Lucy Mazel : « Olive parle de personnes différentes qui ne sont jamais mises en avant. »

25 février 2021 11
  • Début mars 2020, sortait "Une Lune bleue dans la tête", le premier album de la série "Olive". Deux confinements, un report et une nomination à Angoulême plus tard, sort dans les librairies le second tome "Allo la terre ?". Une sortie bien différente, pour une série qui parle de la différence. Rencontre avec sa dessinatrice, Lucy Mazel.

Bonjour Lucy, pouvez-vous vous présenter aux lecteurs d’ActuaBD et raconter votre parcours avant Olive ?

J’ai fait l’école Émile-Cohl à Lyon en quatre ans, choisie un peu par hasard. Mon frère faisait ses études dans cette ville et pour payer un loyer en moins, ma mère m’a dit de regarder les écoles sur place et j’ai pris la première que j’ai trouvée. Je me suis laissée entraîner par les occasions qui venaient à moi et mes parents m’ont dit qu’ils me soutiendraient dans mes choix, à la condition de bien le faire et d’être sérieuse. Je voulais faire une école d’art, car le dessin a toujours été présent dans ma vie. À sa retraite, mon grand-père peignait des panneaux de circulations en bois. Il avait installé un atelier dans son garage et je passais des heures à le regarder. Je n’avais alors jamais pensé qu’on pouvait en faire un métier, mais j’aimais bien l’idée de faire des créations avec ses mains.

Lucy Mazel : « Olive parle de personnes différentes qui ne sont jamais mises en avant. »
La couverture du tome deux.

Durant mes études, je n’avais pas envie de réaliser des bandes dessinées. Alors, en sortant de l’école, j’ai fait plusieurs travaux d’illustrations, Les Poèmes érotiques chez Petit à petit et mon seul album illustré, La Danseuse papillon chez Soleil. Puis, j’ai rejoint Glénat pour crayonner les personnages dans l’un des nombreux albums du Petit Prince. C’était un travail de studio où l’on devait copier le dessin de Didier Poli sans pouvoir y mettre sa propre patte. Je trouve qu’on évolue beaucoup sur le tas avec ces petits boulots que l’on récupère après être sorti de l’école, ainsi qu’en échangeant des conseils avec les amis.

L’ouverture du deuxième album, nous montre une magnifique scène sur la Lune.

Pendant que je travaillais sur Le Petit Prince, je suis entrée en contact avec le scénariste Wilfrid Lupano qui m’a proposé de réaliser un album de la série Communardes. Ce premier projet a été ma meilleure école. J’ai pu effectuer toutes les étapes, comme celle des décors que je n’avais jamais faits auparavant et j’ai pu découvrir de nouveaux outils, comme Photoshop. Alors que jusque-ici je n’avais pas très envie de me lancer dans la bande dessinée, la relation de travail que j’ai eue avec Wilfrid, m’a beaucoup plu et donné envie de continuer. Il ne me considérait pas comme une simple exécutante, il souhaitait que nous ayons une relation professionnelle à 50-50. Par exemple, dès la première planche, j’ai pu modifier des éléments et il m’a encouragé à le faire, au lieu de m’en empêcher. L’histoire de Communardes me plaisait bien, mais le côté historique me faisait un peu peur. Wilfrid m’a très bien accompagnée, car je ne maîtrisais pas complètement les codes de la narration en bandes dessinées.

J’ai mis quatre ans pour faire cet album, car ils ont attendu que l’autre tome dessiné par Anthony Jean soit terminé. Il avait pourtant commencé deux ans après moi, mais l’éditeur souhaitait publier les deux tomes en même temps. N’étant pas connue, il ne voulait pas prendre le risque de sortir mon album seul. Après cette expérience, Glénat ne me proposant rien, j’ai fait l’album Edelweiss avec mon compagnon, le scénariste Cédric Mayen. Pas par dépit : ni lui, ni moi, n’avions de boulot à ce moment-là. Après ça, je n’avais toujours pas de projet ou alors des histoires qui ne m’inspiraient pas. Néanmoins, je me suis accrochée et Dupuis est venu ardemment me chercher pour me proposer Olive.

Une scène dans la ville extraite de Allo la terre ?.

Quelles ont été vos lectures de jeunesse, vos influences graphiques ?

Je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup d’influences. Je me souviens qu’on m’a lu à la maternelle une histoire qui s’appelait Les Trois Brigands de Tomi Ungerer. Elle m’a beaucoup marquée graphiquement, notamment au niveau des grands chapeaux ronds des personnages. J’ai le souvenir aussi du rat vert Ratus et de toute sa bande d’amis. Ainsi que certains albums illustrés, notamment Les Contes du joli bois par Tony Wolf, une très belle histoire réalisée à l’aquarelle, qui m’a probablement inspirée, sans que je m’en rende compte, à réaliser moi-même mes albums à l’aquarelle. C’est simple, pas trop réaliste et je le feuillette encore aujourd’hui lorsque je dessine mes planches pour Olive. Ce sont des livres que j’ai toujours eus avec moi, même lorsque j’étais étudiante. Pourtant, je ne l’ai avais jamais réouverts, jusqu’à ce que j’aie un enfant, ce qui m’a permis de les redécouvrir avec lui.

J’ai eu très peu de lien avec la bande dessinée dans ma jeunesse, nous avions quelques Lucky Luke à la maison. Il y avait aussi l’album d’Astérix La Rose et le Glaive, dont je trouvais la couverture très jolie, mais je ne me souviens même pas l’avoir lu. Je pense aussi que des films ou des livres ont pu m’inspirer de manière inconsciente.

Une illustration pleine page issue du deuxième tome.

J’ai été influencée par le dessin de Didier Poli, car en travaillant sur Le Petit Prince, j’ai dû imiter son style. En effectuant un travail de répétition de huit heures par jour durant sept mois, son graphisme a déteint sur moi, surtout que j’ai ensuite enchaîné directement sur mon premier album Communarde. Donc, en le réalisant, j’avais les tics de dessin de Didier, qui ont disparu au fur et à mesure et que j’ai remplacés par mes propres tics durant la production d’Edelweiss. Puis j’ai éliminé ce que je n’aimais pas trop dans mes illustrations d’Edelweiss pour faire Olive.

Dans un article, on a comparé mon style graphique à celui de Jordi Lafebre, ça m’a fait plaisir ! Son album Lydie, qu’il a réalisé avec Zidrou en 2010, est une des premières bandes dessinées que j’ai lues. J’ai bien aimé le côté humain des personnages féminins, avec des corps pas forcement beau, qui ressemblent à des gens normaux. C’est plus l’intention qui m’a plu que le dessin en lui-même. Et j’aimais beaucoup l’histoire, alors je me suis dit que lorsque je serais confirmée, j’aimerais bien travailler un jour avec Zidrou.

Les expressions des personnages sont un des nombreux points forts du dessin de Lucy Mazel.

Quelles sont les bandes dessinées que vous lisez aujourd’hui ?

Je ne lis pas trop de bandes dessinées, en fait surtout les albums des amis. Sur les six derniers mois, j’ai lu Radium Girls de Cy, le dernier tome de L’Arabe du Futur, Tant pis pour l’amour de Sophie Lambda, Le Printemps suivant de Margaux Motin et Ne m’oublie pas d’Alix Garin, elle est vraiment forte, alors qu’elle n’a que vingt-trois ans ! J’aime beaucoup le dessin de Mathieu Reynès, qui fait la série Harmony dans le journal Spirou.

Comment s’est déroulé votre rencontre avec la scénariste Vero Cazot ?

Elle m’avait déjà contactée quelques années auparavant pour un autre projet pendant que je réalisais Edelweiss. Lorsqu’elle a repris contact pour me proposer Olive, j’ai d’abord été rebutée par l’idée de me lancer dans un projet jeunesse, car j’avais peur de me retrouver avec un livre enfantin. C’est une éditrice qui n’était même pas sur le projet qui a insisté plusieurs fois pour que je le lise. Ça m’a interpellé qu’une collaboratrice de Dupuis non-concernée par la série, s’obstine autant pour que je la découvre. J’ai alors pris le temps de le lire et j’ai beaucoup aimé.

C’est un projet que je n’avais jamais fait jusque-là, j’avais surtout réalisé des bandes dessinées historiques mettant en scène des femmes fortes. J’ai été rassurée par le fait que le scénario soit très détaillé, avec une fin déjà connue. Vero avait séquencé les quatre albums avec les dialogues. Je savais où j’allais avec cette série, on n’allait pas juste voir si elle fonctionne, puis étirer ensuite l’histoire. Dès que j’ai accepté, nous avons signé et j’ai commencé rapidement à me mettre au travail.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le scénario ? Olive parle de l’autisme. Est-ce un sujet qui vous touche particulièrement ?

L’autisme ne me touche pas directement, mais ce n’est pas parce qu’on n’est pas touché de près ou de loin par un mal, qu’on ne peut pas ressentir de l’empathie pour ce genre de personnalité ou de maladie, si on parle de maladie. J’ai surtout envie de parler de personnes différentes, qui sont invisibles, qui ne sont jamais mises en avant. Je choisis mes projets parce qu’ils parlent de sujets qui me touchent et qui méritent de voir le jour.

Dans le premier album, Olive présentait une partie de son monde intérieur.

J’aime aussi que le personnage principal féminin soit quelqu’un de banal. Il y a beaucoup trop de personnages féminins qui sont beaux, ultra-minces, avec un petit nez, une grosse bouche, maquillées. C’est très bien qu’il y en ait, car elles existent dans la vie réelle et après, on aime ou l’on n’aime pas. C’est pareil d’ailleurs pour les hommes qui sont toujours bien taillés. Dans la bande dessinée, ça manque de personnages principaux qui ne soient pas beaux, gros, comme dans Les Vieux Fourneaux où ils sont vieux, flétris.

Dans les histoires, j’aime bien ce qui est familier, car c’est ça qui touche le lecteur. C’est une inspiration, un fait que tu as déjà vécu, déjà vu, ressenti, qui fait qu’une histoire te touche. Comme une émotion lorsque quelqu’un t’apprend une mauvaise nouvelle, ce sont des choses qu’on a tous vécues et pour moi, c’est ça qui est important.

La série possède un univers graphique très riche, vous avez dû notamment créer deux univers distincts, dont un totalement imaginaire. Quelles ont été vos inspirations ?

J’y suis allée un peu en tâtonnant. Vero avait déjà décrit ce qui était important dans l’histoire. Elle voulait que le monde réel ressemble à nos jours, mais moi j’ai envie de m’amuser lorsque je dessine, de fantasmer un peu. Je n’aime pas représenter ce que je vois tous les jours. Je sortais de deux albums historiques, où il fallait rechercher de la documentation et j’ai demandé à Vero si je pouvais donner un petit côté familier.

Olive se déroulait de nos jours, les personnages avaient des téléphones portables et des tablettes, mais pour enrichir l’univers de la série, j’avais envie de puiser dans ma vie, de reproduire des endroits que j’ai connus, de placer des références de ma jeunesse. C’est pour ça qu’il y a un petit côté années 1980-90 dans les arrière-plans, mais qui ne saute pas aux yeux du lecteur et qui n’entrave pas la fluidité de l’histoire. Vero a tout de suite été d’accord et c’est pour cette raison que j’aime bien cette collaboration, car lorsque je propose quelque chose, je suis écoutée. Le lycée d’Olive, c’est mon propre collège. Sa maison, c’est celle de mon amie d’enfance, en modifiant quelques éléments. Reproduire des endroits que je connais, me permet aussi de me projeter, je sais instantanément où sont les objets, quelle place laisser entre les meubles, quelle porte mène à quelle pièce...

Olive dans le monde réel.

Pour le monde imaginaire d’Olive, Vero voulait quelque chose de très coloré. Je n’ai pas forcement beaucoup d’imagination et j’avais commencé par faire un ciel jaune, car j’adore les ciels de cette couleur, comme lorsque le sable du Sahara se retrouve dans l’air, ça donne une atmosphère de science-fiction qui est hyper-belle. Puis j’ai fait la terre orange, mais j’ai constaté que ça ne marchait pas du tout avec le bleu et le rose du lac. Le sol est devenu gris, car c’est une couleur de sol qui n’est pas commune dans notre monde. On s’était donné le mot d’ordre de ne pas mettre de vert, car c’est la couleur du réel, de la nature. C’est pour cette raison que j’ai donné cette couleur à la combinaison de Lenny, parce qu’il existe vraiment et que ça lui permet de ressortir dans le monde imaginaire. Je sais qu’il n’y a pas de costume de spationaute vert, mais le but ce n’est pas d’être réaliste sur ce point.

Nous avons réfléchi dès le début du projet à un code couleur cohérent pour la série. Pour faire les statues, je me suis basée sur le mémorial consacré à l’esclavage en Martinique pour celles qui sont vraiment finies et qui trônent au milieu. Comme Vero ne voulait pas vingt-huit fois les mêmes et qu’elles soient un peu évolutives, je me suis inspirée d’un dessin animé des studios Ghibli avec des petits hêtres des forêts à la tête blanche en forme de crâne, que j’ai mixé avec des menhirs et donc les fameuses statues antillaises.

Olive évoluant dans son monde imaginaire avec ses différentes couleurs.

Pour les personnages, je n’avais pas envie que le lecteur bloque sur leur physique, car ce qui compte c’est ce qui leur arrive dans l’histoire. Olive je l’ai faite, grande, mince, sans poitrine, mais il y a aussi une galerie de personnes secondaires normaux comme Charlie avec ses bonnes formes. C’est pour cette raison que lorsque je réalise des couvertures d’Olive, je ne fais pas poser mes personnages, car ils n’ont volontairement pas des physiques de top model et que je n’ai pas envie de leur donner des postures de cinéma qui ne sont pas naturelles. C’est avant tout des gens normaux à qui il arrive des choses exceptionnelles.

Vous réalisez vos planches en couleur directe. Pouvez-vous décrire votre technique à nos lecteurs ?

Avec Olive, j’ai souhaité aller plus loin dans ma technique de dessin par rapport à mes albums précédents. Je pose directement ma couleur à l’aquarelle sur le crayonné, puis j’encre par-dessus au stylo bille, ce qui me permet de garder la vibrance du trait. Contrairement à l’encre, le stylo permet de travailler en valeur de gris, comme le crayon classique. Enfin, pour rehausser les couleurs, j’ajoute des touches de gouaches. Au fil des albums d’Olive, j’utilise de moins en moins Photoshop et j’espère l’éliminer complètement de mon processus créatif à la fin de la série.

Les histoires d’Olive sont prépubliées dans le Journal de Spirou, votre style graphique particulier détonne par rapport à la production classique du journal. Comment vous êtes-vous retrouvée dans Spirou ?

C’est mon éditeur qui m’a simplement dit que je serais dans Spirou. Je n’ai pas forcement l’impression de détonner dans le journal, mais je suis une lectrice récente de Spirou, je ne le lis que depuis que je suis dedans il y a deux-trois ans de cela.

Le journal Spirou ouvrait l’année 2020 avec belle couverture d’Olive, qui n’aura pas porté bonheur à la série.

Votre album est sorti en mars, quelques jours avant le premier confinement et la fermeture des librairies. Quel a été votre sentiment à ce moment-là ?

Le choc n’a pas été tout de suite. En fait je ne me suis pas rendue compte immédiatement que ce confinement allait impliquer. C’est vraiment une ou deux semaines après que j’ai pris conscience que les gens n’achèteraient pas l’album, car nous ne sommes pas connues et ce sont ceux qui marchaient déjà qui allaient se vendre encore mieux grâce à la vente en ligne. Mais au fond de moi je ne voulais pas y croire, j’espérais quand même. C’est ensuite que ça a été un gros coup dur. J’étais triste, j’étais anéantie que les lecteurs ne puissent pas connaitre Olive, car c’est un personnage qui peut être un moyen d’aider les gens qui ne se sentent pas à l’aise dans le monde dans lequel on vit.

Si je fais ce travail c’est aussi pour être lue, pour toucher les gens, et la plus belle récompense que je puisse avoir, ce sont des retours des lecteurs. Je mets toujours beaucoup d’affect dans chaque projet. Je ne suis pas une autrice qui les enchaîne, puis passe à autre chose. Je fais en sorte de ne pas avoir de regret et je suis très fière de chaque album que j’ai fait, en dépit de leurs défauts, qu’ils ne soient pas forcément comme je l’aurais voulu. Il y a aussi quelque chose de personnel dans Olive, puisqu’elle est arrivée en même temps que mon enfant. Cette aura qu’il y a autour, fait que j’ai d’autant plus mis de moi-même en les réalisant.

L’une des nombreuses illustrations pleine page du premier album d’Olive.

Derrière cette sortie ratée, le calendrier a été bouleversé. Les sorties des deux premiers tomes auraient dû être rapprochées, car ils forment un seul bloc. Mais nous avons dû décaler la sortie du deuxième album (qui devait sortir à la rentrée 2020) pour ne pas être confrontés à la sortie littéraire et sa myriade de grosses nouveautés qui nous aurait invisibilisés, car personne n’avait eu l’occasion de lire le premier album.

Le tome deux se retrouve décalé pour février et on entend des rumeurs de reconfinement à venir qui nous laissent dans le flou. En dépit de ces bruits, Dupuis a voulu conserver cette date de sortie pour profiter de la nomination à Angoulême.

Ces perturbations sont d’autant plus compliquées que je suis encore dans le projet. Je termine le troisième tome et j’ai encore le quatrième à faire. Je suis toujours sur la même histoire et c’est difficile de mettre la même passion, la même énergie pour une série qui pour l’instant, me donne l’impression de ne pas parvenir à voir le jour à cause des événements. Et puis j’ai terminé le second tome il y a plus d’un an. Le premier, qui a été remis en avant dans les librairies en même temps, je l’ai terminé il y a deux ans et demi. C’est très bizarre, car ça crée pour moi un décalage avec les lecteurs qui ne découvrent Olive que maintenant, alors je termine de dessiner actuellement le troisième album où l’histoire a beaucoup évolué.

Heureusement, nous avons la chance d’avoir un éditeur formidable, qui croit au projet à fond et c’est d’autant plus frustrant !

En dépit de ces déboires, le premier tome a néanmoins réussi à intégrer la sélection officielle du festival d’Angoulême 2021 dans la catégorie « Sélection jeunesse 12-16 ans ». Cela a dû être en soulagement et une fierté pour vous ?

Ça a été effectivement un soulagement. En fait, j’ai trouvé cette sélection folle, car à la base, il y a quand même 800 albums. Mais l’excitation est très vite retombée, parce que j’avais signé une tribune et un engagement qui disait que je n’irais plus à Angoulême quoi qu’il arrive. Après, j’étais peu optimiste, car toute l’histoire d’Olive avec ses quatre tomes, a été pensée comme un seul bloc cohérent avec tous les éléments en place. Il était impossible d’introduire l’histoire plus rapidement qu’à travers un album entier.

La couverture d’Une lune bleue dans la tête, le premier album de la série.

Avez-vous des projets pour l’après Olive ?

J’ai encore un album d’Olive à faire, donc la suite est encore un concept assez lointain.

Extrait du tome trois avant encrage.
La série Olive est nominée pour le Prix de la BD France Bleu 2021

(par Adrien LAURENT)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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À PROPOS DE LA SÉRIE OLIVE

- Lire notre chronique du tome 1

- Lire notre chronique du tome 2

Photo : DR — © Dupuis

 
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11 Messages :
  • Excellente interview, très complète. On apprend des choses intéressantes sur le parcours de l auteur, ses espérances, ses doutes. J ignorais par exemple qu il y avait eu autant de chamboulement dans la sortie du tome 1, que j ai acheté en numérique. C est une bd très étrange, qui dénote un peu en effet je trouve, dans les sorties jeunesse dupuis. Cette dimension poétique. Très chouette

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    • Répondu par richard foin le 26 février à  01:18 :

      A la lecture dans Spirou, cette histoire m’avait fait du bien, par le ton (les tons), le style et les sujets. Pourtant, il y a bien longtemps que je n’ai plus 16 ans ! Grands mercis aux auteures (trices,j’aime moins).

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  • purin de bord de mer : je me demandais si c’est l’auteure elle-même qui s’auto-censure ou si c’est l’éditeur qui le demande parce que c’est un album jeunesse ?

    c’est pas possible encore de mettre les vrais jurons en 2021 ?
    parce que vu ce que les jeunes entendent à l’heure actuelle, j’imagine que ça ne les choquerait pas ?
     ;)

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    • Répondu le 25 février à  15:55 :

      Que l’éditeur censure ou que l’auteure s’auto-censure, là n’est pas le problème. Tous les parents et adultes ne souhaitent pas être laxistes avec les enfants. Si vous n’enseignez pas aux enfants à réfréner leurs pulsions, vous vous retrouver avec des hordes de barbares. Quand vous écrivez pour la jeunesse, vous avez une responsabilité parce que vous participez à son éducation.

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      • Répondu le 25 février à  16:36 :

        Des "hordes de barbares", ahaha, laissez moi rire, quand on voit les atrocités que postent les dits parents sur les réseaux sociaux pour participer aux débats moyenâgeux actuels, on n’est pas un petit juron près.

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        • Répondu le 25 février à  18:07 :

          "Que l’éditeur censure ou que l’auteure s’auto-censure, là n’est pas le problème."

          à l’intervenant #3
          si. c’est juste cela que je voulais juste savoir, juste par curiosité de qui décide quoi dans ce cas de figure.
          Vous, vous êtes hors sujet. Vous commentez l’intérêt de ne pas publier ces insultes : là n’est pas le problème.

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          • Répondu le 26 février à  10:26 :

            Un éditeur qui publie pour la jeunesse peut faire remarquer à son auteur que des insultes sont peut-être évitables. Libre à l’auteur d’écouter la remarque ou le conseil. Un auteur peut aussi ne pas aussi écrire des insultes. Si c’est ça que vous voulez savoir. Il n’y a pas de subordination dans les décisions. L’inverse peut aussi exister. Un auteur peut aussi ne pas vouloir écrire d’insultes et son éditeur peut lui dire de se lâcher.
            Mais dans les livres destinés à la jeunesse, vous ne pouvez pas non plus écrire les pires insultes sous prétexte que la vulgarité est partout à la télévision, sur internet, dans la rue et dans de nombreux foyers.

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        • Répondu le 25 février à  19:17 :

          Voilà pourquoi on en est là. En inversant la problématique vous me donnez autant raison : parents mal élevés, enfants mal élevés etc. Les jurons sont des borborygmes et de là à barbarisme, il n’y a qu’un pas.

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        • Répondu le 25 février à  20:30 :

          En effet ! Les enfants entendent bien d’autres horreurs que ça....de leurs parents ;) ;)

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