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Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault : « Au contraire de Franquin, le public a une idée assez superficielle de la "patte" de Roba »

  • Dans notre désormais traditionnelle rubrique des intégrales de l'été, nous consacrons cette fois une interview au premier recueil d'une intégrale très attendue, celle de "Boule et Bill". Ses éditeurs et rédacteurs du dossier nous ouvrent les portes d'une véritable entreprise entamée voici plusieurs années…
Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault : « Au contraire de Franquin, le public a une idée assez superficielle de la "patte" de Roba »
L’intégrale Rombaldi rassemblait les tomes de manière non chronologique

Outre les recueils initiés par Rombaldi en 1991 (et qui ne publiaient pas les albums dans l’ordre chronologique), il n’y avait encore jamais eu d’intégrale de Boule et Bill à proprement parler. A-t-il fallu convaincre M. Boulier, le comptable des éditions Dupuis, qu’il y avait un public suffisant pour cette intégrale, d’une dizaine de volumes ?

Bertrand Pissavy-Yvernault : C’est vrai que jusqu’ici, les intégrales Dupuis ont surtout privilégié les séries d’aventures à suivre. Peut-être que le format des gags en une planche, par son format répétitif, se prête moins à la formule de l’intégrale. De plus, Boule et Bill est une série très grand public, dont on pensait - à tort - qu’elle avait été exploitée jusqu’à la corde depuis des décennies. Or, en travaillant sur la monographie L’Art de Roba, nous avons réalisé que les albums n’avaient repris qu’une partie de ce qui avait été publié dans le Journal Spirou et qu’il restait pas mal d’inédits : planches, couvertures du journal, cartoons, contes, gags publicitaires, bandeaux-titre, etc. Cela pouvait augurer d’une intégrale susceptible d’intéresser les amateurs de Roba en leur proposant de vrais bonus par rapport aux albums traditionnels.

Christelle Pissavy-Yvernault : J’ajouterais que la série a contre elle d’être un immense succès. Dans l’esprit de beaucoup, Boule et Bill est cette imposante machine commerciale, et cela a totalement occulté la subtilité de cette série, la richesse de l’art de Roba. Donc, que Roba entre au patrimoine et que Boule et Bill bénéficie d’une intégrale, ça n’allait pas de soi. Et pourtant !

Cela fait longtemps que vous travaillez sur Roba, comme on a pu le voir, avec la publication de L’Art de Roba mais aussi avec L’Avis de Chien en 2019, oublié à l’occasion de l’anniversaire de la série. Pourquoi ce premier volume de cette intégrale paraît-il après ces deux précédents ouvrages ?

BPY : Comme je vous l’expliquais, ce sont justement les recherches effectuées pour préparer L’Art de Roba, qui nous ont convaincus du bien-fondé de cette édition.

CPY : Au contraire de Franquin, qui a fait l’objet de beaucoup de publications qui ont fidélisé et entretenu son lectorat, Roba a une popularité, ou un attrait, que l’on connaît encore mal. Il y a eu très peu de livres sur lui, et on a une idée assez superficielle de sa « patte ». Publier L’Art de Roba, c’était déjà un grand pas dans la reconnaissance de son talent, et la sortie en intégrale de Boule et Bill s’inscrit dans le prolongement de cette démarche.

Lors de vos recherches, vous êtes tombé sur un gag inédit de Roba (la fameuse planche 14) : pouvez-vous en dire plus aux lecteurs ?

BPY : Lorsque nous préparons une nouvelle intégrale, nous avons tendance à solliciter les collectionneurs d’originaux afin d’enrichir notre iconographie. Quelle n’a pas été notre surprise lorsque nous avons appris que l’un d’eux possédait une planche qui n’avait jamais été publiée, ni dans le journal ni en album. Il semble que cette planche ait été perdue entre l’atelier de Roba et la rédaction ou l’imprimerie. Sans doute égarée dans le tri postal... Mais pas perdue pour tout le monde ! Toujours est-il qu’à la suite de cette perte, Roba a dessiné un autre gag portant le même numéro auquel il a ajouté la mention « bis ». Et personne n’a plus entendu parler de cette première page. Lorsqu’il l’a acquise, notre collectionneur l’a montrée à Roba, qui ne s’en souvenait plus !

CPY : En faisant le recensement de toutes les planches publiées, je me suis aperçu qu’un bon nombre d’entre elles sont numérotées « bis », comme cette fameuse planche 14 recommencée. Du coup, la question est de savoir si, chaque fois, elles ne dissimulent pas une planche inédite…

La fameuse planche 14

Ce premier tome dispose d’un très beau dossier inédit, composé d’abord d’une douzaine de pages de documents avant de commencer la narration de la création de Boule et Bill.

CPY : Ce que nous appelons « L’intro américaine », un procédé qu’on utilise parfois lorsqu’on a du beau matériel qui ne trouverait pas sa place dans la préface. On l’a fait dernièrement encore pour l’intégrale Mademoiselle Louise, de Salma et Geerts, qui sort en septembre. J’aime bien ce type de pré-introduction : elle permet une première prise de contact avec l’œuvre, en silence, comme le calme avant la tempête !

BPY : Comme beaucoup de dessinateurs de séries à très grands succès, Roba n’a sans doute pas été reconnu à la hauteur de son talent de son vivant. Morris ou Uderzo ont sans doute traversé une forme de purgatoire analogue, avant d’être eux aussi célébrés. Et puis, au fil des années, Boule et Bill ont été beaucoup déclinés de façon publicitaire, ce qui a peut-être galvaudé leur image, de sorte qu’on n’a pas regardé le travail de Roba comme il se devait. Nous avions vraiment à cœur de montrer quel merveilleux graphiste il était. Il est de cette génération d’auteurs dont la renommée a été occultée par celle de ses personnages.

Extrait de l’intro américaine de ce premier recueil

D’où l’occasion de publier quelques curiosités méconnues comme La Route des trois clés.

CPY : On n’avait pu publier qu’une seule page de cette Route des trois clés dans L’Art de Roba car une publication intégrale aurait cassé le rythme de lecture. Ici, on a enfin eu l’occasion de la montrer, elle trouvait sa juste place. C’est aussi simple que ça, nos choix de publier ou non des documents : une logique de récit qui existe aussi dans l’iconographie. Et cette collection intégrale est une véritable aubaine pour publier tout ce qui a été recensé jusque-là en dehors des gags. Aligner 1153 gags à la suite, quel ennui ! Ici, tous ces inédits (illustrations, pubs, chroniques, posters, etc.) viendront rythmer et réveiller la lecture ! Donc, oui, on ne va pas se priver d’intégrer tous les inédits qui nous tomberont sous la main. C’est ce matériel-là qui donne son sens à notre intégrale.

BPY : Nous poursuivons d’ailleurs les recherches dans les collections privées, qui révèlent parfois de véritables pépites inconnues. Si certains collecteurs possèdent des dessins inédits, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter.

Dans votre introduction, vous dépeignez en détail les débuts de Jean Roba, qui n’ont d’ailleurs pas été faciles en dépit de l’innovation et le talent dont il faisait déjà preuve.

BPY : Contrairement à la plupart de ses contemporains, Roba a débuté assez tard dans la bande dessinée. Il a exercé un métier avant puisqu’il était auparavant dessinateur publicitaire et dirigeait une petite agence bruxelloise, pour laquelle il a développé quantité de campagnes. C’est ainsi qu’il a acquis des techniques variées, et qu’il était capable de passer de l’illustration au dessin réaliste, au cartoon, à la calligraphie etc. Mais il rêvait de bande dessinée et dessinait des planches le soir, pour son plaisir.

CPY : Ce qui a été intéressant à raconter dans ses débuts, c’est de voir combien une carrière ne tient à pas grand-chose. S’il n’y avait eu que Charles Dupuis, Roba serait resté publicitaire, et c’est bien la démonstration de l’organisation complexe des éditions Dupuis qui, avec sa direction bicéphale malgré elle (Charles Dupuis/Georges Troisfontaines), a permis d’ouvrir la bande dessinée à des auteurs variés.

C’est grâce à Maurice Rosy et la World Press que Roba a pu percer chez Spirou ? Ils eurent un rôle majeur dans l’essor du journal.

BPY : C’est probablement une conjonction d’évènements et de rencontres qui ont conduit Roba chez Spirou. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Yvan Delporte ou Charles Dupuis n’étaient pas nécessairement les premiers interlocuteurs d’un dessinateur qui venait se présenter à la rédaction. Maurice Rosy recevait en effet les postulants et on lui doit d’avoir aussitôt engagé Roba dont les possibilités lui ont sauté aux yeux. Et parmi les débouchés qui s’offraient aux nouveaux, il y avait notamment la réalisation de Belles histoires de l’Oncle Paul, produites par la World Press de Georges Troisfontaines. Je crois que la touche américaine du dessin de Roba ne pouvait que séduire Troisfontaines. Ce type de travaux permettait de tester les dessinateurs, avant de leur confier des travaux plus personnels et de plus grande envergure. Et Rosy et Troisfontaines ont certainement été des acteurs majeurs de l’essor du Journal Spirou, dont ils ont assurément contribué à forger les contours graphiques par leurs choix.

CPY : Cette partie de l’histoire était vraiment très plaisante à raconter parce que, précisément, elle a permis de détailler les mécanismes en place qui ont permis à Maurice Rosy (le bras armé de Troisfontaines qu’il avait lui-même installé dans la maison !) de lancer des auteurs. C’est une opportunité que nous n’avions jamais vraiment eue auparavant et qui s’est imposée ici car Roba est justement un cas d’école. C’est toujours étonnant de voir combien, comme pour La Route des trois clés, par exemple, il y a des récits qui ne peuvent être détaillés que dans un certain contexte. Toujours à cause de la logique. Il faut pouvoir attendre le bon moment pour raconter certaines choses.

Heureusement les dessinateurs du journal ont rapidement su accueillir Roba comme l’un des leurs. On pense notamment à son travail avec Franquin sur Spirou et Fantasio.

CPY : Il est clair que Roba a été très fort marqué par la publicité tout au long de sa carrière : tout est très graphique chez lui, à commencer par les maquettes de ses couvertures d’album, pages de titre et autres illustrations. Et puis, il faut voir comme il savait merveilleusement raconter une histoire en très peu d’images, tout était très visuel chez lui.

BPY : Roba n’a cessé de clamer la dette qu’il avait envers Franquin. Celui-ci avait repéré ses premières publications et a aussitôt pensé à lui lorsqu’il s’est agi de monter une petite équipe pour produire des épisodes inédits de Spirou et Fantasio destinés au Parisien Libéré : Tembo tabou, Spirou et les hommes-bulles et Les Petits Formats. Alors qu’il était quasiment autodidacte, Roba a ainsi pu bénéficier d’une formation accélérée et sur le tas auprès du plus illustre professeur qui soit : Franquin ! Les premières années de Boule et Bill seront très marquées par cet apprentissage.

CPY : Mais c’est clairement dans Boule et Bill que sa créativité a pu exploser, même si La Ribambelle est pour certains sa grande réussite. Il faut voir comme il s’affranchit rapidement de Franquin et crée ses propres codes, comment son style se met en place. Ses constructions de pages sont très personnelles. Roba, c’est l’art de la concision, du rythme et de la lisibilité !

Pourtant, vous racontez que Rosy a dû ruser pour imposer Roba comme auteur à part entière ?

BPY : Curieusement, Roba n’était pas en odeur de sainteté auprès de Charles Dupuis, qui avait la décision finale sur tous les projets. Roba était alors un homme venu de la publicité, élégant et dandy, et il détonait au sein de la rédaction. Rosy, qui était convaincu de son talent, a en effet mis sur pieds un subterfuge pour l’imposer dans les pages du journal à un moment où tous ses projets étaient systématiquement refusés. Il lui a scénarisé une page de Boule et Bill et l’a intégrée dans la maquette du numéro à paraître, sans mention du nom de l’auteur. Charles Dupuis a été séduit par cette page, l’a dit et, une fois le nom du dessinateur révélé, il n’a pu se dédire et a été comme contraint de le publier !

CPY : Il a été bien attrapé !

Vous expliquez également comment Le récit des Les Mini-Requins est finalement un "faux départ" pour Roba ?

BPY : Boule et Bill apparaissent aujourd’hui comme la série à gags emblématique de la bande dessinée belge. Mais ce n’était pas du tout le cas à l’origine. Roba avait bel et bien campé ses personnages mais a tâtonné pour définir la formule de leurs aventures. Il y a d’abord eu un mini-récit, puis le projet d’un second, resté inachevé, puis une histoire complète. Il s’écoulera neuf mois entre l’apparition des personnages dans le journal et la systématisation du format du gag en une planche. Et entre-temps, Roba multipliera les travaux d’illustration pour les publications Dupuis, notamment Bonnes soirées, et les projets, refusés. Il a d’abord envisagé des séries à suivre mais il était alors compliqué de trouver un genre inexploité dans les pages de Spirou. Chaque héros occupait une place très définie : western, récit d’aviation, flibuste, polar, etc. C’est peut-être pour contourner cela que Roba a eu l’idée de génie d’animer un petit garçon et son cocker - qui ressemblaient comme deux gouttes d’eau à son propre fils et son chien - dans des chroniques quotidiennes. Les deux personnages apparaissent finalement comme des sortes d’antihéros, à leur manière.

Est-ce que le fait de passer d’un récit au long cours (Les Mini-Requins) à Poisson vole (4 pages) avant d’arriver au gag, démontre que Roba a progressivement dû chercher sa voie avant d’identifier le format qui lui convenait au mieux ?

CPY : Exactement, et c’est tout l’intérêt de cette édition strictement chronologique car elle permet aux lecteurs de pouvoir suivre l’évolution de la série, dans sa construction narrative, ses sujets, etc., mais aussi dans son développement parallèle avec le passage des bandeaux-titres aux illustrations, aux chroniques des « Avis de chien de Bill », etc.

BPY : Charles Dupuis n’était pas du tout amateur de gags en une page dans ces années-là. Gaston existait certes déjà mais il s’agissait alors plus d’un bouche-trou que d’une véritable série établie. Lorsqu’il s’est agi d’étudier le projet de gags de Boule et Bill, M. Dupuis lui avait d’ailleurs prédit qu’il lui serait difficile de se renouveler et qu’il n’irait pas au delà d’une cinquantaine de planches !

L’influence de Franquin a également été notable dans ces premières années que vous déroulez, de l’évolution artistique dans le style de Roba... jusque dans le personnage du père de Boule...

BPY : En fait, le premier modèle de « Boule et Bill est peut-être Modeste et Pompon, que Franquin dessinait alors pour le Journal Tintin lorsque Roba travaillait à ses côtés. Il y a de nombreuses similitudes entre les deux séries durant les premières années.

CPY : Il y a effectivement le « profil » du père de Boule qui est étonnamment proche de celui de Modeste, mais il y a aussi la maison avec le petit jardinet, le mobilier influencé par le design scandinave, et surtout, la construction des récits. Il empruntait volontiers à Franquin les départs de gag : le père/Modeste affalé dans un transat ou un canapé, occupé à lire tranquillement, et puis déboulent les trois neveux de Félix/Boule et Bill. Le rapprochement est saisissant, et on voit bien que ça n’a été pour lui qu’un marchepied.

Très rapidement, l’univers de la série dérive vers quelque chose de très personnel. Si personnel que ses gags sont inspirés de situations réelles, avec des personnes de son entourage qui ont vraiment existé et qu’il fait figurer dans leurs propres rôles… Lire Boule et Bill sous cet angle-là, c’est très amusant. On découvre dans ses gags beaucoup d’évènements qu’il a vécus dont le plus bouleversant reste la disparition de son épouse Loulou, qui était incarnée dans la série par la maman de Boule. Son décès est évoqué de façon très pudique, poétique, et il faut connaître le contexte pour deviner que c’est un hommage plein d’amour à son épouse, qui fut son principal soutien dans cette aventure, pendant plus de quarante ans.

Dernier élément notable dans cette évolution des premières années, le transfert de la réalisation des bandeaux-titres de Franquin vers Roba ?

BPY : Franquin était alors la vedette absolue du journal mais il a traversé une période très délicate au début des années 1960, sans doute victime de surmenage. Il a même dû interrompre la réalisation d’un épisode de Spirou et Fantasio, QRN sur Bretzelburg, pendant de longs mois, pour des raisons de santé, ainsi que la réalisation de la plupart de ses travaux pour le journal.

Roba, par son passé de publicitaire, son sens du slogan et de la composition, est naturellement apparu comme un recours évident, probablement soutenu par Franquin. Les bandeaux qu’il a réalisés chaque semainesur la proue de Spirou opéraient d’une manière très différente de Franquin. Il s’agissait d’illustrations très symboliques et graphiques, qui permettaient au lecteur de reconnaître en un coup d’œil le héros à la une. C’est une magnifique période pour les couvertures du journal.

Vous avez pris le soin de rassembler toutes les têtières et les couvertures que Roba a réalisées en lien avec Boule et Bill, j’imagine que c’était incontournable pour une intégrale digne de ce nom. Même lorsqu’elles ont été réalisées uniquement pour Robbedoes, la version flamande du journal ?

BPY : C’est l’une des difficultés de ces intégrales. Nous tenons à être exhaustifs mais le Journal Spirou avait alors trois éditions différentes : l’édition belge, l’édition française et la version flamande. Chacune avait ses particularités, ses différences et certaines pages ou dessins ne sont parus que dans l’une ou l’autre version, ce qui complique notre tâche. Un oubli est toujours possible ! Nous avons ainsi découvert que Roba avait réalisé un bandeau-titre différent pour Robbedoes. C’est d’ailleurs le dessin qui fait la couverture de ce volume.

Des dessins ont également été réalisés spécialement pour la version flamande du Journal Spirou

Avec quelle périodicité allez-vous publier les prochains volumes de l’intégrale ?

CPY : On aimerait les publier au rythme d’une tous les dix mois. Les surprises que l’on y intégrera dépendront du matériel que nous aurons à disposition. On fait feu de tout bois et ici, sans doute l’avez-vous remarqué, nous avons même utilisé les culs-de-lampe et citations qui figuraient en haut des pages des premiers albums. Ça n’a l’air de rien, dit comme ça, mais cela ajoute au sentiment de richesse et de foisonnement de ce volume…

Vous travaillez sur le tome 3 de La Véritable Histoire de Spirou, avez-vous d’autres ouvrages en préparation ?

BPY : Il y a beaucoup d’envies mais le temps manque parfois. Nous avons par exemple récemment bouclé une version commentée de Spirou et les petits formats, de Franquin et.... Roba, qui paraîtra bientôt. Un autre projet d’envergure nous occupe actuellement, dont il est encore trop tôt pour parler, mais on peut d’ores et déjà dire qu’il s’agira d’une bande dessinée, réalisée par un duo d’auteurs, qui reprend certains épisodes héroïques de La Véritable Histoire de Spirou, auxquels nous sommes particulièrement attachés.

CPY : Et puis encore un autre projet dont on ne peut encore rien dire, et puis aussi la suite des séries intégrales déjà amorcées… Ça occupe, hein !

Propos recueillis par Charles-Louis Detournay.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Concernant notre dossier Intégrales et beaux livres de l’été, lire :
- la première partie : Dargaud donne le ton

A propos des mêmes auteurs, lire également nos précédentes interviews de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault :
- « "Boule et Bill", c’est un cocon douillet où on se sent bien à tous les âges ! »
- « Delporte était déjà barbu avant même d’avoir la barbe ! »

Tous les visuels sont extraits du premier recueil de l’intégrale de Boule et Bill qui vient de paraître.
Photo : Pierre Burssens.

 
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