-mêmes des produits de consommation à part entière. Et ce n’est pas moi qui le dis, Günther Anders [1] par exemple en parlait déjà en 1950.

Je ne pense pas qu’il y ait de zones de résistance possibles. Le problème est, aujourd’hui, à mon sens, l’accès de l’homme à lui-même. Nous sommes constamment arrêtés par un stimulus externe (textos, mails, permanentes injonctions des autres). Il nous est de plus en plus difficile d’être ce que nous sommes profondément. Nous ne pouvons pas arrêter d’avoir un portable, un ordinateur sans devenir marginaux, donc ne plus appartenir au monde des hommes.

Il s’agit donc, pour « survivre » aujourd’hui, comme depuis l’aube des temps, de tenter d’être les plus honnêtes avec nous-mêmes. Il s’agit d’essayer d’avoir la vision du monde la plus complète et la plus précise possible en même temps, ce qui est très dur. Il s’agit de comprendre au maximum les nouvelles règles et les nouveaux enjeux de plus en plus complexes, pour être en mesure de fabriquer des outils d’action permettant de se dégager le maximum de liberté possible.

Le problème dans tout ça, c’est le temps qui devient de plus en plus rare. Il nous est sans cesse confisqué non plus uniquement par le travail, mais aussi par le divertissement, qui se sert de nous pour créer encore notre chute, qui est en fait devenu, sans que nous ne nous en rendions compte, du travail à part entière.

Je pense que le monde d’aujourd’hui se divise en deux castes : celle qui a le temps et les moyens d’acquisition du réel d’une part, et celle qui n’a pas le temps de l’acquisition, d’une compréhension large du réel dans sa complexité d’autre part. Ce n’est pas franchement nouveau mais le divertissement constant (sorte de travail dissimulé) en a fini avec la possibilité de l’homme d’être en lui-même.

À la limite, ce qui serait bien, ce serait d’être rémunérés pour jouer aux jeux vidéo qui enregistrent nos réactions, nos actions, payés pour poster nos photos de vacances, payés pour visionner une vidéo YouTube… Ce serait logique.

Préférence Système © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2019
Préférence Système © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2019
Paiement accepté © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2017

Ces trois thèmes se retrouvent également, dans des proportions variables et selon des traitements différents, dans Paiement accepté et Premium +. Par exemple, la réflexion sur l’art est majeure dans Paiement accepté et est très présente dès le début de Préférence Système, au point qu’à la lecture j’ai eu l’impression que les deux se faisaient suite alors ce n’est pas le cas, du moins dans le récit. Cela renforce la cohérence entre vos livres, déjà forte par l’esthétique choisie.

Était-ce un projet défini dès le départ, avec Paiement accepté, ou s’est-il construit au fur et à mesure ? Pensez-vous creuser encore à l’avenir le sillon de ces thématiques dans d’autres livres ou, pourquoi pas, des films ?

Ce n’était pas dit mais je voulais faire une trilogie graduelle sur la transmission, l’éducation, la mémoire. Maintenant je peux le dire parce que j’ai deux opus et que j’attaque le troisième, qui s’appellera Appel en absence et qui conclura la trilogie sur ce sujet.

Ce thème de la mémoire de l’homme est vraiment en moi depuis que j’ai huit ans, c’est ce qui m ‘a poussé à dessiner, à écrire… À tout en fait.

Vos influences et sources d’inspiration sont nombreuses et certaines apparaissent clairement dans Préférence Système. Quelles sont celles qui sont les plus importantes pour vous ? Et celles qui n’apparaissent pas directement ou du moins qui peuvent demeurer sous-jacentes pour les lecteurs ?

Je ne saurais pas dire, parce que je ne travaille pas avec mes références sur les genoux. Je vois certaines choses, qui me pénètrent plus ou moins profondément, qui laissent plus ou moins une empreinte. Ça va d’un paysage, d’une observation dans la rue, qui se mélange avec un livre que je lis… À une mauvaise série que je vois et où je me dis : « Comment ça se fait qu’on produise ça ? ». La médiocrité rentre aussi beaucoup dans ma manière d’écrire. Je dirais même qu’elle est souvent plus l’impulsion première que des choses belles ou brillantes ou intéressantes. Une série pourrie me mettra en colère et m’influencera plus dans le fait de faire ou pas un projet.

Je peux par contre parler des œuvres qui m’ont marqué au fer rouge : 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick [2], Apocalypse Now de Francis Ford Coppola [3], « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » [4] et « Le cabaret vert » [5] de Rimbaud, Marguerite Duras avec ses virgules [6], Philip K. Dick [7], Le Caravage [8], les gouaches publicitaires américaines des années 1950, Tchekhov [9], Gerhard Richter [10], Playboy dans les années 1990, Miyazaki [11], Dire Straits [12], etc.

Préférence Système © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2019
Préférence Système © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2019

Les dessins sont très particuliers, avec un aspect à la fois réaliste et synthétique. Vous devez j’imagine beaucoup employer le numérique, mais pas uniquement.

Pourriez-vous expliquer comment vous travaillez la « partie graphique » de vos livres ? Quelles sont les principales étapes ?

Le style est constitué de notre incapacité à résoudre certaines choses. C’est notre ADN. Si on pouvait dessiner comme on voulait, on dessinerait tous pareil je pense. Ce sont nos erreurs qui constituent notre style.

Je voulais parler des hommes, de la précision des choses, j’avais donc besoin d’un dessin le plus réaliste possible pour « livrer » le monde. La condition d’adhésion à un récit, c’est le réel. C’est le pacte avec le spectateur, ce que tu vas voir te concerne, je vais parler de ton monde, de toi, de nous. Après, on peut l’emmener où on veut, où que ce soit. On a posé les fondations, on peut construire même de façon aberrante !

Je travaillais sur papier, même en animation, jusqu’à il y a peu. Préférence Système est une bande dessinée que j’ai faite à la tablette. Ce qui ne change pas grand-chose à ma « manière » de dessiner mais me fait économiser beaucoup de temps grâce à la condensation des étapes : pouvoir garder une partie de croquis intacte, réutiliser un décor, ne pas avoir à scanner, monter les scans, nettoyer les scans…

Ce qui m’intéresse, c’est que les histoires existent. Après, c’est indéniable que le plaisir de fabrication est amoindri. Rien ne remplace la « chair » du papier.

J’arrive tous les matins sans savoir quelle scène je vais faire. D’ailleurs, souvent, je ne sais pas où elle va se dérouler, je sais juste ce qu’elle doit véhiculer et dire. Je fais ça pour garder du désir, le maximum de désir pour mon projet, jusqu’au bout. Je fais mes croquis et puis je nettoie, c’est bête…

L’esthétique de vos ouvrages – j’exclus Sukkwan Island – et de vos films d’animation, que ce soit vos travaux pour la publicité ou pour la musique (je pense notamment aux clips pour Jabberwocky et Dolly.Zero), est en apparence assez lisse, sans grandes aspérités. Mais cette stylisation cache une grande attention aux lignes, aux couleurs et aux textures. Elle n’empêche pas non plus des moments plus explosifs.

Comment avez-vous élaboré cette « marque de fabrique » et comment la cultivez-vous ?

Quand j’étais à l’école, les profs me disaient que je manquais de sensibilité, je l’ai entendu souvent. On me tendait des brosses à dents pour que je dessine avec, que je sois expressif ! Tout le monde fait ça : essaie de faire semblant, de pallier ses incapacités par de la sensibilité, de la matière. Moi j’aime le dessin rigoureux, j’aime le dessin qui tend vers la vérité. J’aime le dessin juste, tendu, c’est comme ça.

L’aspérité vient de mes sujets, de mes thèmes, de mes compositions. C’est ça ma manière de créer de la vibration dans l’image. Et après il y a le « rendu », le grain que je lui impute, qui vient de mon goût pour les zooms dans les cases de comics. Et mes couleurs viennent clairement du Mexique où j’ai vécu enfant.

De nombreuses correspondances existent entre vos livres mais aussi avec vos films. Mikki, le robot de Préférence Système, a par exemple un avatar dans le clip Sphere of existence (pour Antoine Kogut).

Comment articulez-vous votre travail pour la bande dessinée et celui pour l’animation ? Sont-ils complémentaires ? Y en a-t-il un avec lequel vous vous sentiez plus à l’aise ?

J’aime ne pas me limiter à un medium ni une forme. Chaque pratique me plaît et alimente l’autre. Je teste ici et je confirme là. Tout s’alimente. J’ai une intuition, je la teste en clip, elle m’emmène sur un scénario de bande dessinée, qui me donne l’idée d’une illustration.

Je parle des mêmes choses dans les trois parce que c’est moi, tout bêtement, ce sont mes réflexions, mes idées qui évoluent. Ce que je produis est un cheminement. J’aime bien l’idée que l’ensemble de ma production soit comme une carte de ma pensée, une frise chronologique de mes évolutions.

Quelques mots sur les éditions Réalistes… Vous avez réalisé trois livres chez Denoël Graphic, ce qui est déjà beaucoup, vous réalisez et co-réalisez des films d’animation, vous faites des illustrations…

Pourquoi cette envie de co-fonder une maison d’édition ? Pouvez-vous la présenter, ainsi que Premium +, votre bande dessinée parue au printemps dernier chez Réalistes ?

Premium + © Ugo Bienvenu / Éditions Réalistes 2019

Je voulais donner un espace de liberté totale à mes amis et aux dessinateurs que j’aime et qui me réveillent quand je m’endors. C’est la même idée avec ma société de production Remembers. Je voulais un lieu pour les gens dont le travail me parle, où ils pourraient venir essayer des choses, prendre des risques, montrer ce qu’ils ont dans les tripes. Ça me booste aussi dans mon travail de les voir s’arracher des choses. Ça me rappelle, quand je m’endors, que tout est encore à chercher et à trouver, à réinventer.

C’est aussi l’envie de créer une famille, une cour de récréation à notre image, un terrain de jeu, joyeux, coupé du monde de la rentabilité. Si on vend nos livres, c’est cool. Le mieux encore, c’est de faire des livres dont nous sommes entièrement fiers, que nous avons fait dans l’énergie la plus pure possible, pour le geste. Pas des produits en plus. Des objets qui sont nécessaires pour nous.

J’ai la chance d’avoir Jean-Luc Fromental, qui me laisse chez Denoël Graphic cette liberté, mais les autres pas forcément. Et même moi, ça a réveillé l’envie de faire des tests de légèreté, de kitsch que je n’aurai pas assumé chez Denoël.

Premium + © Ugo Bienvenu / Éditions Réalistes 2019
Premium + © Ugo Bienvenu / Éditions Réalistes 2019

Comment voyez-vous votre avenir proche, en ce qui concerne la création ? Pensez-vous donner la priorité à l’animation, à la bande dessinée, à l’édition ?

J’espère juste pouvoir continuer à faire ce que j’aime. J’espère aussi avoir à moins passer de temps à prouver que ce que je fais vaut quelque chose. J’en ai marre d’avoir à prouver ma valeur. J’aimerai arrêter d’avoir à le faire.

Je ne veux pas donner la priorité à quelque forme que ce soit, je veux faire tout ! Parce que tout m’aide, tout m’alimente, tout me donne le sentiment de vivre. Mais, en ce moment, je dois faire Appel en absence, une bande dessinée pour la collection BD Cul des Requins Marteaux. Et puis j’aimerais faire un long métrage d’animation. J’ai aussi la suite de Premium +, et puis on continue l’édition Réalistes avec trois nouveaux super livres !

Autoportrait © Ugo Bienvenu / Denoël Graphic 2019

(par Frédéric HOJLO)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Propos recueillis par Frédéric Hojlo fin septembre 2019.

- Sukkwan Island (d’après le roman de David Vann) - Denoël Graphic - préface de Fabrice Colin - 17 x 23 cm - 224 pages en noir & blanc - parution le 23 octobre 2014.

- Paiement accepté - Denoël Graphic - 21,3 x 25,6 cm - 144 pages couleurs - couverture cartonnée - parution le 18 mai 2017.

- Premium + - Réalistes - Collection 1 - 14,8 x 10,5 cm - 180 pages en noir & blanc - couverture souple avec rabats - parution le 23 mai 2019.

- Préférence Système - Denoël Graphic - 21,6 x 25,6 cm - 168 pages couleurs - couverture cartonnée - parution le 3 octobre 2019.

Consulter le site de l’auteur & son fil tumblr. Visionner son teaser pour le livre Préférence Système.

Lire également sur ActuaBD :
- David Vann : "La bande dessinée est une forme de littérature qui peut avoir les mêmes ambitions que le roman."
- "Paiement accepté" : la vie en Technicolor selon Ugo Bienvenu.
- "Préférence Système" d’Ugo Bienvenu (Denoël Graphic) : vers un futur sans passé

[1Günther Anders (1902-1992) est un philosophe allemand puis autrichien ayant critiqué la technologie, défendu le mouvement antinucléaire et réfléchi, entre autres sujets, à la destruction de l’humanité.

[2Réalisé en 1968, le film de Kubrick se fonde en partie sur une nouvelle d’Arthur C. Clarke titrée La Sentinelle.

[3Sorti en 1979, le film de Coppola est une adaptation très libre d’une nouvelle de Joseph Conrad nommée Au cœur des ténèbres.

[4Il s’agit du premier vers d’un poème d’Arthur Rimbaud écrit en 1870 et intitulé Roman.

[5Au Cabaret Vert, cinq heures du soir d’Arthur Rimbaud, 1870.

[6Écrivaine française (1914-1996, Marguerite Duras est une voix singulière du Nouveau roman, Prix Goncourt en 1984 pour L’Amant.

[7Écrivain américain (1928-1982), Philip K. Dick, dont de nombreux écrits ont été adapté au cinéma, est une référence incontournable de la science-fiction.

[8Peintre italien (1571-1610), Le Caravage est un génie du baroque, maître du clair-obscur.

[9Écrivain et dramaturge russe (1860-1904), Anton Tchekhov a dépeint avec minutie la Russie de la fin du XIXe siècle.

[10Peintre allemand né en 1932, il a abordé aussi bien le figuratif que l’abstraction.

[11Né en 1941 au Japon, Hayao Miyazaki est dessinateur, réalisateur et producteur de films d’animation, cofondateur du Studio Ghibli avec Isao Takahata.

[12Groupe de rock britannique actif de 1977 à 1995.

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