Palmarès d’Angoulême 2022 : la BD alternative réussit son grand chelem

  • Avec « Écoute jolie Márcia » de Marcello Quintanilha (Éditions çà et là), , « Des vivants » de Raphaël Meltz, Louise Moaty, Simon Roussin (éditions 2024), « Un visage familier » de Michel Deforge (Atrabile), « La vie souterraine » de Camille Lavaud Benito (Les requins marteaux) ou « Le grand vide » de Léa Murawiec (éditions 2024), il est clair que le palmarès récompense en priorité les « petits éditeurs » de la BD alternative. Il n’y a guère que le Spirou d’Émile Bravo (Dupuis) dans le Prix des séries, Yojimbot T.1 par Sylvain Repos (Dargaud) ou Stuck Rubber Baby d’Howard Cruse (Casterman) dans le patrimoine qui sont le fait de grands éditeurs. Ca va encore râler dans les forums…

La soirée a été ouverte par un émouvant hommage filmé de Pierre Christin à son éternel comparse Jean-Claude Mézières, et une pensée pour les auteurs disparus ces deux dernières années.

Avant d’annoncer les Fauves, il a également été rappelé, et remis, les prix déjà révélés voici quelques mois mais que la situation sanitaire n’avait pas permis de remettre : prix du Palais de la porte doré, attribué à La saveur du béton de Kei Lam, prix Konishi (meilleure traduction d’un manga) attribué à Nathalie Lejeune pour son travail sur Blue Period, le prix René Goscinny attribué à Jean-David Morvan pour le scénario de l’album Madeleine, Résistante, le prix René Goscinny jeune scénariste (moins de 3 albums publiés) attribué à Raphaël Meltz et Louise Moaty pour l’album Des vivants, et enfin un rappel des prix Découverte et jeunesse dont nous nous sommes déjà fait l’écho.

Palmarès d'Angoulême 2022 : la BD alternative réussit son grand chelem
© Photo : Jérôme Blachon

Palmarès 2022 des Fauves :

Fauve d’or
- Écoute, jolie Márcia - Par Marcello Quintanilha - çà et là
Déjà favori de la rédaction d’ActuaBD.com, le Fauve d’Or 2022 est une nouvelle réussite de celui qui avait déjà reçu le Prix du polar en 2016. Critique sociale vivace, c’est un album qui plonge dans les racines du Brésil contemporain et un beau portrait de "femme puissante". Thriller au graphisme puissant, Marcello Quintanilha en parle comme une "histoire d’amour polar".
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Le lauréat dans les bras de son éditeur, Serge Ewenczyk
© Photo : Didier Pasamonik (l’Agence BD)


Regarder l’interview du lauréat :

Fauve Prix Spécial du jury
- Des vivants - Par Raphaël Meltz, Louise Moaty & Simon Roussin - 2024
Le Fauve Prix Spécial du Jury est attribué à Des vivants aux Éditions 2024. Favori de la rédaction, cette bande dessinée avait marqué les esprits par son trio improbable : l’auteur et essayiste Raphaël Meltz, la metteuse en scène et comédienne Louise Moaty, et le dessinateur Simon Roussin. Bande dessinée historique, elle traite du premier réseau français de Résistance, celui du Musée de l’homme, de sa création en 1940 à son démantèlement par l’occupant deux ans plus tard. Album majeur par son parcours narratif, travail de traitement des sources et visuels aux couleurs contrastées, c’est un objet qui, comme nous l’avions écrit, mérite largement sa place dans le palmarès.
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Raphaël Meltz, Louise Moaty & Simon Roussin
© Photo : Didier Pasamonik (l’Agence BD)


Fauve de l’audace
- Un Visage familier - Par Michael DeForge - Atrabile
Le Fauve de l’Audace revient à Un Visage familier de Michel Deforge, chez Atrabile. Audacieux, c’est le cas de le dire. L’auteur canadien nous plonge ici dans un univers décadent à la palette acide. Dystopie inquiétante, Michel Deforge crée un monde futuriste où trône une dictature de la technologie : routes, villes, habitants, sont régulièrement "mis-à-jour" et changent de forme et place dans une perte de contrôle absolue.
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Les responsables des éditions Atrabile
© Photo : Didier Pasamonik (l’Agence BD)


Fauve Révélation
- La Vie souterraine - Par Camille Lavaud Benito - Les Requins Marteaux
Le Fauve Révélation est décerné à la très belle Vie souterraine de Camille Lavaud Benito publié chez Les Requins Marteaux. Traitant de l’occupation allemande de la France pendant la Seconde Guerre mondiale, c’est dans le Périgord que se passe l’histoire de cet album courageux aussi bien visuellement que narrativement. L’attaque de Neuvic du train Périgueux-Bordeaux par la Résistance laisse ici une marque importante ; cet album en est le premier tome.
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Camille Lavaud Benito
© Photo : Didier Pasamonik (l’Agence BD)


Fauve de la Série
- Spirou – L’Espoir malgré tout : Troisième partie - Par Émile Bravo - Dupuis
Le Fauve de la Série est attribué à Spirou, l’espoir malgré tout, une troisième partie du chef d’œuvre d’Émile Bravo chez Dupuis. La Résistance continue à faire parler d’elle puisque cet album met en scène le Spirou héroïque de la Seconde Guerre mondiale après un second tome de très grande facture paru en 2019. D’une profondeur dramatique, Spirou et Fantasio sillonnent le Plat Pays pour redonner de l’espoir aux âmes déconfites.
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En l’absence d’Emile Bravo, Stéphane Beaujean, directeur de Dupuis
© Photo : Didier Pasamonik (l’Agence BD)


Fauve Patrimoine
- Stuck Rubber Baby - Par Howard Cruse – Casterman
Le Fauve Patrimoine revient à Stuck Rubber Baby d’Howard Cruse, qui nous a quitté en 2019 à l’âge de 75 ans. Figure phare des comics américains, Howard Cruse fut le fondateur de la revue Gay Comics, dont le chef d’œuvre de 1995 Stuck Rubber Baby avait reçu le Prix Eisner du meilleur album en 1996 et Prix de la critique à Angoulême en 2002. Cette réédition de Casterman est un monument de la bande dessinée underground américaine.
Lire aussi : - Mort d’Howard Cruse
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Benoît Mouchart, directeur éditorial de Casterman, un éditeur très attaché au patrimoine
© Photo : Didier Pasamonik (l’Agence BD)


Fauve Polar SNCF
- L’Entaille - Par Antoine Maillard - Cornélius
Le Fauve Polar SNCF est sans surprise L’Entaille d’Antoine Maillard aux éditions Cornélius. Ce thriller met en scène une histoire à la Twin Peaks où quelques ados mal à l’aise, un tueur inconnu, et un village d’apparence normale sont réunis sous un trait à la fois doux et affirmé. Antoine Maillard réussit à dépasser les clichés pour créer une atmosphère de film noir, avec pour fond l’adolescence charnière et la folie d’un monde absurde.
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Antoine Maillard
© Photo : Jérôme Blachon


Prix Éco-Fauve Raja
- Mégantic – Un Train dans la nuit - Par Anne-Marie Saint-Cerny & Christian Quesnel – Écosociété
Le Prix Éco-Fauve Raja est décerné à Mégantic, un train dans la nuit d’Anne-Marie Saint-Cerny et Christian Quesnel chez Écosociété. Ouvrage de révolte, il aborde les évènements dramatiques d’un train chargé de pétrole déraillant au cœur de Lac-Mégantic, au Québec, emportant 47 vies d’un coup et défigurant la petite municipalité à tout jamais. Album militant et hommage aux victimes, c’est un album nécessaire.
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Christian Quesnel et Anne-Marie Saint-Cerny, qui a eu un discours très engagé et très juste lors de la remise de son prix
© Photo : Didier Pasamonik (l’Agence BD)


Fauve Prix du Public France Télévision
- Le Grand Vide - Par Léa Murawiec - 2024
Le Fauve Prix du Public France Télévision est attribué à Le Grand Vide de Léa Murawiec aux éditions 2024. Cet album, également en lice pour le prix France Bleu – ActuaBD, mérite largement sa place dans le palmarès. Ce coup de cœur de la rédaction a pour héroïne Manel Naher qui, dans une mégapole impersonnelle, survie grâce à l’existence de son nom. Cette jeune autrice au graphisme impactant signe avec ce premier album une fiction pleine de vie et une réflexion sur notre monde.
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Léa Murawiec
© Photo : Jérôme Blachon


Fauve des Lycéens
- Yojimbot T. 1 - Par Sylvain Repos – Dargaud
Une sympathique saga post-apocalyptique qui mixe robots et combats de samouraïs dans les règles de l’art. Un album très particulier au titre issu d’une contraction d’un film de samouraïs d’Akira Kurosawa de 1961 et de "bot", abrégé de "robot". D’emblée, il se dévoile devant nos yeux un univers, explosif, mixant combats à l’épée et robots-guerriers.
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Sylvain Repos
© Photo : Didier Pasamonik (l’Agence BD)


Fauve Prix de la BD alternative
Bento de Radio as Paper (France)
Pack de six fascicules sous la direction de Pierre Maurel où l’on trouva aussi les signatures de Matthias Lehmann, Noah van Sciver, Delphine Panique, Lucien Gurbert, Maxim Cain, JC Menu, Alessandro Tota, Simon Lamouret, Elizabeth Holleville, Simon Beuret, Anne Simon, Lea Murawiec, Benjamin Adam, Fanny Grosshans, Jérôme Bihan. Excusez du peu…

© Photo : Didier Pasamonik (l’Agence BD)

(par Marlene AGIUS)

(par Jérôme BLACHON)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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Source : Datalib
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24 Messages :
  • Pourquoi râler ? Ça confirme juste la rupture très nette entre éditeurs dits commerciaux et les autres, auteurs dits commerciaux et les autres. Très bien. Angoulême devient le salon de la bd underground. C’est très bien comme ça. C’est plus clair pour tout le monde, et les conséquences seront logiques et implacables. Chacun fera ce qu’il a à faire, ça a déjà commencé. Au moins, les choses sont très claires.

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    • Répondu par Milles Sabords le 20 mars à  10:13 :

      C’est quoi être commercial ? Tous les éditeurs ont besoin de vendrent, mainstream ou pas, tous comme les auteurs-trices. Personne ne fait des albums pour les distribuer gratuitement. Le fond du débat est très simple ; jusqu’à quel point peut-on triturer la BD pour qu’elle n’en soit plus et s’éloigne inexorablement du lectorat ? Jusqu’où les éditeurs sont prêts à aller pour conserver leurs marges et affamés ceux et celles qui créer ? Si le FIBD prend le même chemin que le festival de Cannes et son éclectisme snobinard, alors oui, la BD se dirige vers la même rupture entre le fond et la forme.

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      • Répondu le 20 mars à  12:26 :

        Le FIBD a déjà pris ce chemin de l’éclectisme et de la recherche avant gardiste à tout prix. Pourquoi pas, c’est un choix assumé et une rupture très nette avec d’autres courants. L’industrie de la bd, c’est autre chose, c’est un univers libéral. La bd dont nous parlons là est largement subventionnée, ça n’est pas du tout le même monde.

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        • Répondu le 20 mars à  19:47 :

          Comme on l’a vu dans le rapport du CNL publié ici il y à quelques semaines, la Bd mainstream « libérale » dont vous parlez est également pour partie subventionnée.

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          • Répondu le 20 mars à  20:27 :

            Pour partie, quand la bd "indépendante" vit aux crochets des subventions publiques dans 90 % des cas, pas de bol pour les 10% restants.

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            • Répondu le 20 mars à  21:27 :

              Non, ce chiffre de 90% est totalement imaginaire et très exagéré. Il faut le lire, le rapport du CNL. Quand bien même, on vit dans un monde d’économie mixte. Être ou ne pas être aidé par de l’argent public ne préjuge en rien de la qualité d’une œuvre. Mais on ne se mettra pas d’accord. Ces débats sont vieux comme le Festival d’Avignon, voire bien avant.

              Répondre à ce message

  • Ce n’est plus le festival de la BD, mais celui des Arts Appliqués. C’est quoi la prochaine étape, une distinction pour des suspensions artistiques ou des personnages en pâte à modeler ?

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    • Répondu le 20 mars à  10:38 :

      « Écoute Jolie Marcia » est tout simplement un des meilleurs albums de BD parus cette année. C’est un prix mérité. C’est une BD très accessible, qui n’a rien de particulièrement « arty » ou « underground » ou « arts appliqués » ou je ne sais quoi. Même dans l’histoire de la BD sud-américaine, il y a eu 1000 choses beaucoup plus difficiles d’accès par le passé. Essayez de relire les géniaux Munoz et Sampayo, par exemple.

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      • Répondu par Milles Sabords le 20 mars à  11:26 :

        « Écoute Jolie Marcia » est un album très réussi, et son auteur un talentueux dessinateur. Mais quelle idée saugrenue d’avoir choisi une colorisation à rendre neurasténique un caméléon et qui ne parle pas au plus grand nombre ! "Tungstène" était plus avisé dans la forme.

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        • Répondu le 20 mars à  19:45 :

          Ah oui hein les ciels verts et les peaux mauves ça vous dérange, hein ? Vous me faites penser à la bourgeoisie parisienne scandalisée par les impressionnistes en 1870.

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          • Répondu le 20 mars à  20:35 :

            Allez, on attend vos explications avisées sur la relation entre la création pure et sans limite du monde de l’Art et les rouages si particuliers de l’industrie du livre, de ses acteurs, auteurices, artisans ou artistes et ses visées mercantiles en dehors du champ du mécénat, des subsides publics et de tous les particularismes des deux univers.

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          • Répondu par Milles Sabords le 21 mars à  05:53 :

            Il ne vous a pas échappé que nous ne sommes plus en 1870, que nous parlons BD et non pas peinture, deux univers à part et que si tous les albums étaient mis en couleur comme celui-ci, pas sûr que les éditeurs continueraient à vendre. Maintenant, si vous êtes propriétaire d’un caméléon, je comprends mieux vos goûts.

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            • Répondu le 21 mars à  23:02 :

              Peinture et Bd deux univers à part ? C’est bien là votre étroitesse d’esprit.

              Répondre à ce message

              • Répondu le 22 mars à  12:44 :

                Un bon peintre n’est pas forcément un bon auteur de BD, et vice-versa. Par-contre, les deux disciplines peuvent se nourrir l’une de l’autre et elles n’en demeurent pas moins différentes.

                Répondre à ce message

                • Répondu le 22 mars à  15:54 :

                  Les impressionnistes et les peintres modernes en général ont révolutionné l’image, toutes les images. Leur influence, comme dans toutes les révolutions artistiques, a largement dépassé le seul cadre de la peinture. Considérer en 2022 qu’une palette de couleurs dans une BD est choquante ou élitiste ou que sais-je, c’est ignorer 150 ans minimum d’histoire de l’art. Considérer que les auteurs de BD doivent rester des artisans traditionnels et figés, insensibles aux évolutions de l’art et des autres disciplines est une conception totalement rétrograde. Les auteurs de BD sont cultivés, ils vont au cinéma, ils ont fait des études, ils vont même voir des expositions de peinture.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 22 mars à  18:44 :

                    Il y en a même pas mal qui font de la peinture, qui sont aussi de véritables peintres.

                    Répondre à ce message

                  • Répondu le 22 mars à  19:13 :

                    Heureusement, mais c’est très différent, la création d’une œuvre unique, et la création d’une œuvre qui a pour but d’être reproduite le plus possible, n’emprunte pas le même chemin.

                    Répondre à ce message

                    • Répondu par Auteurice le 22 mars à  23:43 :

                      Encore des anonymes qui veulent expliquer aux auteurs ce que c’est d’être auteur (surement les mêmes qui expliquent le féminisme aux femmes)

                      Répondre à ce message

                      • Répondu le 23 mars à  10:44 :

                        Ah ouais parce que s’appeler Auteurice c’est pas anonyme ?

                        Répondre à ce message

                  • Répondu le 22 mars à  19:56 :

                    Les auteurs sont tout sauf figés, les publicitaires, les designers, les architectes aussi sont influencés par plein de lectures, d’images, de films, mais ils sont publicitaires, designers, architectes, pas auteurs ou autrices de bd. Rien à voir.

                    Répondre à ce message

                  • Répondu par Sanzot le 30 mars à  11:43 :

                    Marre de la lígne gribouillo boboesque.

                    Répondre à ce message

    • Répondu par HERVE le 22 mars à  17:08 :

      Angoulême, les prix entre potes pour des albums underground élitistes... Quelle triste évolution.

      Répondre à ce message

    • Répondu le 25 mars à  17:01 :

      Les Arts Appliqués, ça veut dire Les arts appliqués au commerce et à l’industrie. sinon, ils seraient appliqués à quoi, au travail propre et bien fait de ceux qui s’appliquent en tirant la langue ?
      La bande dessinée est née de l’industrie, de la presse américaine.Elle ne pouvait exister que grâce à l’industrie de la presse et du livre. Elle n’est pas incompatible avec le commerce. Même la bande dessinée qui trouve honteux d’être commerciale est commerciale aussi. On imprime, on reproduit, on décline sur plusieurs supports, dans plusieurs formats. La bande dessinée est un art appliqué.

      Répondre à ce message

  • « 

    de » Pierre Christin à sont éternel comparse Jean-Claude Mézières.

    Pas de T à son.

    Répondre à ce message

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