Yoann & Vehlmann : "Nous voulions revenir aux fondamentaux, car Spirou a été notre guide, notre repère !"

27 septembre 2010 7 commentaires
  • C’est l’un des albums les plus attendus de la rentrée ! « Spirou & Fantasio N°51 : {Alerte Aux Zorkons} » est un récit d’aventure se déroulant dans la « jungle » (et oui !) de Champignac, saupoudrée d’une bonne dose d’autodérision et d’humour. Le tempo diffère des récits de ces grands maîtres, mais c’est certain, le talent est là ! Ils nous avaient séduit avec les « {Géants Pétrifiés} », il nous épatent à présent avec ce cinquante-et-unième album de {Spirou et Fantasio} ».

Fabien Vehlmann et Yoann ont réussi leur pari : réaliser un album reprenant les ingrédients, les codes, l’humour et la saveur de certains de leurs prédécesseurs mythiques, tels que Jijé, Franquin, Fournier, Tome & Janry, tout en incorporant en filigrane leur vision des personnages. Rencontre.

Yoann & Vehlmann : "Nous voulions revenir aux fondamentaux, car Spirou a été notre guide, notre repère !"Vous êtes depuis le début de 2009 les auteurs officiels de la série Spirou et Fantasio. Dans les milieux autorisés, il se murmurait au début des années 2000 que vous étiez en concurrence avec Jean-David Morvan et José-Luis Munuera. Pourquoi n’aviez-vous pas repris la série à ce moment-là ?

FV : L’équipe éditoriale de Dupuis était divisée sur cette question. Il m’était évident que le dessin de Yoann était adapté pour la reprise et que je pourrais écrire des scénarios convaincants. Mais tout le monde n’était pas convaincu de cela chez Dupuis. Une autre équipe, Jean-David Morvan et José-Luis Munuera, a été choisie. Nous nous sommes inclinés face à ce choix éditorial. L’équipe de Dupuis pensait qu’ils étaient plus à même d’animer la série.
Le concept des one-shot «  Une aventure de Spirou et Fantasio » par différents auteurs avait déjà été évoqué à cette période. Les éditions Dupuis, qui avaient vraiment pensé à nous pour la reprise officielle, nous ont proposé d’en faire un. Pour eux, il était logique que nous publiions le premier album de cette nouvelle collection.
Cela nous a permis d’assouvir notre envie de réaliser une aventure de Spirou et Fantasio. Nous y avons travaillé en pensant que Les Géants pétrifiés seraient notre seul et unique album de Spirou. Une sorte d’album ultime (Rires). Nous avons été heureux de le réaliser sans penser que nous reprendrions par après la série.

Avez-vous écrit les « Géants pétrifiés » en pensant qu’il allait rejoindre la série officielle. Autrement dit, était-ce cette histoire que vous aviez proposé à Dupuis au début des années 2000.

FV : Non, ce n’était pas le cas ! Lorsqu’on nous a proposé de réaliser un album unique, qui serait publié en parallèle à ceux de la série officielle réalisés par d’autres repreneurs, nous avons réfléchi à une autre histoire. C’était notre unique album de Spirou et il fallait qu’ils contiennent beaucoup d’éléments : Un récit singulier et dense, mélangeant exotisme et archéologie épicée par des ingrédients à la James Bond et à la Indiana Jones. Nous avons amené une singularité entre nos personnages en les dressant l’un contre l’autre. Les Géants pétrifiés, c’est un peu une aventure de Spirou CONTRE Fantasio. Nous n’aurions pas pu commencer la reprise avec cette thématique. Il aurait été maladroit d’immédiatement opposer les deux héros dans la série…

Pour différentes raisons, les éditions Dupuis ont arrêté avec Morvan et Munuera. Pourquoi avoir accepté ce coup-ci ?

Y : Cette proposition ne se refuse pas ! Et nous avions suffisamment d’inconscience et d’orgueil pour accepter ce défi ! Nous avons lu, tous les deux, Spirou et Fantasio quand nous étions gamins. Nous connaissons un bon nombre d’albums par cœur. Cette série nous a toujours guidés et fait rêver. C’est aussi un repère…

FV : Et puis, nous étions un peu frustrés après avoir rendu les dernières planches des « Géants pétrifiés ». On était à peine habitués à animer ces personnages exceptionnels, que nous devions les abandonner. Cela changeait la donne de pouvoir reprendre la série officielle, en imposant un tempo différent tout en se donnant le temps d’installer ces modifications.

L’historique prestigieux de la série n’est-elle pas un handicap ? Plus de cinquante albums avaient été publiés dont de nombreux réalisés par des grands maîtres.

Y : Non. Nous avons eu ce type de questionnement lorsque nous avons réalisé les Géants pétrifiés. Pour nous, les enjeux de cet album étaient énormes, peut-être plus même que ceux de la reprise officielle. Comme Fabien l’a dit : Nous devions réaliser notre « ultime album ». Nous n’avions qu’un album à réaliser. On devait donc être convaincants du premier coup ! Nous avons réfléchi à différentes problématiques : Spirou est-il un personnage contemporain ou est-il condamné à ce que ses aventures se déroulent juste après le dernier album d’André Franquin, « Panade à Champignac ». Le graphisme doit-il tendre vers celui de Franquin, ou pouvons-nous prendre quelques libertés ? Quel est l’esprit de la série ? Nous étions donc, en quelque sorte, rôdés grâce à ce sérieux débroussaillage.
Nous avons cependant décidé de démarrer la reprise en douceur, tant sur le graphisme que sur le scénario. J’ai adapté mon graphisme pour qu’il tende vers plus de classicisme. J’ai repris les codes des personnages qui ont été créés ou utilisés par Franquin durant de nombreuses années. Il fallait que les lecteurs se réhabituent à la série et retrouvent leurs personnages. L’image de la série a été un peu brouillée ces dernières années.

« Les Géants pétrifiés » a eu un excellent accueil critique. J’imagine que cela vous a conforté dans vos choix.

FV : Nous avons lu effectivement de nombreuses critiques positives. Mais nous en avons aussi lu d’autres ou eu des réactions de lecteurs, qui disaient en substance : « Nous avons bien aimé les Géants pétrifiés, mais cette histoire n’est pas une aventure de Spirou ». Nous en avons déduit qu’il y avait une attente des lecteurs pour plus de classicisme dans les prochaines histoires de la série officielle. Nous avions sous-estimé cet aspect à l’époque ! On avait apporté un aspect « décalé » à Spirou et Fantasio. C’était peut-être acceptable pour un one-shot, mais pas pour la reprise de la série mère. Nous avons donc été beaucoup plus souples, plus nuancés, pour tendre la main aux lecteurs. L’histoire courte qui a été publiée dans Spirou pour les 70 ans du magazine, « Back to the Redak » a achevé de convaincre Dupuis sur notre capacité à animer la série avec plus de classicisme. En 2008, la reprise nous a été proposée de manière plus vigoureuse et claire que la première fois !

Vous tenez donc davantage compte de l’attente du public ?

FV : Oui. Nous n’avons pas abordé la reprise de la même manière que le one-shot. Les dessinateurs de la série-mère ne peuvent pas entrer dans une démarche égocentrique en obligeant les lecteurs à adhérer à leur vision. Il faut avoir l’humilité de tenir compte des spécificités de la série, d’autant plus qu’elle a été animée par de grands maîtres. Nous leurs rendons d’ailleurs hommage dans « Alerte aux Zorkons ». Les lecteurs découvriront qu’il y a de nombreux clins d’œil à Franquin, Fournier, Tome & Janry. C’était presque une forme de rituel.
J’ai également tenu à inventer une histoire simple pour mieux prendre le temps de développer les personnages. Dans cette aventure, nous retrouvons Fantasio, Le Comte de Champignac, Zorglub, Spip et quelques habitants du village. Il y avait donc de nombreux passages obligés. Nous avons revisité la mythologie de la série, pour montrer au lecteur que tous les ingrédients d’une bonne aventure de Spirou & Fantasio étaient inclus dans l’histoire.

Spirou est à nouveau vêtu de l’habit de groom…

FV : C’était aussi une manière de revenir aux fondamentaux de la série, et de nous dissocier des précédents auteurs de Spirou et Fantasio qui avaient décidé le vêtir avec des vêtements normaux. C’est aussi une manière de remettre l’univers en place, tout en le chambardant légèrement ! Champignac est quand même envahi par une jungle mutante et des monstres. Nous nous sommes amusés avec ces éléments.

Spirou est en quelque sorte contraint de garder son habit de groom. Il n’a en réalité pas le temps de l’enlever lorsqu’il est dans la camionnette promotionnelle du journal de Spirou.

Y : Oui. Spirou, c’est aussi un calot, un uniforme. Son habit lui donne un impact visuel très fort, iconique même ! On peut résumer le personnage de Mickey à une tête ronde et deux oreilles noires ; Naruto porte un bandeau sous ses cheveux orange ; Dragon ball a les cheveux en étoile et une queue de singe, etc. Le calot et l’habit de groom apporte une marque visuelle très forte à Spirou. Mine de rien, ses habits sont aussi son âme, qui s’était un peu perdue ces dernières années. Il n’est pas crédible qu’aujourd’hui quelqu’un se promène avec cet uniforme dans la rue. Nous avons donc décidé de lui donner une raison de le porter… Et qu’il soit obligé de le garder dès qu’il veut l’enlever. Il se retrouve ainsi dans une aventure au rythme effréné, sans avoir le temps de changer de vêtements. Il en sera ainsi dans les prochains albums. Ce petit jeu va nous tenir en haleine !

Fabien Vehlmann & Yoann en pleine réflexion
(c) Nicolas Anspach

Est-ce là un hommage involontaire à Philippe Tome. Soda enlève son habit de pasteur quand il quitte l’appartement qu’il partage avec sa mère…

FV : Oui. C’est paradoxal ! Nous avons recherché à rendre hommage à Franquin et à ses univers tels que Les Idées noires, Cauchemarrant, Les Robinsons du Rail, Le Trombone illustré, etc. Lorsque nous avons eu l’idée de trouver, pour chaque aventure, une astuce pour qu’il n’enlève pas son costume de groom, nous nous sommes rendu compte que ce gimmick avait été utilisé par Tome. Et c’est tant mieux car j’apprécie énormément son travail. Tout comme Fournier, avec son Bizu, Tome a su construire de vrais univers au-delà de Spirou.

Extrait du supplément du journal de Spirou : Le carnet de l’explorateur et professeur en science-naturelle Eugène Pleurotte
(c) Yoann, Vehlmann & Dupuis

L’humour et l’autodérision sont fort présents dans « Alerte aux Zorkons ». Les adultes et les enfants ne rigolent pas forcément des mêmes choses.

Y : Nous pouvions nous le permettre. Je me souviens d’une case dessinée par Franquin où un gamin s’adressait à Spirou : « Oh ! Mais vous êtes Spirou. Celui du journal. Je vous reconnais ! ». Spirou avait un journal à son nom et, en même temps, il n’y travaillait pas vraiment. Franquin avait apporté une distanciation par rapport à cela. Tome et Janry ont aussi utilisé l’auto-dérision pour faire rire les lecteurs, notamment dans des scènes où Fantasio se montre jaloux de Spirou. Dans La Vallée des bannis, Fantasio devient fou et veut devenir le héros de son propre journal, et créer « Fantasio Magazine » ! Ce type d’humour était déjà latent dans la série, et permet d’apporter une dose de fantaisie.

FV : Oui. Tome et Janry avaient inclus énormément d’auto-dérision dans Spirou et Fantasio. D’une cette manière, Jean-David Morvan et José-Luis Munuera ont conservé cette ligne, bien que les récits de ces derniers aient parfois une part de sérieux qui ne pouvaient pas plaire à tous. Il nous a semblé important de revenir à des histoires plus légères. Les meilleurs albums de Tome & Janry jouaient à la fois sur le récit d’aventure très premier degré, et aussi sur sur la distanciation amenée par l’auto-dérision. Morvan et Munuera abordaient un peu trop frontalement des drames et des choses dures (la maladie, etc). Je ne dis pas qu’ils n’ont pas eu raison d’essayer, mais je constate qu’il y a eu une sanction du public. Je me demande si dans une certaine mesure cette sanction n’est pas liée à cela. Les sujets qu’ils ont traités étaient bons, l’envie était sincère, mais était-ce le bon endroit pour traiter ces thématiques ? Les lecteurs ont peut-être simplement envie de lire une histoire sympathique, aussi agréable qu’un petit apéro. Le lecteur doit être heureux d’avoir lu cette histoire en refermant l’album. Cela n’empêche pas que les auteurs y incluent une vision plus engagée, mais il faut la faire passer avec une bonne dose d’humour et d’auto-dérision. C’est fondamental.

Y : Le lecteur sentira bien qu’Alerte aux Zorkons est plus une aventure « pocharde » !

Vous donnez le ton dès le début avec cette catastrophe qui chamboule la faune et la flore de Champignac !

FV : C’était la meilleure idée à nos yeux pour répondre aux contraintes de la reprise. On voulait renouer avec les fondamentaux : le village de Champignac, le Comte et Zorglub. Mais nous avions peur que l’histoire ne devienne rapidement monotone. Les histoires qui se déroulent à Champignac étaient celles qui m’excitaient le moins, à l’une ou l’autre exception. Il fallait donc pimenter le récit. J’ai eu l’idée de cette jungle complétement folle qui envahit Champignac. Cela nous permettait d’établir un lien avec les épisodes exotiques de Spirou qui se passent en Palombie. Nous avons pris la Palombie et l’avons amenée à Champignac pour ce récit renouant avec l’aventure (Rires). Et puis, Yoann pouvait s’exprimer librement. Il excelle dans la représentation de la jungle et des animaux.

Les monstres et autres Zorkons sont-ils un hommage à Franquin ?

Y : Depuis 1997, je dessine Toto l’ornithorynque, qui raconte les aventures de petits animaux dans la forêt australienne. J’étais totalement dans mon élément en illustrant cet univers forestier totalement exubérant ! Je me suis beaucoup amusé, avec Fred Blanchard, à inventer ces monstres. Je me suis même lâché (Rires). Ces monstres ne sont pas spécialement un hommage à Franquin et à Cauchemarrant ! Depuis cet album, on ne peut plus faire un monstre dans une BD sans que l’on ne pense à Franquin (Rires). Avant de choisir la bande dessinée comme métier, j’ai hésité à étudier la zoologie ou l’ornithologie. J’ai toujours été attiré par la faune et la flore ! Surtout les animaux bizarres. Ce n’est pas pour rien que l’on s’est tourné vers les animaux australiens avec Éric Omond, le scénariste de Toto l’Ornithorynque. Les animaux les plus bizarroïdes vivent en Australie.
L’idée de Fabien me séduisait ! Imaginer une faune mutante, à l’opposé des animaux que nous connaissons actuellement me plaisait ! Je me suis basé sur des animaux existants et les ai torturés graphiquement pour avoir une galerie de monstres bizarres, idiots et hétéroclites. Cela a entraîné différentes questions auxquelles nous nous sommes efforcés de répondre : comment un volatile avec un bec à l’envers et des griffes aux pattes se nourrit-il, par exemple ?
Il y a bien sûr un rapport à Franquin, mais aussi à Carlos Nine et Claire Wendling dans cette galerie d’animaux.

Extrait du supplément du journal de Spirou : Le carnet de l’explorateur et professeur en science-naturelle Eugène Pleurotte
(c) Yoann, Vehlmann & Dupuis

La question que tout le monde se pose : les deux jeunes femmes suédoises vont-elles revenir ?

FV : Ah ! Je me la pose également (Rires). Blague à part, Spirou et Fantasio est une série mettant en scène des garçons et la majorité du lectorat est masculin. C’est sa force et sa limite. Nous trouvions qu’il était opportun d’inclure des personnages féminins. La seule femme qu’il y avait dans les Spirou de Franquin, c’était Seccotine ! Mais si je l’ajoutais à cette histoire, l’album risquait d’être un peu trop dans le cliché ! Je ne voulais pas tomber dans une aventure mettant en scène des amis qui se retrouvent… comme des anciens élèves d’une classe qui ne se sont plus vus depuis des années (Rires). Et puis, je n’arrivai pas à trouver un angle amusant pour utiliser Seccotine ! Yoann m’a proposé ces deux suédoises qui étaient déjà inclus à une version antérieure du scénario. Nous les avons conservées ! Yoann me reproche de ne pas leur avoir donné un rôle intéressant dans cette histoire. Et il a raison !

Y : Les lecteurs et les journalistes nous posent aussi cette question (Rires)

FV : Pas au point que Yoann en parle (Rires). Il est possible qu’on les retrouve dans le prochain album, mais pas de la manière que l’on l’attendait !

… Non !? Ne me dites pas qu’on va les retrouver... nues !

FV : Je vous laisse l’entière responsabilité de vos propos (Rires). Le cinquante-deuxième album se passera sur la lune, mais il y aura énormément de personnages nouveaux ! On va se permettre d’en inventer. Je réfléchis actuellement au synopsis du prochain album. Il est possible qu’elles aient un rôle, ou non. Je n’étais pas arrivé dans Alerte aux Zorkons à leur donner un caractère marqué. Si je ne sais pas leur donner un rôle intéressant dans l’histoire suivante, elles disparaîtront. Dupuis nous a fait une fleur avec Alerte Aux Zorkons. L’album contient beaucoup plus de pages, mais nous allons revenir au format classique de 46 pages. Soit huit pages de moins ! Autant le 46 pages a été une règle à une époqueet les histoires collaient très bien à ce format, autant ce format est aujourd’hui devenu une contrainte. Chacune des planches de Franquin contenait une dizaine de cases. Aujourd’hui, il faut tenir compte de la modernité de la BD, et avoir parfois des respirations d’une demi-page, voire plus. Les récits de Franquin feraient soixante pages aujourd’hui ! Nous ne voulions pas d’un récit trop dense, sans moment contemplatifs.

Fabien Vehlmann tente d’hypnotiser Yoann
(c) Nicolas Anspach

Le cinquante-deuxième album se passera donc sur la lune !

FV : Oui. Nous allons essayer d’être dans la lignée de L’Ombre du Z et de Z comme Zorglub, qui étaient des albums à suite, que l’on pouvait lire indépendamment l’un de l’autre. Dans le prochain tome, le lecteur comprendra mieux le plan machiavélique de Zorglub !

Votre éditeur vous a-t-il enchaîné à vos tables pour que vous fassiez un album de « Spirou et Fantasio » par an ?

FV : Dupuis nous a plutôt fortement poussés à essayer de sortir le prochain album à la fin de l’année 2011. Mais nous n’avons aucune obligation contractuelle allant dans ce sens ! Nous préférerons la qualité à la quantité. Si nous devons prendre dix-huit mois pour réaliser un album de qualité, nous les prendrons ! Je veux me laisser le temps de corriger mon scénario, par exemple, si Yoann ou mon éditeur, émettaient un doute sur un élément. Il vaut mieux avoir quelques mois de retard et faire un bel album. Mais nous sommes conscients que pour relancer Spirou et Fantasio, ce serait mieux de ne pas trop traîner et d’enchaîner les albums avec régularité !

(par Nicolas Anspach)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.


Lire une autre interview de Fabien Vehlmann : « Nous recentrerons Spirou et Fantasio sur l’aventure et l’humour » (Avril 2009)

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Lien vers le site de Yoann et le blog de Fabien Vehlmann
Photo en médaillon : (c) Yoann
Photo dans l’article : (c) Nicolas Anspach
Illustrations : (c) Yoann, Vehlmann & Dupuis

 
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7 Messages :
  • "La seule femme qu’il y avait dans les Spirou de Franquin, c’était Seccotine !"

    Oui, certes, mais Fournier a apporté la magnifique Ororéa :-) Pourquoi reprendre uniquement les personnages de Franquin ?

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  • erratum : Son Goku (de la série Dragon Ball) a les cheveux en étoile...

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  • Une reprise par de nouveaux auteurs est toujours une gageure car il y aura ceux qui crieront à la trahison et les autres.

    Moi je suis assez sceptique. Non en terme de dessin, car il est normal que chaque équipe apporte sa patte, mais en terme de scénario... Il me semble bien qu’à la fin du volume précédent, la continuité était totalement chamboulée par le remplacement du Spirou originel par sa variante issue du passé, le Spirou du présent étant retenu dans le passé et étant devenu un homme d’âge mûr qui a fait en sorte que ni Zorglub, ni le comte ne sont entrés en contact de notre Dynamique Duo, altérant l’histoire pour sauver miss Flanner au prix de leur amitié avec le Comte.

    Et il semble bien que ce volume 51 fasse totalement l’impasse dessus, avec un Spirou originel toujours en place et le fait qu’ils connaissent bien le Comte, ce qui contredit grandement le volume 50...

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    • Répondu le 28 septembre 2010 à  09:38 :

      Le volume 50 Aux sources du Z est une totale catastrophe et il faut mieux l’oublier en effet, c’est de dépit que Morvan a voulu tirer une balle dans le pied des repreneurs. Y et V ont bien fait de l’ignorer comme il faut mieux ignorer La machine qui rêve.

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      • Répondu par mmarvinbear le 28 septembre 2010 à  13:13 :

        Dupuis fait n’importe quoi en ce moment avec Spirou, c’est clair. C’est en ne laissant pas le temps aux auteurs de s’installer que l’on multiplie les histoires médiocres et que l’on ruine une licence fabuleuse.

        Je pense à la base que leur première grande erreur, c’est de vouloir faire du Franquin ou du Fournier à tout prix. Avec Tome et Janry, ils avaient une paire en or qui en plus proposait une nouvelle évolution propre et audacieuse avec "machine qui rêve". La force de "Spirou" est d’avoir toujours collé à l’époque et maintenant, on reste bloqué sur les années 70 avec par exemple le costume de groom continuellement porté, proprement ridicule désormais.

        A ce rythme là, Spirou plongera au niveau du dernier Asterix d’ici trois albums, pas plus...

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        • Répondu par Willy le 29 septembre 2010 à  16:58 :

          Je dirais même plus : avec TOME & JANRY, ils avaient une aire en por !
          J’ai également fortement apprécié "Machine qui rêve" et j’aurais bien aimé pouvoir lire "Spirou et Fantasio à Cuba" (Mesdames et Messieurs de chez Dupuis, la balle est dans votre camp !)
          Pour ma part, je suis un grand fan de Spirou et Fantasio et je possède toute la collection ... Toute ? Non ! Je me suis arrêté à "Machine qui rêve" justement. Je n’ai pas adhéré du tout à la vision de MORVAN et MUNUERA. Trop manga à mon goût !
          Par contre, j’ai été plutôt agréablement surpris par ce nouvel opus de YOANN & VEHLMANN. Ce n’est pas encore du niveau des périodes FRANQUIN ou TOME & JANRY mais il y a beaucoup d’espoir ! Je vote "pour" et je leur laisse leur chance !

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          • Répondu par frederik vauthey le 15 juillet 2011 à  10:32 :

            c est dommage j aime bien n 51 sur 54pages maintenant n52 sur 46pages ,-((

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