Gauthier Van Meerbeeck, Directeur éditorial du Lombard : « Je crains une surproduction dans les prochains mois. »

22 mai 2020 38 commentaires
  • Avec la réouverture des librairies, les éditeurs sortent également du confinement en devant nécessairement adapter leur programme de parutions. Comment ont-ils vécu cette crise ? Et comment celle-ci les a-t-elle impactés ? Premières réponses avec Le Lombard..

Le confinement restera comme un événement assez exceptionnel dans l’histoire éditoriale de la bande dessinée. Comment votre maison d’édition a-t-elle vécu la fermeture des librairies ?

Nous avons vite réagi, grâce à notre service de diffusion qui est très rapidement revenu vers nous en envisageant plusieurs scénarios et des hypothèses associées : sortirait-on du confinement au début du mois de mai, ou plus tard ? Avec quel impact sur le programme des parutions ? Etc.

Nous avons tablé sur le scénario le plus raisonnable, à savoir deux mois de lockdown complet. Par la suite, il a fallu réfléchir aux albums dont les sorties allaient se décaler. Fallait-il les repousser de quelques mois ? Ou carrément d’une année ? Ces questions attendaient des répondes concrètes.

Gauthier Van Meerbeeck, Directeur éditorial du Lombard : « Je crains une surproduction dans les prochains mois. »Revoir la totalité de son programme éditorial avec ces inconnues, était-ce une gageure ?

Au Lombard, nous avons la grande chance d’être maintenant au cœur de notre programme de réduction des sorties, ainsi que je vous l’avais expliqué précédemment. En 2014, le Lombard publiait 135 nouveautés chaque année, alors que nous ne sommes plus qu’à 70 sorties. Cette réduction nous a donné la flexibilité nécessaire pour affronter la situation actuelle. Cette crise est donc parvenue pour nous au moins mauvais moment possible, même si nous aurions naturellement tous voulu l’éviter.

Plus globalement, notre structure possède la capacité de porter et de défendre efficacement 80 à 90 albums par ans. Actuellement, avec ces 70 nouveautés, nous ne devons donc pas nous contraindre. On peut même se permettre de signer un petit plus que par le passé. Tout en sachant qu’au-delà de 90 nouveautés, nous serions un peu moins aptes à accompagner chacune d’entre elles. D’où notre volonté de nous limiter.

« Le Convoyeur », le joker du Lombard pour sortir du Confinement

N’est-ce pas compliqué d’annoncer à des auteurs que leurs albums seront décalés d’un an peut-être, alors que cela fait sans doute des mois ou des années qu’ils en attendent la parution ?

Sans doute, mais le sentiment majeur recueilli suite à cette annonce était plutôt de la sérénité. Ils étaient rassurés d’apprendre que leur album serait défendu comme il le mérite et non sacrifié avec une sortie expéditive, juste pour rentrer dans les budgets de l’année au chausse-pied.

Vous évoquez les budgets. On imagine bien que le décalage des parutions représente tout de même un manque à gagner avec un impact financier sur les prévisions des résultats.

Le choc financier est inévitable, comme pour l’ensemble des maisons d’édition. Il faut savoir l’accepter et éviter d’agir dans la panique au détriment de certains titres. Face à la situation actuelle, nous avons obtenu de ne pas regarder le résultat de cette année de manière isolée, mais d’opter pour une perspective élargie à deux ans. Nous avons bénéficié du luxe de ne pas courir à tout prix après le bouclage illusoire du budget annuel, et de pouvoir décaler une quinzaine de titres à 2021.

Le Convoyeur T1 : Nymphe – Par Tristan Roulot et Dimitri Armand – Le Lombard.

Même si l’on s’est aperçu que ce confinement avait eu peu d’impact sur la vie au quotidien des auteurs qui travaillent sur leurs albums, mis à part leur vie sociale, comme nous tous, les avez-vous contacté durant cette période ?

Oui, nous voulions leur expliquer comment le confinement allait se dérouler pour notre maison d’édition. Nous avons effectivement remarqué que l’équipe [du Lombard] fonctionnait également très bien en télétravail, et que ce confinement avait finalement peu d’impact dans nos relations avec nos auteurs, sauf à quelques exceptions, comme le scan des planches par exemple. Les auteurs ont avancé dans leurs albums respectifs, sans différence majeure dans leur mode de vie. Pour la plupart, le moral semble bon, et le rythme de travail demeure.

Le confinement a tout de même provoqué une baisse drastique de vos revenus pendant deux mois. Avez-vous eu recours au chômage économique de vos équipes pour limiter l’impact de la crise sur vos finances ?

Nous avons fait le constat qu’il fallait assurer la continuité et travailler pour le futur : nous avons donc limité le plus possible le chômage économique. C’est d’ailleurs une chance de faire partie d’un groupe qui possède la trésorerie nécessaire. De plus, les deux maisons bruxelloises de Média-Participations, à savoir Le Lombard et Dargaud/Kana, étaient en avance sur leurs résultats en début d’année. De quoi apporter un regain de confiance aux dirigeants et les motiver à nous suivre dans cette gestion de la crise.

Est-ce que le confinement a généré une augmentation de vos ventes sur le support numérique ? Cela vous laisse imaginer l’évolution de ce marché ans le futur ?

Nous avons constaté une forte augmentation du trafic. Mais cela concernait surtout les offres d’albums et d’abonnement gratuits. Il est impossible d’en tirer des conclusions à long terme. Il faudra faire une analyse des chiffres après le retour à la normale, avec un peu de recul. Même s’il est entendu que le numérique représente en partie l’avenir du marché, je continue à croire que la transition se fera sur un temps très long. Je ne pense pas que le confinement ait suffi à créer un changement de paradigme.

Le Convoyeur bénéficie également d’un tirage N&B limité

Il a aussi fallu tenir compte des autres maisons d’édition et du marché. Quelle a finalement été votre stratégie pour cette reprise et la reprise de vos parutions en 2020-21 ?

Nous avons tablé sur le pire scénario possible, à savoir très peu de déprogrammations de la part nos concurrents. Globalement, nous avons donc maintenu des albums qui étaient déjà annoncés, en choisissant d’en décaler d’autres en octobre, voire en janvier, février ou même mars de l’année prochaine, par un jeu de chaises musicales. Nous avons souhaité respecter l’ordre d’arrivée en ne défavorisant pas un titre par rapport aux autres : il arrive dès lors qu’un roman graphique décalé de quelques mois en repousse un autre également pour une période identique.

Nous vivions déjà une ère de surproduction assez délirante. Le phénomène va être encore accentué dans les prochains mois, il faut y être paré.

Dans les sorties maintenues pour ce printemps, on retrouve Le Convoyeur et Les Omniscients.

Nous avons maintenu le lancement de ces deux nouvelles séries car il avait été très bien préparés en amont. La sortie du premier tome du Convoyeur ne signifie pas que Pierre Dubois et Dimitri Armand ne clôtureront pas leur trilogie consacrée au western (Sykes ou Texas Jack), mais cela faisait longtemps que je voulais présenter à Dimitri le scénariste Tristan Roulot, qui réalise déjà Hedge Fund, Crypto-monnaie et Irons au Lombard. Naturellement, cette thématique post-apocalyptique du Convoyeur reste dans l’air du temps, mais je pense que les auteurs ont su lui apporter des aspects très innovants qui vont révéler tout le potentiel de la série.

Second tome 1 qui paraît dans quelques jours, Les Omniscients présente cinq adolescents qui se réveillent du jour au lendemain en possédant la totalité du savoir connu par l’humanité. Ce concept d’omniscience est une idée forte, car au-delà d’histoires très bien construites par Vincent Dugomier (Les Enfants de la Résistance) et comportant leur part de mystère, la série pose la question de l’apprentissage, avec la connaissance que l’on acquiert par l’apprentissage magistral et celle basée sur l’expérience. De plus, s’il n’est plus nécessaire de consacrer une majeure partie de son temps à apprendre, comment profite-t-on du temps libre alloué ? Premières réponses le 12 juin...

Nous avons également maintenu deux nouveautés importantes en septembre : le nouvel album issu de la collaboration entre Charyn et Boucq, ainsi que Karmela Krimm, la nouvelle série signée par Trondheim et Franck Biancarelli. Ce seront deux lancements suffisamment forts pour affronter la tempête de la rentrée.

Ce 26 juin sortira également la dernière histoire du regretté Frank Giroud ?

Nous avions effectivement signé ce diptyque quelques mois avant sa disparition. L’histoire était complète et comme elle a été entièrement conçue avec Laurent Galandon, son complice entre autres sur L’Avocat, c’est ce dernier qui s’est occupé du découpage final. Plein d’action et de rebondissements, le premier tome de Babylone sera donc disponible le mois prochain.

Outre les titres précités, avez-vous un coup de cœur à nous signaler au sein de vos prochaines parutions ?

Si je ne devais en citer qu’un… (un choix difficile)… j’attirerais l’œil du lecteur sur la lauréate du Prix Raymond Leblanc 2018, Maurane Mazars. Son album Tanz ! est une très belle réussite !

Le mot de la fin : est-ce que vous tirez un enseignement spécifique de votre gestion de la crise ? Par exemple dans le cas d’une seconde vague ?

Comme c’est impossible à prévoir, nous en sommes tous réduits à faire des paris. Nous avons pris le pli d’être résolument positifs et surtout constructifs. À ce stade, nous avons opté pour un véritable redéploiement, comme s’il n’y allait pas y avoir de deuxième vague.

Propos recueillis par Charles-Louis Detournay.

(par Charles-Louis Detournay)

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38 Messages :
  • "Le confinement restera comme un événement assez exceptionnel dans l’histoire éditoriale de la bande dessinée."

    Et accessoirement, dans l’Histoire de l’humanité.

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  • Même si ce n’est pas le sujet, quel dommage que cette maison d’édition ait laissé tomber Vasco, une série qui est vraiment digne d’intérêt ! Les mois passent et je n’arrive pas à me l’expliquer...

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    • Répondu par Vladimir Ilitch Totoche le 22 mai à  16:49 :

      Ils ont arrêté Barelli et Chevalier Ardent aussi, et Mr Magellan...
      Les années passent et je n’arrive pas à me l’expliquer...

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      • Répondu le 23 mai à  03:43 :

        Il fallait chercher l’intrus ? Chevalier Ardent a été édité chez Casterman…

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      • Répondu le 23 mai à  05:30 :

        C’est pourtant simple à comprendre : les années passent.

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        • Répondu le 23 mai à  10:15 :

          Les années passent et les auteurs meurent.

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          • Répondu le 26 mai à  05:03 :

            Tous les auteurs ne meurent pas, certains sont encore lus des siècles après leur mort. En revanche, les lecteurs morts ne lisent plus.

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  • Ces dernières années, Dargaud et Dupuis sont parvenus à lancer de nouvelles séries qui se sont fortement installées auprès du public et des critiques. Je n’en vois aucune au Lombard. Ai-je raté quelque chose ?

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    • Répondu par Patrick GAUMER le 23 mai à  08:09 :

      Peut-être bien ! Les Enfants de la Résistance de Vincent Dugomier et Benoît Ers, par exemple. Très belle et très bonne série, si, si, je vous assure !
      PG

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      • Répondu le 23 mai à  10:09 :

        Bof, ce n’est pas ce que j’appelle une série.

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      • Répondu par jbh le 23 mai à  12:44 :

        C’est juste M. Gaumer, je vous rejoins, c’est une excellente série. Mais bon, ça en fait une ... ;)

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        • Répondu par lau le 23 mai à  14:49 :

          Sérieux ce message ? TANGO est une série qui cartonne comme à l’epoque de koda...pour revenir au sujet ; cela fait plus d’une décennie qu’il y a surproduction en BD. impossible de suivre les nouveautés….de plus l’année de BD se résume d’octobre à début décembre ; période ou toutes les séries sortent….une période light en nouveauté entre avril-juin...franchement où est la vue globale ?

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          • Répondu le 24 mai à  06:44 :

            TANGO cartonne parce-ce que le rouleau compresseur de la promo est passé par là, Le Lombard y a mis le paquet. Si le titre s’était retrouvé dans la collection Troisième Vague, ce qui est plus logique, pas sûr que la visibilité aurait été la même. Abandonner VASCO est absurde. Le Lombard a voulu relancer BOB MORANE, plutôt mal, mais arrête VASCO ? Quelle logique ? Il n’y rien de honteux à conserver des séries "classiques" dans son catalogue, encore faut-il trouver le bon dessin pour les relancer.

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            • Répondu le 24 mai à  07:23 :

              Et un lectorat suffisant pour les suivre. S’il y a une baisse des ventes et pas de renouvellement du lectorat, l’éditeur est obligé d’arrêter.

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              • Répondu le 25 mai à  06:05 :

                Les ventes sont souvent là, mais une politique éditoriale c’est comme la politique tout court, les stratégies commerciales du catalogue n’ont rien à voir avec la vision du public.

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                • Répondu le 25 mai à  16:35 :

                  Le but de la stratégie commerciale est de vendre toujours moins, évidemment !

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                  • Répondu le 26 mai à  06:27 :

                    Ce n’est pas la première fois qu’une série qui marche est abandonnée pour faire place à d’autres ou que des tomes 1 ne vont pas plus loin alors qu’il fonctionne bien. La politique marketing et sa logique c’est comme les goûts et les couleurs...

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                    • Répondu le 26 mai à  12:39 :

                      Ne suffit pas d’affirmer que la politique marketing est illogique pour que ce soit vrai.
                      Des exemples de séries qui marchent et que les éditeurs préfèrent arrêter ?

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                      • Répondu par kyle william le 26 mai à  13:11 :

                        Il y a des dizaines d’exemples de bd arrêtées après le tome 1 ou le tome 2, alors que les ventes n’avaient pas démérité. Simplement le niveau des mises en place n’intéressaient plus l’éditeur. Delcourt a « tué » des dizaines et des dizaines de jeunes auteurs comme ça. Et il n’est pas le seul.

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                        • Répondu le 26 mai à  20:32 :

                          Comme Soleil éditions, grand spécialiste pour stopper des séries qui démarrent à peine... et on peut en multiplier des exemples !

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                        • Répondu le 27 mai à  05:41 :

                          Probablement parce que les ventes étaient insuffisantes pour espérer un jour couvrir les avances. Les retours trop importants et trop peu de réassort. Aucun éditeur s’amuse à perdre de l’argent. Même la surproduction est une mécanique qui permet à certains éditeurs de gagner de l’argent. Des livres sont publiés seulement pour éviter de rembourser les retours : un éditeur met en place un livre (l’office.…) L’éditeur paye ces livres,. Trois mois plus tard, sur 10 exemplaires, s’il lui en reste 9, il va peut-être en garder un ou deux exemplaires et renvoyer les autres. l’éditeur va devoir le rembourser. L’éditeur paye le transport aller et retour de ces exemplaires invendus. Si le nombre d’ouvrages retournés est trop important, l’éditeur a tout intérêt à mettre en place plus de nouveaux titres pour ne payer que la différence entre nouveaux exemplaires achetés par le libraire et exemplaires remboursés. Ce sont les retours qui engendrent la surproduction. Les retours est devenu un modèle économique pour beaucoup d’éditeurs. Ce n’est rien d’autre que de la cavalerie avec les finances, un ogre qui finit par tout dévorer : les libraires, les auteurs et les éditeurs eux-mêmes. Parce que lorsque le marché ne peut plus absorber cette abondance, tout s’écroule. Les auteurs qui produisent énormément de titres tous les ans participent aussi à cette fuite en avant. Ce qui est sain, c’est d’affiner sa mise en place et d’éviter les retours pour éviter de stocker et pilonner. Mais pour ça, l’éditeur doit faire son travail de sélectionneur et privilégier la qualité à la quantité. Moins de livres qui se vendent mieux. Un éditeur qui publie trop n’a pas le temps de travailler tous ces ouvrages. Ni en amont (direction littéraire), ni en aval (commercialisation, promotion…). Mais si une série se vend, un éditeur n’a aucun intérêt à la stopper.

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                          • Répondu par kyle william le 27 mai à  07:44 :

                            J’ai vu stopper des séries qui vendaient leur mise en place et engendraient peu de retours. Seulement, comme vous dites, l’éditeur n’avait plus le temps de défendre la série, ni même de s’y intéresser, affairé qu’il était à surproduire. Il y a aussi un phénomène dont vous ne parlez pas et qui est pourtant fréquent : le rachat de l’éditeur et / ou le remplacement de son personnel, la crise interne, la réorganisation etc autant d’événements qui condamnent les séries et BD lancées juste avant.

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                            • Répondu le 27 mai à  11:04 :

                              Les rachats et consolidations, avec les conséquences de la crise sanitaire, il y en aura. Des séries et d’ouvrages finiront à la trappe, malheureusement. L’économie est par essence fragile mais je ne crois pas que ça amuse un éditeur de devoir arrêter une série. Les éditeurs aiment les livres. Faut arrêter de les voir comme de simples financiers et capitalistes avides. S’ils voulaient vraiment gagner beaucoup d’argent facilement, ils travailleraient dans la haute-finance.

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                              • Répondu par kyle william le 27 mai à  12:56 :

                                Les éditeurs aiment les livres, mais dans le contexte de surproduction, un livre seul, un nouvel auteur, une nouvelle série ne pèsent pour rien dans leur équation. C’est seulement du consommable. Alors, il ne faut pas caricaturer en effet. J’ai rencontré plus d’incompétents à la ramasse dans le contexte que de capitalistes avides.

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                              • Répondu par Mille Sabords le 28 mai à  09:24 :

                                C’est beau la naïveté... si de l’argent n’était pas dépensé inutilement, le monde serait merveilleux ! L’édition, comme partout, à ses bévues financières, pas toujours noble.

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            • Répondu par Nicolas le 24 mai à  08:34 :

              Franchement, si c’était de la M... ; les lecteurs n’auraient pas embrayé sur le T2 et le T3 de Tango. On n’oblige pas lecteurs à acheter ces albums le flingue dans le dos.

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              • Répondu le 25 mai à  06:00 :

                Ce n’est pas ce qui a été dit. Nous sommes tous des consommateurs et la pub depuis plus de 50 ans formate les sociétés. Un bon démarrage pub peut faire décoller un titre bd, ensuite, l’affect du lecteur prend le relais.

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            • Répondu par lau le 24 mai à  10:04 :

              Vasco a été arreté parce que chaillet avait ecrit le dernier tome ? y a t il un testament suite à la mort du createur ? si oui merci de respecter sa volonté si pas ; quelle est la légitimité du repreneur ?

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        • Répondu par Charles-Louis Detournay le 25 mai à  10:14 :

          Je vous conseille aussi la lecture de Klaw. Partie sur un triptyque avec une publication très rapide des premiers tomes, et qui ne cesse de se renouveler avec un vrai succès jeunesse. Le tome 12 sort en juin !

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    • Répondu par joel le 24 mai à  11:10 :

      en plus des enfants de la résistance, il y’a aussi le très bon Tango !

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      • Répondu par lau le 25 mai à  06:04 :

        Y a aussi lonesome et duke qui doivent cartonner ?

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    • Répondu par Flagada le 28 mai à  17:02 :

      Je serais curieux de connaître les ventes de Tango. Apparemment des séries telles que Sisco, Hedge Fund et Irons ont l’air de pas mal marcher, même si on est très loin des chiffres de Thorgal dans les années 90...

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      • Répondu par lau le 30 mai à  06:40 :

        Le lectorat de bd change...regardez ce que publient les éditeurs, regardzr le graphisme...on arrive à un tournant en matiere de publication.
        Editeur est un metier avec une certaine vision : qui était pierre jules Hetzel ? regarder ce qu’il a fait et qui il a publié. c’est assez impressionnant et regardez chez qui (où) se trouve son héritage aujourd’hui….

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