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Virginie Augustin ("Valérian et Laureline") : « Collaborer avec Pierre Christin, c’est extraordinaire ! » [INTERVIEW]

L’une des surprises de cette rentrée nous vient du côté de Dargaud. Le nouveau « Valérian et Laureline par… » s’annonce comme un album beaucoup plus respectueux de l’univers initial de la série que les deux précédents opus. Car non seulement Pierre Christin en est le scénariste (il a truffé le récit de références qui feront le bonheur des fans), mais en plus, ce hors-série débute exactement là où s’arrête le dernier album de la série lorsque Valérian et Laureline retourne enfants sur Terre. De là à penser que… Mais n’allons pas trop vite en besogne et voyons déjà comme la dessinatrice a mis en place le travail avec ce scénariste émérite.

Virginie, comment est né cet enthousiasmant projet ?

Dargaud m’a contactée… sans savoir que j’étais une fan absolue de Valérian et Laureline ! La demande venait d’ailleurs également de Pierre Christin : il souhaitait travailler avec un dessinatrice, comme il avait pu le faire par le passé avec Annie Goetzinguer entre autres. Je n’ai donc pas hésité un seul instant.

L’idée du récit était très balisée.

Pierre avait déjà une idée très précise de l’histoire qu’il voulait raconter, qui se positionne donc après le dernier tome de la série que vous connaissez. Son script était déjà prêt et n’attendait que moi. Je l’ai lu et j’étais emballée. C’est ainsi que nous avons commencé à travailler ensemble, un plaisir doublé d’une facilité car j’ai découvert que Pierre n’habitait qu’à quinze minutes de chez moi !

Les planètes étaient alignées !

Oui ! On s’est donc mis au travail. Je dessinais de mon côté, et lui envoyais progressivement des séquences de découpage, le rough puis l’encrage. Et puis il nous arrivait de discuter des éléments ensemble pour bien se coordonner.

Virginie Augustin ("Valérian et Laureline") : « Collaborer avec Pierre Christin, c'est extraordinaire ! » [INTERVIEW]

Quelle était votre sensation en travaillant avec Pierre Christin ?

Collaborer avec lui est extraordinaire ! Il est d’une grande simplicité et d’un professionnalisme absolu, ce qui m’a beaucoup aidé car j’étais très impressionné par le grand auteur qu’il est. Cela s’est heureusement révélé une collaboration basée sur l’échange, comme j’en ai eu avec d’autres scénaristes.

Le contexte de l’album évoque beaucoup les histoires et la part de création qu’il y a en chaque auteur…

Cet album parle surtout de Pierre lui-même. Du conteur qu’il est, en particulier à travers son alter ego dans la série, à savoir Monsieur Albert (qui est d’ailleurs mon personnage préféré.)

Bien sûr, il fallait vous frotter aux personnages iconiques de Valérian et Laureline… surtout qu’ils n’ont pas l’âge qu’on leur connaît dans la majorité des albums !

C’était d’ailleurs un petit peu frustrant, car je suis très fan des personnages en tant que tels. Je m’attendais à réaliser de grands voyages interstellaires, mais Pierre m’a dit : « Attends, ne t’emballe pas, on reste sur Terre. »

Ce n’est pas complètement le cas, car il y a toutes des séquences qui se déroulent ailleurs, le récit respecte l’ADN de la série, mais c’est vrai que j’ai dû ranger mon scaphandre au placard. Je le reprendrai pour une éventuelle prochaine fois ! Mais c’était surtout très intéressant de se rendre compte que cet album présenté comme un hors-série, vient se placer exactement à la suite des Valérian existants.

Peut-on y voir un passage de relais sur la série ?

Dans l’idée de Pierre, je pense qu’il y a quelque chose de cet ordre-là. C’est un passage de relais très général, voire générationnel. Ce n’est pas pour rien qu’il a repris les personnages en tant qu’enfants. Pour moi, j’y vois donc un relais et une ouverture…

Restait également la question du graphisme : vous êtes-vous senti un peu tétanisée par le travail de Jean-Claude Mézières ?

Il m’était impossible de me mesurer au dessin incroyable de Jean-Claude qui est juste fabuleux ! Je le lui ai dit lorsqu’on s’est rencontrés !

Comment alors tracer son chemin ?

Et bien, on se débrouille ! Tout d’abord, au niveau de la technique : mes précédents albums en traditionnel ont été réalisés au crayon. J’ai donc travaillé mon encrage en numérique sur Joe la Pirate avant de commencer le Valérian et Laureline. J’ai bien regardé l’encrage de Jean-Claude par le passé, qui me fascinait par son apparente simplicité, mais aussi parce qu’il est vif, intelligent et bien placé ! C’est un dessinateur instinctif, son encrage s’apparente à une véritable écriture. Je me suis dit que je devais apprendre sans jamais rêver de le rivaliser car je n’en aurais pas l’occasion.

Or, voici que l’occasion m’en était donnée, et je me suis dit que je devais aller chercher ce qui était le plus vif et le plus instinctif en moi. Dargaud m’a rassuré en me rappelant que c’était un album "Vu par…" . « Donc, nous sommes surtout intéressés par ta personnalité graphique, m’ont-ils dit, Tu as carte blanche. » J’ai donc commencé par les bases : réaliser des recherches…

Des recherches sur les personnages ?

Oui, j’ai commencé par Laureline, qui m’apparaissait à la fois la plus évidente, tout en restant la plus importante. Si on se mettait d’accord sur un graphisme commun, le reste allait suivre normalement plus facilement. J’ai dessiné plusieurs versions de Laureline, dont une avec les cheveux courts. Puis je me suis attaqué à Valérian en restant davantage dans les clous, tout en regardant ce que Mézières avait fait dans la dernière planche de L’OuvreTemps. Quant au schniarfeur, comme on m’avait donné carte blanche, je suis parti sur des postures qui se rapprochent du singe, etc.

Après avoir tout envoyé à Pierre, il m’a dit : « Alors oui, c’est très bien ! Très bien ! Mais les cheveux courts ne vont pas à Laureline, tu lui remets les cheveux longs. Puis les yeux sont trop mangas… Puis pour le schniarfeur, cela ne va pas du tout, tu repars de ce qu’a fait Jean-Claude. »

À partir de là, j’ai compris comment le degré de liberté évoqué venait de se réduire tout en se précisant. Cela restait bien entendu très intéressant pour moi qui, venant de l’animation, a l’habitude de s’inspirer d’un style pour coller à un univers existant. Car j’avais tout de même la liberté de ne pas tomber dans la pure imitation. Je me suis donc interdit de trop réfléchir et j’ai foncé en gardant la structure des personnages.

S’il fallait coller au cadre de manière générale, on sent que vous vous êtes libérée à certains moments, surtout dans l’espace, avec de nouvelles créatures...

Oui, je me suis complètement lâchée sur ces pages-là. Ce qui était d’ailleurs paradoxal, car hormis Mézières, je n’aime pas vraiment la science-fiction. C’est pourtant venu tout naturellement, je me faisais avant tout plaisir !

Une double-page où Virginie Augustin laisse éclater tout son amour de la science-fiction... même elle précise que ce n’est pas son genre de prédilection !

Comment allez-vous travailler votre prochain album : en traditionnel ou en numérique ?

Le Conan que j’ai fait était réalisé de manière traditionnelle, puis j’avais enchaîné avec Joe la Pirate en numérique, au cours duquel j’ai appris de nouvelles choses dans mon encrage. Ce que j’ai appliqué dans cet album-ci, tout en me rendant compte que j’ai intérêt à travailler sur un format un peu plus grand avec le temps. Par la suite, je vais continuer à alterner d’un album à l’autre, car les deux techniques me permettent de compléter mon dessin en expérimentant d’un côté, puis en appliquant mes trouvailles de l’autre.

Et quels sont alors vos prochains terrains d’actions ?

Deux projets : tout d’abord le tome 3 du Petit Théâtre des opérations chez Fluide Glacial, sauf que l’on va mettre en scène des femmes sur le front. C’est en prépublication dans Fluide Glacial et cela paraîtra en 2023. Je trouve cela très drôle et je m’amuse beaucoup. Et mon second projet en cours traite de l’Histoire de la Comédie française avec Michaël Le Galli.

Propos recueillis par Charles-Louis Detournay.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782205089974

Valérian et Laureline Dargaud ✍ Pierre Christin ✏️ Virginie Augustin Science-fiction France 🛒 Acheter 📖 Feuilleter
 
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21 Messages :
  • Bien, bien, bien…. on a fait vieillir Alix et Michel Vaillant, on a rajeunit Valérian et Laureline, on a fait revenir dans le temps Ric Hochet et Spirou (les années 30-50), on a sortit du placard Bob Morane, Tif et Tondu, Blueberry, Lucky Luke, Bruno Brazil, Bruce J. Hawker, on maintient sous perfusion Blake et Mortimer, Lefranc et bientôt (?) Gaston, on a fait des « spin-off » ou des « vu par » en pagaille, on re-formate à tout va, mais les nouvelles séries emblématiques de demain, où sont-elles ?

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    • Répondu le 22 septembre à  12:51 :

      Les séries sont sur les plateformes, Netflix, HBO, Disney et autres. Le temps des séries en BD est révolu, mangas mis à part qui font mieux que se maintenir grâce à une créativité supérieure et un rapport quantité/prix imbattable. Les jeunes de moins de 20 ans n’achètent pratiquement plus d’albums traditionnels de 48 pages. Ce format est caduc.

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      • Répondu par Milles Sabords le 22 septembre à  14:14 :

        Les plateformes font surtout concurrence au cinéma, mais heureusement ce dernier résiste bien, car l’espèce humaine aura toujours besoin de contact et de se retrouver en groupe afin de partager la même émotion. Internet n’a pas tué les concerts live… Les plateformes sont aussi dévoreuses de temps et il va arriver un moment où le public sera lassé d’ingurgiter des heures et des heures de séries devant un écran sans avoir le temps de les digérer. L’avantage d’une BD, c’est que l’on peut l’emporter partout pour la lire, sans se couper du reste de la société. La force du manga c’est l’attractivité de son prix et le rouleau compresseur commercial qu’il constitue. Mais il n’a jamais empêché les jeunes de lire des 48 CC, au contraire, ils picorent dans les deux. De là à dire que le manga est plus créatif, c’est inexact, nous avons un foisonnement de graphismes divers et d’histoires originales, mais nous ne savons pas les vendre à l’étranger. C’est aussi nos chers éditeurs qui ne veulent plus se remettre en question en préférant la multiplication des rachats de licences au détriment de la prise de risque éditoriale. Le public achète ce qu’on lui donne et si l’offre est famélique, voir, tourne en rond dans le réchauffé, le public se trouve d’autres substituts.

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        • Répondu le 22 septembre à  14:54 :

          L’avantage d’une série TV c’est qu’on peut la regarder à plusieurs en bouffant. L’album de Bd ne peut pas rivaliser avec ça.

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          • Répondu par Milles Sabords le 23 septembre à  05:03 :

            L’avantage de la BD, c’est que chacun peut amener la sienne chez un pote, où l’on se retrouve à plusieurs pour discuter de ses lectures favorites autour d’un pot. Ce qui permet, à tour de rôle, d’aller voir la collection d’albums des uns et des autres. Très convivial, autant qu’une plateforme !

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          • Répondu par Milles Sabords le 23 septembre à  05:10 :

            Et après la séance de lecture, rien n’empêche d’enchaîner sur un visionnage de série entre potes. La BD n’a que des avantages ! Finalement, c’est Hergé qui avait raison en refusant que ses héros lui survivent ; cela permet de préserver l’œuvre mère pour de nouvelles générations de lectorat, tout en laissant la place à de nouveaux auteurs et séries d’émerger.

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            • Répondu le 23 septembre à  18:14 :

              Vous rêvez éveillé, mon pauvre monsieur. Hergé était bien aise de dire ça, vu que son génie avait fait de son personnage un mythe international. Pour les succès moindres, les personnages disparaîtraient à jamais si les reprises n’étaient pas autorisées. Je n’ai pas de position tranchée là-dessus, tant il existe de reprises ratées. Mais de toute façon, les oeuvres tombent dans le domaine public et n’appartiennent plus à leurs créateurs.

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              • Répondu par Milles Sabords le 24 septembre à  12:39 :

                Je ne sais pas lequel de nous deux rêve le plus, mais une chose est sûre : s’il y avait toujours les mêmes séries, constamment reprises, sans laisser de la place aux autres, ni mes collègues ni moi, n’aurions pu faire des albums !

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                • Répondu le 27 septembre à  09:18 :

                  Le 48CC, c’est comme le diesel, il disparaît lentement mais sûrement. En attendant, on peut en profiter encore un petit peu.

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                  • Répondu par Milles Sabords le 27 septembre à  15:32 :

                    J’ai eu des albums en cartonné, d’autres en souple, je n’ai aucun à priori sur le sujet.

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                    • Répondu par Nadia le 28 septembre à  06:51 :

                      Les albums durs c’est pour les vieux ! Mon père ne lit que ça, avec ses vieux persos qu’il aime de quand il était petit.

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                      • Répondu par Milles Sabords le 28 septembre à  19:05 :

                        J’ai oublié un mot : « j’ai eu des albums publiés en cartonné et d’autre en souples ». Ensuite, le cartonné ce n’est pas que pour les vieux ; à Formula BD ou dans le roman-graphique, de nombreux albums sont en cartonné. Il faut se sortir de l’idée que le cartonné ce n’est que pour le franco-belge. Tous les auteurs et autrices, même chez les indé, rêvent de sortir leurs albums en cartonné. Contrairement à d’autres pays qui publient plus facilement du souple, le cartonné reste un peu la marque de fabrique de la France, due à sa longue tradition des beaux livres littéraires.

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                        • Répondu le 29 septembre à  21:22 :

                          Bien sûr on parlait du 48 pages cartonné. C’est lui qui est en perte de vitesse. Sinon, bien entendu, des romans graphiques ou autres en cartonné ça existe aussi.

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                          • Répondu par Milles Sabords le 30 septembre à  12:24 :

                            Le 48 CC n’est pas enterré, loin de là, et les albums de Corentin Rouge le prouve. En plus, il s’est entouré de scénaristes doués. C’est aux éditeurs d’être plus exigeants sur ce qu’ils publient en 48CC, et les ventes repartiront.

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    • Répondu par Titouan le 22 septembre à  13:25 :

      mais les nouvelles séries emblématiques de demain, où sont-elles ?

      Vous n’avez jamais entendu parler de Mortelle Adèle ? Renseignez-vous mon vieux.

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      • Répondu le 22 septembre à  14:03 :

        Mortelle Adèle est une exception, et rien de plus que le nouveau Titeuf. Pas certain qu’elle passe les générations davantage que Titeuf lui-même. On verra.

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      • Répondu par Milles Sabords le 22 septembre à  14:18 :

        Mortelle Adèle c’est du jeunesse, pas du grand public, et reste une exception. Ce ne sont pas les exceptions qui font les grands fleuves. Mortelle Adèle, comme Titeuf en son temps où les Légendaires, aura permit aux jeunes de lire autre chose que du Manga.

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        • Répondu le 23 septembre à  07:03 :

          En général, cette tranche d’âge (primaire) lit des bd drôles. A partir du CM2 ils lisent du mangas dont ils trouvent quantités de thème différents à leurs goûts.
          PS : Les légendaires sont inspirés des chevaliers du zodiaque un manga dont on retrouve la narration japonaise par moment dans cette série

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          • Répondu par Milles Sabords le 23 septembre à  09:04 :

            N’oublions pas que les enfants en primaire passe facilement du manga à l’album cartonné d’humour, et vice-versa, chose que je constate régulièrement en tant qu’intervenant BD. Les Légendaires, étant l’une des premières BD cartonné d’inspiration manga à avoir du succès et donc à faire lire autre chose que du format manga, et du cartonné on passe à d’autres cartonnés, CQFD.

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            • Répondu par Nadia le 23 septembre à  18:17 :

              Je pense que vous n’avez pas fréquenté d’enfants et d’adolescent depuis très longtemps. Je travaille en collège dans un CDI et on réduit tous les ans le rayons des BD "cartonnées".

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              • Répondu par Milles Sabords le 24 septembre à  12:35 :

                Chez vous peut-être, mais pas dans toutes les écoles, bibliothèques et médiathèques que je fréquente dans certains départements. Ça ne veut pas dire que les enfants et ados ne sont pas des gros consommateurs de manga, ça veut juste dire qu’ils consomment aussi du cartonné car depuis plusieurs années les éditeurs ont diversifiés leurs offres dans ce domaine avec plus d’attractivité. N’oublions pas non plus que les budgets alloués à l’achat de BD, se heurtent aussi à la politique des conseils régionaux sur le terrain, qui cherchent à réduire les coûts de fonctionnement administratif.

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