Joann Sfar et Christophe Blain chevauchent avec Blueberry

6 décembre 2019 12 commentaires
  • On l'annonçait comme une des sorties incontournables de cette fin d'année, le "Blueberry" de Sfar et Blain ne nous a pas déçus : respectueux tout en se différenciant du modèle original, inspiré, humain, tragique et... magique.

Blueberry reste la référence ultime du western réaliste en bande dessinée. Créé en 1963 par le feuilletoniste Jean-Michel Charlier et le jeune prodige Jean Giraud, un dessinateur formé par Jijé, ce cavalier hirsute se démarquait d’emblée du héros classique : joueur, buveur, bagarreur... On peine à comprendre comment cette tête brûlée pleine de poussière a pu gagner ses galons de lieutenant.

Joann Sfar et Christophe Blain chevauchent avec Blueberry
une série créée par Giraud et Charlier, qui n’a cessé d’évoluer.

Et c’est justement ce caractère anticonformiste qui va forger cette légende de l’Ouest ! Blueberry n’hésite pas à s’opposer à sa hiérarchie, voire à prendre le parti des Indiens si cela peut garantir la paix (quoique précaire) entre les deux peuples. Et comme les palissades de son fortin en bois deviennent rapidement trop petites pour lui, ses auteurs vont lui permettre de se glisser dans tous les (mauvais) coups : une ville qui cherche un Sheriff, la construction du chemin de fer, les secrets des civilisations précolombiennes, les guerres indiennes, la saga mexicaine du trésor des confédérés, l’affrontement à O.K. Corral, etc.

Blueberry rencontre d’ailleurs les plus grands généraux de l’époque, sans oublier le président des États-Unis himself, mais aussi la lie de cette société faite de migrants qui cachent leur identité et de soldats en déroute après la Guerre de Sécession.

Certes, il se fait des amis indéfectibles, comme Jim McClure, mais de toutes ses relations, c’est une femme qui sort du lot : Chihuahua Pearl, farouche voire indomptable. Blueberry a été jusqu’au bout de son amour pour la belle chanteuse, avant de revenir penaud à sa solitude. Une solitude éprouvée par Jean Giraud au moment de dessiner l’album Arizona Love, puisque c’est à ce moment-là que le scénariste Jean-Michel Charlier avait définitivement tiré sa révérence.

La série ne s’est pas arrêtée là, car Jean Giraud (alias Moebius) l’a prolongé seul avec le flamboyant cycle de Mister Blueberry, tout en signant le scénario de Marshal Blueberry dessiné par William Vance et Michel Rouge. Ajoutons La Jeunesse de Blueberry, initiée par les deux créateurs originaux, qui s’est également prolongée jusqu’à aujourd’hui, portée par le dessin de Colin Wilson et de Michel Blanc-Dumont. En tout, une cinquantaine d’albums qui ont marqué d’une empreinte indélébile cette figure mythique au sein du neuvième art.

Une première page qui ironise sur les codes-même du western.
Blain - Sfar - Dargaud 2019

Sfar & Blain : la reprise

Dès lors, comment marcher dans cette ombre géante pour assurer une reprise digne de ce nom ? « Avec respect, tout en se démarquant » semble être la formule la plus adéquate. Dès la première planche, on retrouve des cadrages typiques de la série, avec un Blueberry seul, poussiéreux dans son uniforme ouvert aux quatre vents, tels qu’on l’avait gardé en souvenir au début de Chihuhua Pearl, un album qui a marqué le début de sa plus longue saga.

Sauf que cette fois, ce n’est pas le long de la frontière mexicaine que patrouille notre lieutenant, mais aux abords d’une réserve indienne. Passé cette première planche d’introduction dans laquelle les auteurs indiquent qu’ils ne casseront pas l’image de Blueberry appréciée par tant de lecteurs, ils se focalisent sur d’autres personnages, dans une narration rare dans la série qui marque d’emblée l’apport personnel et le ton résolument moderne des deux auteurs.

On fait ainsi connaissance avec trois jeunes cavaliers : une frère, une sœur, et leur ami qui semble avoir moins de jugeote que son cheval. Après une première altercation, ceux-ci tombe sur deux femmes apaches qui se baignent. Le soleil, leur nudité… Le sang échauffé ne fait qu’un tour dans les veines de l’imbécile de service avant qu’il ne se jette sur elles ! Bien entendu, la situation dégénère et Blueberry ne peut empêcher l’assassinat des deux indiennes.

Malheureusement, le trio de criminels parvient à lui fausser compagnie, et va se réfugier dans une congrégation dirigée par un prétendu révérend, aussi autocratique que violent. Reste à Blueberry à rapporter les corps à la nation apache, puis à rentrer au fort pour tenter de convaincre son supérieur de prendre les décisions qui s’imposent pour éviter une nouvelle guerre.

Mais ce dernier a fort à faire, préoccupé par sa femme volage (qui prend d’ailleurs des libertés avec Blueberry) et un étrange montreur d’automates, dont l’un des robots s’évertue à battre le capitaine aux échecs…

Un western à dimension humaine

Depuis Impitoyable, on a tôt fait de coller l’étiquette « crépusculaire » à tout western baigné de noirceur. Difficile pourtant de l’apposer à cette histoire. Tout d’abord car presque la totalité du récit se déroule de jour, sous un soleil éclatant. Et puis, parce qu’en dépit de certains aspects assez rudes, d’autres éléments « bon enfant » équilibrent le récit.

Étonnante histoire d’ailleurs, où se mêlent des éléments très référencés au western, surtout dans l’affrontement avec les Indiens (vengeance de l’un d’entre eux après un crime, quelques jeunes « sauvages » devenus incontrôlables, l’attaque de la ferme isolée, etc.), alors qu’on retrouve de l’autre ce jeu de romance et de passion au sein du fort où se distingue cet étonnant monteur d’automates, hors du temps. Sans oublier un élément très « sfarien » en fin de récit dont on laisse la surprise au lecteur...

Cette seconde partie emprunte presque à Klezmer, une autre série de Sfar (Gallimard) où l’on suit les pérégrinations d’un orchestre itinérant de juifs ashkénazes dans l’Europe de l’Est au début du siècle. Ce tropisme trouve son sens dans l’explication livrée par Joann Sfar lui-même : « J’ai écrit [pour Christophe Blain] une sorte de roman russe. Christophe l’a réécrit à sa manière pour en faire un western. » Sfar laisse d’ailleurs une grande place aux femmes dans ce genre de récit pourtant plein de testostérone, un choix influencé certainement par cette méthode de transposition, et qui apporte un peu de fraîcheur et beaucoup d’innovation au propos. Mais aussi du réalisme, cru pour le coup.

La thématique confère une dimension humaine au récit. On est loin de ces grandes guerres qui pouvaient embraser une région entière, du déplacement d’un peuple entier, de la construction du chemin de fer, d’un gouverneur mexicain qui s’implique lui-même dans une quête internationale ou d’une ville complète soumise au Clanton. Tout le propos est centré sur une demi-douzaine de personnages. Exit la colonne de Tuniques bleues qui pourchassent des dizaines d’indiens mettant le feu à la prairie, les affrontements sont en face-à-face, dans la passion comme dans la mort.

Cherchez Giraud

Outre l’écriture dont on se doutait que les auteurs n’essaieraient pas d’aller dans la direction de Charlier, la question du trait se posait indubitablement. Comment dessiner un Blueberry en passant outre l’exceptionnelle référence qu’est Jean Giraud ? Blain parvient ici à donner une réponse très méritoire. Certes, comme expliqué, il emprunte quelques cadrages au maître pour indiquer au lecteur qu’il compte bien respecter l’esprit de la série, mais il ne cherche nullement à le copier. Comment d’ailleurs y faire référence avec justesse sachant que Jean Giraud a traversé plusieurs grandes périodes graphiques pendant près de cinquante ans, faisant constamment évoluer son trait au sein de la série ?

Blain trouve pourtant le trait juste. Certes, certaines hachures sont présentes, mais leur emploi est minime. Le dessin est minéral, sans jouer pour autant dans le registre graphique de Giraud. En fait, Christophe Blain a trouvé le chemin juste entre son style et l’univers graphique de la série, avec des personnages réalistes qui bénéficient désormais d’une intéressante économie de trait. Ce tour de force ne fut pas simple. Christophe Blain avoue avoir consacré deux années à cet album, sans hésiter à recommencer tout le travail après avoir dessiné une trentaine de planches !

Le dessinateur de Quai d’Orsay joue également de quelques références tirées du septième art pour imposer sa vision du western : l’une de ses femmes s’inspire de Claudia Cardinale, au casting d’Il était une fois dans l’Ouest, le sergent Jenkins prend les atours du Sergent noir dans le film éponyme, la ferme isolée rappelle celle de Josey Wales, hors-la-loi, etc.

Mais où placer cette aventure dans la chronologie de la série ? Avec son ambiance de fortin militaire et son étendue semi-désertique, Amertume indienne se rapproche du premier cycle de la série, Fort Navajo. On retrouve d’ailleurs cette ambiance sourde dans les scènes nocturnes, que Giraud avait déjà expérimentée dans le Jerry Spring qu’il avait encrée pour Jijé, La Route du Coronado. D’autres cadrages se rapprochent du cycle des Monts de la Superstition, d’ailleurs considéré pour beaucoup comme le summum de la série. D’autres allusions graphiques à l’univers de Blueberry sont plus cachées, comme celles à ce court récit très peu connu des lecteurs et intitulé : Three black birds.

Le style de Blain s’impose par une mise en page plus moderne dans le cadrage des scènes d’action, ou lorsqu’il estompe complètement le décor, le laissant même totalement blanc. La meilleure démonstration est la splendide couverture de l’album, d’une efficacité interpellante, qui indique au lecteur que Blueberry lui-même est bien au cœur de cette histoire, lui et sa psychologie si complexe, rare pour un personnage créé dans les années 1960.

Etrange petite ville minière hors du temps dirigée par un révérend-patriarche à l’humeur massacrante

Soixante-deux pages emballantes

Que ce soit le récit, la mise en page, le graphisme et même les couleurs, le lecteur retrouve dans cette Amertume apache tous les éléments qui lui rappelleront la série de Giraud & Charlier. Il bénéficie en revanche de réelles innovations de la part des deux auteurs.

Cette synthèse réussie produit un excellent moment de lecture. Dès les premières pages, le lecteur est embarqué dans un récit très contemporain car profondément humain : le ténébreux Mike se trompe, tente maladroitement d’éviter les ennuis au sein de son entourage, qui surviennent pourtant, simples conséquences de ses mauvais choix et de son caractère ombrageux.

La version limitée N&B sortie fin novembre

Il commet de graves erreurs dans son commandement qui, à elles seules, vont l’amener à la conclusion qu’il lui faut quitter l’armée. Rien que pour cela, le lecteur y trouve plus que son compte !

Cet aboutissement méritait-elle une sélection au FIBD d’Angoulême ? Cela se discute, surtout une année où est sorti l’excellent tome de Corto Maltese, probablement l’une des meilleures reprises jamais réalisées d’un classique de la BD, d’aucun faisant remarquer que l’album régulier étant paru le 6 décembre, il était hors délai si l’on appliquait strictement le règlement, mais la sortie de l’album ayant été décalée du 29 novembre au 6 décembre, il existe une zone floue qui donne raison aux deux côtés, surtout si l’on prend en compte que la version collector noir et blanc de l’album est sortie depuis le 22 novembre dernier.

Mais cela ne retire rien à la réussite indubitable de cette reprise qui ajoute à la légende du Lieutenant Blueberry et qui ouvre d’ailleurs la porte à d’autres suites. En espérant qu’elles soient du même niveau !

(par Charles-Louis Detournay)

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Toutes les planches sont issues de Une Aventure du Lieutenant Blueberry, T1/2 : Amertume Apache - par Christophe Blain & Joann Sfar - Dargaud.
Droit : Sfar, Blain - Dargaud, 2019.

 
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12 Messages :
  • On parle de western crépusculaire quand un western se révèle critique par rapport à l’histoire du western. Impitoyable est un western crépusculaire, non pour son impressionnante scène finale nocturne, non pour sa violence sèche, mais parce que Clint Eastwood propose une critique de la mythologie du western – il montre l’écart entre ce qu’a pu être l’histoire de l’ouest américain et les représentations qu’on en a faite. Le premier western crépusculaire est sans doute L’homme qui tua Liberty Valence de John Ford qui se termine pas cette célèbre phrase : Dans l’ouest, quand la légende est plus belle que la réalité imprimez la légende.

    Bref, il ne me semble effectivement pas que ce Blueberry soit un western crépusculaire (pour le moment en tous cas, il faut voir ce que la deuxième partie nous réserve). J’ai l’impression que Star et Blain au contraire cherchent plutôt à revenir à un certain classicisme, malgré de légers décalages ou de nombreuses citations.

    En tous cas l’album est formidable, passionnant, complexe. Comme vous le dites très bien, il est vraiment à mi-chemin entre l’univers de Gir et Charlier et l’univers de Blain et Star (plus de Blain que de Star il me semble). Et c’est ce qui le distingue selon moi du Corto Maltese, pur pastiche, au sens premier du terme – une imitation du style et de l’univers d’Hugo Pratt.

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    • Répondu par kyle william le 7 décembre 2019 à  19:24 :

      C’est plutôt un étrange produit en fait. Même si on sent qu’il a souffert et s’est drôlement appliqué, Blain reste fidèle à ce qu’il fait toujours, imitant Blutch avec infiniment moins de talent et une maladresse souvent pesante dans la composition (la première planche, ouch !). Par contre, la mise en couleur, la couverture, la maquette, tout laisse à penser qu’on ne fait finalement pas un "Blueberry vu par" mais qu’on court bel et bien derrière la série-mère. Il s’agit de faire un succès. Sfar voulait faire Corto Maltese. On y a échappé mais voilà qu’il se venge sur Blueberry. Damned !

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      • Répondu par Henri Khanan le 8 décembre 2019 à  09:05 :

        Voila ! Blutch avait repris avec talent une planche de Jerry Spring, on rêve de voir ce qu’il aurait fait avec un album entier de Blueb. Hélas, sans doute trop occupé par son Tif et Tondu !

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    • Répondu par j-michel Lemaire le 10 décembre 2019 à  21:10 :

      Des auteurs qui se prennent pour les auteurs de Blueberry, incapable de placer leur histoire dans l’œuvre existante, mais l’ont-il lu ? Pour un vu part on aurait pu passer l’éponge, mais il n’est jamais question d’un vu par, Sfar dans sont premier scénario parlait de nouveau cycle (effrayant). On a échappé à l’horreur, Blain essai de rattraper le coup, mais ni arrive pas, il n’est vraiment pas à la hauteur. On hésite souvent, tant l’envie de rire est la. Bref un album loupé, qui n’aurait pas du exister, le pire c’est qu’il y a une suite de prévu...

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      • Répondu par Eric B. le 12 décembre 2019 à  11:27 :

        La meilleure chose à faire c’est de ne pas l’acheter en effet. De toute façon, rien qu’à le feuilleter, ça ne donne pas envie. Seule la couverture est une réussite ! On devine que beaucoup vont l’acheter par curiosité (ou comme une curiosité) mais en sortir un second du même tonneau serait une grosse erreur de la part de l’éditeur. Ce genre de coup de pocker ne va pas marcher 2 fois ! Quand on pense à ces nombreux dessinateurs pétris de talent et qui auraient pu reprendre Blueberry admirablement... Mais pour éviter toutes comparaison désastreuse avec le trait de Giraud, ils ont opté pour une solution à l’extrême opposé. Ça ne leurre personne !!!

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  • Il fallait lire Sfar évidemment (et non pas Star... c’est le correcteur qui rectifie bêtement).

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  • Joann Sfar et Christophe Blain chevauchent avec Blueberry
    8 décembre 2019 10:03, par Eric B.

    Moi j’aurais 100 fois préféré voir au dessin Ralph Meyer ou Colin Wilson...

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    • Répondu par Kyle William le 8 décembre 2019 à  23:40 :

      Dans cette école post-Giraud, Christian Rossi était sans doute le plus habile et le plus légitime. Mais il a prouvé depuis qu’il avait bien mieux à faire que reprendre Blueberry.

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      • Répondu par Eric B. le 9 décembre 2019 à  10:33 :

        Rossi ou Michel Rouge, j’y avais songé en effet...
        Mais j’aurais plutôt rêvé du retour de Colin Wilson et surtout avec un autre scénariste que Cortegianni (pas bon du tout en ce qui concerne Blueberry). Quant à Ralph Meyer, Dorison lui gâche son personnage de Undertaker, il ferait mieux de reprendre Blueberry mais là aussi avec un autre scénariste ! ! !

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  • Joann Sfar et Christophe Blain chevauchent avec Blueberry
    19 décembre 2019 08:33, par M.Lefevre

    J’ai acheté et lu "Amertume Apache".

    C’est encore pire que ce que j’avais imaginé.

    D’un point de vue scénaristique, c’est d’une pauvreté terrible. Aucune originalité dans ce scénario ultra classique et balisé, si ce n’est l’uchronie des automates qui n’ont strictement rien à faire dans un Western. Non seulement le scénario est aussi épais qu’une feuille de papier à cigarette, mais en plus il se permet de cracher sur l’héritage de Charlier. Si Blueberry est bagarreur, indiscipliné et crasseus, il est quand même pourvu d’un sens de l’honneur très fort. Et je vois mal Charlier lui faire vivre une aventure avec une femme mariée, surtout avec un homme qui est son supérieur hiérarchique et pour qui visiblement Blueberry a du respect. Tout bonnement inimaginable.

    Quand au dessin... Qu’est-ce que c’est laid mon Dieu. Non seulement le trait, caricatural, disproportionné ne colle pas à la charte graphique de la série, mais la gestion de l’encrage et de la mise en couleur est ultra moche. Blain multiplie les cases sans décors avec uniquement un fond blanc, si Giraud a pu utiliser parfois, sa démultiplication jusqu’à la nausée par Blain est particulièrement maladroite.

    C’est donc 60 pages d’un BD qui pisse allègrement sur la série mère.

    Je n’ai rien contre le fait que Sfar et Blain ait voulu faire un western. Mais Blueberry, clairement, ils ne sont pas fait pour.

    Je vais donc donner cet album qui ne peut en aucune façon avoir le droit et le mérite de rejoindre la série mère dans ma bibliothèque et je n’achèterai pas la suite.

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  • Joann Sfar et Christophe Blain chevauchent avec Blueberry
    26 décembre 2019 12:40, par dufoix

    L’album a bénéficié d’une grosse publicité. Le scénario est décevant et relève du fait divers sordide cent fois rebaché. Pas souffle, pas de grandeur, pas de moment épique. En prime le tic énervant de faire apparaître les caricartures ratées de Claudia Cardinale, Brigitte Bardot et Charles Denner dont on se demande ce qu’ils viennent faire dans cette galère. Faut-il faire revivre les héros de BD quand leurs auteurs géniaux ont disparu ? Ici un NON franc et massif force l’évidence

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    • Répondu par Henri Khanan le 27 décembre 2019 à  09:02 :

      L’éditeur a été bien audacieux de ne pas publier un Blueberry vu par...Là il s’expose à un fort mécontentement. Il ne suffit pas de reprendre une série classique en la modernisant pour obtenir le succès, je mettrai cet album à coté de l’éprouvant reboot de Bob Morane.

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