Angoulême 2021 : Plus de 400 auteurs signent pour le boycott du Festival en juin prochain

21 janvier 2021 209
  • Nous vous en parlions récemment : le bras de fer entre les auteurs et le FIBD rebondit cette année encore. Dans une tribune « Autrices-Auteurs-en-Action », plus de 400 auteurs signent le boycott du Festival. « … Nous, autrices et auteurs signataires de cet appel, appliquerons le boycott total du versant public du Festival d’Angoulême, en juin prochain, si aucun acte réel et concret n’est posé d’ici là, à l’endroit de notre statut professionnel, de notre représentation et d’un juste rééquilibrage de la chaîne du livre… » proclame la tribune.

Leurs revendications ? L’exigence, confortée par le Rapport Racine, un rapport enterré depuis, d’un positionnement de l’État comme régulateur effectif du secteur qui permettra de reconnaitre la « carrière artistique comme métier et pas seulement comme vocation ».

Ces revendications ne sont pas nouvelles : l’année dernière à la même période 1400 auteurs avaient signé une tribune où ils annonçaient boycotter tout événement à venir «  si rien n’était fait pour rééquilibrer la répartition des revenus au sein de la chaîne du livre.  » Et de pointer les scandaleuses insuffisances de l’Agessa depuis 40 ans.-

Angoulême 2021 : Plus de 400 auteurs signent pour le boycott du Festival en juin prochain

Janvier 2020 à Angoulême : les auteurs étaient déjà à la pointe du combat. La pandémie n’a rien calmé.
Photos : Cédric Munsch - ActuaBD.com

L’État avait réagi, organisant, dès janvier 2020, le transfert administratif du recouvrement de l’Agessa vers l’Urssaf Limousin, lequel s’organisa dans un certain désordre et fit vivre des situations ubuesques à bon nombre d’auteurs. Ajoutez à cela la crise sanitaire, et vous comprendrez l’énervement, sinon la colère de la profession.

Tout cela en pleine « Année de la bande dessinée », plombée par la pandémie, avec comme point d’orgue la démission le 30 octobre dernier, des quatre parrains de l’événement, Florence Cestac, Catherine Meurisse, Régis Loisel et Jul dénonçant «  l’incohérence et les contradictions des choix politiques à l’égard de la culture et des métiers du livre en ce temps de pandémie. »

Les signataires de cette tribune dénoncent le «  double-langage  » et «  le déni récurrent qui est opposé sans cesse à notre travail et à notre fonction. » :
« Double langage et déni quand le Festival d’Angoulême, dont la stature internationale appelle l’exemplarité, et la SNCF, son partenaire, se refusent encore cette année même à rémunérer les autrices et auteurs dont elles exposent le travail dans les gares de toute la France, alors que chacun des autres professionnels associés à cette tâche y prélève son dû. Double langage et déni lorsque, madame la Ministre, vous répétez à l’envi, dans les médias, votre amour des artistes et la sincérité de votre engagement. […] Des aides, ponctuelles, données à quelques-uns, selon des critères et des procédures souvent obscurs, ne peuvent en aucun cas tenir lieu de politique publique du livre sur le long terme. Depuis le rapport Racine, rien n’a changé pour nous et notre statut. »

La bonne cible ?

Du côté du Festival, l’impression est que les auteurs se trompent de cible et que l’on fait porter au seul FIBD des responsabilités qui ne sont pas les siennes.

Les expositions dans les gares se sont faites avec des accords signés par chacun des auteurs exposés et avec leur consentement avec à la clé des investissements conséquents du FIBD et de ses partenaires, des investissements qui pèsent alors que le secteur de l’événementiel est complètement sinistré.

Le Festival est-il le seul responsable ?
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Par ailleurs, le Festival n’a aucun pouvoir sur les revendications qui sont formulées par les auteurs à l’encontre du gouvernement. Cette ambiguïté lui est insupportable. Le FIBD, plateforme unique au monde de la promotion du 9e Art a l’impression de payer seul la facture d’une situation qui le dépasse largement et sur laquelle il n’a aucune prise.

Il est clair qu’il y a là une ambiguïté qui mérite d’être signalée.

Voir en ligne : La tribune d’autricesauteursenaction.org

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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209 Messages :
  • C’est déjà pas mal, mais les auteurs et autrices de BD devraient aller encore plus loin : une grève de la planche chez leurs éditeurs. En tout cas, comme lecteur je les soutiens à 100% !

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    • Répondu par laurent le 21 janvier à  14:41 :

      vous voulez dire que vous allez les soutenir à 100% financièrement ?

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      • Répondu par Milles Sabords le 21 janvier à  16:45 :

        Oui, puisque j’achète des albums même à ceux qui s’auto-édite. C’est ça la passion BD.

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    • Répondu par Auteur le 21 janvier à  14:44 :

      « une grève de la planche chez leurs éditeurs. »

      Pfff, on vous a déjà expliqué plein de fois pourquoi ça n’aurait aucun impact. Faut lire les commentaires, pas seulement en écrire.

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      • Répondu par kyle william le 21 janvier à  15:06 :

        Boycott d’Angouleme alors que bien souvent les auteurs y vont déjà à leurs frais... et que beaucoup de futurs contrats s’y décident... grève des planches et donc des avaloirs... ne pourrait-on pas imaginer des moyens de lutte qui soient moins pénalisants pour les auteurs ? Parce que je pense qu’en face, ça rigole...

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        • Répondu le 21 janvier à  15:40 :

          on n’a rien sans rien, imaginez la tete des editeurs sans planches pour éditer, ils vont moins rire.
          C’est une épreuve de force pas de plaisir.

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      • Répondu le 21 janvier à  16:05 :

        Avec de tel discours, c’est sûre que le patronat n’a rien à craindre.

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        • Répondu le 21 janvier à  16:29 :

          Mais le patronat n’a rien à craindre de toute façon. Kile William a raison, il faut trouver d’autres moyens de lutter. Arrêter de se punir. Interpeller davantage les autres acteurs de la profession. Les libraires, et le public !

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          • Répondu le 21 janvier à  20:21 :

            Arrêter de se punir ? alors on prodigue la stratégie du cause toujours.
            Oui bien sûre continuer comme ça, c’est parfait.

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  • Ils ont totalement raison de faire cela.
    Le FIBD ne comprend pas ? c’est pourtant grace au travail des auteurs de BD que le festival exciste et est subventionné pour dégager des salaires et créer l’événement.

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    • Répondu par Milles Sabords le 21 janvier à  16:42 :

      Avec une grève des planches, il y a largement de quoi arrêter de faire rire qui que ce soit et d’enclencher des pourparlers. Mais comme les auteurs ne sont pas solidaires entre eux et que certains préfèrent préserver leur pré carré...

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      • Répondu par Auteur le 21 janvier à  19:28 :

        Dites Milles Sabords (mille ça prend pas de S au fait), vous proposez quoi comme revenu de remplacement ?

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        • Répondu le 21 janvier à  20:18 :

          Apparement vous ne connaissez pas ce que peut etre une lutte, vous croyez que quand les gens font gréve ils sont rénumérés. A moins que vous ne soyez un jaune.
          Vous vous targuer du pseudo auteur mais avez vous au moins signez la pétition.

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        • Répondu par Milles Sabords le 21 janvier à  21:07 :

          Je mets un "s" la où bon me semble. Vous faites déjà des sacrifices en vous faisant exploiter par l’édition et vous en crevez de faim, et vous avez peur de faire la grève de la planche ? Vous avez quoi à perdre ? Perdu pour perdu, au moins en bloquant le système vous attirerez sérieusement l’attention. Avec la pandémie qui brouille les cartes, c’est le moment ou jamais.

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          • Répondu par Auteur le 21 janvier à  23:05 :

            Loyer, factures, courses (pour manger par exemple) ça vous dit quelque chose ou vous êtes une entité désincarnée ? Pensez que les auteurs sont des adultes, avec une vie d’adulte, des enfants, une famille et donc un véritable métier.

            Mettez des s où bon vous semble, mais dans :même à ceux qui s’auto-édite, il y a ent à la fin de éditent. Ne lisez pas que des bd, prenez un Bescherelle de temps en temps.

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            • Répondu par auteur bd le 22 janvier à  09:03 :

              Et alors, moi aussi j’ai un loyer, des courses, des factures... si tu veux courber le dos devant ton éditeur ça te regarde, mais je préfère la lutte. Sans la lutte de nos prédécesseurs pour notre statut, on serait encore moins que rien aujourd’hui !

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            • Répondu le 22 janvier à  09:11 :

              On voit ici toute la faiblesse de votre argumentation en attaquant l’orthographe comme le font certains profs pour humilier leurs élèves, alors que vous avez parfaitement compris ce que voulait dire milles sabords.
              Un foyer, de la nourriture, de l’énergie, oui en effet, ce sont les éléments de base pour une vie décente auquel à droit chaque etre humain.
              Vous vous plaignez des conditions sociales déplorables. Ok
              Avez vous signé la pétition ? etes vous syndiqué ? Manifestez vous ?
              Vous parlez régulièrement des réseaux dans le monde de la bd.
              Je vous rappelle que pour réussir dans l’art, il faut les trois M :
              Ministère (ministère de la culture, les universités avec les diplomes pour faire reconnaitre votre travail) , Média on parle de vous, Marché on vend votre livre.
              Vous voulez que ça change, tout en travaillant sans aucun rapport de force avec votre employeur et les intitutions.
              Heu... c’est pas comme ça que ça marche la lutte.
              vous ne voulez pas faire grève et lever le poing, ben on ne peut malheureusement rien pour vous.

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          • Répondu le 22 janvier à  05:49 :

            "Je mets un "s" la où bon me semble."

            Vous confondez liberté d’expression avec orthographe.

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            • Répondu par Milles Sabords le 22 janvier à  08:58 :

              Ci vous savié tous les deus le nombres de message sur ce cite qui contiennnent des fautes d’aurtografe ! Revenons au sujet principal... tant que les auteurs ne feront pas front commun face à leurs "employeurs", ils n’obtiendront rien. La lutte pour des droits, c’est également du sacrifice. Dans mon entreprise, j’ai aussi connu ça avec les piquets de grèves et sans salaire à la fin du mois.

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              • Répondu le 22 janvier à  13:52 :

                Les auteurs ne sont pas salariés d’entreprises. Vous comparez ce qui n’est pas comparable. Pour l’instant, le droit d’auteur, est un droit de propriété, pas un droit du travail. Ce que veulent faire reconnaître les auteurs : pour que ces propriétés artistiques et littéraires existent, il faut avoir travaillé pour.

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                • Répondu par Milles Sabords le 22 janvier à  14:50 :

                  Primo, je n’étais pas salarié de l’entreprise mais Intérim, secondo, je discute très souvent avec les auteurs sur les salons de leur détresse professionnelle. Vous ne pouvez pas continuer dans cette "profession" (nombreux tentent de vous faire croire que ça n’en ai pas une pour mieux vous piéger !) à être divisés face aux éditeurs. Soit, vous devenez plus radicaux, soit 2021 et les années qui vont suivre finiront d’achever vos statuts d’auteurs pour glisser essentiellement sur des "contrats-forfaits" encore plus au ras des pâquerettes, voir même, pour bouffer les pissenlits par la racine ! Et ce ne sont pas les auteurs BD de par le monde qui manquent pour postuler en France. Comme le disait un éditeur à une autrice qui me l’a rapporté : "auteurs bd ? un coup de pied dans une poubelle et il y en a 50 qui tombent"...

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                  • Répondu par kyle william le 22 janvier à  15:13 :

                    ça on est trop nombreux, c’est clair. D’où la difficulté de se fédérer. Mais vous parlez de la généralisation à venir des contrats-forfaits. Mais on est déjà sous des contrats-forfaits. Le prix à la page se pratiquait dans la presse. Il ne se pratique plus dans l’édition.

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                    • Répondu par Milles Sabords le 22 janvier à  16:30 :

                      Le prix à la page se pratique encore, certes à des tarifs qui baissent inexorablement, mais ça se pratique toujours. De nombreux auteurs me l’ont affirmés.

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                      • Répondu le 22 janvier à  17:04 :

                        Dans la presse alors.

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                      • Répondu le 22 janvier à  17:14 :

                        C’est un faux problème. Divisez le montant de votre forfait et vous connaîtrez votre prix à la page. Tout le monde fait ça. Dans la presse et chez certains éditeurs, on peut gagner jusqu’à 400 euros la page. Si vous faites du roman graphique, c’est plutôt du 100 euros la page. Si vous faites un album chez les indés, c’est pas payé du tout, à moins d’une aide du CNL.

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                        • Répondu par Onomatopée le 23 janvier à  07:36 :

                          Non, le prix à la page (scénario, dessin, ou colorisation) se pratique toujours. Par 400 euros la page, il faut entendre 400 euros brut. Pour un 46 pages c’est à peu près 200 - 230 euros net la planche (voir 300 - 350 euros net pour des auteurs plus reconnus), 80 - 100 euros net la page de scénario et 50 - 80 euros net la colorisation. Bien évidemment, ces tarifs varient suivant la taille de l’éditeur et ce ne sont pas forcément les plus gros qui respectent les tarifs. Quant au roman-graphique, on retombe très souvent à 120 euros net la planche quant ce n’est pas pire, puisque pour 200 - 250 euros net on vous paye la totale si vous faites tout : le scénario, le dessin, la colorisation. En gros, un roman-graphique n&b de 150 pages, en à-valoirs, tourne autour de 6000 - 8000 euros brut. Les chiffres que j’annonce sont des moyennes et tout se joue souvent sur la notoriété de l’auteur/autrice et son réseau de sympathisants dans le métier. Bien entendu, il existe aussi des gens très bien payé grâce aux ventes d’albums, mais il ne sont pas nombreux...

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                          • Répondu par kyle william le 23 janvier à  11:16 :

                            Je n’accepterai jamais de faire un roman graphique de 150 pages pour 6000 euros chez un gros éditeur. Descendre à 40 euros la page, au secours ! Par contre, je suis prêt à en dessiner un pour rien du tout chez un petit éditeur indépendant prestigieux. Cherchez l’erreur...

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                            • Répondu par Milles Sabords le 23 janvier à  14:45 :

                              C’est du masochisme, mister William ! Un album gratos... et vous l’imprimez aussi à vos frais pour aider votre éditeur ? Faites de l’auto-édition, il ne vous sert à rien votre éditeur.

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                            • Répondu le 23 janvier à  16:30 :

                              L’erreur, c’est votre façon de voir le monde.

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                              • Répondu par kyle wiliam le 23 janvier à  17:42 :

                                Tout vaut mieux que l’auto-édition. Ce que vous appeler masochisme peut aussi être une stratégie ponctuelle. La BD indépendante et alternative a changé le visage du métier en 30 ans. Publier chez certains indés peut vous permettre de "réseauter", d’acquérir parfois un certain prestige, voire une vraie notoriété. Sans compter qu’il arrive que votre livre soit mieux défendu dans la presse et en librairie chez les indés que chez un gros éditeur, où il sera noyé dans la masse et oublié en route. Depuis 30 ans, les indés ont permis de révéler des dizaines d’auteurs de talent, bien entendu en ne les payant pas. La réalité est un peu plus subtile que l’usage qui veut qu’on distingue arbitrairement les méchants éditeurs capitalistes d’une part et les gentil auteurs démunis et laborieux d’autre part.

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                                • Répondu le 23 janvier à  18:45 :

                                  "La BD indépendante et alternative a changé le visage du métier en 30 ans."

                                  Elle a ouvert des portes pour en fermer d’autres…

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                                • Répondu par Onomatopée le 23 janvier à  20:40 :

                                  Je suis d’accord avec vous, le monde n’est ni tout blanc, ni tout noir. Mais franchement, j’ai vu beaucoup plus de coups tordus chez les éditeurs pour faire de l’argent que chez les auteurs. Quant à la bd Indé, elle n’a pas changer grand chose en 30 ans, sauf permettre de faire du clientélisme à travers des niches commerciales. Ce n’est pas avec ça que l’on va sauver la profession, en améliorer le fonctionnement et fidélisé des lecteurs, puisque par définition, le lectorat Indé ou roman-graphique est très instable et picore.

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                                  • Répondu le 23 janvier à  21:21 :

                                    La plupart des stars de la bd d’aujourd’hui ont effectivement débuté chez les indés, payés à vil prix voire pas payés du tout.

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                                    • Répondu par Onomatopée le 24 janvier à  06:54 :

                                      Logique, pendant longtemps les éditeurs ne voulaient pas de leurs graphismes et puis la collection Poisson Pilote est arrivée, elle a permit d’ouvrir les vannes en grand... "L’association" a prit de l’ampleur. Quant à ces stars de la BD qui n’étaient pas payés à l’époque, on voit que vous ne connaissez pas leur parcours, pour certains, ils n’en avaient pas besoin. Le dessous des cartes, toujours regarder le dessous des cartes...

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                                      • Répondu le 24 janvier à  13:28 :

                                        Une nouvelle génération d’auteurs est arrivée chez Dargaud au moment où Astérix quittait définitivement la place. C’est ce qui a engendré la Collection Poisson Pilote.
                                        La collection Poisson Pilote, ce n’était pas seulement "l’Association avec du fric" comme disait Lewis Trondheim, mais plutôt la collection de Guy Vidal qui voyait en ses protégés les héritiers de Pilote. Une génération qui remettait au premier plan le récit, l’aventure en opposition à l’esthétisme visuel des années 80. Guy Vidal ne s’est pas trompé. Si mes souvenirs sont bons, le dernier auteur qu’il a signé était Riad Sattouf.

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                                        • Répondu le 24 janvier à  18:18 :

                                          Riad Sattouf, celui qui fait du "Hanna Barbera" barbant ? Vendre des tonnes de bouquins ne veut pas dire que vous faites de la qualité, surtout avec des scénarios nombrilistes d’adolescent boutonneux. Bravo les médias !

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                                          • Répondu le 24 janvier à  18:50 :

                                            Vendre des tonnes de bouquins ne veut pas non plus dire que vous en faites pas de la qualité. Tout dépend la définition de qualité aussi. Riad Sattouf sait raconter des histoires qui collent à son époque. C’est un vrai talent.

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                                            • Répondu le 24 janvier à  20:32 :

                                              Triste époque, alors ! Ce n’est pas avec Sattouf, Sfar, Blain, Satrapi, Trondheim, Valette, Mottin, Bienvenu, Bagieu, etc, et leurs graphismes de recyclage que l’on va sauver la bande-dessinée.

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                                              • Répondu le 25 janvier à  07:02 :

                                                Les noms que vous citez ont déjà sauvé la BD. Leur succès et l’argent qu’ils rapportent ont permis de financer des tonnes d’autres livres.

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                                                • Répondu le 25 janvier à  08:03 :

                                                  Entièrement d’accord.

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                                                  • Répondu le 25 janvier à  09:10 :

                                                    Vous êtes bien naïf sur le mécanisme de financement d’autres albums...

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                                                    • Répondu le 25 janvier à  09:34 :

                                                      C’est pas de la naïveté, c’est le fonctionnement normal d’une entreprise. perso, en temps qu’éditeur, je réinvestis mes bénéfices dans la production des nouveaux albums. Je ne doute pas que chez les grands éditeurs, les actionnaires se servent en premier, mais ensuite le principe reste le même/

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                                                      • Répondu le 25 janvier à  11:05 :

                                                        Il n’y a pas que les actionnaires, il y l’imprimeur, les déplacements professionnels des collaborateurs ou collaboratrices, les salariés de l’entreprise, les commerciaux, la diffusion-distribution, les % à verser aux auteurs qui vendent, les relations presse et d’autres petites pratiques éditoriales... vous êtes donc un très petit éditeur, forcément, votre investissement sur des albums reste faisable.

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                                                        • Répondu le 25 janvier à  13:29 :

                                                          Je ne comprends pas votre raisonnement. Je suis un éditeur moyen et je paye tout ce que vous dites et davantage encore. Et je réinvestis dans la création comme font les gros. Je précise que je paye des avaloirs à mes auteurs.

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                                                          • Répondu par auteur le 25 janvier à  14:11 :

                                                            Il y a des gens qui ont vraiment du talent - et j’en vois passer des dossiers - et que l’on ne veut pas publier parce qu’ils n’ont pas la carte. Va falloir changer le système de sélection.

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                                                            • Répondu le 25 janvier à  14:47 :

                                                              C’est quoi la carte ?

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                                                            • Répondu le 25 janvier à  14:54 :

                                                              « il y a des gens qui ont vraiment du talent - et j’en vois passer des dossiers - et que l’on ne veut pas publier parce qu’ils n’ont pas la carte. »

                                                              Faut pas déconner, si de bons albums sont proposés, ils sont publiés. Faut arrêter avec cette histoire de carte, si on vous refuse un projet c’est qu’il n’est pas assez bon. Tous les auteurs se prennent pour des génies, mais loin s’en faut.

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                                                              • Répondu par auteur le 25 janvier à  17:00 :

                                                                Vous m’avez très bien compris quant je parle "d’avoir la carte"... maintenant, mettez votre nom d’éditeur visible et je vous fait parvenir des dossiers bétons et on verra si votre ramage rime avec votre plumage...

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                                                                • Répondu le 25 janvier à  17:28 :

                                                                  Je mettrai mon nom d’éditeur visible si vous mettez votre nom d’auteur visible.

                                                                  Répondre à ce message

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                                                                    En clair, vous enlevez le haut si les auteurs enlèvent le slip.

                                                                    Répondre à ce message

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                                                                    Je ne suis pas auteur, je travaille dans une maison d’édition.

                                                                    Répondre à ce message

                                                                • Répondu le 25 janvier à  17:36 :

                                                                  Avoir la carte, ça veut dire avoir le bon réseau, mais ça veut aussi dire avoir un certain trait qui vous permet d’être accepté dans toutes les chapelles du milieu. Il ne faut surtout pas être trop classique. Il faut un brin d’originalité. Il faut une singularité. Par exemple tous les deux font de la bd d’aventure assez traditionnelle mais Mathieu Bonhomme a la carte, alors que Ralph Meyer ne l’a pas, il est trop classique, il s’inscrit dans une école, celle de Giraud qui a connu trop de représentants et qui n’a plus la cote. Bonhomme est classique aussi mais il est plus original donc il est plus « hype ». Le style compte énormément, comme en littérature, les relations ne suffisent pas, et c’est heureux.

                                                                  Répondre à ce message

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                                                                    Donc, supprimons tous les auteurs qui n’ont pas de style propre et ça se vendra mieux !

                                                                    Répondre à ce message

                                                              • Répondu le 2 février à  07:28 :

                                                                Faux. vous pouvez très bien proposer un excellent album à un éditeur qui le refusera parce qu’il ne saura pas le vendre ou à qui le vendre.

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                                                      • Répondu le 25 janvier à  13:14 :

                                                        On parle de surproduction d’albums, qu’il y a trop d’auteurs, mais il y a aussi trop d’éditeurs, qui payent mal ou pas du tout (quelle fumisterie de ne payer que sur les ventes qui en général représente que dalle !) et qui n’apporte rien de valorisant dans le paysage de la bd, à part remplir un peu plus les bacs des libraires.

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                                                        • Répondu le 25 janvier à  14:10 :

                                                          Les ventes sont loin d’être négligeables chez les indés. Il y a beaucoup d’idées reçues ici sur les petits éditeurs, et sur les gros !

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                                                • Répondu le 25 janvier à  13:10 :

                                                  Oui, ces auteurs/autrices ont permis de produire le même genre d’albums qui ne plaisent qu’aux médias, aux bobos et pour un public qui n’achète que très peu de bd dans l’année.

                                                  Répondre à ce message

                                                  • Répondu le 25 janvier à  13:31 :

                                                    Vous plaisantez ? Rien que les ventes de Sattouf et Bagieu c’est énorme. Les bobos comme vous dites sont les premiers consommateurs en librairie et dans la culture de façon générale

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                                                    • Répondu par auteur le 25 janvier à  14:26 :

                                                      Pour mettre tout le monde d’accord, les bobos ne représente qu’une petite catégorie de lecteurs bd. Les ventes se font plus par des passionnés, sans compter le public féminin.

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                                                      • Répondu le 25 janvier à  14:48 :

                                                        Oh non les bobos c’est beaucoup de monde. Le pouvoir d’achat c’est eux qui l’ont.

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                                                      • Répondu le 25 janvier à  15:00 :

                                                        Faudrait se mettre d’accord sur ce que sont les bobos. A l’origine ça désignait les riches qui votent à gauche. Aujourd’hui ça ne veut plus rien dire.

                                                        Répondre à ce message

                                        • Répondu le 26 janvier à  07:16 :

                                          Faut arrêter les conneries : dans les années 80 il y avait aussi de très bonnes série qui mettaient le récit au premier plan avec une qualité graphique indéniable. La génération Pilote de Guy Vidal, c’est tous les fanzineux qui grattaient sur une table à Angoulême et qui n’intéressait personne. D’accord, il y avait quelques pépites dans le lot, mais ils n’ont pas non plus révolutionner la BD. Les cimetières sont pleins de gens indispensables.

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                                      • Répondu le 24 janvier à  17:59 :

                                        Des auteurs qui n’avaient pas besoin d’être payés et on nous aurait caché ça ? Des gosses de riches, les Sfar, Trondheim, Blain, Sattouf ? C’est le moment de balancer vos infos.

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                                        • Répondu le 24 janvier à  18:47 :

                                          Sfar et Trondheim, oui. Surtout Sfar.

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                                          • Répondu le 24 janvier à  19:35 :

                                            Une personne ça fait pas beaucoup.

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                                            • Répondu le 24 janvier à  20:08 :

                                              Vous ne savez pas compter jusqu’à deux.

                                              Répondre à ce message

                                              • Répondu par auteur le 24 janvier à  20:53 :

                                                Il y en a plus que deux, relisez et fouillez sur le web...

                                                Répondre à ce message

                                                • Répondu le 24 janvier à  22:15 :

                                                  Ça ne m’intéresse pas, les rumeurs déplaisantes. Et ce n’est significatif par rapport au sujet du débat.

                                                  Répondre à ce message

                                                  • Répondu le 25 janvier à  06:53 :

                                                    Ce n’est pas qu’une simple histoire de rumeur. Les privilèges de certains masquent la ghettoïsation des autres. Lorsqu’un style de dessin devient la pensée unique des décideurs, c’est l’ensemble de la création qui est en péril. Tous les genres peuvent cohabiter dans l’espace bd, mais ce sont les déséquilibres qui créent la paupérisation.

                                                    Répondre à ce message

                                                    • Répondu le 25 janvier à  08:00 :

                                                      L’égalitarisme jacobin, quelle illusion !

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                                                    • Répondu le 25 janvier à  08:00 :

                                                      Pas très clair tout ça. Si certains auteurs sont rentiers par ailleurs, ou ont un autre job plus rémunérateur, tant mieux pour eux. Ce n’est pas le style de dessin qui crée la paupérisation, c’est le montant des contrats.

                                                      Répondre à ce message

                                                      • Répondu le 25 janvier à  09:12 :

                                                        La pansée unique, pas seulement le montants des contrats !

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                                • Répondu le 24 janvier à  07:00 :

                                  Faux, tout ne vaut pas mieux que l’auto-édition Kyle. En travaillant gratuitement, vous fermez la porte à ceux et celles qui demanderaient un prix de page à l’éditeur, et qui aurait beau jeu de dire : "Pourquoi payer ? Puisque d’autres travaillent gratuitement pour moi !". Tout travail mérite salaire, même si c’est une oeuvre artistique ! Votre attitude est destructrice.

                                  Répondre à ce message

                                  • Répondu le 24 janvier à  12:12 :

                                    On peut pas se faire payer quand y a pas d’argent. Le système des indés fonctionne sans avance sans rien sinon les subventions du CNL

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                                    • Répondu par kyle william le 24 janvier à  17:56 :

                                      Je n’ai pas dit que je travaillais gratuitement. Simplement chez les indés je ne touche rien du tout comme avance. Je ne suis payé qu’en pourcentage sur mes ventes. Ça ne permet pas d’en vivre, c’est pourquoi je travaille aussi chez de gros éditeurs qui eux me donnent des avaloirs. Cela dit j’ai obtenu de meilleures ventes et gagné davantage de notoriété chez les indés que chez les gros.

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                                      • Répondu le 25 janvier à  17:58 :

                                        Une avance, c’est une prévision sur un pourcentage sur les ventes. Un minimum garanti. Pas d’avance, c’est plus avantageux pour votre "indé" libertarien.

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                • Répondu le 22 janvier à  15:04 :

                  C’est sûr que les comptables, secrétaires, maquettistes, commerciaux, des boîtes d’édition ont des contrats de salariés. Alors quoi, auteur de bd n’est assez noble pour être un métier ? Réaliser un album c’est du travail ! Il n’y a que chez nous que l’on veut garder cette image romantique de l’artiste vivant sous les toits et s’éclairant à la bougie !

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                  • Répondu le 22 janvier à  15:46 :

                    Mais de façon générale, les artistes ne sont pas salariés. C’est une activité, mais pas vraiment un métier. C’est vrai pour tous les arts, pas seulement la BD. De tout temps, faire l’artiste, à moins d’être fortement reconnu et de vendre beaucoup d’oeuvres, c’est la précarité. On a parfois l’impression que les auteurs de BD viennent de se réveiller, qu’ils réalisent qu’il y a une situation qui a pourtant toujours existé.

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                    • Répondu le 22 janvier à  17:17 :

                      Mais c’est pas parce que les auteurs de BD réagissent certes tard à un état de fait scandaleux qu’il faut s’y résigner. Les dessinateurs devraient se rassembler pour défendre leurs droits avec les écrivains, c’est le même problème.

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                  • Répondu le 22 janvier à  18:10 :

                    Ben non, de plus en plus de comptables, secrétaires, maquettistes, commerciaux… et même éditeurs ne sont plus salariés, mais externalisés. Partout, le salariat recule. C’est la flexi-précarité.

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                    • Répondu le 23 janvier à  07:08 :

                      Je peux vous garantir que les clauses des contrats des comptables, secrétaires, maquettistes, commerciaux et même des éditeurs, n’ont rien à voir avec celles beaucoup plus délétères des auteurs BD. Rien qu’au point de vue administratif déjà...

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                      • Répondu le 23 janvier à  11:00 :

                        Bien entendu. Un contrat d’édition n’est même pas un contrat de travail. Il s’agit seulement d’un accord concernant une transaction commerciale ponctuelle.

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                        • Répondu le 23 janvier à  14:41 :

                          C’est justement ce qui doit changer, faire de la BD est un métier et demande une somme énorme de travail, je dis bien de travail !!!

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                          • Répondu le 23 janvier à  16:50 :

                            Les éditeurs ne payent pas le travail mais le fruit de ce travail. Ce n’est pas la qualité (le travail) qui est pris en compte pour estimer la valeur d’un œuvre mais la quantité (le nombre d’exemplaires vendus). Que vous passiez deux heures à écrire et dessiner une page ou quinze jours, peu importe. Le but n’est pas de créer un objet unique destiné à un seul client mais un objet reproduit pour le plus de clients possibles. L’objet unique, vous pouvez le vendre cher dans une galerie d’art pour un seul client. L’objet reproduit n’est pas cher à acheter et se destine au plus grand nombre de clients possible. L’édition est démocratique mais en ne rémunérant pas à la juste valeur le travail, voire, en ne le rémunérant pas du tout puisque le droit d’auteur est un droit de propriété et non un droit du travail. Les auteurs sont rien de plus que des esclaves propriétaires et les éditeurs des esclavagistes. Les auteurs qu’ils exploitent ont cependant la liberté d’expression. Les auteurs propriétaires d’œuvres qui ne rapportent pas sont pauvres et ceux qui tirent des bénéfices des ventes sont rentiers. Une forme de capitalisme à la perversité très archaïque.
                            Comment changer de système ? Je l’ignore. Le contrat de commande ? Mais comment définir que tel ouvrage est une commande et mérite d’être rémunéré en conséquence et que tel autre n’en est pas - parce que c’es tune proposition qui émane d’un auteur et pas d’un éditeur - et ne mérite pas d’être rémunéré pour le travail à fournir ?
                            Il y a un paradoxe entre liberté d’expression et travail à fournir qui ne trouve pas de solution. Du moins, je n’en ai pas.

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                            • Répondu le 23 janvier à  20:48 :

                              Sortons du débat philosophique, ça ne fait pas manger à la fin du mois. Comme pour les commerciaux, il suffit juste de donner un fixe aux auteurs. Quant on voit les chiffres générés par la BD, 555 millions d’euros en 2020, cela laisse perplexe...

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                              • Répondu le 23 janvier à  21:19 :

                                Ok pour un fixe, comme dans l’industrie du manga, qui tient pour le coup vraiment de l’esclavagisme...

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                                • Répondu le 24 janvier à  06:46 :

                                  Sauf que nous ne sommes pas au Japon ; nous n’avons pas les mêmes rapports à l’art et à l’artiste, les mêmes lois et le contexte social est radicalement opposé. Quant au Manga, il n’est pas régit, diffusé, fabriqué, de la même manière que notre production BD. C’est justement ce que voudrait faire les éditeurs Européens, calquer le modèle Nippon.

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                                • Répondu le 24 janvier à  08:40 :

                                  Ça ne marche pas.

                                  Sans poser le problème de manière philosophique, la réponse en se trouvera pas.
                                  Ce qui s’oppose, c’est quantité et qualité. Ce qu’il faut accorder, c’est qualité et quantité. Les éditeurs veulent la quantité mais ne veulent pas payer la qualité. La quantité s’accorde généralement avec court-terme. La qualité s’accorde généralement avec long-terme. Il faut sortir du court-termisme imposé par la politique des retours… et sans réduire le nombre d’auteurs.
                                  Les éléments de l’équation à résoudre sont posés mais la solution est impossible.

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                                  • Répondu par kyle william le 24 janvier à  18:06 :

                                    Réclamer un fixe prévu sur les contrats, ça a l’avantage d’être une revendication simple. L’Etat l’imposerait (ça n’arrivera jamais avec nos gouvernements de droite) et les éditeurs paieraient. Ce serait mieux qu’un statut type intermittent financé par les deniers publics. Avantage (ou inconvénient, c’est selon) il serait beaucoup plus difficile d’obtenir ces fameux contrats, la production baisserait, et il y aurait beaucoup moins d’auteurs.

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                                    • Répondu le 24 janvier à  18:53 :

                                      Sauf que l’État ne l’imposera pas. Une autre idée ?

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                                      • Répondu le 24 janvier à  19:22 :

                                        Pas sous Macron en tout cas. On en reparle pour 2027 ? En tout cas, c’est une bonne idée. Faut voir les modalités.

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                                        • Répondu le 24 janvier à  20:09 :

                                          Vous croyez vraiment qu’en 2027, le monde sera devenu moins individualiste et ultra-libéral ?

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                                          • Répondu le 24 janvier à  20:58 :

                                            Non. Mais les avancées sociales, c’est possible quand il y a une fenêtre.

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                                        • Répondu par Onomatopée le 24 janvier à  20:50 :

                                          Le fixe, plus un pourcentage sur les ventes, reste l’une des meilleures méthodes. Cela obligerait déjà les éditeurs à mieux surveiller leurs deniers (finit les soirées VIP pour lancer un album prestigieux avec champagne à la clé, ou les voyages soi-disant de prospection à l’étranger tous frais payés pour le staff éditorial), mais surtout, à mieux surveiller leurs choix éditoriaux. Certains disent qu’il n’a jamais été aussi facile de se faire publier... pour quel résultat ? Trop d’albums mal fagotés et vite oubliés. Se faire publier n’est pas plus facile qu’avant, sauf que maintenant, si votre premier album ne marche pas, vous pouvez dire adieu à la BD. D’où le nombre exponentiel d’auteurs et le turn-over qui s’en est suivit. En même temps, ces opérations éditoriales courtes des éditeurs, leurs facilitent l’imposition et surtout, le pilonnage, qui n’est pas une perte commerciale sèche comme on voudrait le faire croire.

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                                          • Répondu le 24 janvier à  22:20 :

                                            Obliger les éditeurs à verser un fixe aux auteurs sous contrat réduirait la surproduction. C’est une piste non négligeable. Par contre, il y aurait beaucoup moins d’auteurs professionnels en activité.

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                                            • Répondu le 25 janvier à  07:03 :

                                              Certes, il y aura moins d’auteurs et autrices professionnels en activité, mais il faut regarder la réalité en face : qui, aujourd’hui, à les moyens d’acheter 5000 titres sur un an ? Tous ces titres bd ne trouvent pas leur public et finissent au pilon. La sauvegarde de nos matières premières ça vous parle ? En réduisant la production, on peut mieux accompagner les titres que l’on publient, leur visibilité sur le marché francophone, leur placement à l’étranger, mais surtout, l’amélioration de l’ordinaire des auteurs.
                                              Seulement voilà, la surproduction ça rapporte, au détriment des auteurs.

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                                              • Répondu le 25 janvier à  08:03 :

                                                C’est aussi cette surproduction qui permet à la variété et liberté d’expression d’exister et de se développer.

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                                                • Répondu le 25 janvier à  09:08 :

                                                  Vous avez raison, laissons croître la variété et la liberté d’expression jusqu’à plus de 10.000 nouveautés par an, par exemple, comme ça on tue définitivement les auteurs et on asphyxie totalement le marché de la bd ! Les gens n’ont pas les moyens d’acheter 5000 titres par an et la crise sanitaire va favoriser la montée du chômage et les licenciements en masse. Qui va acheter votre variété et sa liberté d’expression ? Les éditeurs ne sont plus capable de publier tout leur agenda éditorial et vous partez sur des considérations philosophiques. Revenez sur terre... de toute façon, Instragram, les blogs, Facebook et autres sites de diaporamas artistiques se chargent déjà pas mal de mettre en évidence la variété et la liberté d’expression. On ne peut pas tout publier, c’est comme ça.

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                                                  • Répondu le 25 janvier à  09:40 :

                                                    En effet, le pouvoir d’achat des consommateurs n’est pas sans limite. Loin de là. Réduire la production, réduire le nombre d’auteurs, améliorer leurs contrats en intégrant un fixe, tout ça c’est de bonnes pistes de travail. Il faudrait une volonté politique pour pouvoir légiférer. C’est là que ça va coincer.

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                                                    • Répondu le 25 janvier à  10:44 :

                                                      Bonne idée, 2 ou 3 artistes officiels et on oblige tout le monde à acheter leur album et hop le tour est joué ! Bravo, vous êtes des génies !

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                                                      • Répondu le 25 janvier à  10:58 :

                                                        Vous n’avez toujours pas compris ?... on ne peut plus les vendre tous ces albums, rien d’artistes officiels là-dedans, juste un lectorat qui s’étiole et un pouvoir d’achat qui s’effondre.

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                                                      • Répondu le 25 janvier à  11:04 :

                                                        Ne dites pas n’importe quoi. On n’a pas parlé d’imposer un art officiel mais de réglementer un minimum des relations contractuelles caractérisées par un excès d’ultra-libéralisme.

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                                                      • Répondu le 25 janvier à  11:18 :

                                                        Les mêmes qui parlent de solidarité entre les auteurs réclament moins d’auteurs. Et les auteurs en trop, ce sont les autres, évidemment !

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                                                        • Répondu le 25 janvier à  13:21 :

                                                          De toute façon le marché de la bd va s’effondrer, comme dans les années 80 et le tri dans les auteurs se fera très vite chez les éditeurs.

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                                                        • Répondu par kyle william le 25 janvier à  13:26 :

                                                          Mais bien sûr qu’il faut qu’on soit moins nombreux. Moins d’auteurs, moins de livres qui seront mieux défendus, moins de gâchis, moins de pilon.

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                                                        • Répondu par Onomatopée le 25 janvier à  13:26 :

                                                          On a voulu adapter des méthodes de management issues de l’industrie à celle de la BD. Maintenant, ça coince de tous les côtés. Un album ce n’est pas une boîte de petits pois, pas plus qu’un roman.

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                                                          • Répondu le 25 janvier à  14:15 :

                                                            Mais ça ne coince pas. Tout va très bien pour les gros groupes d’édition. Même les confinements ne les ont pas atteint ou à peine.

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                                                            • Répondu le 25 janvier à  14:58 :

                                                              Bien-sûr puisque la bd est très peu dématérialisée et se vend par correspondance, beaucoup par Amazon d’ailleurs.

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                                                            • Répondu par Onomatopée le 25 janvier à  15:00 :

                                                              Erreur, ça va vraiment mal dans le métier.

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                                                              • Répondu le 25 janvier à  16:36 :

                                                                "Ça eut payé… mais ça paye plus !"

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                                                                • Répondu le 25 janvier à  20:17 :

                                                                  Le problème avec l’idée de demander un fixe (donc un salaire) pour les auteurs (mis à part le fait énorme que les éditeurs ne pourront pas payer de double en charges sociales) c’est que ça ne pourrait concerner que les séries, pas les one-shots. Donc ça ne règlerait qu’une partie du problème. Par ailleurs, les auteurs concernés seraient soumis à des contraintes d’exclusivité. Ben oui, on ne va quand même pas vous payer pour que vous alliez travailler ailleurs ! Le système du contrat d’exclusivité, c’est effectivement la règle aux USA et au Japon et ce n’est pas formidablement épanouissant pour les auteurs.

                                                                  Répondre à ce message

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                                                                    Peu importe, ceux qui voudront faire dans l’exclusivité le feront, et les autres, feront autre chose, que des one-shot. L’important, c’est de laisser le choix aux individus.

                                                                    Répondre à ce message

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                                                                      Si la loi impose des contrats d’exclusivité, on n’aura plus le choix. Aujourd’hui, on a la précarité, mais on a aussi la liberté.

                                                                      Répondre à ce message

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                                                                        La formidable affaire ! On est libre d’aller aux restos du coeur du moment que l’on produit des albums ! N’importe quoi. Il serait temps de trouver des solutions pérennes pour que tout le monde puisse vivre de son art et pas toujours les mêmes.

                                                                        Répondre à ce message

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                                                                          Pas besoin d’un fixe. Il suffirait de produire moins d’albums, de payer mieux les auteurs mais de leur laisser la possibilité d’aller travailler où ils veulent.

                                                                          Répondre à ce message

                                                            • Répondu le 26 janvier à  07:06 :

                                                              C’est ce que l’on voudrait vous faire croire...

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  • Inutile de boycotter un FIBD 2021qui sera annulé. Il n’y aura pas assez de personnes vaccinées en France en juin et les variants auront prospéré.
    Autant tout de suite boycotter le FIBD 2022 !

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  • 2020 c’est -3% pour le secteur du livre et +6% pour le secteur de la BD, avec toujours + de paupérisation pour les auteurs, la Charte des Auteurs non signée par le salon bd d’Angoulême comme beaucoup d’autres, un rapport Racine enterrée ( rapport qui pointait du doigt de très nombreuses incohérences de traitements, une absence de reconnaissance sociale et professionnelle des auteurs, une mauvaise répartition des revenus des ventes entre auteurs-libraires-éditeurs-diffuseurs, etc), des droits de monstrations quasi-inexistants, la liste est longue, les responsables sont nombreux, et les auteurices n’en peuvent plus. C’est pas très compliqué à comprendre, et que cette "erreur" de monstration non-rémunérée par le Fibd via la Sncf soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase n’est qu’un exemple du ras le bol retenu depuis de trop longues années d’une situation qui ne peut plus durer comme ça. Les artistes ne sont plus corvéables à merci, ils ne peuvent plus être tondus en permanence. Ils n’ont plus de laine sur le dos.

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    • Répondu le 23 janvier à  09:10 :

      +6% avec quasiment toutes les séances de dédicaces annulées dans les librairies, salons et festivals. Ou bien ces 6% ne profitent qu’aux bestsellers et longsellers, ou bien non et en ce cas, dédicacer est un acte de promotion inutile et les festivals ne servent à rien pour faire plus connaître la bande dessinée. Franchement, je m’interroge sur l’intérêt de dédicacer pour faire connaître un ouvrage. 6%, ce n’est pas anecdotique.

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      • Répondu par auteur le 23 janvier à  11:02 :

        Bien sûr que +6% n’est du qu’aux grosses ventes, et même si une partie de ces +6% regroupe aussi des albums moins connus, les auteurs de ces albums sont noyés dans une telle masse qu’ils ne récolteront jamais de royalties sur leurs ventes. Je ne dirais pas que les festivals et les dédicaces ne servent à rien, mais ce n’est pas ça qui aidera financièrement un auteur. Quant au fait de vendre plus d’albums grâce aux festivals, c’est de l’illusion, sauf si sur un an, vous passez tous les week-end de tous les mois en salons et à condition de dédicacer plus d’une centaine d’albums par jour ! Mathématiquement impossible, puisque vous êtes soumis au bon vouloir du public et ça, on le maîtrise pas à l’avance. Bref, vous n’avez plus de vie sociale ou familiale et de toute façon, à la fin, c’est toujours l’éditeur qui est le plus gagnant.

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        • Répondu le 23 janvier à  11:59 :

          Avez vous le détail des chiffres pour affirmer que ces +6% n’est dû qu’aux grosses ventes ?

          À vous lire, j’en déduis que boycotter les festivals ne sert à rien.

          Quoi faire pour mieux vivre de la bande dessinée en tant qu’auteur ?
          Plus d’auteurs, plus d’ouvrages, un lectorat qui n’augmente pas (sauf ces 6% qui seraient intéressant d’analyser)… à part exporter-traduire plus et adapter plus en audiovisuel, je ne vois pas.

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          • Répondu par auteur le 23 janvier à  14:38 :

            Il suffit tout simplement de relire les rapport de Gilles Ratier pour voir quels sont les titres qui d’année en année gonflent les pourcentages des ventes. Vous vous apercevrez que ce sont toujours les mêmes qui reviennent, bien entendu, conforter par quelques nouveautés qui arrivent à se frayer un chemin. Sans compter les chiffres publiés par l’institut GFK qui donne un baromètre de la situation. J’ai des solutions, comme bon nombre de mes collègues, pour améliorer notre statut. Mais personne ne veut en entendre parler dans l’édition.

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            • Répondu le 23 janvier à  15:27 :

              Vous êtes-vous déjà mis deux secondes à la place de votre ennemi : l’éditeur, pour comprendre pourquoi "personne ne veut en entendre parler dans le monde de l’édition." ?
              Peut-être que votre vision du "monde de l’édition" est simpliste. D’ailleurs, ce "monde de l’édition", si vous êtes auteur, vous y participez.

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              • Répondu par auteur le 23 janvier à  20:05 :

                Je ne suis pas simpliste pour plusieurs raisons : j’ai commencé à faire de la bd dans des fanzines que l’ont monté avec des copains pour les vendre sur des festivals. Au fil des années, j’ai réussi à me faire publier. J’ai également touché à l’auto-édition ; je connais parfaitement ce que veut dire un seuil d’amortissement, négocier les tarifs avec un imprimeur et prendre ses bouquins sous le bras pour aller les vendre. Avec toutes ces expériences, je connais les réalités d’un éditeur. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y a quelque chose de véritablement tordu depuis des années dans le monde l’édition. Les éditeurs ne sont pas les seuls fautifs. Seulement voilà, l’auteur est devenu une variable d’ajustement, une marchandise. Point barre. Et personne ne veut que ça change, et le covid ne va pas améliorer la situation.

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                • Répondu le 24 janvier à  08:47 :

                  Les éditeurs ont des comptes à rendre : le devoir d’être rentables. Le vrai problème, c’est la distribution-diffusion, la machine folle de la politique des retours. La perversion du capitalisme.

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        • Répondu le 23 janvier à  14:59 :

          On va en festival, soit parce qu’on aime ça ( faire des dédicaces, il y en a qui aiment beaucoup et qui en font de superbes, les lecteurs sont ravis ), soit parce que c’est l’occasion de rencontrer des copains, de sortir un peu de chez soi et de passer une deux bonnes soirées, soit dans l’espoir de faire des rencontres qui, peut-être, donneront de nouveaux projets, soit parce qu’on est payé pour y faire une intervention ou qqch dans le genre, soit pour y vendre des trucs ( des originaux ou des dessins qu’on fera sur place auprès d’amateurs avec qui, parfois on a pris rendez-vous, ou qu’on livrera après une commande perso ) enfin, pour n’importe quelle raison qui fait qu’on y va.
          Sinon, en vrai, ça fatigue, ça prend du temps ( et les pages devront quand même être livrées à la date prévue ), c’est parfois ennuyeux, et évidemment, à moins de s’autoéditer, ce n’est pas d’en vendre 100 ou 200 ( et c’est déjà beaucoup ! ) qui va changer grand chose à vos droits d’auteur...

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          • Répondu le 23 janvier à  15:23 :

            Donc, si la raison n’est pas économique, mais de créer du lien social, boycotter le FIBD, pour un auteur, c’est du masochisme.

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            • Répondu le 23 janvier à  15:37 :

              Ben si, ça peut être économique, si on a des interventions ou si on y vend qqch, je voulais juste dire que ce n’est pas la vente des albums ( ou ça ne devrait pas ) qui motive le truc...et contrairement à ce que vous dites, selon moi, boycotter le FIBD, ENSEMBLE c’est justement créer du lien social entre nous...

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              • Répondu le 23 janvier à  18:34 :

                Du lien social entre auteurs qui en se rencontrent pas ?
                Le lien social que l’auteur a besoin de créer pour exister, c’est plutôt avec le lectorat, non ?

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          • Répondu par auteur le 23 janvier à  16:18 :

            Et encore, même avec de l’auto-édition en festival, si on fait 300 euros net par mois c’est déjà le bout du monde. Ce n’est pas avec l’auto-édition que l’on peut vivre de son art.

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            • Répondu le 23 janvier à  18:02 :

              Je voulais juste dire que les festivals pouvaient rapporter un peu de sous dans le cas de l’autoédition parce que le bénéfice des bouquins vendus reviennent directement à l’auteur ( et encore,il faut enlever le trajet, la location et le logement )...
              De là à en vivre, évidemment, c’est une autre histoire...

              Répondre à ce message

              • Répondu le 23 janvier à  18:43 :

                L’auto-édition est une faux problème et une fausse réponse.

                Pour exister, un livre doit se répandre, être lu, partagé et durer dans le temps. Un livre qui vient d’être publié est une promesse mais pour transformer cette promesse, il doit être épuisé puis réimprimé et ainsi de suite. Un livre qui ne se vend pas n’a pas d’avenir et son auteur non plus. C’est violent mais incontournable. Pour parvenir à exister, l’édition ne suffit pas, il faut diffuser l’œuvre. Communiquer, faire-savoir qu’elle existe et cela dans le temps long. Une maison d’édition qui a les reins solides est le meilleur partenaire pour un auteur. Si les éditeurs ont besoin des auteurs, les auteurs ne peuvent pas et plus se passer d’éditeurs, de vrais éditeurs qui croient en eux et misent sur eux sur le long terme. Si votre éditeur ne croit pas en vous, changez d’éditeur ou attendez d’en trouver un qui saura porter et défendre votre œuvre.

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  • Affirmation fausse
    22 janvier 13:51, par A.

    "Les expositions dans les gares se sont faites avec des accords signés par chacun des auteurs exposés et avec leur consentement avec à la clé des investissements conséquents du FIBD et de ses partenaires"
    Tout simplement faux.
    Nombre d’Auteurs et Autrices n’ont pas été-es consulté-es pour ces affichages.
    Certains et certaines ont pu être consulté-es mais sans avoir le choix, n’ayant que 24h pour valider un pdf de simulation par exemple.
    Merci de corriger.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 22 janvier à  15:52 :

      Vous êtes gentil de faire ce genre d’affirmation anonymement. Soit vous êtes un auteur lésé et nous attendons les preuves de vos affirmations (écrivez à redaction@actuabd.com), soit vous êtes un troll et l’enquête s’arrête là.

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    • Répondu le 22 janvier à  17:49 :

      "Nombre d’Auteurs et Autrices n’ont pas été-es consulté-es pour ces affichages."

      L’écriture inclusive, c’est vraiment du n’importe quoi ! Le plus stupide, c’est "été-es". Ça n’a aucun sens !

      Répondre à ce message

    • Répondu le 23 janvier à  10:56 :

      Dans les contrats, généralement, les auteurs autorisent gracieusement les éditeurs à utiliser des extraits pour faire la promotion de leur ouvrage. En conséquence, je ne vois pas pourquoi la SNCF, le FIBD ou les éditeurs devraient rémunérer cette publicité. Pour le coup, cette action publicitaire (qui est a un coût de fabrication et de mise en place) va avoir des retombées sur les ventes des livres présentés et sur la BD en général.

      Répondre à ce message

  • C’est un peu la foire aux dramaqueens les commentaires. Personnellement je ne connais aucun auteur SDF.

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    • Répondu par Milles Sabords le 25 janvier à  13:29 :

      Vous balancez ce genre de niaiseries pour provoquer un débat ou vous rendre intéressant ?

      Répondre à ce message

    • Répondu le 25 janvier à  13:30 :

      Sortez plus souvent le dimanche, Hosni...

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    • Répondu le 25 janvier à  13:34 :

      Moi non plus et heureusement. Mais beaucoup seraient en dessous du seuil de pauvreté s’ils n’avaient pas un autre boulot d’appoint.

      Répondre à ce message

      • Répondu le 25 janvier à  14:04 :

        Ben voyons, et tous ceux qui ont perdus leur contrat en 2020 à cause de la pandémie...

        Répondre à ce message

        • Répondu le 25 janvier à  15:10 :

          Il n’y a pas de contrat perdu, il y a des livres repoussés sine dié et de nouveaux contrats qui ne se signent pas. Les éditeurs ont un paquet de livres sous le coude, il va falloir deux ans pour écouler ça à la publication, c’est sûr que ça va être plus compliqué de faire accepter de nouveaux projets.

          Répondre à ce message

        • Répondu le 25 janvier à  16:05 :

          Quand on est bon on a aucun problème pour trouver un éditeur, pas de soucis pour les bons. C’est pour les moyens et les mauvais que c’est difficile, mais ça a toujours été plus difficile quand on n’a pas le niveau (dans la bd ou ailleurs dans le monde du travail).

          Répondre à ce message

          • Répondu le 25 janvier à  16:34 :

            Mais elle est là a réponse à tous les problèmes : les moyens et les mauvais dégagent et les bons vivront bien de leur travail.

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            • Répondu le 25 janvier à  18:20 :

              En l’occurrence et dans les faits les bons vivent bien de leur travail c’est comme ça.
              Quand vous faites un mauvais livre, que tout le monde s’en fout, que personne ne l’achète (à part votre maman), vous pouvez toujours aller crier que c’est scandaleux que vous n’avez pas la carte, que ceux qui vendent sont des bobos, des gosses de riches vendus au système, ça ne change rien au fait que vous avez fait un mauvais bouquin. Pourquoi un éditeur l’a-t-il publié ? Posez-vous plutôt la question "pourquoi 30 éditeurs l’ont refusé ?"

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              • Répondu le 25 janvier à  18:58 :

                Sauf qu’il y a de bons livres qui ne se vendent pas et des mauvais qui se vendent très bien.

                Répondre à ce message

                • Répondu le 25 janvier à  20:20 :

                  De plus même les bons ne vivent pas bien de leur travail. Seuls les gros vendeurs s’en sortent bien.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 25 janvier à  21:30 :

                    Les gros vendeurs sont quasiment toujours de très bons auteurs. Citez-moi un mauvais auteur qui soit un gros vendeur.

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 26 janvier à  07:11 :

                      Au hasard, Patrick Sobral. Mai je peux vous en trouver cent. Bon, mauvais, dans un monde où tout se vaut, ne veut plus dire grand chose.

                      Répondre à ce message

                      • Répondu par Olive le 26 janvier à  17:38 :

                        Patrick Sobral est un très bon auteur de bande dessinée, ce n’est pas pour rien qu’il a un tel succès. On ne plait pas à autant de lecteurs en faisant quelque chose de mauvais. Vous n’êtes pas du tout la cible de son lectorat, c’est tout.

                        Répondre à ce message

                        • Répondu le 27 janvier à  15:23 :

                          Dans un monde où tout se vaut, un auteur qui vend beaucoup est un bon auteur. Donc, la quantité définit la qualité et ce qui est rare disparaît.

                          Répondre à ce message

                          • Répondu le 27 janvier à  17:48 :

                            Tout ne se vaut pas. Et il y a quantité d’auteurs de grande qualité voire carrément géniaux qui ont un tout petit public.

                            Répondre à ce message

              • Répondu le 26 janvier à  07:01 :

                Les refus des éditeurs... ça n’est pas aussi binaire ! JK Rowling s’est fait jeter de partout, un seul y a cru et regarder le résultat ! Le fond du problème, c’est que trop souvent les éditeurs mettent leur gouts persos en priorité avant l’intérêt de leur boîte.

                Répondre à ce message

      • Répondu par auteur le 25 janvier à  14:05 :

        Je vis en dessous du seuil de pauvreté et pourtant j’ai un éditeur !

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        • Répondu le 25 janvier à  15:05 :

          Et vous n’avez pas une autre source de revenu ?

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          • Répondu par auteur le 25 janvier à  16:42 :

            Non, pas d’autre source de revenu, car contrairement à ce que l’on peut lire sur les forums, il ne suffit pas d’avoir des compétences pour décrocher des contrats dans l’illustration, les interventions, l’animation ou la pub. Je n’ai que la BD et encore, la situation est tellement critique chez les éditeurs, les sélections de projet tellement drastiques, que ça devient impossible de changer de boîte. De toute façon, je ne me fais aucune illusion ; mon éditeur n’a pas perdu d’argent avec moi, mais je suis sur un siège éjectable, comme beaucoup de confrères et consoeurs, pandémie oblige. Si nous nous prenons un troisième confinement, c’est la mort assurée pour moi. Quant aux libraires, ça va faire mal aussi. Si il n’y a plus de libraires ou beaucoup moins en tout cas, c’est pas Amazon qui va financer mon travail.

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            • Répondu le 25 janvier à  17:16 :

              Les libraires s’en sortent plutôt pas mal pour l’instant. Et les éditeurs aussi. C’est quoi le problème ? Vos albums se vendent peu ?

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              • Répondu le 25 janvier à  18:06 :

                Visiblement vous ne suivez pas les infos, les librairies vont mal, très mal. Un auteur vous fait partager son quotidien et vous le tournez en ridicule. Pathétique !

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                • Répondu le 25 janvier à  19:02 :

                  Les libraires de bd vont bien. Les ventes ont augmenté ce Noël. Le trou du premier confinement est quasiment comblé. C’est vous qui ne suivez pas les infos. On ne tourne en ridicule personne. On essaye de comprendre.

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                  • Répondu le 26 janvier à  07:18 :

                    2020. BD : 6% de ventes supplémentaires. Si ce ne sont pas les libraires qui en sont bénéficiaires, ce sont les plateformes. Mystère…

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        • Répondu le 25 janvier à  16:34 :

          Un éditeur et internet !
          Vous n’êtes donc pas si pauvre.

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        • Répondu le 25 janvier à  18:12 :

          Je vis en dessous du seuil de pauvreté et pourtant j’ai un éditeur !

          Ne signez pas de contrats qui ne vous permettent pas d’en vivre.

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          • Répondu le 25 janvier à  19:00 :

            Mais aucun contrat ne permet d’en vivre ! C’est pas fait pour. Ça finance à peine la période de création du livre, et en dessous du smic.

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            • Répondu par Auteur le 25 janvier à  21:03 :

              Mais aucun contrat ne permet d’en vivre ! C’est pas fait pour. Ça finance à peine la période de création du livre, et en dessous du smic.

              Mais bien-sûr que si il y a des contrat qui permettent d’en vivre. Chez les gros éditeurs on a couramment un prix de page de 400€, vous faites une page par semaine ça vous fait 1600€ par mois (retirez les charges Agessa, ursaff maintenant), ce qui permet d’en vivre. Et une page par semaine c’est pour du 4 strips en dessin réaliste, mais en humoristique on en fait 2 ou 3 par semaine. Si vous signez des contrats à des tarifs qui ne vous permettent pas d’en vivre, prenez-vous en qu’à vous-même.

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              • Répondu le 25 janvier à  21:38 :

                Je ne m’en prends à personne, je ne suis pas auteur moi. Mais d’après ce que je comprends, plus grand monde ne veut vous payer 400 euros la page. Et quand bien même, gagner 1600 euros par mois, ce n’est pas vivre.

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              • Répondu le 25 janvier à  21:41 :

                1600 moins les charges sociales et les impôts, vous êtes en dessous du SMIC net. Et entre deux albums, vous gagnez quoi ? Rien du tout. Pas étonnant que vous soyez en dessous du seuil de pauvreté.

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                • Répondu par auteur bd le 26 janvier à  06:53 :

                  Je vous résume le truc : plus aucun éditeur ne paye 400 euros (brut) la planche, le max par les gros éditeurs c’est 320 euros net, voir 220 net. En dehors des gros, la planche tourne aux alentours de 150 à 200 euros net. Dans le domaine du roman-graphique on est plutôt à 120 euros net la planche, voir en dessous. Une planche réaliste, correctement travaillé, c’est minimum 1 semaine. En dessin réaliste on est plus souvent sous le seuil de pauvreté qu’autre chose. Et avec une semaine de travail par planche à plus de 8 heures par jour, impossible de bosser à côté. C’est pour ça que tout le monde se précipitent sur le roman-graphique, pour faire du 6 à 10 planches par mois. On bâcle le travail juste pour gagner du temps et avoir un peu d’argent. Faites gaffe aux médias, la réalité de la santé des librairies reste très biaisée. Les libraires ne vont pas bien et il va y avoir des dépôts de bilan. La plus grosse librairie de Strasbourg, une institution présente dans la ville depuis 200 ans, ferme ses portes. Le patron, bientôt à la retraite, rincé par le covid, n’a pas trouvé de repreneur pour sa boutique.

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                  • Répondu le 26 janvier à  08:12 :

                    Si vous passez une semaine sur une page, c’est sûr que vous ne pouvez pas en vivre. Même en style réaliste, les grands auteurs vont beaucoup plus vite. Jordi Bernet dessine sa page par jour, Hermann, à 82 ans, passe 2 jours sur sa page, et en couleur directe en plus. Les meilleurs dessinateurs sont rapides.

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                    • Répondu par auteur bd le 26 janvier à  09:09 :

                      Il faut aussi comparer les styles : lorsque Herman encré ses planches dans les années 80 il y passait beaucoup plus de temps et Bernet fait très peu de décors avec des planche de 6 cases pour gagner du temps, il préfère se concentrer sur les personnages. Si vous prenez le cas de Pellerin, il met facilement une semaine par planche, voir plus. Sans compter le regretté Vicomte ou encore Lidwine. Ce n’est pas une histoire de talent ou de rapidité, chacun travaille à son rhytme et on ne se lève pas tous les matins avec la créativité infuse. Ce que vous ne comprenez pas et ce que ne veulent pas entendre les éditeurs, c’est que la réalisation d’une BD relève de l’artisanat. Nous sommes donc des artisans du dessin et du texte, et cela doit prendre le temps que ça doit prendre. Croire que la BD peut fonctionner sur un modèle industriel en produisant de l’album au kilomètre, s’appelle faire de la "daube". A vous de voir ce que vous désirez acheter.

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                      • Répondu le 26 janvier à  09:52 :

                        Hermann a toujours été rapide. Même à sa grande époque. Pellerin a suffisamment de succès pour se permettre d’avancer aussi lentement. Lidwine s’est piégé dans une impasse artistique. C’est de l’artisanat mais ça ne sert à rien de passer trop de temps sur une planche. Les lecteurs ne s’attardent que quelques secondes sur la page. Bien entendu il ne s’agit pas de bâcler, mais un dessinauteur doit trouver un rythme de création qui autorise une certaine viabilité, et une certaine rentabilité. Et en effet il faut être créatif tous les jours. C’est simplement du professionnalisme.

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                        • Répondu par auteur bd le 26 janvier à  10:40 :

                          Les poncifs, c’est bon ? Vous en avez d’autres comme ça ? Beaucoup plus de lecteurs et de lectrices que vous ne le pensez passent du temps sur les pages d’un albums. Je vous ai donné quelques exemples, n’en faites pas des généralités. La BD est un artisanat qui demande du temps.

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                          • Répondu le 26 janvier à  12:11 :

                            Dans le genre poncif vous êtes aussi fort que l’autre. Si c’est de l’artisanat, c’est pas la peine de venir râler parce que vous êtes mal payés. Vous avez qu’à bosser davantage et plus vite ou faire autre chose.

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                          • Répondu par kyle william le 26 janvier à  12:38 :

                            Je me permets d’intervenir. Artisanat, professionnalisme, ce sont des mots. Si tu passes une semaine entière sur une seule page, au tarif actuel, à moins d’être un auteur à succès, tu ne peux pas survivre.

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                            • Répondu par auteur (chez un gros éditeur) le 26 janvier à  16:03 :

                              Je me permets aussi d’intervenir : peu importe le temps que l’on y passe, le talent ou le professionnalisme que l’on y met, les délais que l’on peut tenir ou non car il ne faut pas croire que toutes les lubies éditoriales sont faisables, le plus important, c’est d’être correctement rémunéré. Une oeuvre artistique n’est pas un passe-temps, c’est un investissement personnel, social et d’une portée qui a son importance sur les personnes qui l’achètent. Bref, la BD, comme toute autre activité, mérite son salaire. Ne vous en déplaise, un salaire ! et ça n’est pas un gros mot.

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                              • Répondu le 31 janvier à  11:55 :

                                À long terme, quel intérêt tireront les éditeurs de la précarisation des auteurs ?
                                C’est quand même dangereux cette fuite en avant. Mais les derniers chiffres démontrent que les éditeurs ont encore de la marge pour exploiter leurs vaches à lait.

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              • Répondu le 26 janvier à  06:56 :

                Elle est bien bonne celle-là... puisque on arrête pas de vous dire que c’est impossible de négocier, les éditeurs ne jouent pas le jeu !

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      • Répondu le 25 janvier à  15:11 :

        Des millions de français vivent sous du seuil de pauvreté, ils ne sont pas SDF pour autant.

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  • Quelque chose m’échappe... plusieurs choses en fait :
    Pourquoi des créateurs BD se lancent-ils dans un appel à boycott de ce type, plutôt que de simplement refuser l’invitation du festival ou la demande de leur éditeur d’y aller ? Les auteurs et dessinateurs sont-ils esclaves de leurs maisons d’édition ou aux ordres d’un festival ? Ils n’ont pas de libre-arbitre, ce sont des enfants, ne peuvent pas décider d’eux-mêmes de ne pas aller à Angoulême puisque visiblement cette manifestation ne leur convient pas, ni dans sa forme, ni dans son fonds, ni dans le traitement qui est fait de leur personne (pas assez bien traité, pas assez rémunéré ou pas du tout) ? Qu’ils restent chez eux, très bien, c’est tout à fait leur droit et encore heureux, mais qu’ils ne dégoûtent pas les gens pour autant, puisque le festival n’est en rien responsable de leur situation, qu’il n’a jamais été en mesure de décider quoi que ce soit s’agissant de leur taux de droit, du tarif de leurs à-valoirs, de leur statut professionnel ou non, de leur reconnaissance administrative et de la gestion de leur situation par l’URSSAF Limousin... que je sache, non ?
    Le FIBD est-il en mesure de faire changer de position le Ministère, voire l’Etat dans l’élaboration d’une loi par exemple, instaurant un statut professionnel aux auteurs et illustrateurs de BD ? Ce festival a-t-il le pouvoir de faire cela, vraiment ? Est-il si puissant qu’il peut influer sur la politique d’un gouvernement ? En fait, j’en doute, très très fortement... Ce serait comme dire que les organisateurs du salon de l’automobile auraient un pouvoir suffisant pour contraindre l’état à instaurer une loi anti-pollution stricte sur des véhicules produits en France par exemple ? Ou mieux, que ce salon de l’automobile pourrait influer sur la politique salariale de Renault, Peugeot et consort pour que les ouvriers à la chaîne soient mieux payés. Si un tel pouvoir pouvait exister ce serait sans doute intéressant, c’est sûr, mais ce n’est pas le cas. Idem pour le FIBD qui n’a strictement aucun pouvoir pour imposer les conclusions du rapport Racine ou tordre le bras de l’Etat pour le contraindre à instaurer un statut aux auteurs. Ce n’est qu’un festival... en somme...
    MAIS admettons, cependant, le principe de cette pétition et d’un boycott pour faire bouger les lignes. Bien, dans ce cas alors pourquoi boycotter seulement le FIBD ? Si vraiment les auteurs souhaitent casser du sucre sur le dos de représentants de la chaîne du livre, pourquoi s’attaquer à un de ceux qui leur rapporte le moins et qui ne représente quasi rien dans la rémunération des auteurs/illustrateurs (les revenus tirés d’un salon étant considérés comme annexes et certainement pas suffisants pour faire vivre des artistes). Il faudrait boycotter les autres manifestations, salons et festivals de BD de France et de Navarre, faire une vraie grève de la représentation, pour espérer avoir un impact conséquent. Mais encore, il faudrait aussi s’en prendre aux libraires, qui gardent prudemment le silence depuis des années, râlant pour leur profession à longueur de temps, et capables de se mobiliser pour rester ouverts autant que possible en pleine pandémie, ou pour toucher des aides de l’Etat pour passer le cap de la crise sanitaire, mais jamais ou quasi ne prenant la défense des auteurs et ne s’insurgeant de leur précarité. Pourtant, n’est-ce pas, plus encore que les manifestations, un maillon de la chaîne du livre qui ne vit QUE de la production des auteurs ? Pourquoi les 600, bientôt 700, auteurs de BD signataires de la tribune appelant au Boycott ne signent pas une tribune du même type appelant à boycotter tel libraire qui ne fait pas montre d’un peu de bonne volonté en affichant son soutien aux artistes par exemple et en réclamant, AVEC EUX, la mise en place des mesures du rapport Racine ? Idem avec telle chaîne du type FNAC, ou Furet du Nord. Et pourquoi il n’y a pas de tribune, des mêmes signataires, et de tous ceux qui voudraient les rejoindre, s’attaquant EN LES NOMMANT aux éditeurs qui n’ont pas de bonnes pratiques, rognent les pourcentages, usent de tarifs à la planche indécents, votent contre la représentativité syndicale des auteurs/dessinateurs, etc ? Pourquoi pas une tribune, relayée au moins sur les réseaux sociaux et envoyée à la presse (ce qui ne coûte rien, sinon un peu de temps), avec les mêmes signataires et plus, s’attaquant au Syndicat National de l’Edition et aux grands groupes de BD ? Puisqu’eux aussi, et sans doute bien plus que le seul FIBD, ont des contacts avec le gouvernement et l’Etat, pour ne pas dire même des relations, pour certains grands patrons de groupe d’édition qui émargent dans les cercles du pouvoir ?
    En fait, voilà en définitive ce qui est choquant dans cet appel à Boycott du FIBD, c’est qu’il est petit, sans grand courage, sans effet réel, qu’il est encore un coup d’épée dans l’eau, un souffle pour faire tourner des moulins à vent, faire parler dans le landerneau, réagir sur les réseaux, et c’est tout. On s’attaque à un festival, un salon de la BD, certes reconnu, important... mais ce serait pareil s’il s’agissait du salon du livre de Paris pour la littérature générale, ou de Montreuil pour la jeunesse, et on ne s’en prend pas à la bonne cible pour finir, se servant de l’image d’un salon comme d’un bouc-émissaire et pourquoi ? Par crainte des représailles ? Parce que vouloir faire réagir des libraires, des éditeurs, ce serait s’en prendre à la main qui nourrit, quand bien même peu, ou mal ? Alors que s’en prendre à un salon ou un festival ça ne fait de mal à personne sinon au festival lui-même... les éditeurs s’en foutent un peu (à part certains petits, mais qui écoute les petits ?), les libraires s’assoient sur leur CA (mais avec la covid, ils ont l’habitude et au final touchent des aides pour contrebalancer les effets néfastes), les auteurs perdent un peu d’argent pour les rencontres non effectuées (mais c’est leur choix, leur liberté), et les lecteurs sont privés d’événement autour de la BD. Voilà, c’est sûr que ça va être efficace... avec ça, on va pouvoir réclamer la mise en place du rapport Racine... sic... ! Alors, les AAA, un peu plus de courage, boycottez les autres événements autour de la BD, pas seulement ceux de cette année (c’est encore plus petit d’appeler à boycotter en sachant pertinemment que le festival risque de ne pas avoir lieu...) mais déjà ceux de l’année prochaine ! Allez encore un effort, une tribune contre le FIBD 2022, mais aussi contre LyonBD, contre les Rendez-vous de la BD d’Amiens, contre la JapanExpo, contre le salon SoBD, Contre BD à Bastia, Quais des bulles à Saint Malo, et tellement d’autres... Que les Manu Nhieu, FabCaro, Richard Marazano, Daniel Pecqueur, Pascal Rabaté, Christophe Cazenove, Eric Stalner, Florent Ruppert, Nicolas de Crécy, et les plus de 600 autres signataires agissent de la sorte et cela aura peut-être un peu plus de poids... peut-être... peut-être...

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    • Répondu par Onomatopée le 26 janvier à  16:25 :

      Complètement d’accord avec Ismaël, ce ne sont là que des vociférations de salons feutrés, alors que la plupart du temps, les auteurs ne sont pas vraiment solidaires entre eux. Chacun défend la chapelle à laquelle il appartient. Comme j’ai pu le lire dans divers messages, une gréve de la planche serait bien plus efficace. Mais beaucoup d’auteur et autrices sous les feux de la rampe n’y tiennent pas, forcément, on a faim pour les pauvres, mais on ne veut avoir faim soi-même et être pauvre. Alors on n’agit pas. Je n’ai jamais vu autant de cynisme dans ce métier, que ce soit de la part des éditeurs, que de certains auteurs. Je suis de plus en plus dégouté des comportements des uns ; qui sont contents lorsque vous leur envoyer l’ascenseur, mais qui deviennent des larves pour décrocher un contrat avant vous en vous dénigrant devant un décideur, ou des autres, qui bossent comme des dingues et sont à la limite de bosser gratuitement pour bien se faire voir et qui produisent de la merde pour servir leur maître et se foutent du public. C’est encore et toujours le petit théâtre de la comédie humaine et les éditeurs en profitent.

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      • Répondu par Olive le 26 janvier à  17:48 :

        Mais que d’aigreur, de jalousie, de mesquinerie dans ces messages. Ce sont toujours ceux qui font rien qui veulent donner des leçons à ceux qui agissent.

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        • Répondu le 26 janvier à  20:32 :

          Il n’y a ni mesquinerie, ni aigreur, ni jalousie, juste le constat amer que le petit "monde des Mickeys" possède aussi sa face noire. Par conséquent, la lutte des auteurs pour leurs droits est aussi vaine que vouée à l’échec sans un syndicat qui se bat réellement et défend même ceux qui ni adhérent pas. Contrairement au SNAC qui n’aime pas embêter les éditeurs : "Oh... essayez de trouver un arrangement avec votre éditeur...". Tu parles !

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          • Répondu par Milles Sabords le 28 janvier à  09:43 :

            Il est vrai que ce système éditorial, qui pousse à la surconsommation pour faire de la cavalerie avec la trésorerie tout en appauvrissant les auteurs, mais porte aussi aux nues d’autres auteurs et autrices sortis d’un même moule, à la mode et médiatiquement présentable, survit dans l’illusion. Dans un monde en perpétuel mouvement où le Manga et le Comics commence à se tailler la part du lion en termes de ventes, où les jeux vidéos et en réseau captent les futurs lecteurs de demain (mais seront-ils encore des lecteurs ?), une sortie de pandémie qui s’annonce difficile, l’urgence de réformer ce système éditorial devient criante. Le fixe pour un auteur, comme un salarié ou un commercial, est une piste salutaire. Tout le monde n’y aura pas droit. Il y a donc une autre piste, celle du développement de l’auto-édition. On sait très bien par divers témoignages que les subventions de l’état ou de l’UE vont toujours aux mêmes, ou viennent appuyer le monopole des groupes d’édition. Sans compter les galeries bon teint, ou les écoles de BD, qui amplifient le phénomène puisque impliquées avec les groupes d’édition, tout comme les polémiques autour du CNL, qui en sont aussi la preuve vivante. L’avantage d’aider et de mieux structurer l’auto-édition, c’est de permettre à toutes une séries de talents d’émerger, d’être plus visible et surtout, de contre-balancer les diktats d’un monde du livre qui tourne en rond, détruit les acquis du passé (comme si le patrimoine de l’école franco-belge ou la Fantasy-SF étaient des pustules à éliminer) en imposant une seule vue, celle d’un cercle parisien de l’entre-soi. Le Brésil, dans son fonctionnement de la BD, propose cette alternative entre auto-édition et édition. Notre monde de l’édition est capable de calquer à l’étranger certaines tendances, même très mauvaises puisque ça se vend, mais surtout pas ce qui nuirait à leur monopole. Notre pays à bien du mal avec la décentralisation et l’édition encore plus.

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            • Répondu le 28 janvier à  11:36 :

              Mais l’auto-édition c’est bien joli mais comment tu diffuses ? C’est la diffusion qui représente la plus grosse part du montant du prix d’un livre. Et comment tu payes le maquettiste ? Les commerciaux ? L’attachée de presse ? Et comment tu te passes de l’éditeur qui va intervenir artistiquement et dont le rôle est fondamental ?

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              • Répondu par auteur le 28 janvier à  15:41 :

                Il faut savoir qu’actuellement, bon nombre d’auteurs et autrices prennent beaucoup de choses en charge : la maquette de l’album, le scénario, le dessin, la colorisation, et même, se bouge sur les festivals pour dédicacer des albums, surtout, lorsque l’éditeur y croit à peine, ou que sa politique commercial mise d’abord sur les titres vendeurs. Il ne faut pas croire qu’un éditeur se défonce pour tous ses auteurs et place des brassées d’albums à travers tous les points de ventes. C’est sûrement à cela que Milles Sabords faisait allusion, le monopole de la diffusion-distribution.

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                • Répondu le 28 janvier à  15:54 :

                  C’est pour ça qu’il y a tant d’albums mal maquettés ?

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                • Répondu le 28 janvier à  16:05 :

                  Je comprends à peine mieux. Alors admettons, tu t’auto-édites, tu dessines, tu fais tes couleurs, tu payes l’imprimeur et ensuite, une fois que tu as les exemplaires, comment tu fais pour être diffusé ?

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                  • Répondu le 29 janvier à  14:36 :

                    Renseignez-vous. Lisa Mandel est en train de le faire. Bretecher l’a fait en son temps. Bon c’est mieux d’avoir déjà un brin de notoriété.

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                    • Répondu le 29 janvier à  17:19 :

                      Lisa Mandel est pas en train de créer un réseau de diffusion ?

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                      • Répondu le 29 janvier à  19:26 :

                        D’après ce que j’ai compris, elle d’auto-édite et crée une maison d’édition. Mais je peux me tromper.

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                        • Répondu par Milles Sabords le 30 janvier à  06:53 :

                          Lisa Mandel à auto-édité grâce à Ulule, son nouvel album "Une année exemplaire". Un succès. Toujours sur Ulule, elle a également lancé un autre financement participatif qui a réuni plus de 3100 contributeurs, lui permettant ainsi de créer une maison d’édition éthique qui valorise les droits d’auteurs. En même temps, son album auto-édité fait parti de la sélection d’Angoulême... comme quoi, le système essaye toujours de vous récupérer. Cela confirme ce que je disais : l’auto-édition et l’édition peuvent cohabiter mais il faut structurer tout ça, quant au financement participatif il vaut mieux avoir déjà une certaine notoriété pour en tirer profit. Lisa Mandel n’est pas un cas isolé, Laurel à réussi un coup de maître dans l’auto-édition.

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                          • Répondu le 30 janvier à  11:03 :

                            S’il faut être déjà célèbre pour pouvoir lever des fonds en crowdfunding, cela confirme que l’auto-édition n’est pas un modèle susceptible d’être appliqué par tous les auteurs. Il s’agit de cas particuliers.

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                            • Répondu le 30 janvier à  14:33 :

                              Le crowdfunding c’est de la mendicité publique. Je peux descendre loin dans l’humiliation mais quand même pas jusque là.

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                              • Répondu le 30 janvier à  17:28 :

                                Mendicité, n’importe quoi. ça s’appelle la souscription et ça a toujours existé.

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                            • Répondu par Milles Sabords le 30 janvier à  15:16 :

                              Pas du tout, l’auto-édition peut tout à fait se constituer en Scop, avec l’appui de certains diffuseurs-distributeurs. Mais ce serait forcément plus difficile de se gaver sur ces auteurs plutôt que sur ceux des maisons d’éditions.

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                              • Répondu le 31 janvier à  10:12 :

                                D’ailleurs ce sont les diffuseurs qu’il faut réformer. C’est eux la plus grosse part du gâteau, c’est eux qui doivent rétrocéder davantage aux auteurs. La réforme des contrats et du statut des auteurs ne se fera pas sans une mise en cause claire du rôle des diffuseurs.

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                              • Répondu le 31 janvier à  11:50 :

                                La difficulté n’est pas d’éditer mais de diffuser ! Distribuer-diffuser, c’est vraiment le nerf de la guerre. Si vous n’avez pas une structure solide pour ce faire, ce n’est pas en vous auto-éditant que vous gagnerez mieux votre vie avec vos œuvres. Alors, il y a l’illusion ultra-libérale d’internet. Mais une fois que vous avez fabriqué vos livres, il faut encore faire savoir qu’ils existent. Exister sur intenet n’es tpas si simple. Et si vous avez des commandes, il faut pouvoir emballer et expédier vos exemplaires. Tout ça n’est pas gratuit et explique la ventilation du prix d’un livre. Je ne sais pas comment Lisa Mandel va pouvoir retomber sur ses pattes. Peut-être en ne publiant que des auteurs qui ont une notoriété comme elle…

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                                • Répondu le 31 janvier à  17:49 :

                                  En même temps, les libraires sont les seuls commerçants à renvoyer leurs invendus, pas de perte sèche ! Là aussi, faut réformer.

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                          • Répondu le 31 janvier à  11:42 :

                            "En même temps, son album auto-édité fait parti de la sélection d’Angoulême... comme quoi, le système essaye toujours de vous récupérer."

                            La proposition inverse fonctionne aussi. L’auteur cherche à récupérer le système pour creuser son sillon.

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  • Angoulême 2021 : Le rendez-vous de l’été est annulé
    2 avril 13:09, par Richard (Teljem)

    Rien sur cette annulation ?

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