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Nicolas Keramidas : « Invader m’a permis de redécouvrir les villes que je connaissais déjà et de visiter celles que je ne connaissais pas encore »

Par Christian MISSIA DIO le 11 novembre 2023                      Lien  
Nicolas Keramidas est revenu sur le devant de la scène avec son 22e album, qui est aussi son second livre réalisé en tant qu'auteur complet. Intitulé "Chasseur d'Invader", l'auteur révélé par ses collaborations avec Didier Crisse et Christophe Arleston, nous dévoile sa passion pour les créations de l'artiste Invader. Franck Slama, plus connu sous le pseudonyme d'Invader a créé un univers unique en utilisant des mosaïques pour recréer les pixels du célèbre jeu vidéo "Space Invaders", ainsi que les icônes de jeux vidéo et de la pop culture. Il a envahi le monde avec plus de 4000 de ses créations éparpillées dans des endroits inattendus. Nicolas Keramidas, passionné par cette forme d'art, nous livre à travers ce roman graphique l'impact de cette passion sur sa vie et son travail pour rendre hommage à Invader. Une plongée fascinante dans l'art urbain et la communauté des "flashers".

Nicolas Keramidas, vous revenez sur les présentoirs des librairies avec un nouveau roman graphique intitulé Chasseur d’Invader, basé sur votre passion pour les œuvres de l’artiste Franck Slama, mieux connu sous le pseudonyme de “Invader”. Qui est-il ?

Nicolas Keramidas : Invader a commencé à travailler avec des mosaïques et il s’est rapidement aperçu qu’il pouvait utiliser ce matériau pour représenter les pixels. Et qui dit pixels, dit jeu vidéo. Il a donc recréé un alien du célèbre jeu Space Invaders qu’il a ensuite été fixé sur un mur. Après, je crois que deux ans se sont écoulés sans qu’il ne se passe rien. Ensuite, il a repensé à cette création et il s’est dit qu’il collerait bien une seconde mosaïque de Space Invaders. C’est comme cela que c’est parti. Il a commencé à en mettre partout de manière quand même assez frénétique. Bien qu’il ait commencé par la France, il a très vite été dans d’autres pays. Ce qui fait qu’actuellement, on est à plus de 4000 mosaïques posées un peu partout dans le monde.

Depuis 25 ans, cela représente une sacrée logistique. Lorsqu’il a commencé, avait-il les moyens de ses ambitions, à savoir voyager de ville en ville, de pays en pays pour recouvrir les murs de ses mosaïques ?

Je ne sais pas comment il finançait ces expéditions. Je sais qu’il y a eu beaucoup d’invasions réalisées à l’occasion d’invitations à des expos. Sans être très connu du grand public, il commençait à avoir une certaine notoriété auprès des aficionados. Il a commencé assez vite à organiser des expositions. Et du coup, chaque expo était le prétexte pour aller en poser. Aujourd’hui, il a effectivement les moyens de ses ambitions. Il choisit un peu plus les destinations, il fait un peu comme il veut. Mais c’est vrai que dès qu’il y a une exposition, c’est toujours pour lui l’occasion de remettre de nouveaux invaders. Ce qui a été le cas justement à Bruxelles l’an passé, au MIMA, où il a fait une grosse exposition qui a duré presque six mois. Il a profité de cet évènement pour en poser deux dans ce musée.

Nicolas Keramidas : « Invader m'a permis de redécouvrir les villes que je connaissais déjà et de visiter celles que je ne connaissais pas encore »
Chasseur d’Invader
Nicolas Keramidas © Casterman

Je pense qu’au début, Invader n’avait pas un plan prédéfini. Le but, comme il le dit tout le temps, c’est d’envahir le monde. Il n’avait pas de stratégie en particulier, c’était plus des occasions. Il est vrai que, lorsqu’on se penche sur les endroits où il a placé ses 4000 mosaïques, on se dit qu’il y a vraiment des mystères dans son raisonnement car ce sont des lieux improbables. D’autres fois, on voit “la Réunion, le 31 décembre”. Donc on comprend qu’il a passé ses vacances sur l’île de la Réunion et qu’il en a profité pour placer une œuvre. Je pense que dès qu’il fait quelque chose, il prend toujours quelques mosaïques avec lui, histoire d’avancer son invasion.

On mesure toute votre passion pour ces œuvres au point de vous les faire tatouer. À ce propos, le dessin de votre tatouage est-il une création d’Invader ou l’avez-vous fait vous-même ?

Non, je l’ai fait moi-même. Je me suis inspiré du visuel qu’il avait et je l’ai redessiné. Le tatouage date d’avant le bouquin. Je n’avais même pas l’idée de le faire, à l’origine. Je ne sais pas si j’aurais fait les tatouages, sachant que je voulais faire un bouquin. Mais bon, j’assume, il n’y a pas de souci... En fait, l’avantage, c’est pour ça que je l’ai fait en tatouage aussi, c’est que ça reste des formes géométriques. Je dirais que c’est moins compliqué de rater ça qu’un autre tatouage. Et puis, je trouve ça plutôt amusant. Mais oui, effectivement, je suis à fond dedans !

Quel type de relation entretenez-vous avec l’artiste ?

Je l’ai rencontré deux fois. Du coup, puis-je qualifier notre relation d’amicale ou pas ? Ce qui est sûr, c’est que ça s’est effectivement très bien passé. C’est assez rigolo parce qu’en fait, je me suis posé beaucoup de questions quelques heures avant, en me demandant si au final c’était une bonne idée de le rencontrer. Parce que ça pouvait peut-être, être décevant. J’ai passé deux ans à traiter d’un sujet autour d’une personne et quand je rencontre cette personne, finalement, il n’y a rien qui se passe. Cela aurait été un petit peu gênant... Heureusement, ça s’est très bien passé. Je l’ai revu à l’occasion de la parution du bouquin pour lui en donner un exemplaire. Du coup, ma relation avec lui n’est plus un one-shot, mais de là à dire que c’est une relation amicale... J’ai trouvé quelqu’un d’assez simple, en fait. J’avais peur de trouver quelqu’un qui allait peut-être me prendre de haut, mais cela n’a pas du tout été le cas.

On se dit que, comme que vous êtes artistes tous les deux, le courant ne pouvait que bien passer entre vous ?

Ouais, il y a eu ça. Et en plus, nous sommes tous les deux graphistes. La première fois qu’on s’est vus, il y a eu autant de questions de sa part que de la mienne. Ça été un vrai échange, super-fluide. Donc, j’ai vraiment adoré.

Quelle place prend votre passion pour les invaders dans votre emploi du temps, dans votre vie de famille, et dans votre vie professionnelle ?

Cette passion a pris tellement de place que c’est devenu un projet éditorial. C’est vrai que ce projet n’était pas la solution de facilité. Mais d’une certaine manière, faire cette BD m’a permis de justifier ma « passion ». Et puis, créer une œuvre à partir des invaders, c’était quand même vraiment hyper intéressant. J’essaye souvent de profiter aussi de déplacements ou d’opportunités pour aller flasher des invaders. Par exemple, l’année dernière, en venant ici, à Bruxelles, je me suis rendu au MIMA pour découvrir l’expo d’Invaders. Et il y avait les deux nouvelles mosaïques qui étaient là. Pour cette rentrée, je me suis calé une grosse tournée de dédicaces. Et je profite de l’occasion pour aller flasher dans des villes où je n’ai pas encore été, comme Rennes et Nantes, etc. Donc, j’essaie toujours de m’organiser pour caler une ou deux expéditions dans mon planning professionnel pour que ne soit pas trop chronophage non plus.

On voit aussi dans la BD que votre épouse vous soutient dans votre passion...

C’est vrai que je parle beaucoup de ma passion pour les invaders. Et quand on rentre chez soi, que l’on est trempés à cause de la pluie, qu’il est 23h, que l’on est juste bien au chaud, qu’il fait froid dehors, et qu’on vous appelle pour faire une expédition, c’est un peu la flemme. En plus, on ne connaît pas les gens avec qui on va se retrouver, ça fait beaucoup d’inconnues, finalement. Mais c’est là que votre femme vous pousse à ressortir pour vivre votre passion, parce qu’elle vous connaît par cœur et sait que c’est votre truc. Au final ce qui est rigolo, c’est que dit comme ça, ça ne parait pas très excitant de se retrouver à minuit, à Grenoble sous la pluie, sur une échelle télescopique à 3 mètres du sol pour poser un space que l’on a restauré, puis boire une bière tiède, à l’abri du coffre, avec des gens qu’on ne connaît pas... Pourtant, ce sont des souvenirs énormes ! Ca fait des souvenirs et ça nous unit vachement ! C’est un peu tout le délire de ce truc, se rendre parfois dans des lieux improbables tels que sous le périph’ pour flasher ou restaurer un invaders.

Néanmoins, il y a des gens qui ne comprennent pas trop ces créations. Soit ils les détruisent, soit ils les recouvrent. Pourtant en plus de vingt ans d’existence, ces créations ont attiré du public et l’attention des médias. Comment expliquez-vous cette défiance ?

Alors, les gens qui les détruisent, soit c’est par jalousie, soit ce sont des voleurs qui les détachent des murs afin de les revendre. Pourtant, il n’y a rien qui ressemble plus à un carreau de mosaïque qu’à un autre carreau de mosaïque. Donc en fait, ça ne sert à rien d’aller voler un invader. Vous pouvez vous rendre dans n’importe quelle quincaillerie pour acheter les mêmes carreaux pour en fabriquer un vous-même. Après, c’est aussi cela le street art : comme c’est dans la rue, ça appartient à tout le monde. Finalement, on n’a pas plus le droit de recouvrir un invader que le droit d’en poser un. Et puis, effectivement, il y a aussi cette espèce de jalousie. Par exemple à Paris, il y a eu pendant un certain temps un mec qui écrivait “Fuck Invader” sur une création dès qu’il en voyait une. Comme quoi , on ne peut pas plaire à tout le monde.

Des fois, il y a des propriétaires qui n’en veulent pas sur leur mur. Une fois, Invader a été poser une création sur un mur à Fontainebleau. Il a réalisé une vieille lampe en carreaux de mosaïques qui était très belle. Et il s’est dit que cela ferait plaisir au propriétaire d’une sorte de magasin d’antiquité ou de brocante. Franchement, je connais plus d’un propriétaire qui aurait été plus que ravi d’avoir ça sur sa boutique. Sauf le propriétaire en question qui, dès qu’il a vu ça sur son mur, a appelé la mairie pour faire détruire l’œuvre tout de suite ! Il ne s’est pas rendu compte que ça apportait de la valeur à sa façade ! Toutefois, Invader a discuté avec le gars et la mairie, et finalement, il a pu remettre la mosaïque. Je comprends que ça ne puisse pas plaire à tout le monde. Je comprends que tout le monde n’a pas envie de retrouver une création sur son mur ou sa porte. Les réactions peuvent être bonnes ou mauvaises. Il y en a qui vont trouver ça génial, et puis il y en a d’autres qui vont dire non. Il y a un autre propriétaire de magasin, à Grenoble, qui ne l’a toujours pas accepté. J’ai discuté avec lui et il m’a dit deux choses : tout d’abord, il trouvait ça très laid mais surtout, il aurait aimé qu’on lui demande son avis avant de faire quoi que ce soit sur sa façade. Mais là, on ne lui laisse pas le choix. Donc, du coup, c’est effectivement compliqué.

Partagez-vous les positions d’Invader sur l’art, notamment que l’art doit être accessible à tout le monde ?

Ce qu’il explique, c’est qu’à travers ses créations, il fait une grande expo à ciel ouvert. Bien sûr que je partage son point de vue ! Après, Invader a aussi une autre facette qui sont les expositions qu’il fait en galerie, qui drainent un autre public. Donc, c’est ce que j’aime chez lui, c’est qu’il a vraiment deux côtés. Ce qu’il fait en galerie, ce sont d’autres œuvres, d’autres styles. Il travaille différemment.

Diriez-vous qu’Invader est un artiste militant ?

Il n’est pas militant comme peut l’être un Banksy ou un Chris Hobé (ArtRevolts, NDLR). Il a le côté militant dans la façon qu’il a d’envahir l’espace. Mais au final, il y a quelques messages, mais pas forcément énormes. À un moment donné, il a créé plusieurs mosaïques à Paris, dans tout un quartier qu’il a appelé Veggie Town, parce qu’il est vegan. Là, oui, nous sommes dans une création militante car il a travaillé pour PETA. Il est très sensible à la cause animale.

Est-ce que ce projet d’album a été facile à vendre aux maisons d’édition ?

Ma BD est éditée chez Casterman, mais je l’ai aussi présentée à Dupuis et à Glénat, et les deux éditeurs ont eu la même réaction. C’est à dire qu’ils voulaient bien éditer la BD à la condition qu’Invader donne son accord. Or, c’est le seul truc que je ne pouvais pas leur garantir. J’étais en relation par mail avec Invader mais j’avais peur de lui demander son accord pour faire un bouquin sur son œuvre. J’avais peur qu’il refuse et que cela bloque mon projet de BD. Et cela aurait été la fin de l’histoire. Finalement, j’ai fait le livre avec Casterman car, leur première réaction a été de me dire qu’Invader n’avait pas vraiment son mot à dire parce que ce roman graphique est une autobiographie, que c’est MON histoire et qu’il s’agit de MON rapport à l’œuvre d’Invader. Donc ça a été assez facile à vendre d’autant qu’actuellement, il y a de plus en plus d’émissions et de reportages sur des passions diverses et variées, sur les chaînes de télé ou sur les plateformes de streaming telles que Netflix. Des documentaires sur des thématiques, a priori, sans grand intérêt, mais qu’ils arrivent à rendre passionnantes. C’est ce que j’ai voulu faire avec Invader. Evidemment je voulais toucher la communauté des flashers, ainsi qu’Invader aussi bien sûr, mais par contre je voulais surtout que les gens qui ne flashent pas ou qui ne connaissent pas cet univers, voient l’intérêt du truc et prennent du bon temps à lire ma BD.

Vous avez évoqué le fait qu’Invader a placé ses œuvres partout, même dans les coins les plus improbables, voire un peu glauques. Cette démarche de l’artiste de vouloir envahir tous les espaces vous a-t-elle touché ?

Oui, ça ma touché et je le dis dans mon album. Par exemple, j’ai habité 11 ans à Paris et je pensais parfaitement connaître cette ville. Mais grâce à Invader, je me suis aperçu que je ne connaissais pas si bien que ça Paris car lors de mes expéditions pour flasher, j’ai réalisé qu’il met des œuvres tellement partout que je me suis retrouvé dans des coins de la ville où je n’avais jamais été ! Quand il fait la cartographie d’une ville, il n’est pas en train de se dire que Paris c’est uniquement la tour Eiffel ou et c’est Montmartre, le Sacré-Cœur, non. Il tient compte de l’ensemble de la ville ! Paris, c’est aussi des coins pas super autant que des coins magnifiques. Il y a de tout en fait. Et du coup, cela m’a permis de redécouvrir des villes que je connaissais déjà et de visiter celles que je connaissais pas encore.

À la fin vous expliquez que vous auriez pu faire des dizaines de bouquins sur le travail d’Invader. Néanmoins, pensez-vous en avoir fini ou bien avez-vous gardé deux-trois idées sous le coude que vous matérialiserez plus tard en BD ou dans un autre genre de livre, ou encore sous d’autres formes artistiques ?

Effectivement, ce bouquin il est sans fin. Mais, je me suis obligé à ne parler que des villes que je connais, où j’ai été. Il se trouve que je vais aller, pendant ma tournée promotionnelle, dans d’autres villes telles que Rennes, Nantes, Toulouse, Pau, Montauban, Bastia... Donc, j’ai déjà rajouté pas mal de choses. Honnêtement, il n’est pas impossible que je continue à écrire sur le sujet. Après, est-ce que ça sera dans un deuxième tome, est-ce que ce sera une édition augmentée, ou le ferai-je juste pour moi ? Je ne sais pas encore mais en tout cas, l’envie est là parce que finalement, c’est assez marrant à raconter, il y a toujours des anecdotes. Là, j’en découvre d’autres. J’ai commencé les dédicaces, je rencontre toute la communauté, il y en a pas mal que je connaissais mais il y en a beaucoup d’autres que je connaissais pas. J’ai envie de raconter des choses parce qu’en fait, c’est quand même une population assez fofolle.

Parlez-nous un peu de Franck Margerin. Quel a été son apport par rapport à ce livre ?

Alors Franck Margerin est un très bon ami et il se trouve qu’Invader est fan de Margerin. Du coup, Invader a rencontré Margerin et suite à cela, il a décidé de poser un Lucien pas très loin de là où habite Franck. Moi quand j’ai vu ça, un truc d’Invader qui rend hommage au dessin d’un ami, c’était un peu foufou. Donc effectivement, je l’ai pris en photo et puis et quand j’ai fait le bouquin, je me suis dit que je n’allais pas parler des 1500 œuvres qui sont posées à Paris, mais qu’il fallait que je me concentre sur certaines et que parmi celles-ci, il était obligatoire que je parle de Margerin. J’ai donc eu cette idée avec le personnage de Lucien. J’ai proposé à Franck une interview dans la BD et que lui dessine son personnage. C’est ce qu’il a fait. Ensuite, j’ai tout mis en couleur pour qu’il y ait une unité. J’adore ce passage parce que c’est un hommage dans l’hommage. Après je pense que Franck a eu aussi un rôle, à mon avis, assez déterminant, sur la rencontre avec Invader. Je pense que comme il nous connaît tous les deux, il a dû forcément lui parler de moi et lui proposer de me rencontrer.

Chasseur d’Invader
Nicolas Keramidas © Casterman

Franck Margerin a été un facilitateur, en quelque sorte...

J’en suis persuadé. Franck aime bien ça en fait. Il part du principe que s’il s’entend bien avec l’un et l’autre, ça devrait matcher.

La communauté de flashers vous a rendu hommage avec notamment la petite Mosaïque au dessus de chez vous.

Oui et cela m’a fait plaisir. Ils savent aussi que je dessine. Mais après, j’ai gardé le projet de la BD secret. Je n’ai pas posté beaucoup de trucs sur les réseaux sociaux. Et puis, c’est vrai que je marchais un peu sur des œufs avec Invader parce que je ne voulais pas qu’il ait l’impression que je faisais des trucs sans son accord, quoi.

C’est vrai que c’est un artiste qui a une grosse notoriété sur le marché de l’art et donc, il est bon d’être prudent.

En effet, et je voulais avant tout me faire plaisir tout en ayant l’espoir qu’Invader puisse aussi revendiquer le bouquin. Qu’il soit content de la BD et je pense que sur ce point c’est gagné car il m’a envoyé un mail pendant la réalisation du bouquin. Il m’a demandé d’ajouter “avec l’aimable autorisation d’Invader”. Donc à partir de là, je savais que ma démarche l’avait touché. Puis, il a écrit une préface. C’est la cerise sur le gâteau !

Quels sont vos prochains projets ?

J’ai deux projets pour les séries Donald et Mickey. Je vais faire un Picsou. Je ne vous dirai juste pas avec qui sachant ce n’est plus avec Lewis Trondheim, mais on a trouvé un autre scénariste avec qui ça me plaît bien de faire cet album. Et puis, je vais travailler sur l’adaptation d’un roman pour les éditions Casterman, Mamie Luger qui a été écrit par Benoît Philippon. C’est une espèce de polar à la San Antonio. On a signé une adaptation en trois tomes chez Casterman. Donc actuellement, je développe les deux projets en même temps. Je ne sais pas quand ça sortira mais logiquement, le Picsou devrait sortir avant Mamie Luger.

Nicolas Keramidas © Casterman

Voir en ligne : Découvrez "Chasseur d’Invader" sur le site des éditions Casterman

(par Christian MISSIA DIO)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782203248526

En médaillon : Nicolas Keramidas
Photo : Dupuis/DR

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Chasseur d’Invader : le Road book d’un dessinateur en quête de mosaïques

Chasseur d’Invader, Nicolas Keramidas, éditions Casterman. Album paru le 6 septembre 2023. 318 pages, 28 euros.

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