Alain Huberty : « Pour cette première vacation avec Christie’s, je voulais un catalogue classique, car c’est l’âme d’Huberty-Breyne. »

15 novembre 2019 5 commentaires
  • Christie's organise mercredi prochain sa première vente avec ses nouveaux experts : Marc Breyne et Alain Huberty. Ce dernier revient sur le contenu de cette première vacation organisée avec la prestigieuse maison de vente.

Votre parcours dans la vente d’œuvres originales s’est inscrit presque à l’inverse d’autres maisons de vente ?

Ce cheminement représente effectivement l’une de nos particularités. Nous nous sommes rendus compte des spécificités liées aux ventes aux enchères au fur et à mesure, et nous avons appris à chaque étape. Nous avons découvert certaines pratiques chez Million, que nous avons progressivement améliorées. Puis, comme nous n’étions plus entièrement alignés, nous avons décidé de prendre notre indépendance avec notre propre maison de vente, ce qui était sain mais très chronophage.

Michel-Edouard Leclerc et son expert Lucas Hureau, un ancien d’Artcurial nous ont dit à cette époque : « Votre travail avec Huberty-Breyne Auction est magnifique, mais c’est de l’entre-soi. Si vous voulez touchez un public qui découvre la bande dessinée, et que la bande dessinée soit acceptée comme un art, il faut travailler avec l’une des deux grosses maisons de ventes aux enchères : Christie’s ou Sotheby’s. » Ils avaient entièrement raison, car ces maisons légitiment la notion d’Art en réalisant ces ventes.

Alain Huberty : « Pour cette première vacation avec Christie's, je voulais un catalogue classique, car c'est l'âme d'Huberty-Breyne. »
Jacques Martin - Alix (Le Dernier Spartiate)

De plus, travailler avec elles permet de toucher un public différent, même s’il faut laisser le temps à ces potentiels nouveaux acheteurs de s’approprier le médium. Une approche que nous avions déjà expérimentée en arrivant à la BRAFA, l’un des plus anciens et prestigieux Salon des Antiquités et des Beaux-Arts : nous n’avons pas bien vendu la première année, cela restait très mesuré la deuxième année, mais cela a pris progressivement de l’ampleur pour devenir le succès d’aujourd’hui.

Il faut donc éduquer l’amateur d’art à la bande dessinée ?

Tout-à-fait ! Il y a six-sept ans, nous présentions à la Brafa la couverture du Sceptre d’Ottokar (Tintin tirée du Petit Vingtième. J’entendais les commentaires d’acheteurs qui ne connaissaient pas la bande dessinée : « 150.000 € ! Pff, tout cela pour un bout de papier. » Ce genre de remarque n’a plus cours aujourd’hui : les mentalités évoluent.

Hergé - Tintin : Le Sceptre d’Ottokar

Vous cherchez à toucher un public plus diversifié ?

C’est ce que nous attendions tous depuis vingt ans. Malgré tout notre travail, ce que nous avions développé avec Huberty-Breyne Auction évoquait le haut-de-gamme uniquement dans le milieu des connaisseurs. De nouveaux clients arrivaient régulièrement, mais cela n’est pas comparable avec l’apport de la marque Christie’s. À peine le catalogue émis, je recevais des ordres en provenance de New York, des américains qui achetaient déjà chez Christie’s. C’est ce que nous recherchions depuis toujours.

Il a donc fallu auparavant éduquer aussi les acheteurs Christie’s au marché de la bande dessinée ?

Oui, j’ai de la chance, je bénéficie du travail de haute qualité réalisé par Daniel Maghen pendant cinq ans. Il a suivi le parcours similaire à celui que nous avons expérimenté à la BRAFA. À nous à prolonger cet essor du marché de l’art envers la bande dessinée. Le Directeur Général de Christie’s m’a d’ailleurs indiqué qu’à leur précédente vacation BD, ils avaient eu 30% de nouveaux acheteurs provenant du sérail Christie’s, avec un bémol : un intérêt manifesté uniquement pour les pièces en-dessous de vingt mille euros. Mais il faut bien commencer quelque part.

Paul Cuvelier - Couverture de Corentin pour le Journal Tintin.

Pensez-vous que le public de Christie’s s’intéresse à l’art en bande dessinée, ou cherche avant tout à investir ?

Je ne sais pas… Sans doute les deux… N’oublions pas une troisième catégorie : ceux qui recherchent la Madeleine de Proust. On l’a vu l’année dernière à la BRAFA avec de nouveaux acheteurs qui ont craqué pour Midam, simplement parce qu’ils avaient alors les moyens et ils se sont offerts un morceau de leur adolescence vécue avec Kid Paddle.

Concernant l’investissement en bande dessinée, on nous demande effectivement parfois dans quelles pièces il faut mettre son argent. Il y a quelques années, je refusais de répondre, alors qu’aujourd’hui, je pense que je dois apporter une réponse, mais si je peux bien entendu me tromper. Aujourd’hui, il y a un auteur dont je suis certain : il faut acheter du Moebius avant que cela ne soit trop haut. Car le marché américain commence à s’y intéresser, ce qui va faire monter la cote.

Une superbe ode à l’introspection, réalisée par Moebius, et regroupant plusieurs de ses thématiques fétiches.

Est-ce que la marque Christie’s vous permet également de mieux rayonner auprès des médias ?

À l’époque, Alexandre Million disait : « Lorsque je vends un Picasso à un million d’euros, cela n’éveille plus l’intérêt. Mais vendre une case d’Hergé à dix mille euros (il y a dix ans) fait la Une de tous les journaux. » Pour moi, cet état de fait reste d’actualité.

Concernant cette première vacation avec Christie’s, en quoi se différencie-t-elle de ce que vous avez déjà réalisé ?

Éric Leroy a été le précurseur en réalisant de superbes ventes pendant dix ans avec Artcurial. Comme il dominait le marché, tout le monde lui apportait ses pièces. Si nous réussissons cette première vente, je pense que je vais disposer d’un statut équivalent : les vendeurs intéressés vont nous contacter pour mettre leurs pièces en valeur. Lorsque je constituais le catalogue d’une vente Huberty-Breyne Auction, je devais contacter mon réseau pour aller chercher des pièces. Et si j’étais en concurrence avec Daniel Maghen, les pièces allaient chez lui neuf fois sur dix. Parce qu’il bénéficiait de la marque Christie’s.

Aujourd’hui, je profite aussi de cet avantage : les vendeurs me contactent directement. Certains acceptent d’ailleurs de baisser leur prix de réserve pour être dans le catalogue. C’est l’effet "Christie’s".

Uderzo - planche tirée de "La Rose et le glaive"

Vos précédents vacations en indépendant proposait 50 ou 101 lots. Pourquoi avoir choisi d’en présenter beaucoup plus cette fois-ci ?

Le catalogue de cette vente est axé sur les vieux classiques, un choix qui peut prendre les atours d’une qualité ou d’un défaut. Je n’ai pas de doutes concernant les maîtres que sont Hergé, Peyo et Uderzo. Je suis par contre plus intéressé de voir les réactions du public concernant les auteurs qui ne disposent pas de la même renommée, comme Macherot, Tillieux et Will qui ne sont plus toujours réédités aujourd’hui et deviennent même muséaux. Même attente autour de Franquin dont les dernières ventes n’ont pas créé de réelles surprises. Je voulais donc un catalogue classique, car c’est l’âme de la galerie Huberty-Breyne depuis vingt ans. Pour autant, il faut que j’évolue, parce qu’il y a de la bande dessinée moderne qu’il faut également suivre. Comme il s’agit de notre première vacation Christie’s, je voulais qu’elle soit classique, à l’image de notre parcours.

D’un autre côté, on m’a adressé un réel compliment, peut-être sans le savoir, en me disant qu’il ne s’agissait pas d’un catalogue de galerie. C’est vrai qu’il y a des habitués, comme François Avril et Götting, mais il ne s’agit souvent que d’une seule pièce, et parfois réalisée il y a longtemps.

Franquin - Couverture d’un Trombonne Illustré.

Vous nous aviez expliqué en 2015 que vous ne travailliez pas avec des pièces de commande. Vous avez donc changé d’avis, comme on peut le voir entre autres avec les pièces de Manara ?

Effectivement, vous avez raison, c’est la première fois que je commande des dessins à un artiste, pour les besoins d’une vente. Je l’ai fait pour deux raisons. Tout d’abord car je me suis rendu compte lors d’un partenariat envisagé avec une galerie américaine, que les Américains ne connaissent pas grand-chose à la bande dessinée dite européenne, et que les seules exceptions sont Manara, Liberatore, puis un peu de Tintin, des Schtroumpfs, Druillet et Moebius. Même intérêt lorsqu’on place des œuvres en vente sur Internet : Manara se vend partout dans le monde. Seconde raison et pas des moindres : nous avons un contrat d’exclusivité avec Milo Manara depuis plusieurs années ; nous cherchons donc à valoriser également son travail.

Dessin : Milo Manara

C’est pour cela que vous avez débuté l’exposition de cette vacation à Milan ?

C’est venu naturellement… Certes parce que Milo habite l’Italie, mais aussi car Christie’s possède une antenne à Milan. Puis, la spécificité de Milo Manara est sa capacité à réaliser des œuvres somptueuses quand il croit au projet. Et dans ce cas, il était porté par une réelle envie. La preuve : le résultat est juste magnifique. Pourquoi se priver de l’exposer ?!

Vous auriez d’ailleurs pu réaliser un petit catalogue dédié uniquement à Manara, ou à Moebius, comme vous l’aviez fait précédemment. Vous avez pourtant préféré tout rassembler dans un seul catalogue ?

Les œuvres de Moebius sont arrivées progressivement. Au point que j’ai même pensé à en refuser à un moment ! Avant de me dire qu’elles étaient toutes différentes, et que, vu mon admiration pour son travail, je devais les placer dans cette première vacation avec Christie’s.

Giraud & Charlier - Blueberry : Le Spectre aux balles d’or

Est-ce dans votre collaboration avec Christie’s, vous vous interdisez de réaliser de petits catalogues ciblés ?

Mon parti pris est d’entrer dans le moule "Christie’s". J’ai adopté le format classique de leur catalogue. Je connais les catalogues spécifiques réalisés précédemment, mais cela ne me représente pas. Quand on a la chance de travailler avec Christie’s, on s’adapte. En guise de couverture, j’aurais préféré un zoom dans une planche, dans ce cas-ci sur une planche de L’Incal. Mais je ne suis plus sur un pied d’égalité comme c’était le cas dans ma précédente association avec Millon. L’argument chez Christie’s est de choisir des illustrations de couvertures portées par la couleur, pour donner envie à un public qui diffère des purs amateurs de bande dessinée.

Pour autant, l’ancien Directeur Général de Christie’s qui m’a contacté, Édouard Boccon-Gidod est un grand amateur de bande dessinée. Il s’était d’ailleurs chargé de faire entrer le neuvième art chez Christie’s. Il m’avait dit que je pouvais faire ce que je voulais en termes de catalogues. Mais j’ai répondu que je voulais m’intégrer.

François Boucq - Couverture de "Bouche du Diable"

Je pensais qu’un des éléments liés au départ de Daniel Maghen était lié à ces catalogues monographiques

Attendez, je ne veux pas m’appesantir sur le sujet, mais je tiens tout de même à apporter une précision… Car j’entends également des auteurs, des collectionneurs ou des ayants droits qui se fourvoient. Daniel Maghen n’a pas quitté Christie’s, c’est Christie’s qui a interrompu leur collaboration. Peut-être avait-il l’intention pour partir pour des raisons qui lui sont propres, mais c’est sur la base de cette décision que la maison de vente nous a contactés.

Et cette planche du Cahier bleu que vous proposez à la vente alors que Daniel Maghen vient de réaliser un catalogue monographique spécialement dédié à André Juillard, c’est la réponse du berger à la bergère ?

Non, pas du tout. Je détenais une bonne part de ces œuvres de Juillard depuis quelques temps, y compris cette exceptionnelle planche du Cahier bleu. En réalité, j’avais pas mal de pièces, comme ces Juillard ou les Hergé, depuis un an et demi, car nous voulions réaliser une vente Huberty-Breyne Auction fin 2018. Et c’est juste avant cela que Christie’s m’a appelé. Ma vente étant pratiquement finie, j’ai tout d’abord proposé de transposer cette vente chez eux, mais c’était finalement trop juste en terme de planning. Nous avons donc pris le temps d’étoffer le catalogue, tout en gardant les pièces pour cette vacation qui n’a finalement jamais eu lieu. Nous avons alors contacté notre réseau, rencontré Manara, etc. Un délai qui explique la pluralité des lots présentés aujourd’hui. Mais il a fallu faire patienter les déposants pendant plus d’un an, ce qui n’a pas toujours été simple.

André Juillard - Le Cahier bleu

Revenons alors à l’évolution de vos conditions, liées à votre association avec Christies : vos frais de vente ont augmenté ?

Oui, j’étais à 25% du prix adjugé, nous sommes passés à 30%. Mais les frais vendeurs sont réduits par rapport à ce que je réalisais chez Huberty-Breyne Auction : maximum 15%.

Il n’y a pas eu de vacations BD pendant près d’un an, et en voici deux qui se suivent coup sur coup. Comment ressentez-vous le marché ?

Concernant les tous gros collectionneurs, l’Affaire Jacobs génère des appréhensions. Leurs planches achetées à cent ou cent-cinquante mille euros par pièce vont-elles être saisies ? Avec la justice belge, on ne s’attend pas à une décision imminente… Cela a aussi rejailli sur le marché : des acheteurs m’ont demandé comment je pouvais prouver qu’une pièce d’Hergé qui les intéressait n’avait pas été volée !

Hergé - Illustration pour un puzzle en bois

Avec l’Affaire Jacobs, la vente d’œuvres de bande dessinée va sortir de l’adolescence afin de devenir un art à part entière sur ce point de vue. Avec des pédigrées, des certificats, des suivis authentifiés.

Comment a réagi Christie’s ?

En me demandant de prendre une assurance spécifique, ce qui est obligatoire en France. Au-delà de la protection financière, Christie’s tient avant tout à son image et déteste le scandale. J’ai tenu à les spécifier que le marché n’était pas si simple : Uderzo clame que les œuvres qui ne sont pas signées de sa main sont volées, le clan Giraud s’agite également, etc. Tout cela est bien sûr fatigant, même pour nous !

Vance - une superbe toile représentant Blueberry en Marshall, qui servit de 4e de couverture.

Au-delà de cette première vacation, quelles sont vos ambitions pour votre futur ?

Nous n’avons pas de plans sur l’avenir, il s’agit souvent d’opportunités qui tombent au bon moment. Nous avons acquis cette galerie place du Châtelain à Bruxelles, à un moment où l’espace donné était en vente et où le produit d’autres biens immobiliers nous permettait de l’acquérir. Bien sûr, nous avons des ambitions, mais encore faut-il avoir les moyens financiers pour les concrétiser. Depuis dix ans, nous réinvestissons tous nos bénéfices dans la galerie, car nous voulons avant tout qu’Huberty-Breyne soit pérenne, que cela soit dans la bande dessinée et dans l’art de manière générale.

Vous allez déménager votre galerie de Paris, située actuellement rue Saint-Honoré ?

Oui, je désirais trouver un nouvel emplacement pour nous inclure dans le circuit des galeries. Et je viens de le signer. Je désire aussi toucher le marché américain en nouant un partenariat avec une galerie américaine, qui pourrait également présenter des pièces dans le catalogue Christie’s. Cela nous permettrait d’échanger des pièces entre Paris-Bruxelles et New-York.

Hugo Pratt - Strip tiré de la Jeunesse de Corto

Votre partenariat avec Christie’s peut-il prendre d’autres formes ?

Oui, Christie’s Belgique était très impressionné du cadre de notre galerie bruxelloise, et nous a donc demandé de pouvoir exposer ici pendant trois jours pour une exceptionnelle collection d’art contemporain. Cela nous a permis de rencontrer un public qui ne connaissait pas encore la galerie, mais qui a directement fait le lien avec notre stand à la Brafa, et en particulier grâce à la mini-expo Geluck qu’on avait réalisée. Christie’s nous permet donc de consolider ces contacts.

Geluck - Chez les Pollock

D’un autre côté, nous avons l’envie de débuter certaines expositions par une première semaine dans un salon de Christie’s Paris, avant de la prolonger dans notre nouvelle galerie parisienne. Tout en laissant bien entendu la possibilité à Christie’s de réaliser elle-même des ventes de gré à gré comme ils en ont le droit. Pour ma part, si Christie’s nous reprend après ce contrat d’un an, nous sommes à l’aube d’une période extraordinaire…

Vous pensez également à l’édition ?

Oui, car les auteurs qui travaillent avec nous sont demandeurs. Mais je ne parle pas d’édition de bande dessinée ! Plutôt des livres d’arts, que l’on retrouverait dans les librairies, au sein du rayon Art et pas bande dessinée. Voilà ce que je recherche pour les auteurs que je défends : Manara, Geluck, Hyman, Avril, etc. Parce que je trouve qu’ils le méritent.

Vandersteen - Bob & Bobette (Wattman)

Quant à vous, qu’est-ce qui vous motive dans votre travail ?

Les rencontres. Par exemple, nous n’avions pas encore travaillé avec Nicolas de Crécy, même si c’était depuis longtemps l’une de mes envies. Il est venu au vernissage de l’exposition Multiples de Michel-Édouard Leclerc et il est tombé amoureux de la galerie, et de ses potentialités par rapports à ses propres envies. Nous allons donc réaliser prochainement une exposition ensemble, et cela me rend très heureux. Le jour où je ne ressentirai plus ce bonheur dans mon travail au quotidien, je m’arrêterai.

Alain Huberty
Photo : Charles-Louis Detournay.

Propos recueillis par Charles-Louis Detournay.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Vente aux Enchères Christie’s le 20 novembre 2019
Christie’s Paris, 9 avenue Matignon, 75008, Paris, France

Exposition des lots "Christie’s" à Bruxelles jusqu’au samedi 16 novembre de 10h à 18h, le lundi 18 novembre de 10h à 18h et le mardi 19 novembre de 10h à midi, chez Christie’s (9 avenue Matignon, 75008 Paris.)
Fermé le dimanche 17 novembre.
Mail : contact@hubertybreyne.com

Le site de la Galerie Huberty & Breyne et la visite virtuelle de l’exposition des lots

À lire sur ActuaBD.com concernant Huberty-Breyne (plus d’articles disponibles à partir de la barre de recherche ci-dessus) :

Toutes les illustrations sont issues de la vacation du 20 novembre, leurs illustrations sont : DR.

 
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5 Messages :
  • Merci pour cette interview très instructive !

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    • Répondu par Laurent G le 15 novembre à  21:33 :

      Waouh, cette planche de Jacques Martin est de toute beauté, exceptionnelle !

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      • Répondu par Philippe Wurm le 16 novembre à  13:06 :

        Avec de vrais morceaux de décors de Roger Leloup !
        Il a été l’assistant de LUXE de Martin et endosse avec lui sa toute meilleure période.

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        • Répondu par Henri Khanan le 16 novembre à  13:57 :

          "Macherot, Tillieux et Will qui ne sont plus toujours réédités aujourd’hui et deviennent même muséaux"

          Ah bon ? Depuis quand ? Ils sont réédités sous forme d’’intégrales, par Dupuis, Casterman ou l’Elan !

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        • Répondu par stephane Jacquet le 16 novembre à  16:04 :

          Hum....difficile pour moi d’être aussi catégorique que vous en affirmant que c’est sa meilleure période graphique . C’est superbe en effet , mais ma période préférée reste celle qui va du « spectre de Carthage » au « Lac sacré « d’Orion.
          Pour Orion, il se remet en question, et fait évoluer son dessin en force, assez éloigné en fait du dernier Alix qu’il a dessiné, » le cheval de Troie ». On le sent motivé et passionné par son sujet...et par la période.En fait, Martin n’est pas resté sur ses acquis, il a toujours fait évolué son style, même en vieillissant.

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