Joost Swarte : « Mes influences vont bien au-delà d’Hergé... » [VIDÉO]

  • Croisé il y a quelques mois lors des Rencontres Chaland à Nérac, où nous avions aussi pu interviewer son collègue belge Ever Meulen, l'auteur et illustrateur néerlandais Joost Swarte se confiait sur sa carrière, ses influences graphiques et narratives, ainsi que -en commentaire sur le "serti" de la fameuse Ligne claire- sur ses travaux sur les vitraux de plusieurs bâtiments aux Pays-Bas et en France.

Il a théorisé le premier ce qu’était la Ligne claire, un mouvement rétro-moderniste qui s’inscrivait dans le « style » de George McManus, (Bringing Up Father), de Hergé et de Jacobs, qui a prospéré dans le 9e art jusqu’à Chris Ware. Un dessin avec des contours clairs d’épaisseur constante, des aplats de couleurs sans modelé. Cette lisibilité maximale est pour lui l’élément fondamental de son propre style, bien qu’il reconnaisse qu’il n’est pas primordial chez Hergé par exemple. Il s’en explique dans cette vidéo. Ses influences viennent aussi du design, de l’architecture, de l’art moderne ou contemporain, de sa réflexion sur la perspective dans le dessin et de leur usage chez lui toujours un peu farce, ironique.

Nous revenons ainsi avec lui sur les grandes Lignes (claires) de sa carrière, lui qui étudia le design industriel à Eindhoven, Pays-Bas, avant de lancer son propre magazine de bande dessinée, faire des illustrations pour des timbres, affiches, cartes postales, pochettes d’albums et CD. En 1985, il cofonde également la maison d’édition amstellodamoise Oog & Blik, spécialisée dans la bande dessinée underground. Cet auteur de bande dessinée est aussi un graphiste et un designer recherché (il a conçu celui du Musée Hergé par exemple).

Joost Swarte : « Mes influences vont bien au-delà d'Hergé... » [VIDÉO]
© Joost Swarte

Autre fait notable, Swarte s’est lancé dans la conception de vitraux pour divers bâtiments, comme à Haarlem aux Pays-Bas ou dans la chapelle Sainte-Cécile, siège à Grenoble des éditions Glénat. Nous l’avons invité à faire le parallèle entre le serti du vitrail et celui de la Ligne claire.

Régulièrement invité en France, notamment au festival d’Angoulême, Joost Swarte a laissé un héritage important et éclectique, entre l’art décoratif et l’influence hergéenne. C’est cette œuvre féconde que nous vous invitons à découvrir en vidéo et dans quelques jours en podcast.

Une vidéo réalisée par Auxence Delion. Interview : Didier Pasamonik

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(par Auxence DELION)

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1 Message :
  • Formidable Joost Swarte !
    Il invente des variations sur son concept de "ligne claire".
    Pour jouer avec les mots, et avec la définition, ci-dessus citée, on peut dire que le contour des formes est limité par un trait continu. Cette ligne devient une frontière qui définit l’intérieur de l’extérieur. Or Swarte se rit des frontières et parle de liberté ! Il semble que le point commun entre intérieur et extérieur soit finalement le mot "rieur" ce à quoi il s’applique avec constance et pour notre plus grande joie.

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