Angoulême 2022 : Le jury du Prix « Eco-Fauve » claque la porte !

  • Décidément, le Prix Eco-Fauve Raja d’Angoulême ne cesse de faire des remous. Après le coup de gueule d’Yves Frémion rappelant qu’un prix écolo existe à Angoulême depuis un quart de siècle, après les critiques émises à l’encontre de certains membres du jury trop proches de l’industrie nucléaire pour ne pas être suspectés de complaisance, voici que ce même jury démissionne pour ne pas associer son vote à une marque multinationale de l’emballage. Il faut dire que l’écologie, à quelques mois d’une échéance présidentielle, est une question éminemment politique.

Sur la page FaceBook de François Olislaeger, ci-devant président du Prix Eco-Fauve du Festival International de la BD d’Angoulême 2022, pressenti pour en réaliser la mascotte, on découvre que le jury du Prix Eco-Fauve Raja ne sera pas à Angoulême les 18 et 19 mars prochains.

Pourquoi ? « Nous avons été choisis, et nous en étions ravis, par le festival international de la bande dessinée d’Angoulême pour être jury de son nouveau prix écologique dit "Eco-Fauve", explique en substance un communiqué publié sur sa page. Nous avons découvert après coup, sans en avoir été informés lors de l’invitation, que le nom du prix était associé à celui d’une marque, Raja, multinationale de l’emballage et partenaire/sponsor du festival. »

Cette association, selon le communiqué, a paru inappropriée au jury qui a proposé au FIBD « de protéger le sens de ce prix dès sa première édition » en supprimant la mention de la marque dans son intitulé. Évidemment que cela n’est pas passé auprès de la direction du festival qui a créé ce prix sponsorisé -comme le Prix Polar SNCF- et qui compte bien sur ce partenaire, présent déjà depuis plusieurs années à ses côtés, pour financer son événement.

Devant ce refus, le jury du prix a démissionné : « Le prix continuera de s’appeler "Raja-Eco-Fauve", avec toutes les déclinaisons commerciales que cela implique » constate piteusement le communiqué. François Olislaeger (Un Autre Monde est possible chez Hachette, Écolila chez Actes Sud...) ; l’activiste Camille Étienne, ancienne porte-parole du mouvement « On Est Prêt », créatrice du duo artistique « Avant l’orage » ; l’astrophysicien au CEA de Saclay Roland Lehoucq, enseignant du master « Approche Sociale des Enjeux Énergétiques » de l’université de Paris, auteurs d’ouvrages d’écologie et pop-culture ; Inès Léraud, journaliste et documentariste produisant pour France Culture, France Inter et Arte Radio, qui entremêlent questions écologiques et sociales, et collaboratrice de plusieurs journaux d’investigation, par ailleurs autrice de la BD Algues vertes ; et enfin la directrice de recherche CEA au Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement Sophie Szopa ne seront donc pas à Angoulême et ils ont tenu à le faire savoir.

Une décision curieusement tardive

Objectivement, il y a de quoi être surpris. L’association du Prix Eco-Fauve avec la marque Raja avait été annoncée à la conférence de presse du festival en novembre dernier et avait même fait l’objet d’un communiqué largement diffusé le 6 décembre. ActuaBD.com s’en était fait l’écho début décembre, non sans signaler l’antériorité du Prix Tournesol initié par les Verts voici plus de vingt-cinq ans. Yves Frémion, que nos lecteurs connaissent bien, y était même allé de son coup de gueule le 16 décembre.. Notons au passage que le premier Prix Tournesol décerné il y a un quart de siècle, l’avait été à... Jean-Claude Mézières (et Pierre Christin).

Pourquoi cette position deux mois après, à un mois de l’échéance du 17 mars, premier jour d’un festival reporté ? Prurit électoral ? Peut-être. Embarrassé, un des membres du jury nous explique qu’ils ont découvert cette association au groupe Raja dans… ActuaBD.com. Le temps de discuter entre eux et d’échanger avec le FIBD, ils ne réagissent que maintenant.

Un sujet éminemment politique

On le sait, la question de l’écologie est au cœur du débat électoral, en particulier sur le sujet du nucléaire et de l’économie renouvelable. Elle est au cœur aussi de l’actualité en librairie puisque, en ce mois de janvier, Le Monde sans fin de Christophe Blain & Jean-Marc Jancovici est N°1 dans le top des ventes de Datalib et caracole vers les 300 000 exemplaires vendus. Ce titre figure d’ailleurs dans la sélection de l’Eco-Fauve.

Ce n’est pas non plus la première fois que les auteurs influent sur les Prix d’Angoulême. On se souvient de Greg qui, en 1988, ayant droits d’Alain Saint-Ogan, retira la mascotte d’Alfred aux organisateurs du salon. On se souvient de Lewis Trondheim, à peine élu Grand Prix en 2006, exigeant que l’on vire les Centres Leclerc des sponsors du FIBD.

Ce n’est pas non plus la première fois que les politiques se pressent au FIBD pour profiter de la lumière, avec là encore à la clé quelques polémiques. Le candidat malheureux aux primaires des LR des Présidentielles 2022, Xavier Bertrand, avait brocardé le Président Macron dans un débat sur le mode : « Moi président, je ne me ferais pas offrir un T-Shirt contre les violences policières… »
Enfin, EELV qui pilote le Prix Tournesol (on vous en reparle prochainement) a moyennement apprécié ce prix concurrent. Yves Frémion, timonier du Prix Tournesol, commentant la démission du jury, nous dit : « - C’est la conclusion d’une mauvaise action ! Ils feraient mieux de renoncer au prix et de multiplier les actions écologiques dans le cadre de leur festival, ce ne serait plus du "green washing" mais du "green acting" !  », . Tout cela n’offre pas un contexte excellent. Franck Bondoux, le délégué général du FIBD, va désormais devoir se méfier des petits hommes verts...

Angoulême 2022 : Le jury du Prix « Eco-Fauve » claque la porte !
Francis Groux, fondateur du FIBD à côté de la mascotte du festival sculptée en carton par la firme Raja, sponsor du festival depuis plusieurs années.
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Inquiétudes

Que va faire le FIBD sans jury ? On attend sa réaction. Il y a de son côté un certain agacement. Depuis plusieurs années, ses organisateurs se sentent « pris en otage » par les uns et les autres pour servir de caisse de résonance à des causes politiques ou sociétales. Ils ne sont pas les seuls : le dernier Festival du film de Cannes a lui aussi été entaché par ce genre d’action.

Il y a quelques jours, la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse a décidé de quitter la table des négociations professionnelles dans le secteur du livre avec le Ministère de la Culture : «  Le calendrier électoral dicte d’arriver rapidement à des résultats, déclarent-ils dans leur communiqué. Or, ce qui se profile n’est pas satisfaisant pour nous. La Charte a donc pris la décision difficile de se retirer des négociations, et ne signera pas l’accord qui en est issu. »

Le groupe des AAA (Auteurs Autrices en Action) a communiqué également de son côté (nous vous en parlerons plus longuement prochainement) une « Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle » où ils reprennent bon nombre des revendications de la Charte. Les organisateurs du FIBD craignent que, cette année encore, le festival soit perturbé par des manifestations d’auteurs.

Angoulême, depuis 49 ans, est vécue comme une « Fête de la BD », comme une vitrine d’une activité qui cette année encore, se signale par son dynamisme. Il est clair que ces polémiques plombent un peu l’ambiance.


MISE À JOUR 10h54.

LA RÉPONSE DU FESTIVAL :

À propos de la démission du jury du Prix Éco-Fauve Raja et des commentaires de certains de ses membres

Les membres du jury que le Festival avait sollicités pour leurs compétences et leurs engagements, à des titres très divers, dans le domaine de l’écologie, ont considéré collectivement qu’il n’était pas envisageable qu’une entreprise, quelle qu’elle soit, puisse parrainer ce Prix. En conséquence, ils ont fait le choix de ne plus assurer cette fonction.

Le Festival a pris acte de leur décision (par écrit, après avoir échangé avec eux) et leur a indiqué qu’il allait désigner, dans les meilleurs délais, un autre jury (pas forcément de même nature) afin d’être en mesure de proclamer un lauréat. Cependant, certains membres, auteurs de bande dessinée, ont fait le choix, sans en avertir en rien le Festival, de communiquer sur leur prise de position.

Le commentaire du Festival à ce sujet intervient dès lors à deux niveaux :

De manière factuelle

L’ensemble des membres de ce jury était parfaitement au courant que le Prix concerné était parrainé (par RAJA). Lors de l’annonce de sa création au moment de la conférence de presse du Festival, le 23 novembre dernier, sa dénomination (Éco-Fauve Raja) a bien été mise en avant, en même temps qu’étaient annoncés les livres en sélection. Depuis cette date, de nombreuses actions ont été conduites (mise en ligne sur le site du Festival, réalisation de vidéo, intégration dans le livret des Sélections Officielles…). Un communiqué de presse du 9 décembre annonçait très officiellement la composition du jury, à l’issue de l’accord de ses membres (rappelant au passage les livres en compétition). Réagir aussi tardivement, le 5 janvier, plusieurs semaines après ce lancement et les actions qui l’ont suivi, pose donc des problèmes au Festival et interroge sur les motivations qui fondent une telle attitude…

Il est facile de réaliser un dessin satirique sur le Festival afin d’avancer l’idée que l’événement serait corvéable à merci par rapport à son partenaire. Il l’est peut-être moins, pour l’auteur de ce dessin, d’expliquer comment on peut agir ainsi après de tels échanges :

Mail du Festival le 29 octobre 2021, demandant à François Olislaeger de réaliser le trophée du nouvel Éco-Fauve Raja (prestation rémunérée).
Réponse de François Olislaeger le 30 octobre : « Oui j’ai bien compris les demandes. C’est très enthousiasmant. J’ai déjà commencé et ai quelques idées. »
Mail du Festival le 17 novembre 2021 : « Nous souhaiterions savoir si vous accepteriez de présider le jury Éco-Fauve-Raja ? »
Mail de réponse le 21 novembre 2021 de l’auteur contacté : « Merci pour l’invitation à présider le jury, j’accepte avec plaisir », puis le 28 novembre : « quelle belle initiative de remettre ce prix. »

De manière générique

Le Festival rappelle et précise :

Que la création de ce Prix partait du constat de l’enjeu sociétal majeur que constitue aujourd’hui, à l’échelle planétaire, la question écologique et de l’observation d’un intérêt croissant d’autrices et auteurs pour traiter de ce sujet (à des échelles macro et micro). Il s’agissait par conséquent pour lui de mettre tout particulièrement en avant des œuvres portant sur toutes ces dimensions, via des formes de médiation propres au Festival : réalisation de vidéos, action en ligne, intégration dans le Livret des Sélections Officielles (diffusé, entre autres, aux bibliothèques et médiathèques), exposition et rencontres-débats dans le temps du Festival, relations presse… Ce Prix est une initiative du Festival, initiative que son partenaire, Raja, sollicité, à bien voulu soutenir.

Qu’en tant qu’événement culturel, il s’inscrit dans une démarche fédératrice et ne saurait, par conséquent, considérer, à priori, que toutes les entreprises, puissent être illégitimes pour s’engager à ses côtés, avec sincérité, dans la construction d’actions en faveur de la promotion d’un genre ou d’un sujet en lien avec la bande dessinée. En ce sens, que l’une d’entre elles - en l’occurrence Raja partenaire du Festival depuis maintenant des années, dans les bons comme dans les mauvais moments - permette au Festival de déployer différentes formes d’actions pour promouvoir des livres en lien avec l’écologie, lui apparaît comme une valeur ajoutée (cette société n’intervenant en rien dans la désignation du lauréat potentiel). L’idée que toute entreprise serait par définition impropre à participer d’une telle démarche positive n’est pas recevable et ce d’autant plus qu’on insiste aujourd’hui sur les dimensions de RSE qui doivent désormais prévaloir de plus en plus chez celles-ci. Il en va de même pour les accusations systématiques de greenwashing qui s’apparentent à des procès en sorcellerie. À cet égard, il n’est pas inutile de souligner qu’à aucun moment les membres du Jury et les auteurs concernés ne se sont intéressés à la démarche éco-responsable de Raja, malgré les propositions du Festival, se contentant de rester à un niveau de principe englobant toutes les sociétés.

Qu’il n’est pas inutile de rappeler qu’afin qu’un livre rencontre ses lecteurs, il doit être relayé jusqu’à eux par « la chaîne du livre ». Une chaîne qui se compose précisément d’entreprises. Le livre lui-même utilise, consomme, du papier et il est livré, par des camions, dans des cartons. Même la dimension immatérielle des clics en ligne qui en font la promotion est, on le sait, consommatrice d’énergie. Chacun des acteurs de la chaîne du livre – y compris les autrices et auteurs eux-mêmes en général et ceux qui s’expriment aujourd’hui - est par conséquent, comme tout citoyen, confronté à des principes de réalité qui l’empêchent de prétendre à un comportement totalement irréprochable et neutre en matière d’empreinte écologie. Le Festival n’y fait pas exception. Mais toutes les bonnes volontés s’efforcent, en conscience, de s’inscrire dans des trajectoires de progrès dans ce domaine, et de faire, pas à pas, progresser cette cause. L’Éco-Fauve Raja se veut une pierre dans cet édifice.

Que le secteur de la bande dessinée a besoin, comme beaucoup d’autres secteurs artistiques, du concours d’entreprises partenaires (pas seulement sur le plan budgétaire, mais aussi au regard des savoir-faire qui sont les leurs, et de l’ouverture au monde qu’elles apportent, notamment via leur secteur d’activité). Les plus grandes institutions et événement culturelles ont recours à elles : le Festival de Cannes, Les Rencontres photo d’Arles, la Comédie Française, l’Opéra de Paris, le Musée du Louvre, le Centre Pompidou, le Musée d’Orsay, Le Musée Jacques Chirac du Quai Branly… on ne saurait les citer toutes tant la liste est longue. De nombreux Prix sont parrainés par des entreprises (les victoires de la musique pour ne citer qu’elles puisqu’elles sont dans l’actualité). Dès lors qu’une éthique accompagne cette démarche, elle est parfaitement légitime. Pourquoi ne pourrait-il pas en être ainsi dans le secteur de la bande dessinée, qui fait figure de parent pauvre en la matière, tant est réduit le nombre d’entreprises qui l’accompagnent (en comparaison avec le cinéma, la musique, l’art contemporain…) ? Incontestablement le choix des membres du Jury et des auteurs concernés envoie un contre-signal fort à l’encontre de cette évolution. Pourtant, et pour prendre un exemple récent, l’apport des entreprises partenaires du Festival aura contribué significativement à lui permettre de surmonter son annulation en 2021 et de se présenter en capacité de promouvoir des artistes et leurs œuvres en 2022.

Qu’il continuera d’agir, en partenariat avec Raja, – et les pouvoirs publics naturellement - à travailler sa trajectoire dans le domaine du développement durable, et à développer solidairement des actions de sens avec les 3 000 collaboratrices et collaborateurs de ce Groupe et ses dirigeants, au premier rang desquelles sa Présidente.

Dans un contexte ou le Festival doit surmonter une situation sanitaire qui l’aura largement affecté - à l’instar de nombre d’événements culturels - et où il lui faut, à l’aune de son cinquantenaire, évoluer pour répondre aux enjeux de l’écosystème de la bande dessinée ; qui peut douter qu’il aura besoin du concours de tous ses partenaires publics et privés ?

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Source : Datalib
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10 Messages :
  • La réponse du festival est d’un incroyable cynisme !

    Répondre à ce message

    • Répondu par mmarvinbear le 10 février à  16:24 :

      D’un coté on se plaint de ce que les citoyens ne se préoccupent plus de politique.
      De l’autre, on se plaint que de mêmes citoyens se servent de grands événements pour faire avancer des causes qui leur tiennent à coeur.

      C’est tout le paradoxe de l’existence.

      Ceci dit, il y a la façon de faire et les anciens jurés n’ont pas selon moi agit de la bonne façon.

      il y a des manières d’un coté comme de l’autre à respecter. Ceci dit, je ne blâmerai pas le festival qui n’a fait que se défendre en montrant des échanges prouvant que les démissionnaires n’avaient pas autant de pudeurs de gazelles qu’elles ne l’affirment.

      On sent dans cette affaire l’existence d’un petit parti moteur et d’un gros parti de suiveurs.

      Bon allez moi, je dois encore faire le plein de mon SUV diésel. Et mes expéditions de rôti de panda ne vont pas se faire toutes seules.

      Répondre à ce message

    • Répondu le 10 février à  17:03 :

      Le festival défend son point de vue. Mais il est très inélégant de rendre public des échanges de mail. Le membre du jury cité de la sorte a bien le droit de changer d’avis.

      Répondre à ce message

  • Étienne Davodeau demande à ce qu’on retire sa BD "Le Droit du sol" de la sélection : https://pbs.twimg.com/media/FLUJw76XwAEUtc7?format=jpg&name=medium

    Répondre à ce message

    • Répondu par Milles Sabords le 11 février à  20:02 :

      Bravo à Davodeau, entier et fidèle dans la démarche de son travail !

      Répondre à ce message

    • Répondu par BD16 le 14 février à  07:17 :

      Christophe Blain et Étienne Lécroart ont également demandé que leurs livres soient retirés de la sélection.
      Ce n’est pas vraiment le cas du jury, contrairement à ce qui est dit ici : selon le communiqué des jurés, ils ont été « évincés » lorsqu’ils ont demandé que le nom de Raja ne soit pas intégré au nom du prix. Ils ne sont donc pas « démissionnaires », ni n’ont « claqué la porte ». Ils ont formulé une exigence, légitime, et la réponse de la SARL 9eArt+ fut déjà d’une grande élégance, comme toujours : dehors ! Ouste ! Circulez ! Vous êtes virés ! Ce n’est pas ce qu’on appelle une démission.

      Répondre à ce message

      • Répondu par Milles Sabords le 15 février à  06:25 :

        Au final, de bien beaux livres, dans une grosse bagarre d’égos, alors que tous les jours on mesure combien le climat n’est pas la priorité des populations à la vue des masques chirurgicaux qui jonchent les villes et les campagnes. Preuve que le vivier du lectorat BD n’est pas si étendu que cela.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Fred le 16 février à  16:53 :

          N’importe quoi, des études ont montré qu’il suffit de 2% de personnes inciviques pour donner une allure de poubelle à une rue.

          Répondre à ce message

  • Alors ? Que reste-t-il de ce prix "écolo" qui fait doublon avec le vrai prix écolo maintenant qu’il ne reste que 3 albums en lice et plus de jury ?

    Répondre à ce message

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