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Niklos Koda - T7 : Magie Blanche - Par Jean Dufaux & Olivier Grenson - Le Lombard

  • {{Jean Dufaux}} raconte volontiers que l'on ne peut pas tout expliquer. Est-ce une pirouette de la part d'un scénariste qui affectionne particulièrement les récits aux ambiances fantastiques, histoire de mieux bâcler son récit sans en avoir l'air ? Ce n'est pas le cas, ici ! En lisant le diptyque {Magie Noire} / {Magie Blanche}, on comprend ce que le scénariste voulait dire : il s'en dégage une poésie de l'étrange, justement inexplicable...

Un supplément d’âme qui intéresse semble-t-il le public, puisque Nikos Koda est aujourd’hui répertorié par Livres Hebdo dans le top 15 des meilleures ventes BD.

Une jeune et séduisante femme asiatique dîne calmement avec un neuropsychiatre renommé. Le médecin se lève, va dans les cuisines à la recherche d’un couteau, puis assassine un homme dans la salle du restaurant. Quelques heures plus tard, le « tueur » n’a plus aucun souvenir de son acte horrible.

Niklos Koda se rend au Caire, sur les traces de l’hypnotiseur Kandar. Celui-ci continue de tuer par personne interposée et notre espion comprend bien vite qu’il devra user des arts de la magie. Le vieil Ahmad les lui a enseignés autrefois, pour triompher du mal. Le vieil homme, qui est au seuil de la mort, lui dit que Kandar est assisté par un esprit. Un esprit que beaucoup craignent et que certains sollicitent ! Koda devra apprendre à duper son ennemi pour découvrir les raisons de ces meurtres.

La trame de ce diptyque est plus envoûtante que celle des deux premiers tomes de la série, eux aussi imprégnés d’éléments fantastiques sur le thème du vaudou. Le graphisme d’Olivier Grenson s’affine et mûrit d’album en album. Le dessinateur parvient à retranscrire la culture égyptienne avec élégance. On constate également l’évolution graphique du dessinateur dans les scènes plus angoissantes.

Le récit se conclut par un tour de magie qui nous laisse sur quelques interrogations. Une invitation à lire le prochain album...

(par Nicolas Anspach)

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