Delaby & Xavier : « Le système de la dédicace doit changer maintenant ! »

19 décembre 2010 40 commentaires
  • Les auteurs sont en colère ! La vente de leurs dessins sur un site d'enchères quelques heures seulement après la séance de dédicace leur a fait prendre conscience des limites du système. Faut-il alors boycotter les festivals ? Ne plus accepter que des dédicaces payantes ? Des auteurs en parlent.

Les auteurs sont en colère ! est le titre d’un article récent d’ActuaBD qui relate le coup de gueule des auteurs qui voient leurs dédicaces vendues sur les sites de vente en ligne... Pour faire d’abord le tour du problème, mettez-vous sur le même pied les dédicaces en festival et celles en librairie ?

Philippe Delbay : Ma foi, non. Dans la mesure où le libraire peut être sélectif dans sa clientèle et connaitre chaque personne invitée. Cela me semble plus compliqué dans un salon, mais une solution pourrait venir par la suite et on pourrait trouver un moyen de ne pas devenir impopulaires. C’est d’ailleurs peut-être un des buts de ce marché parallèle, allez savoir ! Cela augmenterait leur petit trafic...

De nombreux auteurs ont réagi au message de Philippe Xavier, exprimant leur déception, voire leur ras-le-bol, face à cette situation. Est-ce le moment de faire changer les choses ?

Delaby & Xavier : « Le système de la dédicace doit changer maintenant ! »
Ebay, place priviligiée pour les nouveaux marchands du Temple.

Delaby : Oui, c’est le moment pour entreprendre une révision du système, mais sans être impopulaires ! Cela ne sera pas facile. On fera certainement une table ronde avec d’autres auteurs très prochainement... Je sais que beaucoup sont partants pour une révision. Tout ça doit changer. Pas dans cinq ans, pas dans deux ans, mais maintenant !

Philippe Xavier : Il n’y a qu’à voir les réactions qui fusent de toutes parts : lecteurs, libraires, organisateurs et surtout auteurs. C’est le moment d’organiser tout cela de manière efficace et équitable, en gardant cet esprit convivial qui caractérise les festivals et qui fait de ces rencontres avec le lecteur un moment privilégié. Il ne faut pas oublier que ces déplacements sont longs et fatigants pour les auteurs ! Si le plaisir de rencontrer nos lecteurs se trouve gâché par ce genre de comportement, croyez-moi, on restera tranquillement chez nous à dessiner nos albums ou à vendre nos propres dédicaces sur Ebay ! (rires)

Vous évoquiez le principe des dédicaces payantes ? Cela pourrait fermer la porte à certains fans moins argentés et cela ne ferait que les affaires de revendeurs qui joueraient sur le phénomène de rareté et de prix.

Delaby : Aux USA, le procédé est adopté depuis longtemps et personne, là-bas, ne s’en offusque. Bon, cela n’empêche certainement pas des reventes, mais ça dissuade les importuns de faire leur petit business. Là-bas, ils sont plus procéduriers que chez nous ! Mais ici c’est l’Europe, la France, la Belgique… Je ne suis pas le seul dans le métier de la bande dessinée, et j’entends que tout le monde ne partage pas ce point-de-vue ! Je le redis, évitons d’être impopulaires ! Peut-être pensez-vous que je ne sais pas où me situer ! Delaby a les fesses entre deux chaises ! Je suis d’une nature plutôt explosive, un sanguin ! Et ce que je venais d’apprendre était la goutte qui a fait déborder le vase ! Comme dit le proverbe : " Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis." Mes propos seront donc plus mesurés dans quelques jours. Cependant, si je tombe sur la personne ou le groupe de personnes qui sévissent dans ce petit business, celles-ci devront en assumer les dures conséquences !

Philippe Xavier, pour éviter de retrouver les mêmes personnes à plusieurs séances de dédicaces d’affilée, vous avez opté pour le système du screening. Pouvez-vous nous l’expliquer ?

En dédicace, les auteurs ne ménagent pourtant pas leur peine !
Ici, Muñoz en pleine action.
Photo : © N. Anspach

Xavier : En effet, je viens de faire trois séances de dédicaces à Bruxelles. J’ai donc demandé à nos amis libraires de se partager la liste des inscrits, bien trop longue pour satisfaire tout le monde, afin que chacun puisse obtenir une seule dédicace ! Pas deux, ni trois... Ce n’est bien sûr réalisable que pour les séances organisées en librairie, dans un périmètre géographique plus limité, mais je pense que cela a bien fonctionné et que chacun y a trouvé son compte.

Autre solution entendue, certains auteurs proposent de boycotter les festivals pour vendre eux-mêmes les dédicaces sur Internet, comme vous l’évoquiez tout à l’heure en riant. La méthode est dommageable car elle bafoue le lien privilégié de la rencontre entre l’auteur et le lecteur. Permettrait-elle pas de casser le marché parallèle des indélicats ?

Delaby : Il faut voir… C’est peut-être une réaction extrême, mais légitime. À votre avis et dès le départ, qui bafoue ce lien de confiance et d’échange ? Nous ne sommes pas nécessairement blindés contre ce genre d’individus et la blessure engendrée pourrait nous conduire à envisager avec plus de sérieux cette extrémité !

Xavier : Pourtant, cette méthode est très éloignée de l’esprit même d’une dédicace... Si je me déplace en festival, c’est avant tout pour passer un bon moment avec mes amis professionnels, rencontrer de nouveaux auteurs et bien sûr mon public. Offrir des dédicaces payantes sur le Net est juste un moyen d’arrondir ses fins de mois, et malheureusement, beaucoup d’entre nous en ont besoin. Je n’ai rien contre cette démarche mais, selon moi, elle n’est pas assimilable à une véritable séance de dédicace. Pour autant, si on devait pratiquer ce type de ventes directes, ni l’auteur, ni l’acheteur ne seraient grugés ou victimes de spéculateurs à la petite semaine !

En séance de dédicace, la bonne humeur est pourtant la qualité essentielle ! (de g. à d. : Dufaux, Delaby & Xavier)
© N. Anspach

Un autre problème est alors le souci des fausses dédicaces qui circulent sur ce genre de site, surfant sur le marché de la vente des authentiques. S’adresser à l’auteur ne reste-t-il alors pas la bonne (voire unique) solution ?

Xavier : On trouve vraiment de tout sur la toile ou chez des prétendus spécialistes ! C’est effrayant ! Dans mon cas, le plus simple, et cela m’est arrivé plusieurs fois, est de me contacter directement via mon blog ou facebook afin de vérifier l’authenticité du dessin que vous désirez acheter.

Delaby : Ah ! Les fausses dédicaces ! Ça, j’en ai connues et ces acheteurs-là sont encore plus cons que les autres ! (Je vais encore me faire des copains !) C’est stupide, d’autant plus qu’elles sont fort reconnaissables ! Une de mes signatures était carrément à l’envers ! Énorme !

Vous parliez d’une solution radicale. Avez-vous déjà contacté d’autres auteurs comme vous l’évoquiez ? Comptez-vous boycotter les festivals pour marquer l’opinion ?

Delaby : J’ai déjà contacté certains auteurs très proches. La suite viendra en son temps. Quant au boycott, cela pourrait être envisageable comme plan radical, mais nous n’en sommes pas encore là.

Il y a également l’idée de dédicacer avec le nom et le prénom, en indiquant la date et le lieu. Mais cela changera-t-il vraiment quelque chose ?

Delaby : C’est une bonne idée qui, par miracle, pourrait donner un état d’âme au potentiel escroc !

Xavier : Cela pourrait effectivement décourager certains acheteurs.... Dorénavant, auprès de ma signature, j’ajouterai le lieu et la date sur mes dédicaces, et non plus au crayon, mais au feutre. Et pourquoi pas un "ne peut être vendu". Je vais me renseigner auprès de ma maison d’édition pour voir ce que nous pouvons faire légalement afin d’éviter ces ventes de dédicaces sauvages, car elles restent avant tout des œuvres artistiques qui ne devraient pas être monnayées sans notre consentement.

Le futur des dédicaces, imaginé par Nat, fan de Philippe Xavier
© Nat & Philippe Xavier

Actuellement, certains libraires exigent l’achat supplémentaire d’un tirage de tête pour avoir accès à la dédicace, plutôt que de réaliser une réelle sélection à l’entrée. Une responsabilisation n’est-elle aussi nécessaire de ce côté ?

Xavier : Un dialogue plus systématique doit avoir lieu entre tous afin d’être justes et efficaces. Je remercie tous ceux qui sont devant ma table lors des dédicaces car je passe souvent un très bon moment en leur compagnie, comme ils peuvent le constater. Malheureusement, c’est vrai que les nouveaux visages sont rares...

Delaby : L’album "normal" est le plus lu, donc celui par lequel nous sommes le plus connus ! Disons que le tirage de tête doit être pour le libraire un moyen de se faire plaisir et de faire plaisir à sa clientèle dans un esprit de partage. Mais pour ma part, cela ne change rien à la rencontre qui dans un cas comme dans l’autre sera toujours source d’échange avant tout.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Lire notre article traitant des ventes de dédicaces

Sur Actuabd.com, Philippe Delaby, c’est aussi :
- des chroniques d’albums :Murena tomes 4, 5, 6 et 7, ainsi que les Complainte des landes perdues T5
- des interview : « Pour Murena, les beaux jours ne sont plus là » (Juin 2007) et « Avec La Complainte des landes perdues, nous explorons les tréfonds de l’âme humaine ! » (Novembre 2008)

Philippe Xavier, c’est aussi :
- les chroniques des tomes 2 et 3 de Croisade, ainsi que la suite intitulée Nomade
- des interviews de Philippe Xavier : "J’ai toujours été captivé par l’orientalisme" (décembre 2007) et « Jean Dufaux est mon scénariste idéal » (Décembre 2009)

Visiter le site de Croisade et le blog de Philippe Xavier

Commander leurs derniers albums :
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Photo en médaillon : © CL Detournay

 
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40 Messages :
  • Soyons honnêtes, l’intérêt d’un festival pour l’auteur, ce n’est pas de passer 4 heures à dessiner dans ses albums, au feutre, mal assis, dans le bruit et les courants d’air, mais bien de retrouver ses collègues à table, le soir à l’hôtel dans une bonne ambiance de camaraderie. Car auteur est un métier solitaire et prenant, il n’y a même plus les rédactions de journaux des éditeurs pour se retrouver, d’ailleurs tout se fait par mail, alors faire la fiesta 2 ou 3 fois par an avec les collègues, au soleil parfois, c’est bon à prendre, surtout tous frais payés, et à Angoulême ça permet de rencontrer tous les éditeurs, pratique pour refiler un nouveau projet (sachant qu’il n’y a aucune chance de voir un projet envoyé par courrier ou mail accepté), rien ne remplace le contact humain.

    Tout ça n’est possible que parce que ce sont des foires commerciales, le plus produit étant le dessin gratuit.

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  • Pour rebondir sur la phrase de Wavier "Malheureusement, c’est vrai que les nouveaux visages sont rares...", rien n’est fait pour que de nouveauc visages apparaissent.
    Plus d’une fois j’ai voulu m’inscrire à des séances de dédicaces, mais le libraire m’a fait comprendre que, n’étant pas un client régulier, je ne pouvais y avoir droit. une fois, cela passe. à la sixième tentative, on abandonne.

    Le système en lui même est une vraie mafia. Une liste d’inscrit à l’avance est une bonne solution. Après, tout va dépendre qui la gère. Si c’est le libraire directement, seul les habitués viendront car rarement, les "nouveaux" y auront accès. Le libraire va toujours privilégier ses clients qui achètent 10 albums par mois au détriment de l’occasionnel. Mais cela ne veut pas dire que ce dernier n’aime pas la BD. Possible qu’il n’a pas les moyens de se payer 150€ par mois de BD.

    Quand à la mention "Ne peut être vendu - Conctacter un avocat", oui, si cela ne dénature pas le dessin au point que ce dernier ne soit plus lisible (comme le cas sur la proposition de l’article).

    Plus généralement, ce problème est similaire à celui des photos sur Internet et le pillage qui en est fait. Comment protéger ses oeuvres... Eternel débat car il n’y a pas de vraie bonne solution.

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  • je ne comprend pas les couillons qui achete des dédicace sur le net ça me parait nul d’avoir une dédicace pas à son nom ! Les festivals sont surchargés de chasseurs de déedicaces la plus part le font pour leur collection d’autre non, mais le plus dure c’est qu’il ya de moins en moin d’enfant qui viennent dans les salons pour se faire dédicacer leur album,rappelez vous il y’a 20 ans ou on pouvait avoir deux dessins un sur son album et un dans son livre d’or ! maintenant c’est impensable a moins d’aimer se faire étriper par une 20 taine d’impatient !!!

    l’idée serait que chaque festival aient des physionomiste à l’entrée et une liste noire de gent qui ne pourrait pas rentrer....

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    • Répondu par bertrand le 23 décembre 2010 à  13:06 :

      - Permettez quand même qu’on puisse tenter de vendre les "ratés".
      - N’oubliez pas qu’un collectionneur de bandes dessinées selon ses moyen va dépenser entre 50 et 2000 euros pas mois en bd dessins et planches.
      - Dans les festivals ils y a aussi beaucoup d’auteurs qui s’ennuient parce que personne ne vient les voir.
      - Ca m’insupporte aussi de voir les requins de la dédicace se "battre" pour certains auteurs. Mais ceux là ne vendent pas forcément ensuite et sont prêt à patienter des heures contrairement à d’autres.
      - Si le prix de la dédicace est payante, la revente sur ebay tiendra tout simplement compte du prix d’achat de la dédicace et sera tout simplement vendue plus cher. Donc soyez honnetes et dites plutôt que vous voulez gagner plus messieurs. Et comparer avec les USA ? Bravo ! Belle mentalité !
      Je le redit, je revend rarement des dédicaces et je ne spécule encore moins. Mais je les vend quand un auteur s’est foutu de ma gueule, parfois moins chère que l’album m’a couté.

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      • Répondu le 23 décembre 2010 à  17:11 :

        Mais je les vend quand un auteur s’est foutu de ma gueule

        Non mais pour qui vous prenez-vous Bertrand !!! L’auteur vous fait l’honneur de personnaliser votre album, à votre demande, il prend sur son temps, gratuitement, et comme vous estimez que "l’œuvre" n’est pas à la hauteur de votre attente, vous pensez qu’il s’est foutu de votre gueule. La dédicace est une signature avant tout agrémentée, si l’auteur est sympa, d’un crobard, pas d’une oeuvre d’art.
        Son talent, l’auteur le mets dans son œuvre, ses histoires, ses planches, pas mal assis dans les courants d’air d’un festival face à un ingrat cupide.

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        • Répondu par bertrand le 23 décembre 2010 à  21:23 :

          Je suis désolé mais j’insiste : tous les auteurs ne sont pas humainement égaux et tous n’ont pas la générosité de Gradimir Smudja, des frères guedin ou de Stephane Blanquet -et des centaines d’autres heureusement- qui eux par exemple sont généreux quand il font une dédicace. J’ai déjà mis 40 euros dans un livre qui a été dédicacé par un auteur bourré désagréable et pressé d’en finir. Merci mais sans moi. Dans ces cas là qu’ils ne viennent pas c’est mieux pour eux et pour nous qui achetons. Pour qui je me prend ? Pour quelqu’un qui aime acheter des bandes dessinées et rencontrer des auteurs et d’autres passionnés. Rien de plus. Vous avez relevé dans ma réponse ce qui vous arrange pour polémiquer car vous ne vous êtes jamais séparé d’une dédicace ? Jamais ?! Hum ?.. Faire payer pour des dédicaces fera vendre seulement plus cher les bandes dessinées dédicacées sur Ebay :il y en aura moins en circulation aussi donc elles seront plus chère donc plus de spéculation. Et cela fera gagner un peu plus d’argent aux auteurs déjà bien installés, et quant aux enfants qui venaient se faire dédicacer des livres et qui ne viennent plus, à 50 euros la dédicace vous pensez qu’ils reviendront ? Mentalité de droite, d’hadopi et de sacem. Je ne vous dit pas bravo !

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  • Ecoutez, c’ est pas non plus une industrie, c’ est plus de la débrouille qu’ autre chose...
    Que l’ auteur qui n’ a jamais refourgué deux Bds filées par son éditeur, chez Gibert, leur jette la première pierre...
    Pour ma part, au moment de sa sortie, je m’ étais fait dédicacer "Alinoe" par Rosinsky.
    Je ’ avoue que ça ne m’ a pas vraiment perturbé , il y a deux ans, de l’ échanger contre les N° 02 et 03 de la mytique revue "Strange". Mes priorités avaient changées, mon attachement aussi.Voilà.
    Je dois même dire que comme je me suis aussi rendu compte que j’ avais les éditions originales des 5 premiers XIII , je les ai refilés avec et j’ ai eu les 10 premiers Strange pour finalement pas un euro.
    ça ne me parait ni glorieux, ni honteux...
    Si c’ était vraiment un marché porteur je pense que tous les dessinateurs dédicaceraient leur "exemplaires auteurs" et les mettraient eux-même en vente.
    Comme ce n’ est pas le cas la discussion est close, non ?
    Bien à vous tous.
    F.

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    • Répondu par Monsieur Pimousse le 19 décembre 2010 à  12:19 :

      Le problème majeur, c’est la personne qui vient en séance de dédicace dans l’unique intention de revendre. Ce qui est bien, c’est qu’il y en a un ou deux de ces charognard qui commence à être assez connus sur les forums.

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  • Quel cinoche pour un phénomène qui a toujours existé ..
    La solution est toute simple pourtant ... quel les auteurs les plus demandés comme Delaby arrête de peaufiner les dessins en festival . Un p’tit profil , rapidement executé sur la page de titre et toujours le même permettra non seulement à beaucoup plus de gens de rencontrer l’auteur mais aussi d’éviter qu’en cas de revente , cela atteigne des prix astronomiques.

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    • Répondu par jojo le 19 décembre 2010 à  12:54 :

      en même temps avoir une dédicace chiadée c’est top ! j’ai loupé delaby a chambé il y a deux ou 3 ans car je suis arrivé a l’ouverture mais déjà tout les "charognards du coin avaient réussi a avoir des p^lace en avance et donc sont rentrée avant tout le monde et donc quand je suis rentré 15 mn apràs l’ouverture du guiché il y avait déjà plus de 15 personnes , après une heure de queue j’ai laissé tombé ecoeuré par les type avec leur grosse valises qu’ils laissent sur place et qui vont à d’autres dédicaces. Moralité voudrait qu’on boycote les pointures et qu’on aille voir les moins connus !

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    • Répondu par Jac le 19 décembre 2010 à  13:03 :

      merci pour ceux qui viennent pour discuter avec l’auteur et qui apprécie ses merveilleuses dédicaces ....faites en salon . En ce qui me concerne et sans les citer, il m’est arrivé d’avoir des dédicaces qui ont "gaché visuellement" mon album mais je m’en fous car elles sont personnalisées !
      l’album est à moi et l’auteur a pris du temps pour me réalisé un dessin . n’est-ce pas le but . est-ce qu’une fois de plus les bons (chasseurs) doivent payer pour les mauvais !!!!
      ce qui m’interesse dans les dédicaces, c’est la rencontre, la dédicace est un plus, si elle est belle c’est un beau + !!!! voir comment travaille l’auteur m’interesse beaucoup et un petit crobard vite fait ne représente pas sa façon de travailler .
      j’organise un petit salon dans la drome ( 6 auteurs maxi ) et l’ambiance y est convivial .... certains auteurs ne veulent pas y venir ... dommage car du coup pour 6 auteurs les MAUVAIS chasseurs ne viennent pas car ils ne font pas leur beurre ..... et demandez aux auteurs qui sont venus, ils vous diront eux-meme ce qu’ils en pensent .....
      c’est peut-etre la solution .... plus d’usine mais des petits !!!!
      Jac

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      • Répondu par Jac le 19 décembre 2010 à  13:23 :

        petti commentaire perso .....qu’on entende par "gaché visuellement" : le fait que le dessin ne ME plais pas !!!! ce n’est qu’une question de gout et je ne remets absolument pas le talent de l’auteur en cause !!!
        Jac

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    • Répondu par Sergio Salma le 19 décembre 2010 à  13:51 :

      Personnellement, je trouve que monsieur( ou madame ?) Radada a raison. Tout a commencé par une légère dérive due au soin incroyable dont certains auteurs ont fait preuve. La dédicace, en fait, c’est un mot accompagné d’un dessin, un croquis, un perso ...alors y a des artistes qui ont un jour débarqué avec un chevalet et des tubes de couleurs. Ils ont commencé à émerveiller les foules en produisant pour le plaisir des aquarelles de 30cm sur 20 . Puis ce fut l’escalade. Ces petites peintures ont attiré d’autres amateurs , les files dans les festivals ont commencé à s’allonger, vu que les tableaux avec 50 personnages , des chevaux, des châteaux ça se dessine pas en 3 minutes. On a vu des tabourets, des chaises pliantes apparaître, des canapés-lits, des tentes. Ce qui était au départ une jolie idée, un salon du livre exclusivement bande dessinée ou généraliste est devenu une espèce d’endroit où se donnent rendez-vous 2 ou 300 amateurs éclairés qui ont complètement fait virer le concept. Ce qui fait que les auteurs ne donnent pas un petit dessin-cadeau en souvenir de la rencontre (et de l’achat du livre) ; ils donnent maintenant très souvent aux mêmes personnes un dessin fait sur mesure dans chaque livre que le lecteur possède ! C’est absurde ! Et rigolo. Puisqu’en fait, les auteurs participent gaiement à cette lubie. On voit des hordes de gars et de femmes vraiment passionnés par cette quête, cette recherche. Ils apportent des bouquins vieux de 35 ans pour que l’auteur, aux cheveux blancs et aux doigts fatigués pour que ce dernier l’orne de sa tremblotante esquisse.

      La dédicace n’est plus du tout un petit + sympa ; c’est devenu un boulot à la chaîne produit par des auteurs un peu excédés mais bon c’est pas la mort non plus. En effet on attend que ça passe pour aller boire , manger et rire. C’est vrai que les auteurs de bande dessinée( surtout les dessinateurs) sont des solitaires. Ils ont juste des familles avec des enfants parfois mais dans leur atelier ils sont seuls ; et la vérité c’est que le prix à payer pour un week-end de déconne et de chaleur humaine faite de saine camaraderie et de bons mots ajustés c’est de faire une vingtaine de dessins accompagnés d’abusifs "amicalement " à des Jean-Pierre, des Clotilde et des Raymond même.
      Tous ces Raymond et ces Jean-Pierre qui se baladent dans les travées , bras tendus, le livre ouvert en attendant que ça sèche.

      Papa va enfin aller faire une balade avec nous ? Au zoo ? Non, papa va travailler le week-end aussi. Il s’en va en train ou en avion rejoindre ses amis et/ou collègues histoire d’assurer le service après-vente. Et papa qui d’habitude gueule sur son éditeur parce qu’il est de moins en moins bien payé pour ses dessins, va alors en tournée pour distribuer gratuitement ses oeuvres à des inconnus ! C’est amusant.

      La deuxième déviance est apparue très vite. On a revendu les beaux petits tableaux et puis c’est le lot des gens célèbres, le moindre de leur dessin a de la valeur. C’est compréhensible que certains aient pensé à se faire un peu d’argent de poche. Puis nouvelle dérive, de petits margoulins grâce à internet ont industrialisé le bidule. Il y a des acheteurs, donc il y a des vendeurs. Celui qui vend est un peu crapuleux et celui qui achète est complètement complice. Dans d’autres milieux ça s’appelle du recel mais on tolère( toujours à cause de ces fameux repas si agréables). Au départ, ça a dû être un pis-aller. Merde, j’ai plus de sous, et là j’ai une superbe dédicace de Loisel ; ça me fend le coeur mais je suis obligé, je suis acculé. Allez je la vends. Et celle de Laudec aussi. Puis de Delaby j’en ai deux. C’est triste. Je vais la mettre aux enchères la prochaine fois , juste pour voir. Si des planches se vendent 10000 euros, une dédicace ça doit bien valoir un peu non ?!
      500 € ! Là,non, ça marchera pas , j’exagère. Pan ! Vendu !

      Dédicaces payantes ? Bof. Liste noire ? Triste. On continue ?!
      On continue. On se voit à Angoulême ?

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      • Répondu par thierry Martin le 19 décembre 2010 à  17:36 :

        je suis d’accord avec Sergio,
        pour ma part je fais un dessin rapide tout en discutant avec l’acheteur et ça se passe généralement très bien, je dessine avec un bête crayon bleu, pas de pinceaux,pas d’encre de chine,pas d’aquarelle, pourquoi, parce que j’ai déjà passé pas mal de temps sur les pages intérieur de l’album et que si le dit acheteur veut autre chose qu’il ouvre l’album, ce qui compte au final c’est juste le plaisir de l’instant et de l’échange.
        s’il en veut vraiment plus, alors ça s’appelle une commission et là on discute des modalités.

        à mon humble avis je pense déjà que les auteurs devraient lever un peu le pied sur le temps et la qualité qu’ils mettent sur certaines dédicaces, ils en signeraient plus et le temps d’attente dans les files seraient plus court, et donc mathématiquement un plus grand pourcentage de gens heureux.

        cependant je pense qu’il y aura toujours un autre pourcentage de types qui essayeront de vendre ces dessins, mais vu la "qualité" du dit dessin, l’acheteur sur eBay pourra se dire qu’au vu de la rapidité de la dédicace il peut lui aussi faire la queue et du même coup rencontrer l’auteur.

        c’est une solution, elle n’est sans doute pas parfaite et ne règlera pas tout, mais n’oublions pas, la séance de dédicace c’est d’abord une rencontre

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    • Répondu par Alois le 19 décembre 2010 à  17:15 :

      Entièrement d’accord avec Radada. Il y a un vrai délire de la part de certains dessinateurs de BD autour de la dédicace. Une dédicace, ça doit se faire en 5 minutes maximum : une tête de personnage esquissée en quelques traits, une signature et hop ! tout le monde est content. En tant que lecteur, on n’a pas à poireauter 2 heures parce qu’il y a trois personnes devant nous et ça laisse plus de temps pour discuter avec l’auteur.

      Y passer une demi-heure, comme certains, en faisant un crayonné préparatoire, un encrage et une mise en couleur, c’est n’importe quoi. En tout cas, c’est tout sauf une dédicace. Et il ne faut pas s’étonner que ceux qui revendent ces petits chefs-d’oeuvre justifient l’argent qu’ils gagnent par le temps qu’ils ont passé dans les files d’attente.

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      • Répondu par Radada le 19 décembre 2010 à  18:23 :

        Une petite anecdote : j’ai eu l’occasion de rencontrer Dave Gibbons en Belgique. Sa conception de la dédicace est la suivante : on peut lui demander n’importe quel personnage et en 3 minutes chrono , j’avais ma dédicace dans mon Watchmen...et si on voulait un personnage de face ou en action, en buste ,en pied , c’était payant ( 50€).De plus , cela laissait le temps pour un peu discuter avec lui
        Est-ce la bonne solution ? J’en sais rien . C’est certainement pas valable pour un jeune auteur qui démarre , et qui parfois pour se démarquer réalise des dédicaces couleurs ...et 30 bouquins vendus pdt un we de festival quand le tirage est à peine de 2000ex ... c’est pas rien non plus. Alors la dédicace payante ? Les dédicace de P. Delaby tournent sur la baie entre 300 et 475 (si nana, evidemment) .. Il sera toujours intéressant pour un spéculateur de payer 50 ou 100€ pour une dédicace. A noter aussi que ce business (celui qui atteint des prix de ouf) ne concerne que les auteurs dont les originaux sont devenus difficilement payables pour le communs des mortels (Delaby, Miralles,Gir,Bilal etc etc)
        A noter aussi que ce commerce de dédicace intéresse les salles de ventes aux enchères qui ne se privent pas de mettre des lots entiers de dédicaces dans leurs catalogues .
        Si il faut faire des mesures radicales , ce n’est pas que sur ebay qu’il faut chercher.
        Radada (qui a du poil au menton , mon cher Sergio)

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        • Répondu par Sergio Salma le 19 décembre 2010 à  20:31 :

          OK pardon m’sieur Radada. J’ajouterais juste deux ou trois petites choses histoire de dire quand même un peu de bien du phénomène de la dédicace . L’éditeur qui invite ses auteurs à dédicacer fait la promotion de son catalogue( par exemple lors d’une manifestation importante). Il inclut ça dans son budget promotion et il est de bon ton d’être présent pour soutenir une sortie d’album. D’autant que dans ces cas-là, la présence de l’auteur (et donc du personnage et de l’éditeur) est mise en avant dans les programmes et par conséquent dans la presse etc... ça fait partie du jeu.

          On peut aussi en étant assis à une table face à un public qui déambule, attirer l’attention. Une famille va ainsi jeter un oeil plus attentif. Il se peut que la bande dessinée intéresse un des enfants( c’est un exemple) ; le fait que l’auteur soit là en vrai est une incitation à l’acte d’achat.

          En étant dans cette catégorie-là d’auteur avec ce public familial bien précis, on est souvent amené à offrir vraiment avec plaisir un petit dessin supplémentaire à une maman ou un papa , l’enfant donne son prénom timidement et tout le monde est content.
          Et on ne parle pas des lecteurs de 10-12 ans qui rencontrent le dessinateur d’une série qu’ils suivent en bibliothèque. Ou de l’institutrice qui jubile littéralement en croisant la route d’un auteur, sachant à quel point il est essentiel d’aider les enfants à aimer la lecture.

          Bref, il y a aussi des moments magiques dans ce concert de mauvaise humeur.
          Car si ces chasseurs de dédicaces sont une dérive totale , ils ne doivent pas faire oublier tous les autres cas de figure où ça se passe très bien.

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          • Répondu par Radada le 19 décembre 2010 à  21:02 :

            Entièrement d’accord avec vous .
            Je ne fais plus de festival depuis des années , sauf en touriste. Je me limite à deux petites librairies pour l’achat de mes bds et très régulièrement , les libraires font des séances de dédicaces auxquelles je suis convié. Ce qui me plait, au delà de la rencontre avec l’auteur , est de revoir régulièrement des passionnés qui comme moi , lisent des bds ...cela permet de partager sa passion. :-D

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            • Répondu par Titon le 20 décembre 2010 à  05:45 :

              C’est parce que les libraires privilégient les mêmes personnes à chaque séance de dédicace que j’ai arrêté de vouloir faire dédicacer mes BD. J’achète pas assez parait-il, pour figurer dans cette liste.

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      • Répondu par bertrand le 24 décembre 2010 à  13:45 :

        Pas d’accord avec vous, mais ça n’engage que moi hein ! :)
        Une belle dedicace vaut le coup d’attendre et de prendre le risque de ne pas être servi.
        Quant aux dédicaces "chef d’oeuvres" en général ce ne sont pas elles qui sont revendues.
        Il faudrait je pense que les auteurs acceptent qu’une dédicace est une pièce de collection pour l’acheteur, mais aussi pour le monde de la collection de bande dessinées. C’est même plutôt gratifiant pour eux non ?
        Pour moi ceci est une mascarade qui sert à cacher la cupidité de certains.

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  • L’idée des auteurs de vendre des dédicaces sur Internet à prix modique (via leur site et/ou ebay) est loin d’être négligeable s’ils continuent à faire des séances gratuite ailleurs. Gotlib, par exemple, le fait.
    Cela éviterait de voir leurs dédicaces partir plus cher ailleurs et cela leur ferait un petit viatique ;-)

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  • Pour éviter ces pratiques et "voir de nouvelles têtes" il serait sans doute souhaitable de revenir vers une vision plus modeste des dédicaces en évitant les grandes structures ayant pignon sur rue : toujours les mêmes grandes boutiques et immenses festivals qui impliquent des tirages au sort et font le bonheur des éditeurs (plus grande visibilité)et des habitués (dont nos indésirables) mais qui dégoutent par avance certains fans et les nouveaux venus.

    On peut être bien accueilli et faire de belles rencontres dans une petite librairie spécialisée de province : le champagne ne coulera pas à flot et le directeur de collection n’aura sans doute pas sa photo dans un quotidien national mais un grand pas sera fait vers les passionnés et les petits nouveaux sans compter que le changement fréquent de lieu, les kilomètres à parcourir et la vigilance du libraire décourageront nos fraudeurs.

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  • En faisant des dédicaces très rapides (juste un pauvre profil vite torché) on accumule surtout de l’insatisfaction vis à vis de soi-même.

    Personnellement j’ai essayé une fois ou deux d’aller plus vite et j’en étais ressorti franchement démoralisé.

    Finalement je vais moins souvent en festival et je ne m’en porte pas plus mal.

    Un lecteur passionné qui m’interroge sur le contenu de mes albums sauve souvent tout un week end.

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    • Répondu par Alexandre Buchet le 19 décembre 2010 à  17:56 :

      On sent le vécu... Durdur... ;-)
      Je précise que je ne chasse pas la dédicace (j’ai horreur de faire la file :-D )

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      • Répondu par mercator le 19 décembre 2010 à  20:50 :

        Delaby et Xavier sont un peu victimes de leur succès,ainsi
        que d’autres du même tonneau !Par contre derrière eux,il y a une kyrielle qui serait ravi de voir leurs dessins se
        monayer au prix fort(mais parfois,cela n’arrive presque jamais !)Alors si on instaure un système qui empèche les
        malversations divers d’après vente,je ne suis pas sûr que tout le monde y retrouverait son compte !Que les"grands auteurs continuent leurs dédicaces,mais qu’ils ne signent
        plus sur la même page(voyez les dédicaces de monsieur Herman...)ou qu’ils adoptent un cachet(voir monsieur PH Franck...)ou qu’ils se font payés(pas de nom...)et d’autres
        qui ne veulent plus dédicacer(pas de nom aussi !).

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        • Répondu par Thierry.SBD le 21 décembre 2010 à  13:26 :

          Je vais en en dédicace depuis 10 ans maintenant, ce n’est pas un problème nouveau ! Je suis plutôt branché comics, et les auteurs de comics ne sont payes qu’a la planche, par la suite il ne touchent plus rien et vendent donc des commissions comme lorsqu’il vont en convention aux USA ou tout est a leur charge. En France avant ils ne faisaient pas payer les dédicaces, leurs frais étant complétement pris en charges. Avec le phénomènes revente sur certains salons les auteurs font payer ou encore offrent deux possibilités, un dessin très souvent de très bonne qualité gratuit qui est soit la tête ou le torse du personnage un "head sketche" soit un dessin payant"une commission" allant du crayonné pour un personnage complet de plein pied, a l’encrage et la couleur.Ce qui semble satisfaire une majorité de personne ! En effet certain auteurs pas facilement accessibles facilitent la rencontre en proposant des dessins simple donc plus rapide a d’autres plus travaillés, qui permet de contenter tous le monde.Ces règles pourraient être appliquées au Franco Belge puisque la c’est de cela qu’il s’agit. Après la solution du dessin vraiment dédicacé nom prénom pourquoi pas moi les dessins sont pour moi.... Et pourquoi pas un tampon ne peut être vendu ou un truc du genre propriété intellectuel de l’auteur,....
          Malgré tout je n’arrive pas qu’on puisse acheter un dessin au prénom d’un autre,....

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    • Répondu par STeF. le 20 décembre 2010 à  12:17 :

      Bonjour,

      j’ai depuis longtemps arrêté de faire la file pour des dédicaces. Il faut prendre congé, et je n’ai plus le courage de passer autant de temps debout à attendre un dessin qu’une fois sur 2 je n’obtenais pas.
      Mais quand je relis une veille BD et que sur la première page je trouve un dessin signé, je me remémore les quelques instants passés à regarder le maître dessiner et à begayer quelques banalités, tout penaud que j’étais...

      Toute cette discussion me rappelle qu’il y a de nombreuses années, quand je faisais encore la file, un dessinateur (Philippe Francq ?) avait créé une polémique en utilisant des cachets-tampons pour dédicacer. A l’époque, on avait crié "au scandale", mais il avait justifié sa décision par le fait de vouloir d’abord rencontrer son public, et que, devant une telle demande, il voulait éviter de favoriser certains lecteurs et il voulait contenter un maximum de monde.

      Pourquoi ne pas utiliser cette recette ? Un dessins ’tout fait’, le même pour tout le monde. Ca prend 30 secondes à faire (que ce soit un cachet ou une feuille que l’on colle), après le dessinateur peut consacrer 3 ou 4 minutes à discuter avec son lecteur.
      Et ça a le mérite de ne pas frustrer l’auteur, ce que je comprends tout à fait.

      Si on veut un "vrai" dessin personnalisé, en couleurs, et tout et tout, on le paye, c’est un travail de commande. Nombre de dessinateurs sont facilement joignables (vive internet), sinon les libraires ou les éditeurs peuvent relayer la demande. Ca permet aussi aux auteurs de faire de belles choses, de prendre le temps, mais aussi d’être payé pour leur travail, ce qui est quand même la moindre des choses.

      Et si on veut "voir le maître travailler", pourquoi les auteurs ne pourraient-ils pas diffuser l’une ou l’autre petite vidéo sur un blog ? Ou pourquoi ne pas faire de "dessin commenté" en direct-live comme ça se fait apparemment maintenant à Angoulème ?

      Enfin, voilà juste mon petit avis personnel.
      Avec une telle différence entre "dédicace gratuite simple pour rencontrer le public" et "dessin personnalisé", tout le monde pourrait s’y retrouver, je pense.

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  • La tribune de Jacques Terpant
    20 décembre 2010 12:31, par Charles-Louis Detournay

    Jacques Terpant, le dessinateur des Sept cavaliers s’associe à cette problématique des dédicaces, tout en étendant le débat à la question des festivals.

    Selon lui, au contraire des librairies, l’auteur a très peu à gagner en se rendant à ces salons. Une problématique choc à quelques semaines d’Angoulême !

    Lire la tribune que Jacques Terpant nous a accordée

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  • il faut arrêté que les dessineux se plaignent. Ils n’ont pas obligation d’aller en festival. Faites comme Bourgeon et il n’y aura plus de problème.

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    • Répondu le 22 décembre 2010 à  16:56 :

      Bourgeon a tellement du se battre contre ses divers éditeurs, qu’a mon avis,
      les dédicaces,il avait pas le temps

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      • Répondu le 22 décembre 2010 à  21:08 :

        Ça n’a rien à voir. Simplement il n’a jamais été à l’aise dans ce genre d’exercice, donc il s’en est dispensé.

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  • Bonjour tout le monde
    Ces deux auteurs sont bien gentils,mais s’ils se déplacent en dédicace c’est bien qu’ils y trouvent leur intérêt..comme les ventes supplémentaires de leurs albums,par exemple.!!!!
    Qu’est-ce que çà peut leur faire qu’elles soient revendues ??Elles appartiennent à ceux qui les ont obtenues en faisant la queue,souvent plusieurs heures durant,point final..
    Pour en avoir souvent discuté avec d’autres et nombreux auteurs tout aussi connus et de grand talent,ces derniers se contrefichent des reventes ;ce n’est vraiment pas leur problème.
    Messieurs les mécontents,ne dédicacez plus et vous n’aurez plus de soucis.
    Et personne ne parle des dédicaces ou dessins hors de prix,vendus en salles de ventes...C’est encore une autre dimension !!!Que comptez vous faire ?? Interdire,interdire et encore interdire ???
    Cela fait des des années que cette pratique est connue,alors pourquoi s’en émouvoir maintenant ??
    Un passionné collectionneur qui revendique une liberté pour tous.Chacun fait,fait,fait,ce qui lui plait,plait plait.
    Bonnes fêtes à toutes et à tous !!!

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    • Répondu par Cedric t. le 23 décembre 2010 à  09:28 :

      Bonjour,

      En même temps je comprends les auteurs qui ont les boules de voir une dédicéce à la revente. C’est un dessin qu’ils ont fait pour une personne et pas un objet mecantile. Dire que les collectioneurs revendeur font ce qui leur plait, je ne suis pas du tout d’accord. C’est un manque de respect flagrant, qui plus est pour faire de l’argent...

      Etant bénévole sur un festival, j’imagine très bien le type de personne qui revend une dédicace. Un exemple vécu : une personne vient au niveau de la librairie et me demande de quoi parle cette BD. Je lui explique, elle n’a pas l’air convaincue. Elle me demande si l’auteur est présent, je lui dit oui et lui indique ça table, où il y a quatre personne qui font la queue. Elle fait la moue et me demande de l’aider à chercher si il y a des édtions originales de cette auteur ne fait la queue. Je vois bien qu’elle ne connait pas l’auteur et lui demande pourquoi elle veut une première édition. Elle me répond qu’elle se moque de l’auteur ce qui compte c’est un dessin sur une version originale.

      J’étais abasourdit, je sais pas si allait revendre une partie de ces dédicaces, mais en tout cas c’est le genre, si j’étais auteur, que j’aimerais pas trop rencontrer tout comme les fous collectionneurs que l’on peut voir sur plein de festival qui serait prêt à tuer père et mère pour une dédicace.

      Heureusement tout le monde n’est pas comme ça, mais comme d’habitude le plus grand monde va patir de ce qu’une minaurité fait. Ca c’est plutôt triste mais bon...je comprends le degout de certains auteurs.

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    • Répondu le 23 décembre 2010 à  12:18 :

      Tout à fait d’accord avec vous !

      Deux petites remarques en passant :
      - certains auteurs arrondissent leur fin de mois en vendant des dédicaces réalisées spécifiquement, en passant par des marchands (je pense à Simon, Taymans, Walthery, Wasterlain...). Cela n’est pas choquant et permet à des personnes ne pouvant se rendre à des festivals, d’acheter légalement des dédicaces sans léser personne...

      - certains auteurs, tels Weinberg, m’ont dit adorer l’exercice de la dédicace (si, si, çà existe) et quand on compare ce grand bonhomme qui emporte une pile de BD à son hôtel lors d’un festival pour les dédicacer jusqu’à 3h du matin puis les rapporter le lendemain et ces "stars" de la BD qui condescendent à venir dédicacer une petite dizaine d’albums pendant une heure, on se dit qu’il y a vraiment 2 poids, 2 mesures...

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      • Répondu le 23 décembre 2010 à  14:10 :

        quand on compare ce grand bonhomme qui emporte une pile de BD à son hôtel lors d’un festival pour les dédicacer jusqu’à 3h du matin puis les rapporter le lendemain et ces "stars" de la BD qui condescendent à venir dédicacer une petite dizaine d’albums pendant une heure, on se dit qu’il y a vraiment 2 poids, 2 mesures...

        Ah oui, d’un côté il y a quelqu’un qui se conduit comme un imbécile et de l’autre des personnes qu’on peut respecter.

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      • Répondu le 28 décembre 2010 à  13:53 :

        A propos de wasterlain... il fait peut etre des dedicaces payantes ?... je sais pas....mais il a fait gratuitement une magnifique dedicace pour mon gamin... en pleine page et en couleur :))) ... une vraie oeuvre d art qu il montre à ses copains :)
        Donc peut etre que les dessinateurs devraient etre un peu physionomiste ou bien etre accompagné d un physionomiste de l editeur :
        - Une belle dedicace pour les vrais lecteurs (faut pas pousser, ça se devine quand meme)
        - Une dedicace à minima pour les speculateurs..
        Joyeuse fetes

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        • Répondu par LC le 30 décembre 2010 à  04:06 :

          Le génial Marc Wasterlain a racheté les stocks d’albums de Docteur Poche et Jeannette Pointu à Dupuis quand ils les ont supprimé du catalogue.

          Il a fait dans ces albums des dessins pleine page en couleur hommage à Hergé (reprenant des couv de Tintin avec Jeannette dans le rôle titre) qu’il vend à l’occasion de festivals à des collectionneurs qui ont les moyens (albums épuisés+Beaux dessins= prix élevé).

          Malgré son génie et l’influence incroyable qu’il a eu sur la BD franco-belge à partir des années 70, Marc Wasterlain n’a jamais été un gros vendeur d’albums, de plus la majeure partie de son oeuvre n’est même plus disponible aux catalogues de ses éditeurs, donc les droits d’auteurs ne doivent pas être mirobolants, or Marc, comme tout un chacun, ne vit pas d’amour et d’eau fraiche, il n’y a donc rien d’anormal ou d’honteux à ce qu’il gagne sa vie en vendant ses albums et ses dessins.

          Par ailleurs, il ne s’agit pas là de "dédicaces", Marc Wasterlain dédicace ses albums qui sortent (les Pixels dernièrement) gratuitement, avec enthousiasme, aux enfants comme aux adultes.

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          • Répondu par gaduguil le 22 novembre 2011 à  14:52 :

            Il y a une solution et pas d’autre, il faut garder les dédicaces gratuites mais le festival doit rémunérer les auteurs et les recevoir comme il faut. L’indemnité pourrait être de 200/400 euros, bien sur, tous les frais de l’auteur doivent être aussi pris en charge. Si pour certains cette somme est ridicule, pour la majorité c’est quand même un geste et une reconnaissance de leur travail.
            Un bon festival de taille humaine ne doit pas dépasser 35/40 auteurs, autrement on tombe dans l’usinage.

            J’ai organisé pendant qqs années un festival, je sais de quoi je parle, il faut rémunérer les auteurs et pour cela il faut se retrousser les manches pour trouver des mécennes et sponsors , alors ... au boulot. La vérité est dans la sueur.
            Ceci dit nous n’avons jamais rémunéré un auteur, pas les moyens, mais on y a pensé. Méa culpa, on ne s’est pas assez retroussé les manches.
            Je pense qu’il faut une équipe qui "en a" pour se lancer à payer les auteurs, et on parlera d’elle.

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          • Répondu par wasterlain marc - dessinateur le 21 novembre 2014 à  22:22 :

            Wasterlain Marc - Puisque je suis cité, ici, on me permettra d’apporter réponse sur le sujet de dédicaces et des festivals. Il faut savoir que tous les festivals louent des emplacements à des soldeurs, revendeurs , concurrençant ainsi le libraire officiel de la manifestation. Les dessinateurs voient arriver pour la dédicace, quantités d’albums soldés sur lesquels, ils ne touchent pas de droits d’auteur.
            Pour contourner ce phénomène, nombre d’auteurs proposent des ex-libris ou illustrations rehaussées de couleur. Je vois souvent de jeunes auteurs s’échiner à dédicacer 2 ou 3 jours durant leurs albums neufs, déjà soldés, parfois par l’éditeur lui même...J’accepte cependant , plus souvent que je ne le voudrai de dédicacer ces albums présentés mais mon dessin est alors plus simple. D’autre part, je me retrouvais
            régulièrement avec une pile d’albums à dédicacer chez moi et devoir les renvoyer à leurs propriétaires. Alors, j’ai décidé d’en préparer à l’avance pour les amateurs et collectionneurs - M.Wasterlain

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            • Répondu par wasterlain marc - dessinateur le 22 novembre 2014 à  12:07 :

              Wasterlain Marc - Complément d’information -
              J’ajoute que le droit d’auteur perçu à la vente d’un album(En général, 10% du prix libraire H. TVA- à partager avec les éventuels coauteurs)a beaucoup changé ces dernières années.
              Chez la plupart des éditeurs, la planche n’est plus payée que par des avances sur droit, dont on ne voit rarement plus le retour, après payement du travail des planches. Quand on sait qu’un nouvel album ne reste plus en rayon de librairie que TROIS JOURS (contre un mois il y a encore 5 ans), on peut comprendre le désespoir de tant de jeunes auteurs.
              Il m’a fallu découvrir sur des sites de vente mes jolies dédicaces en couleur, pour comprendre que certains partisans de la dédicace gratuite étaient surtout de parti"prix".
              M.Wasterlain

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