Christophe Bec ("Les Montefiore, Lancaster, Siberia 56") : « Aujourd’hui, il faut savoir s’adapter au marché »

1er août 2014 0 commentaire
  • Revenons sur trois séries écrites par Christophe Bec pour Glénat : une incursion dans le milieu de la mode extrêmement bien réussie, "Les Montefiore", un hommage aux aventures de Bob Morane, "Lancaster", et une exploration spatiale périlleuse, "Siberia 56". Bec nous explique également l'état de sa relation avec Guy Delcourt, et la transition de certaines de ses nouvelles séries vers Glénat.

Le public vous connaît principalement pour vos thrillers fantastiques. Comment vous est alors venu l’idée de traiter de la mode dans Les Montefiore ?

Christophe Bec ("Les Montefiore, Lancaster, Siberia 56") : « Aujourd'hui, il faut savoir s'adapter au marché »Cette idée est survenue il y a dix ans, lors de la préparation d’un récit fantastique, justement : Bunker. Nous étions en repérages dans le nord de la France, Stéphane Betbeder et moi, au milieu de l’été. Il faisait très beau et nous, nous visitions des bunkers, des forts et autres blockhaus, arpentant des tunnels sombres et humides. Nous nous sommes alors dit que la prochaine série se passerait dans des villas en Toscane avec des piscines remplies de jolies nanas, ce qui rendraient les repérages plus fun ! Ainsi est née l’idée d’albums BD dans l’univers de la mode, avec l’envie de se frotter à l’écriture d’une série dite « grand public ».

Votre intrigue des Montefiore multiplie les détails et les rebondissements crédibles. Comment vous êtes-vous documenté pour approcher à ce point du sujet ?

Internet bien entendu, ainsi que quelques documentaires. Lors de la réalisation de mes courts-métrages, j’ai également travaillé avec des actrices/mannequins, j’ai ainsi pu mieux percevoir comment fonctionnaient ces étranges créatures. Tout au long de l’écriture de la série, nous nous sommes posé la question de la crédibilité justement. Nous voulions une série agréable à lire, avec des rebondissements, tendance Largo Winch, mais sans tomber dans le grandguignolesque d’un héros plus baroudeur que dirigeant d’une maison de haute-couture. Lorsque nous avons présenté le projet (qui a connu pas mal de déboires chez différents éditeurs avant d’atterrir chez Glénat), on nous a parfois dit que cela manquait de coups de feu et de poursuites de voiture. Nous n’avons pas cédé, quitte à voir le projet être refusé ou à claquer la porte nous-mêmes. C’est arrivé...

La qualité des Montefiore tient également dans la caractérisation de vos personnages. Si on a souvent vu vos héros tourmentés dans vos autres aventures fantastiques, vous semblez être parvenu à augmenter encore la dimension humaine de Oksana (la jeune mannequin russe) et Narciso (le golden boy devenu chef d’entreprise). Le réalisme de cette série vous a-t-il permis de vous rapprocher plus de vos personnages ?

Effectivement, on a eu très tôt cette idée de la relation entre ces deux personnages, avec la volonté de ne pas tomber dans le cliché de la romance entre les deux, mais d’installer une relation plus subtile. Sans être un père de substitution, Narciso ne va avoir de cesse de protéger Oksana, contre elle-même, d’ailleurs, le plus souvent. On a essayé de creuser aussi le personnage de Narciso, partir d’un stéréotype (le beau gosse tête brûlée) puis, petit à petit, démontrer que sa propre histoire est plus complexe que ce qu’elle paraissait, émaillée de difficultés, de drames, de mensonges et secrets familiaux. On rejoint-là les thèmes des grandes sagas familiales.

Quelle place prend votre (vieux) complice Stéphane Betbeder dans l’écriture de ce type de récit ? Comment vous répartissez-vous la tâche et qu’est-ce que chacun attend de l’autre ?

Pour Les Montefiore, nous avons travaillé différemment que sur Bunker. Concernant cette dernière série, on écrivait les scripts à deux, sur une assez courte période qui était très intense. Ensuite Stéphane écrivait tous les dialogues et je me chargeais des questions de mise en scène ou de direction artistique. Forts de cette expérience, nous avons décidé de travailler différemment par la suite. L’écriture des scripts était la même, lors de brainstormings, mais ensuite nous nous sommes répartis les scènes en fonction de nos envies, moitié-moitié ; chacun pouvant intervenir sur la partie de l’autre, mais celui qui l’avait écrite gardait le final cut. En définitive, à la relecture des albums, on s’est rendus compte qu’on ne savait plus qui avait fait quoi !

À la lecture de votre diptyque des Montefiore, on sent que vous auriez pu prolonger le récit. Est-ce à l’ordre du jour ?

Etude de couverture pour Les Montefiore

Il est certain que l’on aurait aimé poursuivre plus loin cette histoire. Malheureusement, le premier tome n’a pas assez fonctionné. Il a marché correctement (6 000 exemplaires environ vendus), mais sur une mise en place à 12 000 ex. Ça n’a pas été suffisant pour satisfaire les éditions Glénat qui avaient mis pas mal d’espoirs dans la série. Cependant, je pense que les responsabilités de ce relatif échec sont à partager entre nous et notre éditeur. Au dernier moment, les commerciaux de Glénat nous ont signifié qu’ils allaient plus axer la promotion sur l’aspect saga-familiale que sur l’univers de la mode. Ils nous ont demandé de changer le titre (Les Montefiore au lieu de Fashion), et de surtout cibler un public masculin et non féminin. On ne sait pas si ça aurait mieux fonctionné autrement, en tout cas, force est de constater que le plan du marketing n’a pas réellement porté ses fruits.

On sent du regret, et c’est vrai que c’est sans doute l’une de vos meilleures séries en dehors de la science-fiction. Avec le recul, qu’auriez-vous modifié ?

En ce qui nous concerne, on ne regrette rien sur l’écriture elle-même, on a bossé dur, et pour ma part je suis très satisfait de ce que nous avons fait : on a donné le meilleur de nous-mêmes et je suis plutôt fier du résultat dans l’ensemble. Maintenant, on a peut-être eu le tort de ne pas avoir pris un parti plus franc vers le côté mode. On aurait pu gommer l’aspect saga familiale et se consacrer au parcours d’Oksana, en allant vers un récit qui dépeint plus en profondeur l’univers de la mode à travers la vision d’une jeune top-modèle ambitieuse, ainsi on aurait sans doute pu rallier un public plus féminin. Bon, il est toujours facile de tirer ce type de bilan après. Les éditions Glénat nous ont cependant donné 62 planches pour pouvoir terminer correctement le tome 2. Et je dois dire qu’on est assez contents, Stéphane et moi, de la façon dont on s’en est dépatouillé, car ce n’était pas gagné d’avance.

Concernant votre autre diptyque chez Glénat, on quitte le réalisme pour un hommage aux grandes séries de l’âge d’or de la bande dessinée. Qu’aviez-vous en tête en écrivant ce diptyque de Lancaster ?

En effet, je voulais rendre hommage à ces héros de mon enfance qui, très jeune, m’ont donné envie de faire ce métier : Tintin, Bob Morane, Jean Valhardi, Marc Dacier, etc. J’ai gardé une sincère tendresse pour tous ces personnages. Je pense que dans notre métier, il est important de garder de la mémoire pour ceux qui nous ont précédés.

Parmi toutes les séries citées, on sent que vos héros se rapprochent plus des personnages d’Henri Vernes : Morane/Lancaster, Bill Balantine/Robert radine (même physique, même penchant pour la boisson), Sophia Paramount/Audrey Duquesne, Pr Clairembart/ Graham Clarke. Sans compter la civilisation disparue, ni les escadrons du temps, etc. Vouliez-vous particulièrement vous rapprocher de l’univers de Bob Morane ? Vous avez des vues sur cette série ?

En réalité, le scénario de Lancaster est issu d’un projet autour de Bob Morane, que j’ai ensuite réadapté. J’avais même reçu les contrats puis c’est tombé à l’eau au dernier moment sans que le Lombard ne m’ait donné la moindre explication. Comme j’aimais bien cette histoire, j’ai fait un travail de réadaptation à partir du script original.

Quelques années après, j’ai à nouveau contacté le Lombard pour une nouvelle tentative, mais cette fois-ci au dessin, sur un scénario de Philippe Tome. Henri Vernes m’avait en quelque sorte adoubé et le projet était sur de bons rails, mais Tome s’est retiré finalement pour des raisons qui lui sont propres.

Ensuite, le Lombard a proposé le projet à Luc Brunschwig, qui voulait faire un vrai reboot, ce qui ne collait pas vraiment à mes envies… Je m’étais projeté dans le scénario de Tome qui se déroulait en pleine guerre d’Indochine, une veine vintage mais où l’on aurait modernisé pas mal de choses, que ce soit graphiquement ou narrativement. En réadaptant ce premier projet Bob Morane, j’ai tout de même voulu garder une certaine proximité avec le personnage, afin d’en réaliser une sorte d’ersatz.

On sent une légère ironie dans la fin de votre récit.

Oui, tout à fait, merci de l’avoir remarqué ! J’ai beaucoup hésité sur la façon de réadapter le premier scénario. Aller vers une parodie comme les films OSS 117, ou bien tout casser et moderniser mais en restant très premier degré, ou encore faire le pari de l’hommage appuyé… J’ai gardé cette dernière option, en modifiant certaines choses, mais en conservant l’esprit de ce que je voulais faire avec cette reprise de Bob Morane.

Comment avez-vous fait la connaissance de Jean-Jacques Dzialowski ?

Je ne trouvais pas de dessinateur pour Lancaster, alors j’ai utilisé les réseaux sociaux, passé une annonce sur Facebook. Un de ses proches m’a soumis l’idée de proposer ce projet à JJ Dzialowski. Aujourd’hui, on travaille à nouveau ensemble, sur un projet de one-shot, un survival format comics pour une nouvelle collection que les éditions Glénat vont lancer.

Comptez-vous prolonger les aventures de Jim Lancaster sur un autre diptyque ?

Une étude du personnage d’Audrey pour la couverture du tome 2 de Lancaster

Non, les albums ne sont pas vendus. Finalement, je me dis que j’aurais dû aller vers quelque chose de plus parodique, moins révérencieux. Peu de lecteurs ont compris ce que je voulais faire. Même les fans de Bob Morane n’ont pas aimé. Je pense que si j’avais pu réellement faire un Bob Morane, ça aurait d’une part mieux marché, mais aussi certains décalages auraient mieux été perçus. Quand on pense que certains ont pris nos couvertures (avec le décolleté plongeant de l’héroïne en pleine banquise) pour du premier degré…

Concernant votre troisième série récemment parue chez Glénat, Sibéria 56, vous emmenez le lecteur dans les affres de l’exploration spatiale. Même si le récit est bien entendu de la science-fiction, on sent que vous y avez apporté un maximum de réalisme...

Le réalisme m’importe peu dans ce genre d’histoire, la crédibilité oui, par contre. Je situe Sibéria 56 à mi-chemin entre la série B et la série A. On n’est pas dans de la Hard SF, donc cela me donnait tout de même une assez grande marge de manœuvre. Ce premier album reste avant tout un survival.

J’ai signé un projet réellement SF chez Casterman qui s’intitulera EVE, avec le dessinateur Jaouen [1]. Là, pour le coup, je me suis réellement frotté à la Hard SF, j’ai mis plus d’un an à accoucher de cette histoire. C’est vraiment le genre le plus difficile à écrire. J’ai franchi un cap avec cette série, je me suis mis en danger. Sibéria 56 est un récit plus dans mes cordes…

Est-ce aussi pour cela que vous développez une trame linéaire, en accompagnant le périple de ces naufragés ?

Tout à fait. Je voulais une histoire simple et efficace. On peut penser que c’est facile à écrire, mais c’est tout le contraire en réalité, comme toutes les choses qui paraissent simples. Les lecteurs ne s’y sont pas trompé, Sibéria 56 a été la bonne surprise après les déceptions Lancaster et Les Montefiore. L’album a été assez vite réimprimé, l’accueil des lecteurs plutôt bon. Maintenant il faudra confirmer avec le tome 2, les éditions Glénat nous ayant déjà commandé un troisième tome.

Le dessin d’Alexis Sentenac a bien évolué et correspond très bien à l’ambiance que vous vouliez dépeindre. Vous étiez-vous entendu sur la direction graphique que vous désiriez obtenir sur Siberia 56 ?

Un petit peu. Je lui avais parlé de Sanctuaire (on est jamais mieux servi que par soi-même) au niveau de la façon d’aller du macro au micro dans la mise en scène, et également en ce qui concerne la palette des couleurs. Mais en réalité, je lui ai laissé une grande liberté. J’ai très vite vu sur les premiers essais qu’il allait exploser graphiquement sur cet album. C’est ce que j’avais réussi à faire aussi avec Éric Henninot en lui proposant Carthago. Mais tout le mérite leur revient, c’est eux qui font le boulot. Après, j’ai peut-être parfois l’œil pour déceler dans quelle (bonne) direction devrait aller un dessinateur, et en tant que scénariste, j’arrive parfois à tailler du sur-mesure.

Comment comptez-vous développer cette série dans le futur ? Vous parlez d’un tome 3, il n’est donc plus question de diptyque ?

Un projet de couverture pour Sibéria 56

Il n’a jamais été question de diptyque, c’est une erreur de communication des éditions Glénat. J’ai, depuis le départ, conçu Sibéria 56 comme une série ou chaque tome se suffit à lui-même. Il en sera ainsi des tomes 2 et 3. Je ne me suis donc pas donné de limites, la série se poursuivra tant que les lecteurs seront là et tant que l’envie sera là. Aujourd’hui, il faut savoir s’adapter au marché. Après un tome 1, on n’est jamais sûr de pouvoir faire un tome 2. Avoir des tomes qui peuvent se lire indépendamment mais au sein d’une même série, avec une sorte de fil conducteur, me paraît une bonne solution. S’il n’y avait eu qu’un seul tome faute de ventes, je n’aurais pas été aussi frustré que s’il s’était agi d’un diptyque avorté.

Plus globalement, on vous a beaucoup vu chez Soleil ces dernières années. Qu’est-ce qui a permis de signer ainsi trois séries chez Glénat ?

Le directeur éditorial de Glénat est Philippe Hauri, qui était par le passé mon directeur de collection sur Sanctuaire et Carthago aux Humanoïdes Associés. Les éditions Glénat avaient essayé de racheter ces deux séries à une époque mais ça ne s’était pas fait. Selon moi, Philippe avait gardé cette envie de travailler avec moi, il se souvenait aussi de nos succès et avait envie d’essayer de réitérer la chose chez Glénat.

Il faut dire également que depuis le rachat de Soleil par Guy Delcourt, les choses ont bien changé pour moi. Mourad Boudjellal m’aimait bien, je pense, et il me laissait pas mal de libertés. À l’arrivée de Delcourt, on m’a fait comprendre que tout ça était un peu fini, et que seuls les projets rentables seraient acceptés. Honnêtement, j’ai mal pris la chose, et comme on me refusait systématiquement mes projets, je les ai signés chez Glénat.

Depuis lors, je n’ai démarré qu’une nouvelle série chez Soleil : L’Aéropostale. Et encore, elle avait été amorcée avant qu’il ne prenne les rênes des éditions Soleil. Je n’ai pas vraiment réglé ce problème avec Guy Delcourt… On a plus ou moins prévu de se parler un jour mais, pour l’instant nous n’en avons pas eu l’occasion. Je précise que je n’ai aucun problème sur les choses en cours, c’est juste que nous n’avons peut-être pas exactement les mêmes attentes ou bien qu’il y a une sorte de malentendu un peu idiot qui perdure.

Comment choisissez-vous les éditeurs à qui vous présentez en priorité vos projets ? Selon l’affinité de vos thématiques avec leur catalogue ?

Un autre projet de couverture pour Sibéria 56

Oui et selon mes propres affinités. Ceci dit, aujourd’hui, il est assez compliqué pour moi de placer un projet, en tout cas plus compliqué qu’avant. Je ne me l’explique pas, je n’ai jamais autant vendu d’albums que ces trois ou quatre dernières années. Il faut croire que les éditeurs ne savent même plus regarder les classements de vente. Bon, il faut dire aussi que ce que je proposais était assez différent du genre qui a fait mon succès (relatif ceci dit).

Finalement, les dernières séries lancées qui ont marché (hormis L’Aéropostale) sont des série de science-fiction : Prométhée, Sibéria 56 et Deepwater Prison. Alors, ils ont peut-être eu raison de ne pas me faire confiance sur du western, du péplum ou du policier... Mais c’est dommage pour moi, j’aimerais bien ne pas être cantonné qu’à la SF ou au fantastique, ça semble tout de même pas mal ancré dans l’esprit des éditeurs.

Avez-vous d’autres projets signés chez Glénat ? Chez d’autres éditeurs ?

J’ai déjà évoqué la série EVE chez Casterman. Concernant Glénat, il y aura Les Tourbières noires, un one-shot que je scénarise et dessine, mais qui ne sortira pas avant 2016. Sinon je travaille sur deux comics pour une nouvelle collection Fantastique et Horreur : Flesh&Bones.

Le premier s’intitulera Sunlight avec Bernard Kathou au dessin, le deuxième Bikini Atoll où je retrouve donc le dessinateur de Lancaster. Je lance peu de projets actuellement, j’ai mon album au dessin à terminer, puis je me recentre sur les séries qui fonctionnent très bien, comme Prométhée ou Carthago.

Une planche des Tourbières noires

Les Tourbières noires étaient un de vos projets de court métrage. Avez-vous voulu le porter en dessin parce que cela n’est pas passé à l’écran ? Vous comptez toujours travailler avec des prises de vues réelles, avec des acteurs ?

Effectivement, c’était un projet de court-métrage pour Metaluna Productions qui n’a pas pu être financé. Il a connu de multiples versions. Pour la BD, je suis revenu à la première version que j’avais écrite, en l’adaptant spécifiquement pour ce support qui permet plus de choses visuellement, sans préoccupation de budget.

Effectivement, en amont, j’avais fait un gros travail de prise de vue : décors, acteurs... qui me sert de base pour le dessin. Mais j’essaie de faire en sorte que ça reste vraiment du dessin BD en me détachant autant que possible de cette base. Je me suis donné quatre ans pour le dessiner entre mes scénarios, j’ai passé la moitié. Je me fais plaisir sur des grandes planches originales, avec du boulot, et un travail d’encrage poussé au pinceau.

Vous vous étiez lancé avec entrain dans le cinéma. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Je ne me concentre que sur la BD pour l’instant. J’ai fait des courts-métrages pour pouvoir accéder à un long-métrage au final, mais les choses ne sont pas concrétisées. Il y a des projets audiovisuels autour de mes séries BD, mais rien en tant que réalisateur.

(par Charles-Louis Detournay)

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Photo en médaillon : © Christophe Bec

[1Christophe Bec a réalisé la série Carthago Adventures avec Jaouen.

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