Philippe Val quitte « Charlie Hebdo » pour « France Inter »

12 mai 2009 26 commentaires
  • L’info avait tous les atours d’un Poisson d’Avril et, finalement, ce n’en était pas un. Après plus d’un mois d’incertitude, la rumeur vendue pour vraie par Siné Hebdo, Le Nouvel Observateur et Télérama, pas vraiment des amis de Charlie Hebdo, s’est faite vérité : après 17 ans, Philippe Val quitte l’hebdomadaire satirique pour rejoindre Jean-Luc Hees à France Inter. Un tournant dans l’histoire de ce journal.

C’est confirmé aujourd’hui par un communiqué de Charlie Hebdo et par son site Internet. Le co-fondateur, avec Cabu, de la nouvelle formule de Charlie Hebdo créée en 1992 sur les mânes de la première version du journal (1969-1981, « la vraie » disent les détracteurs de Philippe Val) quitte le magazine satirique pour rejoindre France Inter.

Sous la houlette de Philippe Val, la feuille satirique du mercredi qui réunissait les anciennes plumes de l’hebdomadaire créé par Choron et Cavanna : Cabu, Gébé, Wolinski, Willem, Siné et Cavanna lui-même, s’était adjoint des nouveaux talents issus de La Grosse Bertha : Charb, Luz, Riss,… et quelques nouvelles signatures qui ont rejoint l’équipe au bout de quelques années comme Catherine, Jul ou Riad Sattouf.

Un Charlie très différent de l’original

Autoritaire sinon dogmatique, Philippe Val impulsa une ligne très différente du Charlie Hebdo des origines. Citant des penseurs comme Spinoza avec une complaisance parfois affectée, ses éditos se voulaient d’une certaine tenue intellectuelle, soucieux de peser dans le débat politique, alors que le « Charlie Hebdo Canal Historique » se déterminait par son discours a-militant, anti-politique, voire libertaire.

Ce positionnement façonna l’image du journal et, en même temps, suscita des évictions fracassantes dont la plus spectaculaire a été celle de Siné en 2008 (voir notre dossier), le dessinateur, anti-capitaliste et anti-sioniste proclamé, se trouvant en opposition frontale contre les positions de son patron dont la ligne politique prenait, avec les années, une tournure sociale-démocrate pro-atlantiste de plus en plus affichée.

Le différend entre les deux hommes devint le symbole du combat « à mort » entre deux gauches, l’une sociale-démocrate prête à jouer le jeu du pouvoir (d’où les accusations de « sarkozysme » à l’endroit de Val), l’autre, « révolutionnaire » dont le spectre allait de l’anarchisme le plus débridé à l’anti-parlementarisme le plus radical. Un clivage pas vraiment nouveau puisqu’il opposait déjà, avant 1914, Jean Jaurès à Jules Guesde et à Rosa Luxembourg.

L’Affaire des caricatures danoises

Le moment de gloire de Philippe Val fut sa position au moment de l’Affaire des caricatures de Mahomet en 2006 (voir notre dossier) où il entraîna son journal dans un procès à grand spectacle qui avait le mérite d’offrir une pédagogie sur la liberté d’expression et de critique de la religion dans le contexte de la laïcité républicaine.

Philippe Val quitte « Charlie Hebdo » pour « France Inter »
Val, transformé en Gauleiter de la morale par Plantu
(c) Plantu

Le paradoxe, c’est que ce rappel aux valeurs républicaines apporta au magazine satirique, à cause de la violence de la réaction cléricale (musulmane, mais pas seulement), une image de commandeur en contradiction avec sa vocation ludique d’origine. Willem ou Siné, mais aussi d’autres collaborateurs, tentèrent plus d’une fois d’en éprouver les limites, au grand dam du directeur de publication partagé entre la nécessité morale d’une cohérence dans sa critique de la religion et/ou sa ligne atlantiste, et sa volonté de laisser toutes les sensibilités de la gauche s’exprimer dans son journal. L’éviction de Siné lui colla définitivement l’image, synthétisée par Plantu dans L’Express, d’un Gauleiter de la morale (à qui Plantu prêta de façon assez scélérate les attributs d’un nazi) virant à coup de pompe un Siné buveur, fumeur et jouisseur, devenu Saint-Patron de la croisade contre le « politiquement correct. »

Un succès durable

Si les positions de Philippe Val furent critiquables et parfois maladroites (son discours sur l’Internet est en particulier singulièrement réac), force est de constater que la deuxième naissance de Charlie Hebdo est un succès et qu’elle n’est pas achevée au bout de 17 ans.

Il laisse une équipe de qualité et une activité aujourd’hui diversifiée. En dépit de l’apparition d’un nouveau concurrent : Siné Hebdo, la maison s’est dotée d’un label d’édition, Les Échappés, dirigée par Riss. De nombreux ouvrages ont été publiés en partenariat avec Glénat, 12bis et Hoëbeke, dont le best-seller La Face kärchée de Sarkozy.

Philippe Val reste (pour combien de temps ?) l’un des principaux actionnaires de la boîte, qui sera menée semble-t-il par le trio Gérard Biard, Charb et Sylvie Coma.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Le site de Charlie Hebdo

En médaillon : Philippe Val par Cabu (C) Charlie Hebdo.

 
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26 Messages :
  • Philippe Val quitte « Charlie Hebdo » pour « France Inter »
    12 mai 2009 15:22, par Jean-Eudes Maurice

    Ça faisait longtemps que nous ne lisions plus Charlie et que nous n’écoutions plus France Inter. Tout ce qu’on peut souhaiter maintenant c’est que Charlie disparaisse définitivement.

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  • « (son discours sur l’Internet est en particulier singulièrement réac) »

    Toutes ses positions sont particulièrement réacs. Avec une gauche pareille pas besoin de droite. :-)

    Certains disent que c’est lui a suggéré la candidature du vieux-beau à la tête de radio France à son amie la chanteuse aphone.

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  • La page est tournée et on ne va pas revenir là dessus pendant des mois, mais en intellectualisant un peu un Charlie Hebdo qui avait tendance à faire dans la provoc gratuite, l’humour cras-cras ou la grossièreté à deux balles, Philippe Val a un peu relevé le niveau, non ? Bien sur, on est loin du Canard Enchainé qui se veut provocateur tout en étant constructif et surtout (surtout !) bien informé. Siné a avec raison exploité la niche délaissée par Val, celle du politiquement non-correct, le déversoir anarchiste pour lecteur dégouté de la vie et des hommes, bref le genre qu’un véritable intellectuel adore détester ou déteste adorer, c’est selon :-)

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    • Répondu par Malo le 13 mai 2009 à  08:28 :

      Disons qu’ils ont remplacé les blagues à 2 balles par les leçons de morale à 2 €. Autres temps, autres mœurs comme on dit. Le premier Charlie était d’une remarquable inventivité et créativité, il suffit de revoir les couvertures de l’époque. On ne peut pas en dire autant du nouveau.

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    • Répondu par vic ferry le 13 mai 2009 à  15:35 :

      - Philippe Val a un peu relevé le niveau, non ? -

      Non.
      Traiter chomsky d’antisémite sans argument, parce qu’il fait de la critique des médias et que les autres éditorialistes font pareils ne relève pas le niveau.

      Trainer Denis Robert dans la boue parce qu’il touche aux banques, alors que c’est apparemment le seul journaleux a faire son boulot, ne relève pas le niveau.

      Caviarder allègrement les articles de ses journalistes, ainsi que les interviews de tiers, pour y retirer tout argument en faveur de la gauche anticapitaliste ne relève pas le niveau.

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  • Au moins, maintenant, Val c’est aussi clair que Kouchner, il votera UMP aux européennes.

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  • "anti-politique voire libertaire". Comment pouvez-vous dire ça ? Il n’y a rien de plus politique, au meilleur sens du terme, que de participer au combat libertaire.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 13 mai 2009 à  09:38 :

      Je n’ai pas écrit "anti-politique OU libertaire".

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      • Répondu le 13 mai 2009 à  12:41 :

        Je n’ai pas écrit "anti-politique OU libertaire".

        Vous auriez dû, ça n’aurait pas confondu les deux.

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  • L’info avait tous les atours d’un Poisson d’Avril et, finalement, ce n’en était pas un.

    il n’y a que vous Didier qui avez pris ça pour un poisson d’avril.

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 13 mai 2009 à  01:19 :

      Le titre exact était :

      Siné, victime d’un poisson d’avril ?

      Oui, je suis le seul à l’avoir évoqué en ces termes, je le revendique, et je n’en démordrai pas.

      Car à ce titre, j’avais mis, je vous prie de le remarquer, un point d’interrogation.

      Ah, il vous ennuie bien, ce point d’interrogation, pour que vous l’oubliez si soigneusement. Les questionnements, vous n’aimez pas, dirait-on, ce n’est pas dans vos mœurs. Avec Siné, vous ne connaissez que des certitudes. C’est vénération et compagnie. Vous disposez là d’un saint, et martyr avec ça !

      Relisez l’article : il n’affirme rien, parle d’un démenti plutôt mou. Il s’étonne juste que l’on vende pour vrai ce qui, à cette date, n’est qu’une rumeur et il s’en moque. Ah, vous n’aimez ni la critique, ni la polémique, ni l’humour ? Ah bon, ça non plus ?

      Pauvres, pauvres libres penseurs : La bigoterie (anticléricale encore bien, on aura tout vu !) a encore des beaux jours devant elle !

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      • Répondu par Tim le 13 mai 2009 à  08:24 :

        Ce site est consacré à la BD. Ces polémiques me gênent. On voit qu’une certaine "gauche" est aussi haineuse et intolérante que la droite réactionnaire.

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 13 mai 2009 à  09:51 :

          Vous croyez sanctuariser la bande dessinée en ne parlant pas de politique.

          C’est d’abord ignorer l’histoire de la BD qui a été longtemps catholique, communiste, anticommuniste aux USA comme dans Tintin, etc.

          C’est ensuite mépriser une grande partie des auteurs de BD contemporains qui ont cessé d’être simplement "distractifs".

          Enfin, Charlie Hebdo est un acteur majeur de la bande dessinée. Par ses auteurs passés (Reiser !) et présents (Luz, Riss, Catherine, Riad Sattouf dont nous avons plus d’une fois parlé dans ces colonnes), par les labels qui les publient (Glénat / Drugstore, 12bis,..) qui sont des éditeurs de bande dessinée.

          Cette présence et ce débat sont donc tout-à-fait légitimes.

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      • Répondu le 13 mai 2009 à  08:58 :

        ah quand même ! bonne réponse Didier !

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      • Répondu par florent calvez le 13 mai 2009 à  12:58 :

        Je ne saurais trop vous renvoyer vers le point d’interrogation stigmatisé par un certain Pierre Desproges dans son réquisitoire contre "Alain Ayache" et ses titres du journal "le meilleur". Non pas que Desproges mérite le titre de "maitre à penser", mais voilà, là, il illustre parfaitement ma pensée, justement.

        Vous comprendrez que ce point d’interrogation chiffonne certains, dont moi, non pour son sens et sa qualité de ponctuation, mais plus pour le procédé... Disons "journalistique"

        Je ne place pas vos articles au même niveau que les articles du "meilleur" ou de quelque titre de presse poubelle que ce soit.
        C’est juste un outil pratique pour lancer des polémiques à deux balles et des boucliers chics et pas chers pour l’auteur... Un outil que vous pourriez éviter d’utiliser de cette façon, Didier...

        Cordialement

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 13 mai 2009 à  14:25 :

          Cher Florent,

          Je ne saurais trop vous renvoyer vers le point d’interrogation stigmatisé par un certain Pierre Desproges dans son réquisitoire contre "Alain Ayache" et ses titres du journal "le meilleur". Non pas que Desproges mérite le titre de "maitre à penser", mais voilà, là, il illustre parfaitement ma pensée, justement.

          C’est un peu le problème de Desproges. Tout le monde le prend un peu trop au sérieux ces derniers temps.

          Vous comprendrez que ce point d’interrogation chiffonne certains, dont moi, non pour son sens et sa qualité de ponctuation, mais plus pour le procédé... Disons "journalistique"

          Ah mais, je revendique le procédé, comme vous dites, "journalistique". A moins de prendre les lecteurs pour des crétins, tout le monde a bien compris qu’il était là précisément pour chiffonner ceux qui, dans cette affaire, ont les certitudes un peu raides. Je garde un esprit critique aussi bien vis à vis de Val que de Siné qui, vous le savez, m’a beaucoup "chiffonné" quant à lui. Chacun son tour. Et puis, citation pour citation, je vous propose Jules Renard : "C’est une question d’hygiène : il faut changer d’avis comme de chemise".

          Je ne place pas vos articles au même niveau que les articles du "meilleur" ou de quelque titre de presse poubelle que ce soit. C’est juste un outil pratique pour lancer des polémiques à deux balles et des boucliers chics et pas chers pour l’auteur... Un outil que vous pourriez éviter d’utiliser de cette façon, Didier...

          Ne trouvez-vous pas amusant que ce sont précisément les défenseurs d’une certaine "liberté d’expression" qui sont les premiers à donner des explications sur la bonne façon de dispenser l’information ?

          L’Internet est un champ libre. Chacun s’y exprime comme il l’entend s’il ne contrevient pas à la loi (qui est également à remettre en question ; la démocratie est un combat).

          Un coup de Google montre que Val se fait torcher dans bon nombre de sites pas toujours franchement objectifs (Nouvel Obs, Bellacio, Télérama, Intermonde...). On se montre critique vis à vis d’un Siné que, hop, vous voilà classé dans un clan comme dans l’autre.

          Pas de place pour le quant à soi, ni pour le questionnement. Et surtout, interdiction de parler de Siné avec humour.

          Contrairement au dessinateur entubé, les défenseurs de Siné ne manquent pas d’air.

          Aïe, je sens que ça va chiffonner...

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          • Répondu par florent calvez le 13 mai 2009 à  20:22 :

            Ne vous y trompez pas : je ne cherche pas à réduire, cloisonner, minimiser votre liberté d’expression. Je vous dis comment il est possible de trouver votre point d’interrogation litigieux.
            De même, ne me prenez ni pour un partisan de Siné, ni pour un partisan de Val. L’un et l’autre m’insupportent, pour des raisons certes différentes.

            Comprenez bien ce que je veux dire : si un débat se circonscrit à jouer avec les mots, à trouver l’expression la plus alambiquée pour piéger son détracteur, cela me parait vain. Et même souvent cela pousse les interlocuteurs à flirter avec le mensonge en souhaitant muscler ou habiller leur arguments, qui dégénèrent en "arguties". Celui qui manie le mieux la joute oratoire ou écrite n’est pas celui qui a le mieux raison, c’est juste celui qui aura gagné... une joute si possible devant un public, sommé de choisir un camp...

            A mon sens - et je sens que j’aurais bien du mal à vous convaincre - la polémique est stérile alors que le débat est constructif. De même, j’aurais tendance à penser qu’à polémiquer on ne fait que tresser des lauriers pour un "polé-miquet" (ah ah), alors que les débatteurs ont tous quelque chose à gagner à débattre, honnêtement.
            Cordialement

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            • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 13 mai 2009 à  20:33 :

              Je vous rejoins assez volontiers dans cette analyse. Mais c’est oublier que le journalisme peut prendre de nombreuses formes : pédagogique jusqu’à devenir pédant, informative jusqu’à l’ennui, distractive jusqu’à l’insouciance, polémique jusqu’à l’absurde, partisane jusqu’à devenir propagande...

              Les tenants des différents médias le savent qui jouent sur tous les registres.

              On peut postuler que la polémique réveille le débat, excite les esprits ou les consciences. Elle peut être le poivre et le sel du débat. Évidemment, quand c’est trop salé ou quand on a affaire à des lecteurs qui sont au régime sans sel...

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              • Répondu par florent calvez le 14 mai 2009 à  12:25 :

                comme dit mon père avec le bon sens qui le caractérise : le sel, on peut en ajouter, pas en enlever.
                Aussi, à saler d’emblée vos propos, vous évacuez les lecteurs sensibles au sel, qui l’auraient peut-être plus supporté en cours de débat... Pour autant, a-t-il un avis moins pertinent parce qu’il est disons... pusillanime ?

                Je reste perplexe.

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  • Triste nouvelle.

    Mon pronostic : "Là-bas si j’y suis" transféré à 3 heures du mat’ et Didier Porte viré dans les 2 semaines.

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    • Répondu par FdeLO le 13 mai 2009 à  13:56 :

      Triste nouvelle oui... manquerait plus qu’Hadopi soit votée. Ah merde, désolée, c’est un site consacré à la BD...

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      • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 13 mai 2009 à  14:09 :

        Ah mais, HADOPI concerne aussi la BD.

        Étonnant le silence des acteurs de la BD sur ce sujet.

        Nous ne manquerons pas d’en parler un de ces jours.

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        • Répondu par FdeLO le 13 mai 2009 à  19:30 :

          Ah là vous m’intéressez ! Elle concerne peut-être plus la BD numérique, non ? En tous cas la discussion mérite d’être ouverte. Il y a beaucoup à dire... ;-)

          Voir en ligne : http://shaham.free.fr

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          • Répondu le 13 mai 2009 à  22:02 :

            Elle concerne peut-être plus la BD numérique, non ?

            Il suffit de scanner un album pour que ça devienne de la "BD numérique", et certains ne s’en privent pas, ce qui peut peut-être sauver la BD, c’est la qualité de lecture sur papier qu’on n’a pas sur écran.

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            • Répondu par FdeLO le 14 mai 2009 à  10:16 :

              Hé oui, les tests d’écrans souples ne remportent pas de franc succès. Perso je ne pense pas que la BD, (ni le livre), soit réellement menacée par le piratage. Faut tout de même être motivé pour scanner tout un album et le faire correctement. Mais bon... je ne connais pas les chiffres sur ce sujet.

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        • Répondu par florent calvez le 13 mai 2009 à  20:27 :

          ah, j’en parle sur mon site, Loïc Dauvillier sur le sien... Je suppose que bien d’autres font de même.
          C’est peu argumenté, c’est de l’humeur, certes. Mais ce n’est pas non plus le silence.

          D’ailleurs, un petit tour sur le site de l’adabd vous permettra de constater que, sans déchainer les foules, on en parle aussi, de l’hadopi...

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