Justice League T1 – Aux origines – Par Geoff Johns & Jim Lee – Urban Comics

12 juin 2012 0 commentaire
  • Annoncé il y a maintenant un an aux USA comme le blockbuster du New 52, Justice League arrive enfin en France sous l'égide d'Urban Comics. Le renouveau est là mais l'attente en valait-elle le peine?

La Justice League revient enfin après avoir connu de nombreuses mésaventures suite à des options éditoriales hasardeuses sur le choix des personnages la composant, mais également à cause de la médiocrité de ses scénarios fleurant la mauvaise série B. Geoff Johns a fait table rase de cette politique et nous livre ici une rencontre détonante entre les différents super-héros de la Ligue, dans un flash-back nous nous ramène cinq ans en arrière en pleine invasion extraterrestre.

Le scénariste n’a quasiment plus rien à prouver, il est l’auteur de quelques-uns des meilleurs scripts récents du label et il nous le prouve une fois encore avec un argument narratif tenant sur un ticket de métro, enchâssé de cliffhanger comme il peut seul les faire. Qui plus est, pour utiliser une métaphore politique de saison, il arrive à donner un temps de parole quasi égal à tous ses personnages, bavards mais sans pour autant s’embourber dans des dialogues inutiles.

Justice League T1 – Aux origines – Par Geoff Johns & Jim Lee – Urban Comics
(C) Jim Lee/Urban Comics

Pour illustrer un scénario qui reste très efficace sans casser des briques pour autant, le retour de Jim Lee sur le devant de la scène s’imposait. Ses quelques années passées derrière un bureau (il exerçait davantage ces dernières années le rôle d’éditeur que celui de dessinateur) explique pourquoi ce premier numéro n’est pas à la hauteur d’un Batman Hush ou encore d’un Superman For Tomorrow. Mais le brillant dessinateur des X-Men retrouve assez vite ses marques, ses automatismes et surtout son niveau au fil des six numéros composant ce premier tome, déchaînant tout son talent sur les illustrations pleine page ou dans un découpage incisif qui vous rappelle que vous n’êtes pas dans un film, mais dans une bande dessinée.

(C) Jim Lee/Urban Comics

Le travail éditorial d’Urban Comics est convaincant : En plus des couvertures originales, ces Variant Covers chères au cœur de tous les fans, des six premiers fascicules américains, cette édition s’agrémente des croquis préparatoires des différents héros. Dommage qu’ils soient au format timbre-poste plutôt qu’en pleine page.

Justice League est le blockbuster que nous attendions. Comme d’habitude avec ce New 52, il s’adresse aussi bien aux nouveaux lecteurs qu’aux lecteurs de la première heure.

Offrant de l’action sans tomber dans une débauche de testostérone, son intrigue glisse habilement de page en page, animée par Jim Lee avec son habituel brio, le lecteur retenant son souffle jusqu’à la fin, happant un peu d’air avant de se replonger dans la suite.

(C) Jim Lee/Urban Comics

(par Antoine Boudet)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

  Un commentaire ?