Batman Detective Infinite T.4 : La Tour d’Arkham - 2e partie - Par Mariko Tamaki , Ivan Reis & Fernando Blanco & Max Raynor - Urban Comics

Par Marc Vandermeer Bon 25 avril 2023 
Avec ce second opus de la tour d'Arkham, Mariko Tamaki clôt de manière originale la quadrilogie de Batman Detective Infinite. Une démonstration de force menée tambour battant. Un rythme effréné pour un résultat plutôt surprenant.

La nouvelle tour d’Arkham, dirigée par l’énigmatique Docteur Wear, n’a jamais eu pour but de guérir quiconque, bien au contraire. Les belles paroles, tant de louanges et de promesses à la presse, vantant une prétendue technologie révolutionnaire, destinée à tromper le public et les médias.

Car la réalité est tout autre : Le Docteur Wear espère remporter le jackpot et s’enfuir avec les caisses de l’argent public dispensé par le maire Nakano, justifiant le traitement adéquat mis en place pour les pensionnaires d’Arkham. Pire encore, aucun traitement véritable n’a été entrepris, puisque les patients sont uniquement maintenus par les pouvoirs télépathiques de Psycho-Pirate, l’ami de longue date du Docteur Wear, capable de maintenir les émotions des patients.

Et la corruption ne s’arrête pas là car Wear s’associe aux crapules maffieuses pour refourguer ses médicaments. Mais à force de vouloir trop amasser, la chute pointe le bout de son nez, les tensions entre le Docteur Wear et le Pingouin s’accentuent et s’enveniment, Copplepot exigeant au praticien de régler ses dettes précipitamment.

De leur côté, Huntress et Nightwing, infiltrés respectivement comme patient et comme employé, enquêtent en catimini mais tombent malheureusement dans une embuscade menée de main de fer par Roger Hayden, alias Psycho-Pirate.

Le leitmotiv de ce second opus repose d’entrée de jeu sur le rôle prédominant du Dr Wear, sur ses agissements corrompus en coulisse, et ses manigances stratosphériques pour s’en sortir. Même quand il est évincé du projet, sa nuisance se perpétue. La scénariste Mariko Tamaki développe de manière objective les protagonistes de la Bat-Famille, délaissant dans un premier temps Batman une fois encore aux abonnés absents, avant de le réintroduire pour le grand final.

D’un point de vue scénaristique, cela évite systématiquement de dépendre de la Chauve-souris, qui par ailleurs, a l’occasion de se refaire une santé bien méritée suite à ses récents combats. Le personnage du Maire Nakano se veut lui aussi attachant, bien qu’apparaissant de manière plus discrète. L’homme de loi ne démérite nullement mais se retrouve à plusieurs reprises désarçonné par des interlocuteurs profitant de sa bonne foi, comme c’est le cas pour son épouse Koyuki Nakano, détenue prisonnière à la tour d’Arkham. L’espoir tant attendu pour la tour d’Arkham s’effrite pour la énième fois en un tourbillon de violence.

Ainsi donc s’achève la quadrilogie de Batman Detective Infinite sous la plume de Mariko Tamaki et ce dytique consacré à la nouvelle tour d’Arkham. Cette même tour qui regorge de tant de mystères, où les plus grandes crapules recluses tentent de régner en maître, dans un premier temps sous la coupe du Dr Wear, de son acolyte Psycho-Pirate mais surtout du fameux Epouvantail, qui tire les ficelles à son tour.

Batman Detective Infinite T.4 : La Tour d'Arkham - 2e partie - Par Mariko Tamaki , Ivan Reis & Fernando Blanco & Max Raynor - Urban Comics
©Ivan Reis / Urban Comics

La dernière séquence de ce récit se répand dans tous les sens, laissant par moments le lecteur totalement désorienté par ces incessants retournements de situation.

Quant à la seconde partie de l’ouvrage, intitulée "Les Sept", la trame se concentre sur les exploits du Sphinx, à la tête d’un complot responsable de meurtres en séries. Afin de résoudre l’énigme, Batman mène son enquête au cœur de la folie de Gotham dans un puzzle à décrypter. Ces pages nettement plus sombres et glauques témoignent de l’ambiance qui y règne.

Elles reprennent les mêmes ingrédients que pour le précédent tome mais avec une moindre intensité visuelle. Bien que le duo d’artistes composés par Ivan Reis & Max Reynor déploient une nouvelle fois leurs talents graphistes, le résultat offert se veut plus quelconque, moins gracieux.

De manière générale, le scénario concocté par Mariko Tamaki sonne plutôt juste grâce à l’extraordinaire originalité de cette tour maléfique.

©Max Raynor / Urban Comics

(par Marc Vandermeer)

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Code EAN : 9791026819615

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