« BD et numérique : où en est la France ? » : Épisode 1 - Le lunchtalk

15 avril 2021 15
  • Alors que la plateforme Bayday vient de tirer brutalement sa révérence voici deux jours (voir nos liens en fin d'article), il est peut-être opportun d'ouvrir le premier volet de notre enquête sur ce secteur où nous faisons le tour de quelques-uns des acteurs du marché, des "publieurs" numériques de BD existantes déjà en librairie, aux "pure players" dont l'un des formats -les webtooons- est en train de prendre son envol en France. Le 10 mars dernier, ActuaBD avait organisé son premier "Lunch Talk", en partenariat avec Neoma Alumni et G9+, autour de ce sujet. Un deuxième Lunch Talk est en cours de préparation dont le sujet sera : "la bande dessinée en Afrique : premier état des lieux". En attendant, nous vous livrons ici le premier volet du compte-rendu du passionnant débat du mois dernier qui confrontait quelques-uns des plus grands acteurs du secteur.

Pour sa première table ronde à l’heure du midi, ActuaBD avait invité des acteurs incontournables du secteur de la BD numérique en France : Sébastien Ruchet, co-fondateur de Bayday plateforme de BD numérique "pour les auteurs, par les auteurs" qui vient brusquement d’arrêter l’expérience, Luc Bourcier, Directeur Général de Izneo, leader dans la diffusion de bandes dessinées numériques en Europe (allemand, anglais, français, italien), Nicolas Dévé, créateur de Bubble, un portail développé au départ d’une application qui organise les collections de BD, de Comics et de Mangas pour smartphone, tablette et PC, Nicolas Gougu, éditeur de Zoo Magazine), mais aussi un financier qui accompagna la création et le développement de La Revue Dessinée, et un auteur (enfin), le scénariste JD Morvan, auteur de nombreuses bandes dessinées (Nomad, Sillage, Wolverine, Irena...), et fin connaisseur de la bande dessinée numérique.

Le sujet du jour, on le rappelle était : « BD et numérique : où en est la France ? ».

Dans la présentation des intervenants, Luc Bourcier nous informe que l’entreprise Izneo se portait « extrêmement bien » et qu’elle était sur le point de doubler son chiffre d’affaire par rapport à l’an passé.

« BD et numérique : où en est la France ? » : Épisode 1 - Le lunchtalk
Izneo, leader européen de la BD numérique
Luc Bourcier, PDG d’Izneo
Photo DR

Selon lui, le confinement a accéléré le développement de la BD numérique en France et en Europe, « mais c’est aussi lié au développement croissant des technologies numériques en France, tempère-t-il. Les acteurs sont en effet de plus en plus nombreux et ils contribuent à l’augmentation de ce marché, aussi bien en valeur qu’en volume. L’ensemble des usages du numérique a globalement tendance à s’intensifier. »

« Cependant, ajoute-t-il, face au Japon et à la Corée, nous sommes très en retard : la part des ventes numériques liées à la BD [dans ces pays] représente 50% du chiffre d’affaire contre seulement 2% en France et moins encore dans les différents pays européens. [...] Le chiffre d’affaire de Izneo est de cinq millions d’euros, nous sommes plutôt petits sur ce marché, en fait. [1] On parle de parts de marché, mais la vérité c’est que le marché lui-même est très limité. L’objectif aujourd’hui, c’est de développer les usages. Les gros lecteurs lisent à la fois du papier et du numérique. On veut que la bande dessinée digitale entre dans les loisirs numériques, car aujourd’hui, la bande dessinée physique perd du terrain. Il y a un effritement du lectorat chez les jeunes lecteurs. »

JD Morvan, scénariste
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Jean David Morvan explique qu’en tant qu’auteur, il est très attentif aux innovations et aux propositions liées au numérique dans le cadre la bande dessinée en France. Cependant, les éditeurs proposent globalement jusqu’ici des contrats sur lesquels l’auteur ne touche que 8% du produit de la vente, ce qui, selon lui, n’est pas du tout approprié. : «  Le numérique est une opportunité fabuleuse pour lire de la bande dessinée sur des supports différents ». Ce serait en effet dommage que les talents s’en détournent en raison d’une rémunération inadaptée.

Peut-on gagner sa vie avec le numérique ?

Car le modèle économique est au cœur de l’enjeu. Comment rémunérer les différents maillons de la chaîne ?

La plateforme Bayday, qui vient donc d’arrêter son activité, avait tenté une expérience alternative, « digital native », partant du principe que les BD créées à l’origine pour la diffusion digitale auraient plus de chances de se vendre. Pour attirer les auteurs, en compensation de la limitation des coûts que permettait le support, la plateforme proposait quant à elle une rémunération de l’auteur à hauteur de 70% du chiffre d’affaire généré. Les œuvres diffusées sur la plateforme avait vocation à être traduites en cinq langues. On sait que les lecteurs, mais aussi et surtout les auteurs, n’ont pas été au rendez-vous, la plateforme fermant après un peu plus d’un an d’activité.

BayDay, lancée voici plus d’un an, l’aventure s’achève.

Cette expérience indique la limite de l’exercice : il faut que l’auteur puisse suffisamment gagner sa vie dans une production numérique. Luc Bourcier constate que les modèles de rémunérations de l’Europe avec ceux de l’Asie sont difficilement transposables. L’Asie a atteint, selon lui, une masse critique suffisante pour qu’auteurs et éditeurs puissent s’engager économiquement. Nous n’y sommes pas en Europe

Nicolas Gouju, propriétaire de Zoo
Photo DR

Nicolas Gougu, partie prenante dans le financement de l’initiative de la Revue Dessinée, propriétaire depuis quelques années du magazine gratuit Zoo Le Mag (version papier et numérique) raconte l’évolution d’une revue, La Revue Dessinée, créée par six auteurs visant au départ la seule exploitation numérique. Le business plan nécessitait de dépasser un seuil de 20 000 abonnés...

Le groupe Gallimard, actionnaire du projet, a considéré que l’objectif était un peu ambitieux et a tablé sur une combinaison entre le papier et l’application. Au bout de la première année, le seuil de 23 000 exemplaires vendus pour chaque numéro était atteint. Cela a abouti à la suppression de l’application remplacée par une expérience flat (homothétique à la BD parue en librairie) pour se concentrer sur une revue uniquement papier appuyée sur un système d’abonnements.

Nicolas Dévé, créateur de l’application Bubble App

Pour l’application Bubble, le business model a été également complexe à élaborer et il n’est pas complètement arrêté aujourd’hui. La majeure partie de l’argent généré par le site provient des commissions de vente des albums papier via des affiliations, Bubble ayant aggloméré plus d’une centaine de libraires partenaires dans une sorte de méta-libraire numérique. Le site génère également des revenus grâce à ses recettes publicitaires. « Tout cela combiné, on est presque rentables », indique Nicolas Dévé. Des projets éditoriaux sont également en cours dont ActuaBD a déjà parlé.

L’Eldorado du Webtoon

Le Webtoon va t-il renverser la table dans le monde du divertissement comme le jeux vidéo a pu le faire dans les années 1980 ? Pour le CEO d’Izneo, ancien acteur de ce secteur, la réponse est... « pas vraiment... ».

Selon lui, tous les formats ne sont pas transposables, le franco-belge n’est par exemple pas adaptable en webtoons. « Si le Webtoon se développe avec une aussi forte poussée qu’en Corée je pense que ce serait au détriment de la bande dessinée franco-belge.  ». Sébastien Ruchet appuie son propos : «  Il y a effectivement un problème lié à lisibilité du Franco-belge. Ce sont des marchés très différents. »

Nicolas Dévé ajoute : «  En Europe, la bande dessinée n’a jamais trouvé son business model du côté de la vente au titre. Les droits ne sont pas assez conséquent,s ce qui n’encourage pas les auteurs à franchir le pas. Mais je suis persuadé que le public est présent et prêt à consommer de la BD numérique. »

Derrière le géant du Webtoon Naver, une véritable vague s’apprête à déferler sur nos écrans.

L’un de ses freins réside notamment dans le piratage. Il est colossal, en particulier au travers des sites de scantrad. Ruchet souligne que le piratage est avant tout un problème de service : quand le manga est présent sur le territoire, les sites de scantrad retirent souvent d’eux-mêmes les albums piratés.

Les intervenants conviennent cependant qu’il y a un gap générationnel de plus en plus marqué entre les anciens et les nouveaux usagers. Il y a des différences de pratique, les attentes et les usages sont très différents.

Intervenant dans le débat, Camille Horiot de l’institut de sondage GfK précise que dans, les statistiques de vente de livres-papiers, « les destinataires d’achat de moins de 30 ans sont en hausse. On a gagné 6 points en 2020 par rapport à l’année précédente. Il y a un attrait d’un public jeune pour les ventes en librairie et des belles performances dans le domaine de l’édition papier. L’année 2020 est certes un peu chahutée, mais avec le confinement il y a très probablement eu un regain d’achat. La dynamique est tout de même positive depuis plusieurs années. » Elle conclut avec ce paradoxe : les ventes ont augmenté en 2020 avec une offre qui, elle, a diminué, ce qui est plutôt surprenant.

L’alternative d’une liseuse couleurs entièrement consacrée à la bande dessinée a également été évoquée. Cependant, les propositions techniques proposées actuellement semblent encore balbutiantes et perfectibles.

Est-ce que la BD numérique est à la ramasse en Europe en raison d’un manque d’intensité capitalistique ? Elle s’explique, selon Nicolas Gouju, par un problème dans la répartition de la valeur de la chaîne du livre. Elle doit être réformée par les différents acteurs : auteurs, éditeurs, diffuseurs, distributeurs...

Un autre problème réside dans ce que certains appellent « la surproduction » : en terme de valeur, de volume, d’éditeurs et d’auteurs, la croissance a explosé. Jean David Morvan, le seul auteur présent dans cette table ronde conclut : « Il faut prendre en considération que le jour où les auteurs de BD ne gagneront plus suffisamment leur vie, ce débat n’aura plus lieu d’être. Il faut essayer de comprendre comment diffuser, créer et transformer tout ça pour que les auteurs soit justement rémunérés. Le but, c’est de créer et pouvoir lire de la bande dessinée partout et sous toutes ses formes que ce soit papier, numérique.  » Une conclusion de bon sens.

(par François RISSEL)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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15 Messages :
  • Deux choses :

    1) Le magazine Zoo le mag que l’on trouve dans les Cultura est gratuit en magasin et sur en numérique, mais il faut préciser que l’on vous propose en début de journal une formule payante sur la base d’un abonnement annuel pour recevoir un magazine gratuit chez soi (on paie donc en réalité des frais de port). C’est du gratuit financé d’une certaine façon, mais admettons, cela est un produit d’appel qui permet de faire découvrir de nouvelles BD aux lecteurs qui reviendront enseuite en boutique.

    2) Le méchant piratage qui déboulonne les ventes, on nous l’a vendu en long, en large et en travers avec la musique et le cinéma, et allez vérifier par vous-même si le coeur vous en dit, mais ces deux secteurs se portent aujourd’hui à merveille, alors que le piratage lui, n’a pas disparu, il est complémentaire d’une offre pertinente, riche et adaptée au(x) public(s).

    La seule critique que j’émets à l’égard d’Iznéo est au niveau des formules d’abonnement, qui ne répond donc pas aux besoins actuels de la plupart des gens : comprenez que pour 10€ par mois je ne vais avoir accès qu’à 1/4 du catalogue (on est prévenu d’emblée, certes) mais que les 3/4 du reste du site il faut que je repasse une deuxième fois à la caisse pour un produit qui de toute façon est virtuel.

    Prenez Deezer, Spotify, Netflix et autres, vous disposez d’un accès 100% numérique aussi, mais illimité.
    Donc pour moi Izneo se met hors-jeu en bridant un accès au catalogue, et donc se prive d’un vivier d’utilisateurs comme moi je pense qui est intéressé par la plateforme mais qui refuse de s’y abonner pour la raison citée.

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    • Répondu le 15 avril à  08:36 :

      Le secteur de la musique se porte à merveille malgré le piratage ? Oui grâce au succès indolent (et incompréhensible) du streaming payant. Mais surtout après avoir dégraissé son personnel massivement à hauteur de 60 ou 70 % dans les années 2000 et 2010. Aujourd’hui les maisons de disques ont une masse salariale minimale. C’est facile de se porter à merveille, comme vous dites, quand on a viré tout le monde.

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      • Répondu le 15 avril à  09:15 :

        Je voulais dire insolent, pas indolent.

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      • Répondu par Romain le 15 avril à  09:28 :

        La musique est un secteur qui ne déroge pas au capitalisme par définition concurrentiel, je ne pense pas vous apprendre grand chose. Une industrie (quelle qu’elle soit) qui ne s’adapte pas est vouée à mourir. Je ne peux que vous croire au sujet du dégraissage de la masse salariale dans les maisons de disque, je n’ai pas de données sous la main pour appuyer vos propos, mais quoiqu’il en soit, cela ne justifie pas à mon sens l’inadéquation de l’offre et de la demande sur le secteur de la BD numérique.
        Si on extrapolait votre raisonnement à tous les secteurs d’activité, les salariés des vidéo-clubs (que j’ai connu quelques années seulement dans mon enfance) pour le secteur du cinéma auraient de quoi s’indigner aujourd’hui contre l’ogre Netflix.
        Ah, c’est sûr que c’est pas avec la production française cuvée 2021 que l’on risque d’effrayer nos amis outre-Atlantique de sitôt.

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        • Répondu le 15 avril à  11:14 :

          Je ne nie pas qu’il faille s’adapter aux changements de technologie et d’époque. Je tique seulement quand les entreprises se félicitent de leurs bons résultats récents sans évoquer la casse sociale qu’elles ont déclenché juste avant. C’est valable pour les maisons de disque comme pour Peugeot récemment.

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          • Répondu par Seb le 15 avril à  14:08 :

            Mais enfin vous mélangez tout : ce sont surtout des postes de commerciaux et représentants terrain qui ont été supprimés dans les maisons de disques, et certains postes avec des payes de ministres (et qui en faisaient autant qu’eux, c’est dire), vu que le marché a basculé du physique vers le numérique : l’offre numérique permettant l’accès à la totalité ne demande pas autant de postes, on ne va pas en recréer artificiellement, du moment que le nouveau modèle économique est viable et pérenne ?

            Sur l’offre BD le commentaire du dessus qui fustigeait l’accès à toute l’offre pour l’abonnement Izneo vise juste : beaucoup de lecteurs passeraient du piratage au légal si l’offre était foisonnante. Or vu que les maisons d’éditions freinent sur cet accès, ce sont elles qui ne créent pas les conditions nécessaires d’émergence de ce pendant numérique. Auparavant les revues en presse servaient de "consommables" et l’album de format pérenne, le numérique permettrait de recréer ces conditions d’existence, permettant aussi aux librairies de ne pas se perdre dans une offre trop pléthorique et d’avoir pour les lecteurs des achats plus clairs, comme ç’a été le cas sur 2020.

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            • Répondu le 15 avril à  21:16 :

              Le streaming un modèle économique viable et pérenne ? Oui à condition d’avoir supprimé des dizaines de milliers de postes dans l’industrie de la musique et de ne pas, ou presque pas, rémunérer les artistes. Chapeau bas, c’est une réussite.

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              • Répondu par Milles Sabords le 16 avril à  05:29 :

                La musique et la BD ne se consomme pas de la même manière et partout aussi facilement. Les gens restent attachés à l’élément papier et les liseuses ne resteront qu’un outil pratique, ni plus, ni moins. On ne peut pas calquer les méthodes d’une industrie sur une autre, car on ne réalise pas un album en cinq minutes, mais on peut écrire une chanson en un quart d’heure. Et le problème de la rémunération des auteurs bd vers le numérique n’est pas réglée.

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                • Répondu le 16 avril à  09:37 :

                  Les liseuses électroniques sont omniprésentes en Corée du Sud et plus généralement en Asie. Là-bas l’édition papier est fortement menacée de disparaître. En France on reste attaché au livre sur papier mais c’est une particularité culturelle fragile.

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                  • Répondu par Milles Sabords le 16 avril à  14:16 :

                    Nous n’avons jamais consommé autant de papier que depuis l’arrivée d’Internet. On prédisait le même sort au 33T à l’arrivée du CD ; résultat, le marché du CD est moribond à l’avantage du 33T. Seule évolution possible, un livre papier plus rare et plus cher, comme un objet de luxe. Finalement, un retour au temps les plus anciens ou seuls les moines et les fortunés y avaient accès. Le livre papier n’est donc pas près de disparaître dans le monde.

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                    • Répondu le 16 avril à  16:45 :

                      C’est le streaming qui s’impose musicalement, aussi viscéralement scélérat qu’il puisse être. Mais le cd se vend toujours. Le marché du vinyle est une niche, certes en croissance. Les vente de livre papier et la consommation mondiale de papier sont deux variables qui ont peu de rapport. Le secteur des services et de la distribution restent de grands consommateurs de papier. Quant au livre papier, il ne disparaîtra pas mais sa part recule, inéluctablement.

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            • Répondu par Romain le 16 avril à  07:46 :

              Je vous remercie de soutenir mon propos, et je conçois que mon argument ne fasse pas l’unanimité (ce n’est pas le but, d’où l’intérêt d’un débat.. argumenté).

              L’offre légale est encore incomplète en effet, à mon sens.
              Mais j’ai l’espoir que, comme le streaming musical et l’indéboulonnable et sacro-sainte chronologie des médias franco-française, un jour, peut-être, nous auront accès à une offre plus fournie. Il faut laisser le temps au temps et les habitudes de consommation (lentement mais sûrement évoluer).

              En attendant je continuerais à jongler entre les lignes, pour pouvoir profiter de ce medium qui me fascine et qui libère l’esprit.

              En ce qui concerne la casse sociale mentionnée, je prends le risque de dire que vous faites partie de cette génération année 68 qui hurle sur les pavés. C’est votre point de vue, je le respecte, mais je ne le partage pas.

              Une bonne journée à vous

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              • Répondu le 16 avril à  09:35 :

                Une génération 68 qui hurle sur les pavés ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Je n’ai rien contre la Bd numérique mais, si elle se développe davantage, il faut souhaiter que le mode de rémunération des artistes (et son pourcentage) ne seront pas calqués sur ce qui se pratique dans l’industrie musicale. Mais à mon avis, c’est mal barré.

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                • Répondu par Milles Sabords le 16 avril à  10:39 :

                  Ce n’est pas un problème de génération ou de mai 68, mais d’une société qui respecte la création et la rémunère à sa juste valeur. L’acte artistique n’est pas gratuit et comme toute conception humaine elle ne sert pas qu’a entretenir les GAFA.

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                  • Répondu par Milles Sabords le 16 avril à  11:57 :

                    En outre, le combat des artistes pour une meilleure reconnaissance n’est pas seulement une lubie de soixante-huitard, mais c’est aussi un combat pour que les jeunes générations d’artistes soient mieux défendues.

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