Angoulême 2021 : Le rendez-vous de fin janvier est annulé

23 septembre 2020 3 commentaires
  • C’était couru : la crise sanitaire se perpétuant jusqu’à l’automne et peut-être au-delà, le Festival International de la BD d’Angoulême n’aura pas lieu fin janvier, du moins dans sa forme « présentielle ». Dès lors les organisateurs réfléchissent à un « événement » qui aurait lieu fin janvier sur toute la France, dans les conditions de sécurité requises, histoire de marquer la date, tandis qu’un événement « présentiel » (avec du public) aurait lieu plus tard, par exemple au printemps 2021.

Décidément, on se souviendra de cette année-scoumoune. Cette semaine, tous les acteurs et partenaires du FIBD d’Angoulême se sont réunis pour évaluer la situation : organisateurs, éditeurs, représentants d’auteur, et les autorités nationales et régionales, notamment logées dans l’ADBDA (Association pour le Développement de la Bande Dessinée à Angoulême).

Le constat est clair : tant que l’on ne sera pas sorti de la crise pandémique, on ne peut pas garantir la tenue d’un événement qui réunit plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Or, si la présence du public n’est pas assurée, les éditeurs n’ont aucune raison de louer des m² et de faire venir les auteurs. Or, sans auteur ni public, pas de recette et sans recette, le festival est dans l’impossibilité de se financer. La messe est donc dite.

Après, on s’accroche aux branches comme on peut : création d’un événement « médiatique » mais seulement médiatique fin janvier, histoire de marquer sa présence.

Et puis, un événement public dans un deuxième temps. Quand ? Au printemps ou plus tard, on verra car un reboot n’est pas une mince affaire. Étalé sur plusieurs semaines ? Jumelé avec les 48hBD ? Réparti sur plusieurs villes ? Tout est sur la table.

Frank Bondoux de 9eArt+ et ses partenaires vont devoir faire preuve de leur entregent pour que la légende d’Angoulême continue à s’écrire.

Angoulême 2021 : Le rendez-vous de fin janvier est annulé
Frank Bondoux, le délégué général du FIBD devra faire preuve d’imagination.
Photos : D. Pasamonik (L’Agence BD)

LE COMMUNIQUÉ DU FESTIVAL

Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême 2021 : la création d’un diptyque

La dernière édition du Festival d’Angoulême a eu la chance d’être épargnée par les conséquences de la pandémie.

L’organisation de la manifestation a longtemps espéré que la Covid 19 verrait sa course stoppée. Force est de constater qu’il n’en est rien.

Il est en effet probable que les contraintes sanitaires en vigueur jusqu’au 31 octobre se prolongent plusieurs mois au-delà. Dès lors, il est devenu impératif de prendre en compte cette réalité, de s’y adapter et d’anticiper sur l’avenir, finalement assez proche à l’échelle de l’organisation évènementielle, de janvier prochain, au cours duquel le Festival doit se dérouler (du 28 au 31).

C’est pourquoi les organisateurs, en lien avec l’Association du FIBD et en concertation avec les partenaires publics et les participants professionnels du Festival (sur la base d’échanges bilatéraux et dans le cadre de l’ADBDA*), ont fait le choix d’orienter leur réflexion et leur action sur un projet incarnant l’événement en deux temps complémentaires. Il s’agira d’un diptyque destiné à promouvoir le 9e art, fédérer ses parties prenantes et tous les amateurs de bande dessinée :

• Un premier temps aux dates initialement prévues de l’événement (28 au 31 janvier). Par « événement », entendons à la fois une manifestation à Angoulême et des réalisations « hors les murs » - répondant aux contingences en vigueur imposées par la pandémie.

• Un second temps qui verra le Festival décaler sa forme présentielle (sans doute en partie réadaptée) dans la période printemps-été (des dates restant à déterminer). Sa vocation sera de réunir un public le plus nombreux possible – en escomptant un assouplissement des règles sanitaires actuelles.

Le Festival, ainsi repensé en deux temps, ambitionne plus que jamais d’associer toutes les parties prenantes habituelles de la manifestation : auteurs, éditeurs, partenaires publics et privés, médias, et l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre. Il se construira avec eux dans le contexte d’un engagement solidaire comme l’exige la situation.

Dans les semaines qui viennent, à l’issue de concertations et de réflexions approfondies, l’organisation du Festival présentera le contenu de ce projet.

Le Festival d’Angoulême est devenu en près d’un demi-siècle une référence pour les amateurs de bande dessinée. En ces temps où la culture résiste de toute part pour demeurer la composante majeure qu’elle est et doit-être dans nos vies, il a vocation à s’impliquer, à la place qui est la sienne et avec ses potentialités, dans le but d’être encore et toujours un médiateur incitant plus que jamais à la rencontre du 9e art et du public.

*ADBDA : Association pour le Développement de la Bande Dessinée à Angoulême

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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3 Messages :
  • Une corvée de moins ! Tant mieux !

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    • Répondu par Lorenzo le 25 septembre à  11:39 :

      Étrange cette réaction.
      Je suis auteur à attristé de l’annulation de ce festival.

      Sans polémique, j’ai toujours du mal à comprendre ces réactions, personne ne nous oblige à aller à Angoulême. Lorsque je ne peux pas ou ne veux pas me rendre à cette manifestation, je reste chez moi.

      Espèrons que cela ne soit que cette année.

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      • Répondu par PATYDOC le 25 septembre à  14:29 :

        Militons pour un festival au bord de la mer au mois de juin !

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