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Matias Bergara : « Dans une société où les images sont partout en concurrence, la bande dessinée est importante. » - [INTERVIEW]

En vue de sa tournée de dédicace en France et à Bruxelles, Matias Bergara, artiste aux dessins de l'incontournable "coda" et "Saison de sang", a répondu à quelques-unes de nos questions. Son travail sur "Saison de sang", sa vision de l'art et le pouvoir indéniable de la bande dessinée.
10 septembre 2022 PiAi Commenter

Qu’est-ce qui vous a poussé à commencer à travailler sur des bandes dessinées ? Et quelles sont vos lectures de jeunesse ?

J’ai commencé à travailler dans la bande dessinée à 23 ou 24 ans. Un peu tard par rapport à deux autres collègues qui ont commencé bien plus jeunes. J’ai toujours lu des BD, dès mon enfance. Mes premières lectures ont été Tintin, Astérix et Obélix. Ils étaient très populaires en Uruguay, d’où je viens, quand nous étions enfants. Et aussi des BD de super-héros comme les X -Men, quelques mangas et animes. J’étais un grand fan du Chevalier des zodiaques qui était très populaire durant mon enfance. Et Dragon Ball aussi, les deux gros trucs qui passaient à la télé m’ont vraiment marqué.

Je ne suis pas un mangaka, mais j’adore les animes. Et ça m’a fait une grande impression parce que c’était très énergique et très passionnant. Et j’adorais ça quand j’étais enfant. Mais je lis aussi des BD pour adultes d’Argentine, d’Europe aussi. On peut trouver tous ces livres partout. Dans les magasins de BD, dans la rue, partout. Des livres d’occasion, des magazines d’occasions d’Argentine, du Brésil, des États-Unis. Enfant, j’aimais les images et les dessins, mais je ne dessinais pas beaucoup. J’aimais juste les voir. Je ne faisais pas mes propres commentaires, mais ce sont mes grandes influences.

Avec Simon Spurrier, vous n’êtes pas à votre première collaboration. Comment ce projet ambitieux a-t-il vu le jour ?

On décidait de ce qu’on allait faire après Coda, qui a été publié par Glénat ici en France.On a d’abord essayé de faire un livre sur Green Lantern, une histoire de Green Lantern chez DC Comics.

On a proposé de faire une histoire sur Green Lantern se déroulant dans le futur. Un Green Lantern très âgé qui souffre d’Alzheimer. Il ne se souvient pas de l’anneau, il ne se souvient de rien, et il est sous l’emprise d’un sort ou quelque chose comme ça. Il doit retrouver son pouvoir, se souvenir de l’anneau. Mais la pandémie est arrivée et à cause de cela, DC Comics a annulé beaucoup de leurs projets. Et le notre en faisait partie. Beaucoup de sorties de livres ont été annulées. Il n’y avait pas d’argent pour payer les livres, et les librairies fermaient au début de la pandémie.

Matias Bergara : « Dans une société où les images sont partout en concurrence, la bande dessinée est importante. » - [INTERVIEW]
Green Lantern Legacy
Green Lantern Legacy © Urban Link - 2021

Nous étions donc sans projet. Sans travaux. Et puis Simon a dit : " - J’ai cette histoire dans ma tête d’une fille et d’un géant qui marche..."

Matias Bergara - Saison de sang
© Dupuis 2022 Spurrier/Bergara

Et c’est une histoire silencieuse et fantastique. On peut en faire ce qu’on veut. Et il avait déjà écrit hyper vite l’histoire.

Il me l’a donné, je l’ai lu, et j’ai dit : "Oui, faisons-le."

C’est comme cela que le projet a commencé en 2020. Néanmoins, il nous a fallu presque un an, une année entière pour que le livre soit approuvé par Image Comics, la maison d’édition. Pendant ce temps, je faisais d’autres travaux, et Simon en faisait d’autres de son côté, mais nous préparions lentement ce livre. On faisait du concept art, on se décidait et on réalisait quelques pages par la suite. Et j’ai passé la majeure partie de l’année dernière à faire tout le concept art pour le livre.

Dans ce récit muet vous retournez à l’essence de l’exercice d’une BD : narration visuel et composition de cases. Selon vous, quels sont les éléments essentiels pour transmettre des émotions au lecteur ?

En général, le lecteur concentre ses émotions sur les personnages plus que sur les situations. Il faut donc bien concevoir les personnages, sinon les gens ne s’identifient pas à eux. Et vous devez également bien concevoir les émotions de vos personnages. Car, lorsque vous lisez un livre, c’est un endroit où vous mettez vos propres émotions et où vous vous investissez. Vous y mettez une partie de vous-même. Vous faites partie de l’histoire. De ce fait chaque histoire, chaque planche doit avoir un espace vide pour vous en tant que lecteur.

S’il est trop rempli de choses, trop surchargé d’éléments scénaristiques, d’effets, de dialogues, il n’y a plus d’espace pour vous en tant que lecteur. Et vos émotions sont importantes pour le voyage. De ce fait, la conception de bons personnages et de bonnes histoires doit toujours laisser un espace au lecteur pour qu’il puisse y mettre ses propres choses et ses propres idées.

Et une histoire silencieuse. Une histoire sans paroles et c’est très bien pour cela, parce que vous ne remplissez pas tout avec le dialogue.

Pas de Worldbuilding en quelque sorte ?

Oui. Pas de mots, pas de concepts, rien. Donc, vous pouvez vous mettre à l’aise et remplir ces espaces vides, ces lacunes. Vous pouvez les remplir vous-même. Et les émotions sont importantes parce que vous n’avez pas besoin de mots. Les yeux des personnages, la façon dont ils bougent leurs mains, comment ils se déplacent sur la page, leurs gestes et leurs émotions sont alors très importants.

Matias Bergara - Saison de sang
© Dupuis 2022 Spurrier/Bergara

J’ai ainsi accordé beaucoup d’attention à cela pour m’assurer que ce qui était le moteur de l’histoire, ce qui la faisait avancer était les émotions et les interactions entre les personnages. Et pas juste des situations ou des flèches pointant vers des choses ou des lignes. Nous avons décidé très tôt dans l’histoire que nous n’allions utiliser aucun type de signes, comme aucun mot, aucun symbole, aucun effet sonores, rien.

En regardant Codas ou encore les concept arts de Saison de sang, vous parsemez vos cases de détails importants, mais de manière digeste. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous tourner vers cette épure ?

Matias Bergara - Saison de sang (Concept Art)
©Dupuis 2022 Spurrier/Bergara

C’était nécessaire pour une expérience de lecture claire. J’avais besoin d’enlever et d’éclaircir des choses pour m’assurer que l’histoire avançait bien et se lisait bien. Parce que vous devez concentrer votre esprit, vos yeux, sur les choses les plus importantes. Et si vous mettez trop de détails, trop de choses partout en même temps, vous distrayez le lecteur. Et dans une histoire qui n’a pas de mots, il est important de rester concentré et que chaque panneau soit basé très clairement et que vous sachiez où mettre vos yeux et que vous compreniez immédiatement ce qui se passe, parce que vous n’avez pas de mots.

Donc si je mettais trop de créatures, de détails, de situations dans chaque planche, cela me distrayait. J’ai donc dû réduire les choses et essayer de ne pas peupler les lieux avec trop de choses. C’était l’idée, l’idée principale.

Matias Bergara - Coda
Coda ©Glénat - 2020

Parmi nos planches préférées, il y a celle-ci : l’héroïne qui tente de ramener le bateau... Son regard et son expression face à la vague nous ont marqués. Que recherchiez-vous à créer en cet instant ?

Matias Bergara - Saison de sang
© Dupuis 2022 Spurrier/Bergara

C’est une déception car elle veut vraiment quitter cet endroit en ce moment. Elle sait qu’elle est en danger. Elle a compris qu’il y a un danger et qu’ils sont attaqués par une technologie étrangère. Et elle est plus grande maintenant, et elle sent qu’elle peut prendre ses propres décisions et elle veut corriger le tir. En fait, à ce stade, avant ça, elle voulait aller dans une autre direction.

Matias Bergara - Saison de sang
© Dupuis 2022 Spurrier/Bergara

Vous avez les deux possibilités et elle voulait aller dans cette direction. Elle savait que c’était le bon chemin à prendre, mais les humains l’ont attaquée et ils ont forcé le Gardien à changer de route et à prendre cette autre direction. Mais désormais c’est trop tard. Elle veut revenir en arrière, corriger la trajectoire et prendre l’autre chemin, mais elle n’a pas le droit de revenir en arrière. Ces murs invisibles la forcent toujours à aller de l’avant et à ne jamais revenir en arrière. Alors, c’est trop tard à présent. Elle ne peut pas. Comme à chaque fois, un grand mur se dresse devant elle, qui est un mur magique et ne permet pas de retour en arrière. Et à ce stade, elle n’est plus surprise. Elle sait que ça va arriver, mais elle est quand même déçue. Il est déçu et il est furieux. Elle ne veut pas de son gardien à ce stade, parce que c’est sa faute.

Quelle a été la planche sur laquelle vous avez le plus aimez travailler et pouvez-vous en décrire le processus ?

Matias Bergara - Saison de sang
© Dupuis 2022 Spurrier/Bergara

J’aime beaucoup celle-là, le moment de la révélation. Parce qu’à ce moment-là, vous ne savez pas ce qu’est le géant. C’était un scénario très simple, en fait décrit. Une scène très simple, juste le casque qui tombe, et tout se passait dans la même page. En fait, j’ai mis le casque qui tombe dans le panneau précédent pour créer plus d’espace dans cette page juste pour cette scène. Il n’y avait aucune description de l’apparence de l’humain à l’intérieur du Gardien. Aucune description. Juste que c’est une femme. Elle ressemble un peu aux petits enfants, comme s’ils étaient de la famille ou autre. Comme ça, mais rien d’autre.

Et j’ai pensé qu’elle devait avoir l’air très organique, comme si elle était prisonnière de structures végétales qui la relient. Elle voit à travers à cause du grand casque. Elle peut voir avec ses propres yeux, elle voit avec tout son corps. Et elle est connectée de manière organique. Et je me suis beaucoup amusé à faire le visage, la structure. C’est comme un grand monument. C’est énorme et ça remplit toute la page. Mais il y a ensuite ces petits moments intimes où ils se connectent, où elle réalise que cette grande chose qui l’animait est en fait une personne ou quelque chose comme une personne.

Il était très important de travailler sur le visage de la mère parce qu’elle devait avoir l’air détériorée et fatiguée pour ainsi dire, mais heureuse et comme une mère, bien qu’elle ne soit pas une mère. C’est par conséquence un rôle compliqué. Plus tard, vous comprenez pourquoi et vous apprendrez que son temps est compté. C’était très important d’essayer de transmettre plusieurs émotions silencieuses en un seul moment. C’est probablement ma page préférée.

Matias Bergara - Saison de sang
© Dupuis 2022 Spurrier/Bergara

Saison de sang est la collaboration de trois talents, que cherchiez-vous à apporter à titre personnel sur ce projet ?

Dans mon cas, je voulais relever un défi : faire une histoire silencieuse, ce qui est difficile. C’était aussi l’occasion pour moi d’explorer un monde différent, de créer un nouveau monde à partir de zéro, créer de la fantaisie, inventer des choses, des lieux, des machines, des créatures...

Et c’était aussi une autre occasion de travailler avec Simon, la carrière de Simon. Et Matt Lopez le coloriste. Nous nous connaissons tous, nous sommes amis.

C’est presque injuste pour Simon que vous m’interviewiez. Tout le monde veut parler avec moi parce qu’il semble que j’ai fait tout le livre tout seul, ce n’est pas le cas. J’ai fait les dessins, mais Simon a écrit une histoire incroyable, tout seul, et c’était très intense et très émotionnel. De son côté, Matt Lopez, le coloriste, a fait un travail incroyable pour donner de la valeur et de la richesse à ce monde. C’est donc un travail d’équipe dans tous les sens du terme.

Matias Bergara - Saison de sang
© Dupuis 2022 Spurrier/Bergara

Les poésies en prose introductives de Spurrier vous servent-elles de ligne directrice ? Les scripts de Spurrier nourrisse-t-il vos storyboards ?

Les scripts de Simon sont détaillés, mais pas trop chargés de détails. C’est donc un script ouvert qui me permet de créer ce que je veux à n’importe quel endroit. Donc, oui, les scripts de Simon sont vraiment simples et très schématiques, ce qui me permet de créer librement, de mettre ce que je veux. Ce n’est pas trop spécifique.

C’est comme s’il y avait un gros vaisseau qui volait là-bas, qu’il ne décrit pas, je peux le faire comme je veux, ou s’il évoque une grande scène où l’on voit un énorme paysage extraterrestre. Il me l’écrit comme cela, sans plus de détails. J’ai toute liberté de le faire comme je veux. C’est comme ça qu’on travaille. Il dépose juste l’idée et je fais les images.

Matias Bergara - Saison de sang
© Dupuis 2022 Spurrier/Bergara

Dans la société de consommation qui est la nôtre, les œuvres semblent devoir répondre à un besoin, celui de divertir. La bande dessinée propose-t-elle un objectif différent ?

Je m’inspire beaucoup des nouveaux artistes, des jeunes, plus que des anciens maîtres que je connais déjà très bien. Dans mon cas, j’étudie beaucoup tous les jours. Je considère l’art comme une discipline. Je dessine tous les jours. Je fais des exercices et j’étudie le travail d’autres artistes. Je pratique le dessin d’après nature. J’ai une approche très consciente de l’art. Ce n’est pas comme si j’improvisais des choses. Je suis très organisé et j’aime beaucoup étudier. Mon père est musicien, alors, dès l’enfance, j’ai compris que la création artistique était une discipline.

Donc j’étudie très sérieusement les autres artistes, notamment en utilisant les réseaux sociaux comme Instagram, Twitter, Facebook, Google... Je découvre de nouveaux artistes tous les jours, et je me sens plus inspiré par de nouvelles personnes avec de nouvelles couleurs et des styles que je n’ai jamais vus auparavant. D’ailleurs, les gens qui ont le plus apprécié Coda et ce livre sont des gens qui ne viennent pas de la bande dessinée, des gens de l’animation, des jeux vidéo, du manga, d’ailleurs.

Matias Bergara - Coda
Coda © Glénat - 2020

Les jeunes apprécient beaucoup ce livre. C’est surtout Coda qui a circulé dans les studios d’animation. En fait, j’ai beaucoup de directeurs d’animation et de personnes de l’industrie de l’animation aux États-Unis, au Canada et en Europe qui ont le livre très près d’eux, pour s’y référer. Je me suis davantage lié d’amitié avec des directeurs d’animation qu’avec des gens de la bande dessinée pour ce livre. On a vendu les droits de Coda il y a deux ans à Netflix, cela devait être un anime réalisé au Japon. Mais elle a été annulée il y a deux mois quand le département d’animation de Netflix a changé de directeur.

Matias Bergara - Coda
Coda © Glénat - 2020

Vous paraissez être sensible à la nouvelle génération d’artistes. Que recherchez-vous à leur apporter avec votre travail ?

La bande dessinée est un type d’histoire très spécifique, parce qu’elle mélange des images et des mots dans un type très spécial d’histoire en mouvement. Vous pouvez vous déplacer dans la direction que vous voulez et prendre votre temps, contrairement à ce qui se passe dans l’animation, les jeux vidéo ou les films. Les bandes dessinées sont donc un type de langage très spécifique, je pense. Elles ont leur propre place. Elles ne disparaîtront pas de sitôt.

L’année dernière, 2021 a été la meilleure année en termes de ventes d’exemplaires aux États-Unis comme dans beaucoup de pays, surtout en ce qui concerne les mangas et les romans graphiques. C’est le meilleur moment depuis 15 ans.

Parce que c’est très diversifié, il n’y a pas que des super-héros. Les gens aiment avoir le choix entre différents types de BD et il existe de nombreuses adaptations. Dans une société de consommation où de nombreuses images sont en concurrence, partout, les bandes dessinées sont toujours importantes, je pense.

Super Girl par Matias Bergara
© Matias Bergara

Pouvez-vous nous en dire plus sur vos prochains projets ?

Nous allons travailler avec Simon sur notre prochain ouvrage, qui sera un livre de Fantasy. Je ne peux pas vous révéler exactement de quoi il s’agit, mais ce sera un roman graphique fantastique, très épique et très vaste. Mais pas une continuation de ce livre. Nous essayons de faire de nouvelles histoires à chaque fois, mais nous allons faire un roman graphique fantastique, pas vraiment différent de ce que nous avons fait jusqu’à présent.

Matias Bergara - Hommage à Tintin
© Matias Bergara
Matias Bergara - Hommage à Haddock
© Matias Bergara
Matias Bergara - Vegeta
© Matias Bergara =

(par PiAi)

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Code EAN : 9791034765775


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