Angoulême 2015 - Affiche nostalgique sur fond de coup de force de 9e Art+

7 novembre 2014 15
  • Le FIBD a transmis sa nouvelle affiche, signée Bill Watterson, excusez du peu ! La manifestation angoumoisine qui aura lieu fin janvier communique aussi son avant-programme. La nostalgie est de retour ! Parallèlement, l'organisateur 9e Art+ tente un coup de force en déposant les marques du Festival à l'insu de l’Association du FIBD et des élus qui n’ont pas l’intention de se faire déposséder de leur bien.

Ne gâchons pas notre plaisir, le FIBD a au moins réussi cet exploit : faire sortir Bill Watterson de son silence. Il fait l’affiche et ce sera bien tout : sa collaboration au prochain festival s’arrête là. Il prête néanmoins certaines de ses planches à une exposition qui lui sera consacrée et rien que cela, c’est déjà une très grande nouvelle. Voir de visu les rares planches visibles de Calvin & Hobbes sera en soi une grande expérience.

Sur l’affiche en question, n’y cherchez pas le gamin et le tigre, la principale raison pour laquelle Watterson a été élu en janvier dernier par quelque 1300 "ravis de la crèche" manipulés dans un scrutin houleux et contestable : "Je n’ai jamais utilisé mes personnages pour promouvoir autre chose que mon propre travail, déclare Watterson au gratuit 20 Minutes. Et là, il s’agit de promouvoir la BD dans son ensemble."

Pour ce faire, il livre une parodie des comic strips du début du XXe siècle, un peu comme Spiegelman dans À l’Ombre des tours mortes.. Un scénario à la Mack Sennet qui n’a rien d’une affiche, mais le FIBD s’en débrouillera, il a vu pire.

Angoulême 2015 - Affiche nostalgique sur fond de coup de force de 9e Art+
Calvin & Hobbes, absents de l’affiche mais présents dans une grande exposition.
(c) Bill Watterson
Jack Kirby, le "king" des comics
(c) Jack Kirby

Au niveau de la programmation, les successeurs de Benoît Mouchart étaient attendus au tournant. Résultat : on ne mise que sur des valeurs sûres.

Une exposition Jirô Taniguchi, l’auteur japonais révélé par Frédéric Boilet pour Casterman a fait son bout de chemin depuis que son album Quartier lointain a été primé à Angoulême en 2003. Depuis, ses ouvrages se sont enchaînés, abordant aussi l’univers de la montagne que celui de la littérature, toujours dans une touche très personnelle.

Le "King" Jack Kirby (1917-1994) se trouve lui aussi à l’affiche. Celui qui a forgé pour ainsi dire la grammaire du comic book, le créateur des X-Men, de Fantastic Four, de Hulk, de Thor et de bien d’autres super-héros se trouve pour la première fois exposé de façon massive à Angoulême. Un accrochage qui accompagne l’exceptionnel travail patrimonial mené ces dernières années par Urban Comics et Panini Comics qui se sont employés à rendre disponibles les œuvres de cet auteur majeur de la bande dessinée américaine.

Patrimoniale aussi, la bande dessinée finlandaise Les Moomins de Tove Jansson qui auront 70 ans en 2015. Un auteur que l’on avait déjà vu au Centre Belge de la BD en 2005.

Nostalgie également que cette rétrospective Alex Barbier découvert en 1974 dans Charlie Mensuel et qui a annoncé son arrêt de la bande dessinée au profit de la peinture. Sa manière de dessiner et de raconter annonce en effet la production de Fremok, un label qui est devenu aujourd’hui son éditeur.

Des générations plus récentes pointent leur nez cependant, avec un hommage rendu à Anouk Ricard et ses personnages d’Anna et Froga dont l’intégrale vient de paraître aux éditions Sarbacane. Une BD révélée par Gwen de Bonneval dans la revue Capsule Cosmique en 2004.

Les Moomins
(c) Tove Jansson

Les Flamands nous reviennent à Angoulême avec Nix et ses personnages de Kinky & Cosy créés en 2001 et publiés au Lombard.

La maison de bande dessinée alternative bruxelloise L’Employé du moi créée en 1999 et qui révéla des auteurs comme Sacha Goerg, Max de Radiguès, Simon Roussin ou Ulli Lust..., et qui lança en 2001 la plateforme de création Grandpapier.org, est également accrochée aux cimaises de cette édition angoumoisine.

Un scénariste se trouve à l’honneur en la personne de Fabien Nury (Il était une fois en France, Tyler Cross, W.E.S.T, L’Or et le Sang, Silas Corey…), un scénariste majeur de notre temps en pleine force de travail et qui trouve là une forme de consécration.

On nous annonce une centaine de rencontres, des concerts consacrés au blues (nostalgie encore) et les habituelles activités dédiées aux sponsors. Une édition dans la droite ligne des précédentes.

La "bande-dessinée-affiche" de Bill Watterson
(c) Bill Watterson

Le coup de force de 9e Art+

Par ailleurs, nous vous en parlions encore voici quelques jours, les tensions augmentent entre l’Association du Festival, propriétaire de la manifestation et la société organisatrice du Festival, 9e Art+, à laquelle avait confiée l’organisation dans un contrat de dix ans dont l’échéance tombe en 2017.

Après avoir proposé de recevoir sans contrepartie 50% de la marque, on apprend par un article de Maurice Bontinck et Richard Tallet dans La Charente Libre que 9e Art+ vient de tenter un coup de force en déposant les deux marques, « Festival de la BD d’Angoulême » et « Festival d’Angoulême », sans prévenir les élus ou l’association du FIBD : "Le patron de 9e Art+, qui organise le festival depuis 2007, a déposé, au nom de sa société, deux marques : « Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême » et « Festival d’Angoulême ». Sans prévenir personne. Pas plus l’association qui lui a signé le contrat d’organisation pour dix ans, que les collectivités qui financent l’événement à hauteur de 2 millions d’euros chaque année" écrit le quotidien angoumoisin.

L’adjoint à la culture de la Ville d’Angoulême, Samuel Cazenave, dénonce ce qu’il appelle une "déloyauté". L’actuel président du FIBD, Patrick Ausou déclare : « le coup des marques, ça flingue tout le monde. »

"La Charente Libre" parle de "coup fourré" à propos du dépôt de marques de 9e Art+. Six anciens présidents du FIBD sont vent debout contre cette manoeuvre.
Capture d’écran

"Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre" dit un adage latin, traduction d’une tragédie grecque perdue. Après avoir détruit l’Académie des Grands Prix, facteur majeur de l’identité du FIBD, après avoir envenimé les relations avec La Cité de la BD, ce qui aboutit au départ de son directeur Gilles Ciment, Frank Bondoux vient peut-être là de faire la manœuvre de trop.

Au-delà du fait que ces maladroits dépôts de marque ne résisteront pas devant un quelconque recours en référé, 9e Art+ prend le risque de voir son contrat résilié plus tôt que prévu, par sa faute. Car dans son contrat avec le FIBD, une clause prévoit que l’esprit du Festival doit être préservé. Or comment peut-il l’être face à de telles manœuvres clandestines ? « La dénonciation du contrat est inéluctable à l’issue du prochain festival », assène Patrick Auzou, le président du FIBD, jusqu’ici prudemment rangé parmi les soutiens de Franck Bondoux.

Ce serait une bonne chose, histoire de remettre un peu de bon sens et de respect des deniers publics dans cette gestion. Cette omnipotence de 9e Art+ nous a toujours semblé être une entrave au développement harmonieux d’un festival vers lequel jusqu’ici convergeaient toutes les forces qui voulaient promouvoir et défendre la bande dessinée. C’était ce qui avait fait son succès et le sens de la lettre ouverte de Didier Pasamonik à la ministre de la culture en janvier dernier : il faut réduire les prérogatives de l’organisateur du salon au profit des acteurs culturels locaux (La Cité, Magelis, l’ESI...) ou concernés par le 9e art (les éditeurs, les auteurs...).

Interrogé par La Charente, Franck Bondoux prétend qu’il a fait cela "pour protéger le Festival". Pourquoi n’en a-t-il pas parlé aux premiers concernés ? Pourquoi le dépôt de marque est-il fait au nom de 9e Art+ et pas au nom de l’Association du FIBD qui en est légalement la propriétaire ?

La même Charente rappelle opportunément que Bondoux a "depuis son arrivée, [...] toujours refusé de rendre publiquement des comptes, malgré un financement majoritairement public."

Nous avions en son temps rapporté l’enquête de la Charente Libre mettant en lumière les curieux montages financiers qui se trouvaient derrière la gestion du Festival. "Quand CL a tenté d’y voir plus clair dans le montage de ses sociétés, raconte opportunément le journal, il a attaqué en justice. Qui l’a débouté et condamné à verser 3.000 €."

On sait que Franck Bondoux est coutumier de ce genre de bras de fer qui intervient juste avant la conférence de presse de la prochaine édition du FIBD qui a lieu traditionnellement à la fin novembre. Jusqu’ici, il avait réussi à faire plier ses adversaires. Qu’il se méfie : l’addition des forces en présence pourrait finir par avoir raison de ses ambitions.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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15 Messages :
  • "le FIBD a au moins réussi cet exploit"

    "Stephane Beaujean a au moins réussi cet exploit".
    dans le bazardage 9eart+, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et rendons à César ce qui lui appartient car il a vaillamment combattu.

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    • Répondu par Stéphane Beaujean le 8 novembre 2014 à  05:46 :

      Merci beaucoup pour ce gentil compliment. Mais en vérité tout ceci est quand même un travail d’équipe, et je ne serai arrivé à rien sans les personnes qui m’ont épaulé.

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  • Depuis le temps que, comme ActuaBD, j’alerte sur les très nombreux coups fourrés, coups de canif, voire coups de poignard, de 9eArt+ ! Et pendant toutes ces années, on ignorait mes signaux d’alarme en me considérant comme l’estranger empêcheur de tourner en rond (sauf ActuaBD). Un président d’exécutif connu pour ses images animalières me répétait à l’envi : « Faites le dos rond et pensez à la mule du Pape, qui a gardé patiemment pendant sept ans son coup de pied. » La septième année, c’est finalement sa mule que le Pape lui-même a menée à l’abattoir, pour complaire au Tistet Védène de 9eArt+, lequel en profite désormais pour poursuivre de plus belle sa main-mise furtive et progressive sur une manifestation qui devrait appartenir au patrimoine de la ville d’Angoulême, partagé avec la profession, auteurs en tête.
    Je n’aime pas l’exclamation « N’avais-je pas raison ? », parce qu’elle est toujours le constat d’un échec. Force est pourtant de constater que j’ai échoué à ouvrir les yeux des Angoumoisins, des Charentais et de leurs élus sur une situation dangereuse dont nous percevons aujourd’hui les premières conséquences. Et c’est moi qui l’ai payé (cher) le premier... Parce qu’on s’en prend au messager quand le message ne plait pas.

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    • Répondu par Bob le 7 novembre 2014 à  18:53 :

      Et pourquoi pas Gilles Ciment pour remplacer 9e Art+ ? Cela pourrait au moins augurer de bonnes relations entre le festival et le CIBDI...

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  • Salut,

    le FIBD s’en débrouillera, il a vu pire.

    Arriver à dire ça d’une affiche signée Watterson, c’est balèze.

    Vraiment balèze.

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    • Répondu par Robert Nick le 7 novembre 2014 à  19:09 :

      Ce n’est pas être balèze que de tenir les propos que tient Didier Pasamonik ici. Il a tout à fait raison.

      Certes Watterson a dessiné quelque chose mais ce n’est pas un dessin d’affiche, c’est une planche sympathique et de qualité mais pas une affiche !

      J’adore ses Calvin & Hobbes. Il a un univers fabuleux mais là il fait un peu sa diva à croire que cette bande dessinée peut faire une belle affiche et finalement c’est lui qui dit que le FIBD devra s’en contenter. Il aurait pu faire un dessin, même s’il ne voulait pas reprendre C&H dessus.

      Sorry Bill, but you could have done better !

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      • Répondu le 7 novembre 2014 à  21:13 :

        Pendant ce temps à Landerneau...

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      • Répondu par jpa le 7 novembre 2014 à  23:05 :

        et pourquoi n’est-ce pas une affiche ?
        Elle annonce clairement l’évènement, elle en donne la date, elle précise son ancienneté , et le dessin dit clairement de quoi il s’agit.
        Que demande-t-on de plus à une affiche ?
        De plaire à tout le monde ?
        Pour ma part, je trouve que c’est une des cinq plus belles affiches de l’histoire du festival.
        Mais, des goûts et des couleurs.....

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      • Répondu par Stéphane Beaujean le 8 novembre 2014 à  06:38 :

        Je confesse la responsabilité du choix de planche de BD. Je vais raconter ici l’histoire de la construction de cette affiche car le site est très lu et c’est un bon endroit.

        En fait, depuis le début, je voulais que l’affiche soit une planche de bande dessinée. C’est une idée qui m’est venue il y a déjà quelques temps en écoutant parler Dominique Bertail, qui trouvait vraiment très dommage qu’aucun festival de bande dessinée n’ait de planche de Bande dessinée pour affiche. Que ce genre d’affiche ferait sens. Il ne me parlait pas, mais je l’écoutais discrètement sur le coté car j’aimais beaucoup cette idée. Et quand Bill Watterson a été élu président,je me suis dit que ça ferait doublement sens d’avoir une belle planche pour affiche, car Bill Watterson, après des années de silence, commençait à dessiner de nouveau. Une illustration par ci, quelques cases isolées dans les bandes dessinées d’un autre auteur par là...
        mais il n’avait toujours pas composé de nouvelle séquence complète. Du coup, sur le plan médiatique, je pensais que son retour à la bande dessinée pleine et entière pouvait constituer un événement plus important qu’une simple illustration. Pour ces deux raisons, j’ai encouragé Bill Watterson à produire une planche plus qu’un dessin.

        Pour le thème, à partir du moment où il ne voulait pas dessiner Calvin et Hobbes, qui ne peuvent être au service que d’eux-mêmes, et qui représentent le passé de Bill Watterson (car il n’est pas dit qu’il ne revienne pas à la bande dessinée un jour) il a fallu réfléchir à une idée. Personnellement, toujours dans un soucis de renouvellement ou de changement d’image du FIBD, je ne voulais pas d’affiche qui convoque les héros de bande dessinée, car cela avait été trop fait. Pour symboliser l’histoire et la dimension internationale, je préférais qu’on utilise d’autres outils de mise en scène. Watterson a eu l’idée de la bande dessinée muette.

        Quant à l’incarnation de Bill Watterson, puisque Calvin et Hobbes ne joueraient pas ce rôle, je lui ai dit que pour moi il incarnait surtout le résistant qui avait réussi à caser les règles imposées par les patrons de presse sur la composition des strips en couleurs du dimanche.

        Depuis de nombreuses années, ces strips en demi planche et en couleurs du dimanche avaient une forme ultra codées et limitantes en terme de création mais qui permettaient aux éditeurs de presse de les remonter sous plusieurs formes pour les adapter à la place qu’ils avaient de disponible dans leur journal. Ça peut être violent, par exemple la première bande peut sauter. Les auteurs n’avaient pas le choix et devaient s’y plier. Mais Bill Watterson, après avoir souffert des années de ces contraintes, grâce à sa notoriété, a réussi à faire plier la presse vers la fin de Calvin et Hobbes. Et il a alors réussi à composer des planches du dimanche beaucoup plus originales dans leur découpages et, dans l’esprit, aussi foisonnantes que les planches du dimanche d’avant-guerre.

        Cette architecture en une quinzaine de case, il l’a utilisée quelques fois dans ces dernières planches du dimanche de Calvin et Hobbes. Et Evidemment elle évoque la culture du comics strip, avec son scénario naïf, sa composition aussi dense que les planches d’avant-guerre, et son intrigue qui met en abyme le dimanche d’un amateur de bande dessinée qui attend son édition du dimanche et dont la journée tourne mal.

        Une fois qu’on avait la bande dessinée, Bill Watterson et moi n’arrivions pas à la mettre en page. Je me suis ouvert de ce problème un soir à Thomas Gabison des éditions Actes Sud qui m’a soufflé l’idée de la mettre dans un Journal. Et Watterson me répondit qu’il avait eu la même idée en même temps.

        Alors évidemment, ce genre de choix ne pourra pas faire l’unanimité. Mais bon, je l’assume complètement et j’en suis assez content. Et si je suis prêt à en voir les limites et les défauts (il faut faire des efforts pour la lire, ce qui semble de prime abord contraire à une affiche dont la fonction serait de taper), au fond, ça ne me gène pas. Par nature, je suis plutôt quelqu’un qui favorise les images qui demandent qu’on s’investisse pour les lire, plutôt que celles sur lesquelles l’oeil glisse rapidement. J’aime cette idée que la bande dessinée est un moyen de s’éduquer le regard. Et je crois qu’elle rend hommage à la BD et que le sentiment d’affection s’en dégage vraiment.

        En tout cas, je m’excuse auprès de tout ceux qui ne l’aime pas et pour les éventuelles fautes d’orthographe que j’ai laissé dans ce message. J’espère qu’à défaut de convaincre tout le monde, cette explication aura le mérite d’au moins montrer qu’on y a réfléchit sérieusement.

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  • Vous pouvez pas arrêter de râler pour une fois ?Ou alors faites une grève de la faim ou la révolution mais faites quelque chose.

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    • Répondu par Sebso le 8 novembre 2014 à  12:03 :

      Je trouve cette affiche très réussie. A la fois en tant que planche et en tant qu’affiche. C’est un bel hommage à la bande dessinée sous une forme plus originale que l’assemblage sur un même dessin de très nombreux héros divers, comme tant d’auteurs l’ont fait pour les précédentes affiches.

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  • C’est qui le monsieur sur l’affiche, Calvin arrivé à un age qu’on appelle la maturité ? La passion empressée pour la BD semble la même, la coiffure victime du temps qui passe aussi, comme le nez qui a cru bon de pousser.Le langage corporel est tout aussi identique et les expressions pareillement semblables ,sans parler de l’irascibilité qui affleure à la moindre contrariété-et là il y a du lourd !-

    La peluche Hobbes-qu’on devine soigneusement rangée quelque part loin des yeux incompréhensifs -a été remplacée socialement par un chien cabot tout aussi turbulent et facétieux.La rombière au téléphone ressemble bien à l’institutrice brimante ,qui serait restée dans les alentours, comme pour garder un oeil culpabilisant sur le cancre ,indécrottable rêveur !

    Et vous avez vu l’intensité de ce regard, même en prison, face à une histoire dessinée en petite case ? Aucun doute c’est Calvin.

    Chapeau monsieur Watterson vous êtes un maître.

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  • Angoulême 2015 - Affiche nostalgique sur fond de coup de force de 9e Art+
    9 novembre 2014 13:10, par Phil. "Icecool" Tomblaine

    Je vous invite à lire ou relire le long article remis à jour de la Charente libre concernant le dernière tentative de Franck Bondoux, ainsi (dans les commentaires) que la contre-argumentation judicieuse exprimée par Gilles Ciment...

    http://www.charentelibre.fr/2014/11/06/angouleme-coup-fourre-au-festival-de-la-bd,1923699.php

    Il va être grand temps que tout le monde "dialogue" !

    Concernant l’affiche : elle est magnifique et parfaitement explicite, tout en renvoyant aux univers liés de la presse bd... ou de ses couvertures !

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  • Je vais vous dire ce qui risque fort de se passer, comme chacune des sept années écoulées depuis que 9eArt+ organise ce festival :

    - une provocation de Franck Bondoux en octobre,

    - un petit scandale en novembre,

    - tout le monde prend peur à l’approche de la conférence de presse,

    - chacun rentre dans sa coquille en déclarant que la priorité est à ce que la prochaine édition se passe au mieux,

    - pendant le festival tout le monde se fait des risettes devant les photographes,

    - après le festival Franck Bondoux et son équipe se mettent aux abonnés absents jusqu’à l’été,

    - l’été on pense à autre chose et on oublie qu’il y a un problème à régler, ou on le renvoie à la rentrée,

    - rebelotte à la rentrée et c’est reparti pour un tour.
    Dans le même temps, il aura fait un nouveau pas, gagné un bout de terrain supplémentaire, obtenu une nouvelle subvention ou la tête de quelqu’un, conquis de nouvelles marques ou copyrights...

    Quand donc nos élus, financeurs majoritaires et fidèles de l’événement, auront-ils le courage de dire "ça suffit" ?

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