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Angoulême 2024 : Radioscopie d’une 51e édition

Par Romain GARNIER le 31 janvier 2024                      Lien  
Chaque année, la question se pose de savoir si le Festival d’Angoulême accompagne le marché économique de la BD, l’ignore ou le précède. Est-il le reflet des évolutions sociales ? Prend-t-il en considération les attentes des artistes de cet art si populaire ? Est-il véritablement un festival international ou ne verse-t-il pas dans un condamnable franco-français ? Est-il pleinement représentatif du monde de la BD, eu égard au fait que celui-ci revendique pour Angoulême le statut de capitale mondiale de la bande dessinée ? Les réponses se situent probablement au carrefour des affirmations d’autorité, aux nuances dubitatives et aux nons vindicatifs. Chacun a son opinion, sûr de son bon droit à prononcer son verdict sans appel au cœur de l’agora des bulles. Comme pour l’Éducation Nationale, le Festival se voit nommé responsable de tous les malheurs existentiels de la profession. Chacun y projette ses fantasmes, ses espoirs et ses projets. Qu’en est-il pour la 51ème édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême ? ActuaBD a son opinion sur la question.

Pour les quinze ans d’existence du Label 619, celui-ci a eu le droit à un espace dédié au Hall 57. Une première dont Run, auteur de Mutafukaz et père-fondateur de la structure, se félicite en aparté. Il faut dire que les auteurs du label ont le vent en poupe depuis plusieurs années. Mathieu Bablet (finaliste du Grand Prix de la Critique ACBD entre 2017 avec Shangri-La et en 2021 avec Carbone et Silicium), Neyef (Hoka Hey ! Prix des libraires de bandes dessinées 2023) et Guillaume Singelin (Eco-Fauve Raja 2024, Prix Landerneau 2023, pour Frontier) ont marqué de leur empreinte les critiques et le public de ces dernières années. Un succès dans lequel Rue de Sèvres a joué un rôle, de l’aveu même de Run. Un partenariat réussi, donc, qui avait été formalisé en 2021.

Le Label 619 : un jalon de l’histoire de la bande dessinée prend du galon

Le Label 619 incarne une bande dessinée « métissée » selon les mots de son fondateur. Celui-ci, comme d’autres artistes de la maison, revendiquent un syncrétisme graphique des trois grandes traditions du 9e art : BD franco-belge, comics et mangas. La culture populaire y est centrale et valorisée, ce de manière à réhabiliter une pop culture française tombée en désuétude ou quelque peu ringarde dans ses avatars.

Angoulême 2024 : Radioscopie d'une 51e édition
© Rue de Sèvres - Label 619

La structure, initialement rattachée aux éditions Ankama, n’a pas arrêté de multiplier les projets aux formats divers, toujours adaptés aux histoires racontées, et de s’inscrire dans son époque de par les thématiques traitées (écologie, complotisme, transhumanisme, féminisme, inégalités sociales, ultra-violence…). Les grands formats de style franco-belge aux finitions de qualité (Frontier, Hoka Hey !, The Midnight Order) laissent place au format fascicules comics (Loba Loca, Mutafukaz 1886…) et aux œuvres collectives au format magazine (DoggyBags, Lowreader).

Dans l’histoire de la bande dessinée, les collectifs ont tendance à jouer un rôle déterminant et structurant dans l’évolution du medium. Que ce soient les revues et magazines (Pilote, Métal Hurlant, Garo, AD 2000, (À suivre), RAW…), l’Atelier "R" à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles (François Schuiten, Benoît Sokal, Philippe Francq, Frédéric Bézian, Yves Swolf…), la collection Poisson Pilote (Riad Sattouf, Christophe Blain, Manu Larcenet, Mathieu Sapin, Joann Sfar, Guy Delisle, Kerascoët…) ou la maison d’édition l’Association (Lewis Trondheim, Jean-Christophe Menu, David B, Marjane Satrapi…), ces collectifs ont grandement participé à faire évoluer le medium. Avec le Label 619 - dont l’avenir s’annonce radieux quand on connaît la jeunesse de ses têtes d’affiche - l’histoire de la bande dessinée a un nouveau jalon. Un collectif qui aura émergé durant la décennie 2010 et qui devrait connaître l’apothéose avec la décennie 2020. Le talent est là, reconnaissons-le. À quand une grande exposition consacrée au Label 619 à Angoulême ?

Guillaume Renard, alias Run, fondateur du Label 619 et auteur de Mutafukaz
© Kelian Nguyen

Le comics étasunien, le parent pauvre du festival d’Angoulême ?

Certains diront que le comics étasunien a toute sa place à Angoulême, en témoignent le Fauve d’or et le Fauve de la série 2024 (Monica, The Nice House on the Lake). Ce n’est pourtant pas l’avis du directeur éditorial d’Urban Comics qui a demandé, sur scène, à ce qu’un poste de directeur artistique dédié au comics soit créé au Festival d’Angoulême. De la même manière que le manga a son organisation dédiée avec à sa tête Fausto Fasulo, rédacteur en chef de la revue spécialisée ATOM.

Nous partageons son constat et sa demande. Ces deux prix dissimuleraient-ils la forêt ignorée du comics étasunien ? Avec huit sélections sur 45 dans la sélection officielle 2024, on pourrait s’en satisfaire, encore que... Entre 2020 et 2024, sept comics étasuniens ont été récompensés contre sept mangas (on exclut le prix Konishi). L’équilibre semble donc de rigueur. Cependant, depuis deux ans, quatre mangakas japonais ont reçu un prix spécial ou d’honneur contre aucun pour des auteurs étasuniens. Les Étasuniens ont pu se consoler avec quatre Grand Prix depuis 2010 contre 3 pour le Japon. En revanche, quand on regarde les expositions dédiées aux comics, seules quatre expositions ont eu lieu entre 2020 et 2024, soit moins d’une par an, contre 11 pour le manga, soit une moyenne supérieure à 2 par an.

Franck Bondoux, directeur délégué du FIBD et Fausto Fasulo, directeur artistique de la programmation Asie
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Par conséquent, ce n’est peut-être pas tant par les prix que le comics étasunien souffrirait (d’autant que si on y ajoute les auteurs de comics canadiens, les statistiques augmenteraient), que sur le plan strictement artistique de la programmation du festival. Alors oui à un directeur artistique dédié aux comics ! Oui à davantage de prix rendant hommage aux grands auteurs étasuniens de notre époque !

Le scénariste, un auteur « incomplet » ?

« Qu’est-ce qu’un auteur complet ? » fait mine de se demander l’autrice Julie Birmant, récipiendaire du Prix René Goscinny lors de la cérémonie de remise des prix. Le vieux et éternel débat de la place du scénariste, ainsi que la considération dont on doit savoir faire preuve à son égard. N’est-on véritablement artiste que lorsqu’on sait à la fois dessiner et scénariser une bande dessinée ? Difficile de dire autre chose quand on sait que depuis 2000, aucun auteur, dont la profession est uniquement celle de scénariste, n’a remporté le Grand Prix. Sous les applaudissements, elle affirme très bien se satisfaire d’être une autrice « incomplète ». S’il n’est nullement question de reprocher au Prix Goscinny d’exister, il est néanmoins probable que cela a retiré une belle épine du pied aux jurys du festival. Chaque année, des scénaristes sont récompensés pour la qualité de leur travail. Cette année, le festival honorait Thierry Smolderen, scénariste et historien belge, grâce à une exposition intitulée « le scénario est un bricolage ».

Julie Birmant a reçu le Prix Goscinny pour "Dali"

Être scénariste n’en demeure pas moins un métier encore trop peu considéré, comme celui de coloriste. Cette année, le Grand Prix de la Critique ACBD a été remis à Antonio Altarriba, Sergio Garcia Sanchez et Lola Moral pour Le Ciel dans la tête. Lors de son discours de remerciements, Lola Moral, coloriste créditée en tant qu’autrice à part entière de cette bande dessinée, a déclaré "consacrer ce prix à tous les coloristes invisibles". Le ton est donné.

Affiche de l’exposition consacrée au travail de scénariste de Thierry Smolderen, Prix Goscinny 2023

La place des autrices au Festival : quelles évolutions ?

Il s’agit probablement d’un des sujets qui crispent le plus certaines autrices elles-mêmes – une autrice s’est fendue d’un post Instagram après l’annonce du prix pour dénoncer le fait que le Fauve d’or ait été encore remis à un homme - et ceux qui s’émeuvent d’un féminisme vindicatif truquant le jeu des remises de récompenses. Les lecteurs réactionnaires et misogynes ne manquent jamais de faire savoir qu’on serait dans une terrible époque wokiste – mot fourre-tout de leurs obsessions dont ils ignorent souvent la signification - où la décadence culturelle mène à la décomposition de notre civilisation. Rien que ça. La nomination de trois femmes pour la course au Grand Prix en 2023 et deux en 2024 ? Un mal pire que la COVID-19 quand on s’attarde sur les vociférations, doctement argumentées des Gardiens du temple patriarcal, où l’on n’est pas à une contradiction près. Pour la manifestation 2024, qu’en est-il réellement ?

Le Grand Prix ? Depuis 2019, sur six Grand Prix, trois ont été remis à des femmes, dont Posy Simmonds en 2024. Auparavant, seules deux femmes (Claire Bretécher et Florence Cestac) l’avaient obtenu depuis 1974. Sur les deux dernières années, un seul homme a figuré dans la course au Grand Prix. Les choses semblent donc évoluer dans le bon sens afin d’obtenir une meilleure représentation du travail de qualité des femmes dans la profession. Catherine Meurisse en 2025 ?

Posy Simmonds et son biographe Paul Gravett
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Le Fauve d’or ? Seules trois femmes l’ont reçu depuis 2000, la dernière récipiendaire étant Emil Ferris en 2019. S’il n’est nullement question de remettre un Fauve d’or au titre qu’une autrice appartient au sexe féminin, il est incontestable que de grandes œuvres écrites par des femmes n’ont pas été récompensées à la hauteur de leur qualité depuis 24 ans. Pour celles et ceux que cela intéressent, prière de consulter les listes des prix Artémisia. De nombreuses pépites sont à y découvrir.

Les autres prix (Fauves, Prix spéciaux, Prix Goscinny, Prix Konishi, Prix ActuaBD, Prix Druillet, Prix Schlingo et Prix Couilles au cul) ? En 2024, sur 19 prix (le Prix Druillet n’a pas encore été remis), huit femmes remportent un prix contre 13 pour les hommes. En 2023, sur 20 prix, 10 femmes et 12 hommes ont été récompensés. En 2020, sur neuf Fauves, cinq femmes et cinq hommes sont récompensés. Le constat est donc globalement positif quant à la place des femmes dans les récompenses reçues au Festival d’Angoulême depuis plusieurs années même s’il reste encore du chemin à parcourir.

Dernière bande dessinée d’une autrice féminine, Emil Ferris, récompensée par le Fauve d’or (2019)
Éditions Monsieur Toussaint Louverture

Les expositions ? Sur neuf expositions – hors exposition sur les 50 ans de la BD scolaire et la BD canadienne – six femmes (dont trois bénéficient d’une exposition qui leur est consacrée ou au côté d’un coauteur ou d’une coautrice) et sept hommes (dont six bénéficient d’une exposition qui leur est consacrée ou au côté d’un coauteur ou d’une coautrice) ont eu le droit d’exposer leur travail.

En 2023, sur huit expositions – hormis ""Couleurs !" – neuf femmes (dont trois bénéficient d’une exposition qui leur est consacrée ou au côté d’un coauteur ou d’une coautrice) et neuf hommes (dont quatre bénéficient d’une exposition qui leur est consacrée ou au côté d’un coauteur ou d’une coautrice) ont exposé leur travail dans le cadre du Festival. La situation est donc positive sans être idyllique, des progrès étant encore possible pour se rapprocher davantage d’une parité systématique.

Un souhait ? Davantage de Fauves d’or pour les femmes, une présence régulière parmi les récipiendaires du Grand Prix et davantage d’expositions consacrées exclusivement à des femmes dans les années à venir afin de poursuivre le travail bien entamé de reconnaissance du 9e art au féminin.

Dans cette exposition consacrée à la jeune génération de la BD, trois femmes - Lisa Blumen, Chloé Wary et Nina Lechartier - et un homme - Jérémy Perrodeau - ont répondu à une commande artistique du festival (2024)

Vous avez dit « international » ?

On reproche régulièrement au Festival d’Angoulême de ne pas assez refléter la création internationale de la bande dessinée. En 2024, les Fauves ont récompensé cinq Français, deux Étasuniens, quatre Espagnols, trois Japonais et une Coréenne. Sur huit expositions consacrées à une œuvre ou une carrière, six sont consacrées à des auteurs et autrices qui n’ont pas la nationalité française. Une 9e exposition, bien que modeste par son ambition et sa taille, est dédiée à la bande dessinée canadienne et a le mérite d’exister. Le Grand Prix et le Fauve d’or ont été remportés respectivement par une autrice britannique et un auteur étasunien. Enfin, dans les stands disponibles, on pouvait découvrir la bande dessinée chilienne ou la bande dessinée polonaise pour ne citer que ces exemples.

Chiffres à l’appui, il est donc tout à fait contestable et inexact d’affirmer que le Festival d’Angoulême n’est pas international en 2024. En revanche, on pourrait formuler le souhait que le Festival fasse davantage découvrir une bande dessinée en dehors des trois pôles historiques de création, comme la bande dessinée africaine, sud-américaine et proche-orientale, mais aussi donner plus, ou encore plus, de place à la BD espagnole, allemande, italienne, britannique et d’Europe de l’Est.

"Monica" de Dan Clowes, Fauve d’or 2024
Éditions Delcourt

Le Festival d’Angoulême ? Un festival de l’avant-garde des bulles

Un sujet brûlant depuis plusieurs années est celui de la nature de la bande dessinée récompensée au Festival d’Angoulême. Certains parlent d’un Festival cannois de la BD. Sous-entendu, sur le modèle du célébrissime festival du cinéma, un festival qui ne récompenserait que de la bande dessinée dite marginale, d’avant-garde, d’art et d’essai, indépendante, alternative, d’auteur(e), élitiste. Prenez l’adjectif qui vous conviendra le mieux.

Ce qui est certain, c’est qu’il existe un constat : la bande dessinée récompensée à Angoulême est globalement peu ou pas commerciale, soutenue par la critique, marquée par des exigences ou audaces graphiques et scénaristiques. Une volonté du Festival existe aussi, celle de soutenir les œuvres qui échapperaient à la lumière. À une époque où près de six mille bandes dessinées sortent chaque année, les candidats à la lumière ne manquent pas. Certains médias s’amusent même à dresser chaque année la liste des "oubliés" du Festival. De plus, comme dans de nombreux arts, le genre de l’humour est fort peu présent, souvent délaissé au profit de la tragédie et autres genres dits « sérieux. »

Un des rares albums ayant reçu le Prix de l’audace lors de la cérémonie des Fauves d’or d’Angoulême
Editions Ici même

Voilà quelques années, le Festival d’Angoulême donnait le Prix de l’audace – trois années durant – afin de récompenser un auteur ou une autrice réalisant un album expérimental. Un prix qui a disparu. Trois années durant, les Césars ont remis le Prix du Public. Une récompense destinée à réduire le fossé qui ne cessait de se creuser entre le choix des professionnels et les films appréciés du public. Un grand écart qui semble aussi toujours plus important au Festival d’Angoulême.

Les sujets de réflexion cruciaux pour la direction du Festival ne manquent pas. Rendez-vous en 2025 !

Personnage issu de "Une chouette vie" d’Hideyasu Moto, bande dessinée faisant partie de la Sélection officielle du FIBD 2024
© Éditions Misma

(par Romain GARNIER)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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tout public Angoulême 2024 Marché de la BD : Faits & chiffres 🏆 Grand Prix du FIBD d’Angoulême 🏆 Fauve d’or d’Angoulême
 
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46 Messages :
  • la collection Poisson Pilote (Riad Sattouf, Manu Larcenet, Mathieu Sapin, Joann Sfar, Guy Delisle, Kerascoët…)

    À l’origine de la collection Poisson Pilote, Il y avait une intention de Guy Vidal. Sans Lewis Trondheim, la collection devenue label n’aurait pas existé.

    Si Joan Sfar et Manu Larcenet sont parmi les premiers auteurs qui ont fondé ce label, Guy Delisle, Riad Sattouf, Mathieu Sapin et Kerascoët ne sont arrivé que bien après.

    Le vrai premier succès commercial qui a lancé Poisson Pilote a été Isaac le Pirate. Avant cela, le Lapinot de Lewis Trondheim était la locomitive.

    Mais votre article dit juste sur ces labels, ces intentions d’auteurs - plutôt que d’éditeurs - qui fondent les temps forts de l’histoire de la bande dessinée.

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    • Répondu par Zorg ! le 31 janvier à  10:41 :

      Le personnage en fin d’article est il un hommage ou un projet de reprise par un Mangaka du Lapinot de Trondheim ?

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  • Problème d’impression
    31 janvier 09:30, par AlainB

    Le haut de page de l’impression est polué par un encart d’écrits

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  • Depuis tant d’années (20, 30 ans ?) le festival d’Angoulême est totalement hors-sol. Il ne représente jamais le véritable public qui fait vivre ce marché, les vrais lecteurs amoureux du 9ème art. C’est systématiquement désolant et pathétique... à l’image de nos politiques déconnectés du terrain. Rien ne changera sans un véritable boycott. Dans 50 ans, ce sera toujours la même désolation, les mêmes débats stériles répétés d’année en année.

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    • Répondu le 31 janvier à  15:53 :

      Ah ! Hier quelqu’un qualifiait une partie du public de "mauvais lectorat". Aujourd’hui il est question de "véritable public", de "vrais lecteurs". Les autres seront ravis d’apprendre qu’il sont de "faux lecteurs" ou un "public bidon". Le FIBD est vraiment un sujet secondaire. La BD grandira le jour où ses adeptes seront un peu plus tolérants entre eux. Et visiblement ce n’est pas pour demain.

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      • Répondu par Milles Sabords le 31 janvier à  17:59 :

        Vous connaissez beaucoup de secteurs professionnels qui ont grandis grâce à la tolérance ? Allez dire aux écrivains que s’ils étaient plus tolérant entre eux, ça grandirait la littérature. Dans la BD c’est comme dans le reste de la société, chacun défend son bout de gras.

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        • Répondu par Michel Ferrandi le 31 janvier à  20:37 :

          La BD n’est pas hors de la société mais la propension de ces acteurs à en reproduire les travers plus haineux et avec une puérilité et une lâcheté encore plus grandes (par exemple tout le monde ou presque est anonyme ici) ne grandit pas le média. On peut être résigné et fataliste comme vous mais on peut aussi faire quelques efforts pour être moins fermé et intolérant. Il est permis de progresser.

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          • Répondu par Milles Sabords le 1er février à  07:00 :

            Vous avez mal compris mes propos ; je fais le constat que même si le monde qui nous entoure change, évolue, le monde de l’édition n’a pas évolué depuis des lustres ! C’est tout un système qu’il faut remettre à plat et le SNE n’en veut pas. On est toujours dans le même rapport de force : « l’auteur » n’est qu’un statut fantoche dans la BD (ex. : opacité des chiffres de ventes, du seuil d’amortissement, des retours et du pilon) et si vous avez le malheur de l’ouvrir pour de bonnes raisons contractuelles, toutes les portes se ferment devant vous. Après, il ne faut pas s’étonner que l’on reste anonyme sur ce site. Cela fait bien longtemps que dans la BD ont signe des contrats plus par réseautage que par talent. Vous vous imaginez peut-être que dans l’industrie où dans la restauration, il n’y a pas de haine, de puérilité ou de lâcheté entre collègues ? C’est bien mal connaître l’âme humaine… Il faut arrêter de croire à la chimère « de la grande famille de la BD » que véhicule les médias depuis des décennies, la guerre entre le journal Spirou et Tintin dans les années 60 ne faisait pas non plus dans la dentelle.

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            • Répondu le 1er février à  09:24 :

              "opacité des chiffres de ventes, du seuil d’amortissement, des retours et du pilon) et si vous avez le malheur de l’ouvrir pour de bonnes raisons contractuelles, toutes les portes se ferment devant vous. " Parlez pour vous, vous semblez avoir du mal à mener vos négociations avec vos éditeurs, si vraiment vous êtes auteur, ce dont il est permis de douter. Quant à l’âme humaine qui serait la même partout, comme disait l’autre, il est permis de vouloir progresser au lieu de baisser les bras.

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              • Répondu par Milles Sabords le 1er février à  18:55 :

                Bien sûr, vous êtes un auteur majuscule qui sait tenir la dragée haute à vos éditeurs, sans vos ventes ils déposeraient le bilan… à qui voulez-vous faire avaler un tel conte à dormir debout ? Les cimetières sont pleins de gens indispensables comme vous. Nous sommes toujours dans le pot de terre contre le pot de fer, lisez un peu les comptes-rendus de la Ligue des Auteurs, les témoignages de Denis Bajram et sortez un peu de votre bulle ! Si je continue encore à faire de la BD après toutes ces années malgré le marasme qui règne dans la profession, c’est peut-être aussi que je me débrouille pas si mal avec les éditeurs. Mais ça ne m’empêche de voir la réalité désastreuse de contrats dont on grignote année après année, les droits les plus élémentaires du statut d’auteur.

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                • Répondu le 1er février à  22:18 :

                  Ben non je ne suis pas un auteur majeur ou majuscule ou Dieu sait quoi, mais je lis et je négocie mes contrats, je demande le compte d’exploitation de mes bouquins et je connais leur point mort avant de signer. Comment voulez-vous travailler sérieusement autrement ? Et à qui ici essayez-vous encore de faire croire que vous êtes un pro de la BD ?

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                  • Répondu par Milles Sabords le 2 février à  17:18 :

                    À l’époque du journal TinTin, Guy Leblanc avait mis au point un ratio de calcul comptable entre le nombre de planches et celui des vignettes, quel que soit le style de dessin ou d’histoire. Aujourd’hui, ça n’est pas mieux. Vous êtes bien naïf avec vos élucubrations d’apothicaire ; tant que vous n’avez pas aussi mis le nez dans les livres de compte de votre éditeur, vous ne savez rien.

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                    • Répondu le 3 février à  12:26 :

                      C’est vous qui ne savez rien et le prouvez un peu plus à chaque message. Pour ma part et contrairement à vous, je n’ai pas de leçon à donner, chacun mène sa barque. Je lis mes contrats, je les négocie, j’obtiens un traitement convenable, je dessine et je livre mes pages dans les temps, j’ai travaillé chez 5 éditeurs différents et je vis de la BD depuis presque 30 ans. Mais ça ne me donne pas le droit d’assommer tout le monde ici avec mes jérémiades sur le Palmarès d’Angoulême, les mangas, le monde qui était mieux avant etc etc comme vous le faites à longueur d’année. Si vraiment vous êtes dessinateur, retournez à vos planches, ce sera mon seul conseil.

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          • Répondu le 1er février à  07:44 :

            Pour moi, "Michel Ferrandi" est un anonyme.
            Est-ce un pseudonyme ?
            Jamais entendu parlé de vous dans le microcosme de la bande dessinée. Êtes-vous lecteur, libraire, éditeur, artiste en herbe ?
            Qui êtes-vous, Michel Ferrandi ?

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            • Répondu par Michel Ferrandi le 1er février à  09:25 :

              C’est quand même rigolo de se faire traiter d’anonyme par un anonyme.

              Répondre à ce message

              • Répondu le 1er février à  16:59 :

                vous faites quoi dans la vie, Monsieur Ferrandi ?
                Auteur ?
                Éditeur ?
                Imprimeur ?
                Libraire ?
                Lecteur ?
                Autre ?

                Je n’ai jamais entendu parler de vous dans la bande dessinée donc, pour moi, vous êtes un anonyme qui peut signer Michel Ferrandi mais s’appeler en réalité autrement.

                Répondre à ce message

                • Répondu par Richard (Teljem) le 1er février à  22:38 :

                  Ce n’est pas compliqué de trouver, Michel Ferrandi, agrégé et docteur en philosophie, enseigne en classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Dumont d’Urville à Toulon, au lycée Bonaparte à Toulon, au séminaire de la Castille et à l’université de Nice. Il est né en 1963, il a donc 61 cette année.
                  Il est l’auteur de plusieurs livres :
                  - Introduction à la philosophie réaliste
                  Philosophie spéculative
                  - L’action des créatures
                  L’occasionnalisme et l’efficace des causes secondes
                  - La volonté comme appétit rationnel
                  - Repères philosophiques pour la physique.

                  Voilà, il suffisait de chercher.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 2 février à  07:06 :

                    J’avais cherché… mais Michel Ferrandi peut aussi être un homonyme. Plus d’un âne s’appelle Martin (comme Jacques).

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                  • Répondu le 2 février à  07:12 :

                    Et si on cherche dans les Pages Jaunes, on en trouve au moins quatre des Michel Ferrandi.

                    Répondre à ce message

                  • Répondu par Michel Ferrandi le 2 février à  09:16 :

                    C’est un homonyme. Ferrandi est un nom très répandu. C’est quoi cette chasse à l’homme détestable ?

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                  • Répondu le 2 février à  09:34 :

                    La délation, c’est toujours très classe. A mon avis ce brave monsieur qui enseigne la philosophie n’a rien à voir avec vos débats débiles. Et au fait, Richard Teljem, c’est qui ?

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                • Répondu par Zorg ! le 2 février à  11:03 :

                  C’est l’inquisition, ou quoi ?
                  Votre petit monde s’arrête à la BD ?

                  Répondre à ce message

  • Angoulême 2024 : Radioscopie d’une 51e édition
    31 janvier 11:47, par Sergio Salma

    Appeler une revue ou un journal un collectif est assez cocasse. Comme si c’était un phénomène satellite pour les magazines alors que Spirou Tintin et Pilote précèdent les éditions Dupuis Lombard et Dargaud. Idem avec nuances pour Métal et Fluide . La bande dessinée est née dans la presse et les travaux que l’on pourrait nommer d’après votre vision "non -collectifs" ne sont que très tardifs. Appeler un collectif une collection ou un groupe d’auteurs et d’autrices s’associant pour fonder une maison d’édition est peut-être un rien plus plus adéquat mais confirme cette tendance ( très française) de la notion d’auteur avec a majuscule qui fait des livres. Un collectif dans la réalité est à mon sens une réunion ponctuelle.

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    • Répondu le 31 janvier à  18:37 :

      J’ai relu votre commentaire trois fois. Ou bien il n’est pas clair ou bien je suis fatigué.

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  • Angoulême 2024 : Radioscopie d’une 51e édition
    31 janvier 13:19, par Vader_MIB

    Merci pour ce bilan, très intéressant.
    Je me retrouve dans le dernier paragraphe : j’ai souvent suivi les critiques "spectateurs" d’un film même si les critiques "professionnelles" donnaient dans le négatif, étant assez bon public.
    Pareil pour la BD, en général quand ça plaît à beaucoup de monde, ça va me plaire.
    Un "prix du public", comme dans plein de festivals ou manifestations, serait appréciable. Le meilleur exemple, ce sont les Daruma d’or de Japan Expo. Enormément de votes, et un résultat qui invite à lire ce que beaucoup d’autres apprécient.

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  • Angoulême 2024 : Radioscopie d’une 51e édition
    31 janvier 13:31, par Grégoire

    C’est incongru de considérer ça comme un renouveau de la bande dessinée alors que ce n’est que du sous manga, dénaturé à la sauce occidentale (appropriation culturelle ou mise sous tutelle ?)

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  • Angoulême 2024 : Radioscopie d’une 51e édition
    1er février 01:58, par Pascal Aggabi

    Chiffres à l’appui, quelle plus belle preuve que le wokisme n’existe pas, du tout, quand on a plein la bouche les mots parité, égalité, représentation, ouverture, diversité et... que l’on trouve les autres ringards, à réhabiliter. Réaction de droite. Très très gauche.
    Où l’on n’est pas à une contradiction près, quitte à faire Gardien du temple d’un certain boboiarcat. Il reste encore du chemin à parcourir...

    "ActuaBD a son opinion sur la question". ActuaBD ? Tout ActuaBD ? Ben non, sauf moi, pas du tout. Je revendique la reconnaissance de mon droit à l’exprimer.
    Par respect minimum pour la BD qui est un art, je me désolidarise d’avec quasiment tout ce qui est dit ici. Par respect minimum pour la BD.

    Ce qui serait un vrai progrès, élitiste et d’avant-garde pour le coup, en plus d’ouvrir des perspectives autres que fuyantes, serait de se cultiver un minimum sur la BD. Pas seulement sur la BD de Bourges.

    Voilà qui est dit. Un verdict, comme un autre, dans un monde libre, divers et pluriel.

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    • Répondu par Sergent Superéthanol le 1er février à  06:24 :

      Qu’avez-vous contre Bourges ?
      C’est une jolie ville, surtout au printemps.

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    • Répondu le 1er février à  06:27 :

      Totalement d’accord avec vous, cet article est plus qu’orienté, il suinte le mépris et la condescendance. Ca n’est pas une radioscopie, c’est une coloscopie malsaine.

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    • Répondu par Yoyo le 1er février à  06:41 :

      Le "boboiarcat"... probablement lié à une forme de rejet du mot patriarcat... à 2 heures du mat’ on en fait des belles... Belle liberté d’expression en tout cas...

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    • Répondu le 1er février à  06:55 :

      Ouais. Une parole libre supplémentaire visant à catégoriser les autres sous des appellations caricaturales, bobos, bourges, ringards etc. C’était vachement nécessaire comme intervention, hein.

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    • Répondu par Zorg ! le 1er février à  12:02 :

      Alors la BD en série couleurs tout public cartonnée se vend bien en France , mais est absente d’Angoulême, du moins de ses sélections élitistes et ambitieuses (dûr d’éduquer le public de masse qui se délecte avec le dernier Astérix ou Titeuf).
      Et. à coté de celle-là. on a des pays où il existe encore une BD populaire, accessible. à tous, partout, pas chère, lisible, passionnante, sans prétention, mais réalisée très soigneusement.
      Inutile d’aller chercher très loin, c’est en Italie que cela se passe avec le groupe Bonellli et plus d’une dizaine de titres dispos en kiosque chaque mois.
      Mais. y a t’ill d’autres exemples ?

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      • Répondu le 1er février à  14:10 :

        J’adore Bonelli, je suis un énorme fan de fumetti mais sérieusement c’est une BD très datée : que des héros virils au menton carré et tout en muscles dont le plus jeune, Dylan Dog, a presque 40 ans d’existence. C’est de la BD populaire mais on ne peut pas considérer qu’elle reflète la création contemporaine de cette discipline artistique, soyons sérieux deux minutes.

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        • Répondu par Milles Sabords le 1er février à  19:05 :

          Alors vous connaissez très mal la production transalpine ; je vous conseille, entre autre, la très belle série Julia Kendall sous le crayon talentueux de Roberto Zaghi, qui dessine aussi la série Tramp. Il y a aussi le sublime Tex de Guilio de Vita (sorti en VF chez Le Lombard), western nerveux, aux décors saisissants.

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          • Répondu le 1er février à  22:27 :

            Ce sont des séries très mineures chez Bonelli, dont les ventes baissent très fortement d’années en années. En Italie aussi les kiosques disparaissent peu à peu. Vous ne convaincrez personne que Bonelli (que j’adore) représente le futur ou même le présent de la BD. Il faut accepter que les choses changent et que les BD ou les musiques qu’on a aimées disparaissent et soient remplacés par d’autres œuvres. Ce que je vois ici, c’est beaucoup d’intervenants qui ont peur de vieillir et de voir leur monde changer.

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        • Répondu par Pascal Aggabi le 2 février à  00:23 :

          Ce sont les BD Bonelli qui sont datées ou vos références, de 40 ans ? Bonelli qui malgré tout a une identité éditoriale forte autour de laquelle il tourne. C’est plutôt une bonne chose, non ?

          Vous savez, exemple au hasard, un album Les Blondes qui sortirait aujourd’hui serait de la création contemporaine (quel joli mot) mais si. Avec peut-être plus de discipline dans la pratique artistique de base de la BD que moult autres propositions, simples alignements de cases, sans stratégie. Mais oui. Même, oui même, des propositions à la morale irréprochable autant qu’immaculée.

          Par contre, Mercurio Loi ( 2017) est tout en muscles avec le menton carré. Ha bon ? Julia aussi en plus d’être une bimbo ? Napoleone qui va chercher ses références chez Platon, Nietzsche, Pirandello, Baudelaire, Kafka et le psychiatre et psychanalyste Carl Gustav Jung ne sait lui aussi jouer que du biscotto ?
          Dylan Dog vient tout juste de boucler une trilogie où il s’agit d’intelligence artificielle, de monde constamment interconnecté, de la solitude des individus, du harcèlement, de l’utilisation des réseaux sociaux et du mal-être des jeunes générations. Des problématiques pas du tout contemporaine et vieilles d’au moins 40 ans.

          Bonelli avance sérieusement et il l’a apparemment fait sans vous. Chance, vous avez de belles choses à rattraper.

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      • Répondu par Pascal Aggabi le 1er février à  22:57 :

        L’album cartonné couleur n’est qu’un format ou une formule parmi d’autres pour lire de la BD, qui, comme les autres, ne préjuge d’aucune manière la qualité proposée. Dans un sens ou dans l’autre.

        Ces sélections ne sont ni élitistes ni ambitieuses eu égard à la BD en tant qu’art, mais seulement, sans accabler outre mesure, la flatterie des représentations du groupe social qui écrase tous les autres, une fois de plus. La condescendance, le ricanement et la culpabilisation sont servis avec. L’euphémisme et les manœuvres de dilution aussi.

        Bien sûr que l’on peut éduquer, l’oeil, mais aussi l’esprit, pour ensuite repérer les carences éventuelles en parfaite autonomie et libre arbitre, avec Astérix et Titeuf. Au contraire. C’est même hautement recommandé. En outre, les pages de Morris (un génie de la BD) et son Lucky Luke sont une véritable leçon de choses.

        Bonelli, oui, mais éditeur qui souffre aussi avec la disparition des kiosques en Italie. L’inflation, comme ailleurs, n’aide pas et comme partout la concurrence des mangas est rude. Mangas, partout encore, nouvelle BD populaire avec certaines séries. Donc...
        Mais mangas qui même au Japon sont désormais sérieusement concurrencés par les webtoons coréens, au point de faire réagir les grands éditeurs locaux. D’ailleurs le gouvernement coréen vient tout juste de prendre de grosses mesures, pour asseoir encore plus les webtoons créés dans ce pays à l’international.
        Bonelli résiste plutôt bien en Italie -orientation vers le multimédia, histoires partagées avec les héros de DC Comics, labels pour se diversifier et rester pertinent (Audace, Le Storie)- et connaît un succès relatif au Brésil, quelques pays de l’Est ou nordiques, le Portugal aussi je crois.

        Respect de ses lecteurs, Bonelli n’a pas cédé à la tentation d’augmenter ses prix le plus longtemps possible malgré l’inflation galopante, recommandant simplement à ses fidèles de ne pas disperser leurs achats sur plusieurs kiosques, pour optimiser les tirages et la distribution.

        En effet, les exemples réussis de production de BD populaire se font rares. La Flandre fait encore belle figure avec des chiffres de ventes toujours enviables et un style et une production typiques ( Bob et Bobette et autres séries du studio wandersteen, Jommeke, De Kiekeboes tout juste relancés par Nix et Charel Cambré).
        Mais c’est vrai que, globalement, la BD populaire à un prix abordable, surtout avec une couleur locale, a du plomb dans l’aile.

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        • Répondu par Milles Sabords le 2 février à  08:48 :

          L’année dernière, les journaux ont commentés un rapport saisissant : le gouvernement Coréen à mis au point un « plan Marshall culturel » sans précédent, en investissant des sommes énormes pour conquérir le monde avec sa culture du divertissement, que ce soit avec les fringues, la musique, les jeux-vidéo, l’anim, le cinéma, les webtoons, etc, mais surtout les Manwhas, afin de casser le monopole du Manga. C’est donc une vraie guerre économique qui s’installe. Et on voudrait conquérir les marchés mondiaux avec notre BD « d’auteur » ? Avec une classe politique qui se fichent royalement de la BD ( sans parler de nos ministres de la culture qui claquent la bise au FIBD juste pour la photo) ? Ridicule.

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        • Répondu le 2 février à  09:20 :

          Je ne comprend pas la moitié de ce que vous écrivez. Mais si vous avez une quelconque influence, militez pour qu’un auteur Bonelli soit Grand Prix d’Angoulême, je suis curieux de voir ça. Mais ça n’arrivera jamais. De toute façon le festival de Lucca est plus important qu’Angoulême, non ?

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        • Répondu le 2 février à  09:22 :

          De l’IA dans Dylan Dog, la belle affaire ! Bob et Bonette, Bonelli, vos références ont 50 ans, mon petit vieux. Vous pensez vraiment qu’on peut monter un grand festival et attirer des sponsors et des subventions en s’adressant à un public de retraités ?

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        • Répondu par Zorg ! le 2 février à  10:50 :

          En France, il nous reste les médiocres blogs BD, que l’on peut lire sur son smartphone, dans le métro ou en vacances. C’est je crois le plus souvent gratuit, c’est normal , car les auteurs bénéficient d’une grande visibilité qui leur permet ensuite d’être publiés en albums par de vrais éditeurs.

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          • Répondu par Milles Sabords le 2 février à  15:28 :

            Ça n’est pas aussi simple et automatique, sinon il y aurait plus de 50.000 publications par an ! Il y surtout les écoles de BD qui fournissent de possibles édités(ées), puisque leurs profs sont déjà auteurs(trices).

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        • Répondu par Michel Dartay le 3 février à  16:44 :

          Bien dit, Pascal.
          Les fumetti Bonelli manquent de suivi éditorial en France ; les licences ont circulé entre de nombreux éditeurs francobelges, mais on peut toujours suivre la dense actualité de l’éditeur italien sur son site https://www.sergiobonelli.it/

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          • Répondu par Gina Vanilla le 3 février à  17:32 :

            Bientôt, DC va publier aux Etats-Unis la rencontre entre Dylan Dog et le célèbre Batman, à l’origine publiée en italien chez Bonelli. On espère que cela sera traduit par Urban Comics !
            Les fumetti Bonelli ne sont pas diffusés en France, où il doit y avoir plus de 80 ou 90% d’inédits depuis l’arrêt de la franchise Lug-Semic, pour les petits formats. Les membres d’actuabd intéressés par le sujet peuvent rejoindre le groupe spécialise Facebook consacré au genre, avec de nombreuses planches inédites en français ; https://www.facebook.com/groups/607630986959251

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            • Répondu le 3 février à  21:43 :

              Génial ! Merci ! Enfin un commentaire utile à quelque chose !

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          • Répondu par Pascal Aggabi le 3 février à  21:18 :

            Merci à vous deux.

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