Mortelle Adèle quitte Bayard pour voler de ses propres ailes

  • Coup de théâtre aux éditions Bayard : leur héroïne la plus célèbre dans les cours de récré s'envole vers d'autres cieux. Mr Tan, le scénariste, et Diane Le Feyer, la dessinatrice, ont dévoilé leur décision de créer leur propre structure éditoriale pour la suite des aventures de Mortelle Adèle et des autres personnages.
Mortelle Adèle quitte Bayard pour voler de ses propres ailes
Mr Tan

Mr Tan et Diane Le Feyer ont annoncé leur départ de la maison d’édition Bayard dans un communiqué de presse paru aujourd’hui. Après dix années de collaboration et 11 millions d’exemplaires vendus, les deux auteurs souhaitent se consacrer encore plus à leur héroïne-star afin de développer des nouveaux projets « au plus près de [leurs] envies artistiques » déclarent-ils.

Ainsi, Mr Tan et Diane Le Feyer annoncent la création de leur propre structure éditoriale afin de publier la suite des aventures de Mortelle Adèle à partir de 2023 et la série Gadou.

Diane Le Feyer

La maison d’édition Bayard Jeunesse continuera à éditer et commercialiser les titres déjà existants de la saga : les tomes de la série BD jusqu’au numéro 18, Toi je te zut, les deux romans, les albums hors-série comme La Galaxie des Bizarres ou Show Bizarre. Elle publiera également les deux nouveautés prévues en 2022 : le troisième roman, Debout les Bizarres en août, ainsi que le tome 19 de la bande dessinée, au mois d’octobre.

Ce ne sera qu’à partir du tome 20, en 2023, que cette nouvelle structure éditera et exploitera les nouveaux titres avec de nouveaux personnages et, nous promettent les auteurs, de belles surprises. Une série d’animation, produite par Go-n, est également en préparation et devrait bientôt sortir sur les écrans.

Le départ semble s’être déroulé sans heurts. À la fin du communiqué, les deux auteurs remercient les équipes de Tourbillon et Bayard sans oublier tous les autres partenaires de la chaine du livre, libraires, bibliothécaires, et surtout, les parents, enfants et lecteurs qui les suivent depuis la première parution.

Un petit mot des artistes pour conclure : « Depuis qu’elle existe, Mortelle Adèle encourage les enfants à s’emparer du monde, à célébrer leur force intérieure, à dire non et à désobéir quand la situation le leur impose. Que l’on soit adulte ou enfant, le message qu’elle nous transmet reste le même : allez toujours vers votre vérité et ce qui vous rendra heureux. »

Voir en ligne : Le site de Mortelle Adèle

(par Thelma SUSBIELLE)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Source : Datalib
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47 Messages :
  • sacré phénomène éditorial...
    heureusement que les tout gamins lisent ça parce qu’après, quelques années plus tard, y a plus que le manga qui compte.

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    • Répondu le 28 juin à  16:22 :

      On peut voir les choses autrement. Heureusement que le manga existe avec sa grande diversité d’univers et de personnages… parce qu’avant ça, difficile d’échapper à Adèle.

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    • Répondu le 28 juin à  16:44 :

      Riad Sattouf et Éric Zemmour font des émules… eh oui pourquoi ne pas monter sa propre structure (et être mieux payé) une fois que le succès est là et installé ? En leurs temps, Uderzo et Morris en ont fait autant, Bretecher aussi.

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      • Répondu le 28 juin à  20:56 :

        Zemour ce n’est pas par choix, c’est parce qu’il s’est fait virer.

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      • Répondu le 28 juin à  23:18 :

        Ils en ont fait autant... avant de finalement revenir chez des éditeurs (Dargaud pour Brétécher et Hachette pour Uderzo). Editeur, c’est un métier, dont un auteur ne maîtrise pas forcément la totalité. Quant aux auteurs de "Mortelle Adèle", je ne pense pas qu’ils étaient mal payés par Bayard. Mais bon, il est humain qu’ils veuillent gagner quelques millions d’euros en plus.

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        • Répondu le 29 juin à  09:04 :

          Des millions d’euros… faut peut-être pas exagérer ! D’autant que le fonds va rester chez Bayard et que c’est largement lui qui constitue désormais une mine d’or.

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  • « Depuis qu’elle existe, Mortelle Adèle encourage les enfants à s’emparer du monde, à célébrer leur force intérieure, à dire non et à désobéir quand la situation le leur impose. Que l’on soit adulte ou enfant, le message qu’elle nous transmet reste le même : allez toujours vers votre vérité et ce qui vous rendra heureux. »

    Libertarienne…

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  • Si tous les auteurs best sellers lâchent leurs éditeurs, comment ces derniers pourront-ils continuer à payer les "petits" auteurs, ceux qui ne sont pas rentables ? On est dans le règne de l’égoïsme et du chacun pour soi et c’est assez triste.

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    • Répondu par Il faut savoir que le 29 juin à  08:06 :

      Il n’y a pas de "petits" auteurs, qui ne sont pas rentables chez les éditeurs, ou le temps d’un livre et ils se font virer. Un livre est très vite rentable pour un éditeur, il est très rare qu’un éditeur perde de l’argent sur un livre.

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      • Répondu le 29 juin à  08:39 :

        « Un livre est très vite rentable pour un éditeur. Il est très rare qu’un éditeur perde de l’argent sur un livre. » Ah bon ???! Expliquez-nous ça, je suis curieux de savoir d’où vous tirez cette croyance.

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    • Répondu le 29 juin à  08:11 :

      C’est vrai mais d’un autre côté les gros éditeurs l’ont bien cherché… Éric Zemmour s’est certes fait virer mais c’est un petit peu plus compliqué que ça.

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    • Répondu le 29 juin à  08:14 :

      Justement, ça va obliger les éditeurs à se bouger encore plus, pour plus d’inventivité éditoriale en publiant mieux et de nouvelles signatures… un coup de pied dans la fourmilière, salutaire !

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      • Répondu le 29 juin à  08:48 :

        Bayard fait déjà travailler énormément de jeunes auteurs et illustrateurs… j’aime bien le type qui écrit qu’il est bien rare qu’un éditeur perde de l’argent sur un livre… je fais de la Bd depuis 35 ans et mis à part sur une série dont je fais le scénario et qui marche bien, je peux vous assurer que j’ai fait perdre de l’argent à mes éditeurs sur tous mes livres ! Et c’est le cas de la plupart de mes amis, qui ont désormais souvent recours au CNL pour financer leurs projets.

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        • Répondu par Il faut savoir que le 30 juin à  02:00 :

          je peux vous assurer que j’ai fait perdre de l’argent à mes éditeurs sur tous mes livres !

          Ce n’est pas parce que vous ne touchez jamais d’autres droits d’auteur que l’avance et que vos ventes ne remboursent jamais l’à-valoir que ce n’est pas rentable pour l’éditeur. Celui-ci se rembourse les frais sur les ventes bien avant que vos maigres 8% (ou 6% dans le livre jeunesse) vous fasse rembourser l’à-valoir.

          Beaucoup d’auteurs naïfs pensent comme vous, ce qui arrange bien les éditeurs.

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          • Répondu le 30 juin à  08:18 :

            Ce n’est pas non plus parce que le résultat des ventes n’est pas suffisant pour que je touche des droits d’auteurs au-delà du montant de mon avance que le livre est devenu rentable ! J’ai sans doute été naïf quand j’ai signé mes premiers contrats il y a 30 ans mais ce n’est plus le cas. Je connais le point mort de mes livres, j’ai même eu accès parfois à leur compte d’exploitation et je sais exactement combien de livres je dois vendre pour que l’éditeur commence à gagner de l’argent. Croire que tous les éditeurs maquillent les chiffres relèvent du complotisme. Croire que les éditeurs gagnent de l’argent sur tous les livres est simplement stupide.

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          • Répondu le 30 juin à  08:20 :

            Si les éditeurs gagnaient de l’argent sur chaque livre, tout le monde deviendrait éditeur.

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            • Répondu par Milles Sabords le 30 juin à  11:33 :

              Si les éditeurs ne gagnaient pas correctement leurs vies, il n’y aurait plus d’éditeurs. Une fois que vous êtes dans un bon réseau diffusion/distribution, ça roule. Pas besoin d’être gros pour faire du pourcentage au détriment des auteurs, un éditeur plus que moyen peut s’en sortir largement, déjà par le truchement des soldeurs. La diffusion/distribution, là est le véritable enjeux.

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              • Répondu le 30 juin à  13:05 :

                Les diffuseurs ne font pas de miracles non plus. Si votre livre précédent n’a pas été un succès, le nouveau n’aura pas une bonne mise en place et ne sera pas un succès non plus. C’est comme ça que ça marche depuis que les chiffres sont accessibles à tous via datalib. Croire que la filière, éditeur, diffuseur, libraire gagne de l’argent sur chaque parution est complètement ridicule. Les seuls qui sont certains de gagner un peu leur vie sur un livre sont l’imprimeur et le vendeur de papier… et encore il faudrait parler du montant annuel des impayés…

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                • Répondu par Milles Sabords le 30 juin à  17:42 :

                  Cela n’est pas ridicule mais mathématique : les à-valoir pour les auteurs sont déterminés à partir du prix public HT, tandis que l’éditeur va encaisser sa marge sur le prix public TTC. Sur les ventes du soldeur l’éditeur là aussi encaisse, mais pas les auteurs. Un diffuseur/distributeur va demander à un éditeur entre 40 et 60 % de marge, un libraire se fait rembourser les retours sans compter les aides fiscales d’états pour son entreprise. Des différences qui font toute la différence.

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                • Répondu le 30 juin à  17:46 :

                  Datalib ne regroupe pas toutes les librairies.

                  Si vous voulez avoir une idée des bénéfices des éditeurs et vous faire une idée de la part reversée aux auteurs, lisez le dernier rapport du SNE :

                  https://www.sne.fr/actu/les-chiffres-de-ledition-2021-2022-sont-disponibles/

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                  • Répondu le 30 juin à  21:56 :

                    Pas compris les arguments précédents mais le rapport du SNE je le connais. Les éditeurs sont des entreprises et cherchent par tous les moyens à obtenir des bénéfices et de la rentabilité ça ne fait aucun doute. Mais il est faux de dire qu’il est « bien rare qu’un éditeur perde de l’argent sur un livre ». C’est médire et méconnaître le métier. Et ce d’autant plus que de plus en plus d’auteurs deviennent aussi éditeurs.

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                    • Répondu le 1er juillet à  09:27 :

                      Si un livre n’est pas rentable pour un éditeur, d’autres le sont pour compenser les pertes.

                      Pour un auteur, si un livre n’est pas rentable, il n’y a pas de compensation.

                      Le partage de la valeur entre auteur et éditeur et entre auteurs n’est pas équitable.

                      Répondre à ce message

                      • Répondu le 1er juillet à  13:11 :

                        Voilà. Ce sont deux métiers différents. L’éditeur est un commerçant. Il ne gagne pas de l’argent sur tous ses livres. Les pertes sont compensées par les bénéfices. Il publie même certains livres délibérément à perte.

                        Répondre à ce message

                        • Répondu le 1er juillet à  14:40 :

                          Un livre « rentable » ça ne veut rien dire pour un auteur. A moins de le publier à compte d’auteur. Mais du moment qu’il est correctement payé pour le temps qu’il consacre à faire le livre, le travail est rentable. Vous allez me dire que c’est de moins en moins souvent le cas…

                          Répondre à ce message

                        • Répondu le 2 juillet à  06:36 :

                          "Délibérément à perte", j’ai du mal à y croire. Je crois plutôt qu’il a espéré le vendre et que ça n’a pas marché.
                          L’éditeur ne gagne pas de l’argent sur tous ses livres mais il publie assez de livre pour que quelques-uns rapportent de quoi rembourser les pertes. Les auteurs n’ont pas cette possibilité de se rattraper sur les livres des autres. Le système est fait de tel manière que l’éditeur a plus de chance de gagner à la loterie qu’un auteur. Vous n’arriverez pas à me démontrer le contraire. Ne cherchez même pas !

                          Les paroles des éditeurs - ce que vous êtes peut-être - je ne les crois pas. En revanche, ce que disent les chiffres du rapport SNE est la réalité. L’édition a énormément rapporté aux éditeurs ces deux dernières années. En revanche, la redistribution de la valeur n’est pas équitable pour les auteurs. Et vous pourrez me raconter ce que vous voulez, je ne vous croirai pas. Je juge les gens uniquement sur leurs actes. Surtout les éditeurs et les producteurs.

                          Répondre à ce message

                          • Répondu le 2 juillet à  09:02 :

                            Mais je ne cherche pas à démontrer que la vie est aussi dure pour les éditeurs que pour les auteurs, loin de là !! Évidemment que si vous voulez vous enrichir ou ne serait-ce que gagner votre vie correctement, il est plus sûr d’entamer une carrière comme éditeur que de se lancer dans une vie d’artiste. Je réponds seulement à la personne qui écrivait que les éditeurs ne perdent presque jamais d’argent sur un livre. C’est simplement inexact. Quant à publier des auteurs à perte, ça arrive bien entendu même si ça dure de moins en moins longtemps. Si vous regardez la liste des Grands Prix d’Angoleme des 20 dernières années, il y a plusieurs auteurs très importants dans l’histoire de la Bd mais qui n’ont jamais rapporté d’argent à leurs éditeurs. Ne me croyez pas si vous voulez, c’est factuel.

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                            • Répondu le 2 juillet à  12:29 :

                              Les auteurs primés qui ne rapportent rien à leur éditeur. C’est faux. Ils leur rapportent indirectement puisqu’ils font leur image de marque. Les éditeurs séparent les auteurs ou les rassemblent en fonction de ce qui les arrange. Diviser ou rassembler pour régner. C’est de la rhétorique. Les éditeurs constituent et défendent un catalogue et c’est ce catalogue qui est rentable. Dix livres ne rapportent pas ou peu mais le onzième rapporte plus que vingt livres qui rapportent peu. L’auteur qui a fait ce livre à succès a gagné au loto. L’éditeur avec lui et les autres auteurs assistent au spectacle. C’est le principe capitaliste de l’édition. On pourrait très bien inventer un autre principe de répartition des bénéfices qui puisse permettre une création économiquement plus équitable. Cela ne ruinerait pas les éditeurs. Au contraire !

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                              • Répondu le 2 juillet à  18:27 :

                                Disons qu’il est arrivé que certains éditeurs soient bien heureux de voir tel auteur enfin primé alors qu’ils le publiaient depuis longtemps sans gagner d’argent. Aujourd’hui ça n’arriverait plus guère. Si vous n’êtes pas du tout « bankable », peu de chances qu’un éditeur vous garde bien longtemps, même dans l’attente d’un prix. Et cela dit, ce n’est pas parce que vous obtenez un Grand Prix que vos ventes se mettent soudain à exploser. Quant à la question que vous suggérez d’une alternative plus juste au capitalisme… eh bien vous n’êtes pas le premier à l’espérer…

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                                • Répondu le 3 juillet à  11:00 :

                                  Les auteurs sont des capitalistes aussi. C’est chacun pour soi. L’auteur de Mortelle Adèle ne pense pas autrement.
                                  Je ne dis pas une alternative au capitalisme mais une autre forme de capitalisme.
                                  Les bénéfices des ventes pourraient très bien être redistribuées autrement. Pas seulement entre éditeur et auteurs mais entre auteurs aussi. Une gestion collective des droits pourrait permettre une répartition plus saine. Maintenant, je ne me fais pas d’illusion. Les auteurs ne sont pas moins égoïstes que leurs éditeurs. Leur billet de loterie gagnant, ils ne veulent pas le partager.

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                                  • Répondu le 3 juillet à  15:19 :

                                    Vous voulez dire un système un peu comme la Sacem mais pour les auteurs et écrivains ? Ou à quel système pensez-vous ?

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                                    • Répondu le 4 juillet à  06:20 :

                                      Je ne sais pas si la création d’une nouvelle OGC serait nécessaire. Peut-être. Sans la SACD et sa gestion collective et répartition, les auteurs de théâtre et des arts lyriques n’existeraient plus parce que ce sont les bénéfices gigantesques des auteurs de l’audiovisuel qui rémunèrent les parents pauvres. On pourrait aussi imaginer de supprimer les avances, baisser le pourcentage dur les ventes et en contrepartie, créer un salaire pour le travail réel à fournir pour créer une œuvre avec un droit au chômage comme pour les intermittents et une cotisation retraite prise en charge par l’éditeur aussi. Le pourcentage sur les ventes resteraient un droit d’auteur et prélevé sur le premier exemplaire vendu. Il n’y aurait plus 88% d’auteurs à toucher moins qu’un SMIC et il n’y aurait plus d’auteurs qui gagnent des fortunes au loto de la BD. Les auteurs partageaient aussi la valeur. Et il existe aussi deux autres moyens de faire monter les revenus des auteurs : un pourcentage sur les exemplaires d’occasion (ce serait écologique, d’ailleurs) et plus de moyens pour la traduction (avoir une politique culturelle pour exporter notre bande dessinée, en faire un soft power ne serait pas du luxe).

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                                      • Répondu le 4 juillet à  10:01 :

                                        Il faut faire une proposition de loi. Mais ce serait réformer totalement le statut d’auteur, pas seulement celui d’auteur de BD et ce serait passer d’un fonctionnement libéral à un système administré, comme c’est le cas du spectacle subventionné. Ça implique de subventionner les acteurs privés que sont les éditeurs, ce qui a peu de chances d’arriver. Ça implique aussi de limiter le nombre d’auteurs, ce qui est philosophiquement assez intenable, sauf à créer un art officiel. Il y a des idées dans ce que vous proposez mais à mon avis c’est peu réalisable. Je me contenterais de moins comme un prix minimum à la planche, garanti par l’Etat et donc opposable.

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                                        • Répondu le 4 juillet à  11:00 :

                                          Cela n’implique pas forcément de limiter le nombre d’auteurs. Réinventer le système de répartition de la valeur entre auteur et éditeur et entre auteurs n’est pas incompatible avec le principe du droit d’auteur et de la liberté d’expression.
                                          Dans l’audiovisuel, un réalisateur est rémuné er en salaire et en droit d’auteur. Pourquoi un auteur de bandes dessinées ne le serait-il pas ?
                                          Il ya aussi une différence entre "auteur professionnel" et "auteur occasionnel". Un auteur de bandes dessinées qui travaille sur une série et n’a que cette activité puisqu’il lui est physiquement impossible d’en exercer une autre faute de temps, ce n’est pas la même chose qu’un professeur qui publie une nouvelle ou un roman de 150 pages tous les quatre ans. Là aussi, pour inventer un salaire de l’auteur, il faudrait considérer les conditions réelles pour fabriquer les choses.

                                          On pourrait aussi octroyer aux auteurs un pourcentage sur les exemplaires soldés. Pas de raison que l’éditeur soit le seul à tirer un bénéfice. Cette règle est arbitraire.

                                          Des idées pour faire évoluer les choses et qui ne mettraient tpas en péril les maisons d’édition, il y en a plein. Simplement, il faut penser autrement. Pas se contenter d’améliorer l’outil existant en lui ajoutant un bras, une vis ou un écrou. Tout démonter, tout mettre à plat et reconstruire autrement en onction de notre époque, de celle vers laquelle nous allons et non pas en fonction de ce qui a été, n’est plus et ne sera plus jamais.

                                          Ce qui me fatigue depuis des années dans les revendications des auteurs, c’est le manque d’imagination et le manque de compréhension de l’économie et de la sociologie. Demande un plus gros pourcentage, un prix par planche, c’est dépassé et pas la viable.

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                                          • Répondu le 4 juillet à  13:46 :

                                            "Un auteur de bandes dessinées qui travaille sur une série et n’a que cette activité puisqu’il lui est physiquement impossible d’en exercer une autre faute de temps," Déjà ce type d’auteur-là que vous décrivez n’existe quasiment plus. "Tout démonter, tout mettre à plat et reconstruire autrement en onction de notre époque, de celle vers laquelle nous allons et non pas en fonction de ce qui a été, n’est plus et ne sera plus jamais." Belle phrase, mais c’est une imprécation irréalisable. A vouloir trop en faire d’un coup, rien ne s’améliorera jamais. Un prix à la page plancher sera déjà un avantage acquis considérable, l’équivalent de fait d’un SMIC horaire qui n’existe pas dans nos métiers.

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                                            • Répondu le 5 juillet à  07:35 :

                                              Bien sûr que les auteurs de séries existent encore !

                                              Un prix à la page plancher. C’est terminé le format presse ! Faut arrêter de regarder le futur dans le rétroviseur. Vous faites le jeu des éditeurs en ne regardant que les avances comme moyen de rémunérer les auteurs. Très économique de rémunérer le travail en avances qui ne sont pas du tout proportionnelles aux ventes attendues et bien trop maigres pour être des revenus du travail pour la majorité des auteurs.
                                              Le prix plancher de la planche ne changera rien. Ce sera seulement encore plus rentable pour celui qui bâcle son travail.

                                              Puisque rien ne peut être remis à plat, que les auteurs continuent de jouer au loto.

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                                            • Répondu le 5 juillet à  13:00 :

                                              Le prix à la planche, c’est continuer de rémunérer la quantité au détriment de la qualité, c’est-à-dire, ne pas reconnaître le temps de travail. Avec votre principe, plus un auteur va vite et plus il est rentable. Que vous fassiez une page en deux heures ou en une semaine, vous êtes payé le même prix pour des quantités de travail qui ne sont pas comparables. Comme votre prix plancher de la page serait payé en avance, cela ne changerait rien pour les auteurs. En revanche, pour les éditeurs, ce serait un bénéfice. Il faut sortir de la rémunération des auteurs basée seulement sur des avances. Ce n’est pas sain. Les éditeurs se rémunèrent aussi sur leurs placements financiers. L’édition s’est financiarisée comme tous les secteurs industriels. Et poruquoi les auteurs ne deviendraient pas actionnaires des maisons d’édition qui les publient ?
                                              C’est sûr qu’en ne voulant pas trop en faire d’un coup, rien ne changera.
                                              La vérité, c’est que les auteurs préfèrent jouer au loto.

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                                              • Répondu le 5 juillet à  19:26 :

                                                Je ne joue pas au loto. Je ne travaille pas dans la presse. J’ai un prix plancher à la page en dessous duquel je ne descends pas. Je passe un temps raisonnable sur chaque planche parce que je suis un professionnel. On ne peut pas vouloir à la fois être considéré comme un professionnel et avoir des postures d’artistes du type « il me faut 3 semaines pour faire une planche sinon la qualité baissera ». S’il vous faut vraiment 3 semaines pour faire une planche, ça s’appelle un hobby et vous n’êtes pas un professionnel. Être payé à la planche ou à la semaine pourquoi pas ? Ne plus être payé d’avance ? Sans moi. Devenir actionnaire de l’éditeur, autrement dit payer pour ses erreurs ? Jamais. Chacun son métier. Je suis auteur de Bd professionnel et je n’appartiens à personne.

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                                                • Répondu le 5 juillet à  20:55 :

                                                  « Bien sûr que les auteurs de série existent encore ». C’est vrai. J’ai le plus grand respect pour ceux que je connais. Bon, le plus jeune doit avoir 65 ans.

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                                                • Répondu le 5 juillet à  21:20 :

                                                  J’aime bien les types anonymes qui postent ici comment ils changeraient tout dans le métier s’ils étaient au gouvernement. Encore faudrait-il que le commerce et le secteur privé de la culture soient du ressort du gouvernement, ce qui n’est pas le cas dans un pays où la liberté d’entreprendre et l’économie de marché ne sont pas remise en question. Encore faudrait-il, si on veut vraiment changer les choses, avoir l’audace d’agir et d’avancer ses propositions et pour se faire, cesser d’être anonyme… c’est tellement plus facile d’avoir l’air plus malin que tout le monde quand on reste anonyme. Je ne m’en prive pas sur ce message d’ailleurs… mais moi je ne prétends pas tout changer.

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                                                  • Répondu le 7 juillet à  12:04 :

                                                    Ouais on est dans l’imprécation irréaliste. La vérité c’est que chaque auteur joue sa carte individuellement et que c’est du chacun pour soi. Bien entendu les éditeurs profitent de cette situation mais les auteurs sont prévenus à l’avance de là où ils mettent les pieds. Ils sont plutôt mieux informés que jamais même, la mobilisation de certains aura au moins servi à ça. Et de plus en plus d’auteurs réfléchissent à se passer des éditeurs à l’avenir. Pas grand chose d’autre à attendre : les gouvernements font rarement des lois pour des groupes de 3000 personnes. Donc il faut surtout compter sur soi.

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                                                    • Répondu le 8 juillet à  08:28 :

                                                      Les auteurs sont comme Mortelle Adèle : chacun pour soi !

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                          • Répondu le 2 juillet à  09:15 :

                            De façon générale, si votre ambition dans la vie c’est de gagner à la loterie, n’exercez aucun métier, contentez-vous de jouer à la loterie !

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                            • Répondu par Milles Sabords le 3 juillet à  09:24 :

                              Quel que soit le modèle économique, ces auteurs seront toujours gagnants : avec leur propre structure éditoriale ils sauront très exactement ce qui leur restera dans les poches, et si l’aventure tourne court, grâce à leur notoriété des éditeurs seront toujours prêts à les accueillir.

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        • Répondu par bob dit l’âne le 30 juin à  05:06 :

          Le succès de quelques auteurs fait croire à une réussite possible, autant jouer au lotto.

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      • Répondu par duvet le 30 juin à  04:49 :

        Un auteur à succès qui quitte un gros éditeur ne change rien d’autre qu’un chiffre dans leur bénéfice ; car c’est bien en terme de bénéfices que ces structures raisonnent et non pas en terme de créativité.

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        • Répondu le 30 juin à  10:41 :

          Les cas récents les plus notables sont des auteurs à succès qui quittent leur petit éditeur, lequel met la clé sous la porte ensuite. Mais ce n’est pas ce qui risque d’arriver à Bayard.

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          • Répondu le 30 juin à  10:58 :

            Vous faites allusion à Joel Dicker et aux Éditions de Fallois. Vous avez d’autres exemples ?

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