Les Âges perdus, T. 1 - Par Jerôme le Gris et Didier Poli - Ed. Dargaud

3 avril 2021 0
  • Début d’une série apocalyptique : une épopée fantastique dans une Europe retournée à l’âge des cavernes et qui doit se réinventer pour survivre !

Juste avant l’an 2000 ressurgit en France un vieux mythe : celui des terreurs de l’an mil, de la peur de la fin des temps (qu’en réalité rien n’atteste dans les sources médiévales, mais c’est une autre histoire...). Cette idée, en réalité surtout développée au XIXe siècle, a néanmoins bien imprégné les mémoires et elle constitue le point de départ d’une nouvelle série de Medieval Fantasy, scénarisée par Jérôme le Gris, qui avait déjà travaillé sur une série traitant des vikings, avec Serpent Dieu et dessinée par Didier Poli, formé à l’animation et qui a, ces dernières années, pris la direction artistique de plusieurs séries collectives chez Glénat (Le Petit Prince, Explora, Elric et la Sagesse des mythes).

Les Âges perdus, T. 1 - Par Jerôme le Gris et Didier Poli - Ed. Dargaud

Le soir de l’an mil, l’apocalypse survint donc, obligeant les rares survivants à se terrer dans des grottes ou d’obscures cachettes, laissant la place à de multiples bêtes sauvages et féroces. Les hommes redevinrent alors nomades, suivant les troupeaux pour les chasser, vivant en clans et s’abritant dans de vieilles ruines fortifiées, ayant perdu l’usage de la lecture, de l’écriture et de l’agriculture !

Pourtant, Primus, du clan de Moor, possède d’anciens parchemins et se sert des enluminures pour essayer de créer des champs de blé et ainsi pouvoir nourrir son clan, ce qui lui permettrait de pouvoir se sédentariser. Malheureusement, par là-même, il brise le rythme de vie de son clan et des autres clans et enclenche une série de catastrophes.

Cette uchronie semble vouloir développer des questions bien contemporaines, en questionnant notamment l’éternelle opposition entre chasseurs-cueilleurs nomades et cultivateurs sédentaires, entre violence et savoir également, et si l’on reste un peu sur sa faim avec ce premier volume introductif, on a hâte de lire la suite, d’autant que le dessin nerveux sert parfaitement le récit, et que ses couleurs crépusculaires soulignent bien la violence du propos. Voici une nouvelle uchronie qui s’annonce prometteuse !

(par Tristan MARTINE)

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