"L’Onde Septimus" prolonge "La Marque jaune"

23 décembre 2013 20 commentaires
  • Au scénario de la nouvelle aventure de Blake et Mortimer, Jean Dufaux nous livre une suite fantasmatique et surréaliste à "La Marque jaune", multipliant les références et les fausses pistes dans un ébouriffant hommage au chef d’œuvre d'Edgar P. Jacobs. Antoine Aubin, épaulé par Étienne Schréder, réalise un album graphiquement aussi réussi qu'éloigné des précédentes reprises.

Une confrérie informelle des amateurs de Blake et Mortimer s’était réunie au début du mois de décembre au Théâtre Marni, près de la place Flagey de Bruxelles, pour assister à l’avant-première de L’Onde Septimus, vingt-deuxième album des aventures de Blake et Mortimer. Il faut dire que la curiosité gagnait l’esprit de chacun : on nous annonçait rien de moins qu’une suite à La Marque jaune, une œuvre considérée comme intouchable, le joyau d’une collection mythique. Le facétieux Jean Dufaux allait-il réussir son casse scénaristique avec l’intrépidité et l’audace de la Marque jaune elle-même ?

« Les temples sont faits pour être violés, lance d’emblée le scénariste de Murena. En réalité, je ne m’attendais pas à m’attaquer à une telle œuvre. C’est Philippe Wurm qui m’a lancé sur cette piste en premier. Ce n’était pas une démarche évidente, car le succès de Jacobs à l’époque était en opposition avec Hergé, le journal et l’éditeur. Tout cela semble facile aujourd’hui, mais il faut se rappeler de la première reprise de Blake et Mortimer, "L’Affaire Francis Blake" : elle pouvait fonctionner ou tout-à-fait capoter. Grâce soit rendue à l’éditeur Yves Sente, le prolongateur de ce rêve. Actuellement, toute création est confrontée au marché. Faire un album de "Blake et Mortimer", c’est réaliser un "produit"... Or, je voulais justement garder une totale indépendance vis-à-vis de l’aspect commercial. J’ai donc commencé mon projet sans contrat, un espace de liberté indispensable pour attaquer la suite de "La Marque jaune", le meilleur album de Jacobs à ce jour. En fait, je ne me sentais pas vraiment à ma place parmi les autres repreneurs de Blake et Mortimer. Ma démarche la plus sincère était donc repartir de Jacobs et d’affronter l’œuvre dans ce qu’elle avait de plus incontournable, le mythe de "La Marque jaune"... »

"L'Onde Septimus" prolonge "La Marque jaune"
De gauche à droite : Jacques De Decker (secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique et animateur du débat), Jean Dufaux et Étienne Schréder
Photo : CL Detournay

On le sait, la série Blake & Mortimer est devenue la grosse machine de guerre de l’automne pour le groupe Media-Participations, un best-seller implacable que rien ne semble gripper. Un album par an, plusieurs équipes de scénaristes et de dessinateurs en parallèle, avec pour l’accompagner une remise en place du fonds et moult éditions spéciales : la série pèse lourd dans le chiffre d’affaire de la bande dessinée actuelle, mais elle doit néanmoins respecter quelques règles pour s’assurer que le public suive... Or, si Yves Sente et Jean Van Hamme sont réputés pour servir des scénarios complètement écrits, clé en main, c’est loin d’être le cas pour Jean Dufaux, qui a une autre façon de procéder :

« La méthode imposée de donner le scénario d’un album complet ne me convient pas, car je préfère travailler sur un work in progress et rebondir sur des éléments que le dessinateur pourra créer. Je n’ai pas la science infuse, je ne sais pas comment va finir l’album, et cela ne m’apporterait rien : Les personnages doivent pouvoir bouger en fonction de ce qu’ils vivent, ce qui permet d’éviter les ficelles trop voyantes dans mes récits ! Un traitre s’est donc infiltré dans le système "Blake et Mortimer," et c’est moi ! Yves Schlirf nous a fait confiance, l’album a grandi grâce à des choix et des erreurs, et la rythmique de l’œuvre s’est installée. »

De mystérieux et inquiétants phénomènes frappent Londres à nouveau !
(c) Ed. Blake & Mortimer

On l’aura compris, ce tome 22 sort des sentiers battus. Bien entendu, on retrouve notre duo mythique au cœur d’un mystère londonien. Mais la tournure du récit a de quoi surprendre : c’est Mortimer lui-même qui crée le danger en ramenant Septimus à la vie ! Et les surprises ne s’arrêtent pas là : le récit est multi-référentiel et ouvre plus d’une piste scénaristique sur des éléments du passé que l’on croyait figés, instillant des éléments de science-fiction dans ce qui n’était jusqu’ici qu’un thriller fantastique, apportant à l’ensemble de l’édifice une fragilité déjà visible dans Le Serment des cinq lords.

« Le récit de "La Marque Jaune" est si fort, qu’on pouvait sortir des personnages de l’œuvre, et croiser la représentation théâtrale de cette propre histoire, explique Dufaux. Je ne voulais donc pas seulement raconter l’histoire, avec une suite à la Marque Jaune, mais il fallait jouer avec les référentiels et en sortir ce qui m’avait tant plu étant jeune : la fantasmatique, c’est-à-dire le frottement du réel et du fantastique. Le Londres de Jacobs est un Londres fantasmé par rapport à la réalité des années 1950. Aubin, notre dessinateur, enrichit donc le récit par sa précision. Mais le dessin de Jacobs le pousse à l’obsessionnel (on se rappelle de la poubelle de Tokyo qui a bloqué Jacobs pendant des mois alors qu’il dessinait "Les Trois Formules du Professseur Sato"). L’obsession d’Aubin est donc devenu à la fois une force et un défaut. Comme nous avons failli ne plus avoir de "Murena" car Delaby était bloqué sur un dessin, Aubin n’avançait plus, à un moment. Heureusement, Étienne Schréder a pu rectifier le tir ! »

Une inquiétante silhouette émerge des entrailles de la machine. Elle n’est pas sans rappeler celle qui orne la couverture de l’album de La Marque Jaune, version de l’hebdomadaire Tintin.
(c) Ed. Blake & Mortimer

Aubin, l’architecte ; Schréder, le praticien

Étienne Schréder est un grand modeste, mais c’est sa facilité à se plonger dans le graphisme de ses collègues qui lui a permis de sauver un Blake & Mortimer pour la seconde fois. Alors qu’Aubin pataugeait, il est parvenu à lui redonner confiance en réglant les problèmes graphiques irrésolus qui demeuraient sur la table.

Déjà disponible, La Marque Jaune , avec 28 pages complémentaires...

« Aubin est un dessinateur de génie, confie-t-il, Mais il peut rester coincé sur deux planches, car d’après ses calculs, on ne peut quitter Downing street et atteindre un autre lieu de Londres en trois cases. C’est, selon lui, beaucoup trop court. Ainsi, les planches 14 et 15 de "L’Onde Septimus" n’ont donc été livrées qu’en dernier. Mais les perspectives d’Aubin sont splendides. Sa formation d’architecte lui permet de présenter des angles de vues qui sont impossibles à prendre en photo, car vous n’avez pas le recul nécessaire à cause des bâtiments qui jouxtent celui que vous désirez représenter. Jacobs n’atteignait d’ailleurs pas cette rigueur. Aubin est ainsi parvenu à enrichir des séquences de "La Marque Jaune" avec des décors maintenant réels. Comparez donc les deux albums pour vous en rendre compte ! Mon but est de demeurer invisible derrière le trait d’Aubin. Il paraît que je suis très fort dans cette technique. D’ailleurs, mon intervention dans l’album se remarque à peine, même dans les dernières planches que j’ai totalement dessinées. »

L’album offre effectivement une belle homogénéité et il faut avoir un œil d’aigle pour dénicher les différences entre les deux dessinateurs. Au reste, il est aujourd’hui dûment crédité : si Étienne Schréder était seulement remercié dans la préface du T2 de La Malédiction des trente deniers, on le retrouve ici comme auteur à part entière sur la couverture, aux côtés d’Antoine Aubin et de Jean Dufaux. Absent lors de la soirée de lancement, le scénariste se ne prive pas de rendre un chaleureux hommage à Antoine Aubin :

... avec deux couvertures différentes !

« Aubin a le désir de rejoindre le trait de Jacobs, et ils ne sont pas nombreux à pouvoir l’égaler, voire le dépasser. Mais d’un autre côté, il a contacté André Juillard pour réaliser les plans du Centaure Club dans lequel se déroule une partie de L’Onde Septimus. L’œuvre est avant tout théâtrale, car les plans sont posés, renforcés par les photos prises par Jacobs qui lui servaient de documents de base pour ses dessins. Pour ma part, j’ai donc voulu placer un aspect cinéma dans cet album, mais Aubin, par son graphisme, a souligné à nouveau l’aspect théâtral et d’opéra. C’est donc un album de fantasme entre auteurs qui aurait pu durer cinq ou six ans, tant nous voulions peaufiner chaque élément. Sous la pression des contraintes commerciales, Étienne a conféré une rythmique à ce travail ! »

Un récit dense et multiple

Vient également de paraître : L’Enigme de l’Atlantide. Cette édition reprend les pages telles qu’elles sont parues dans l’hebdomadaire Tintin. Un cahier de 32 pages de croquis et d’esquisses accompagne cet album.

Le récit débute dans une aura de mystère : un étrange complot se noue sous nos yeux. On en connaît les protagonistes mais on n’en comprend pas encore les aboutissants : des gens sont frappés par la foudre en plein Londres ; Mortimer poursuit une expérimentation étrange en contrebande de son ami Blake ; et le Professeur Septimus semble revenu à la vie sans que l’on sache pourquoi. Le lecteur reste donc spectateur du jeu qui se présente à lui, ucomme dans "La Marque Jaune" où l’on tente de dénouer les fils du mystère en même temps que les héros. La question de la liberté de l’auteur est posée : jusqu’où peut-on interprêter sans trahir ?

« Il fallait respecter la grammaire jacobsienne, explique Jean Dufaux, Mais je voulais en changer la rythmique. Je ne voulais pas que le récit soit redondant, mais il fallait le laisser nourrir le contexte. Avec Blake & Mortimer, il faut prendre lentement sa liberté, en tirant l’œuvre doucement vers vous, tant en la respectant qu’en la détournant progressivement. Ma vision personnelle est la communication qui ne passe pas entre les savants, les politiques et le peuple/le vulgaire. L’Onde vient chercher un asile sur Terre et dévoie le système en se frottant à la mégalomanie de Mortimer et du groupe de quatre. Olrik doit donc se sacrifier et sombrer dans la folie. Mais même si le mal disparait, il laisse sa signature sur la ville, car on ne peut oublier ce qui s’est passé. Ce sont les traces qui demeurent, indélébiles. »

Le pack incluant un fourreau et les deux albums (Marque jaune + Onde Septimus) ainsi qu’un carnet de croquis de sept pages.
(c) Ed. Blake & Mortimer

Eluminé par le talent d’Aubin et de Schréder, cet album très réussi reste fidèle au canevas imposé : les récitatifs jalonnent le récit, tandis que les dialogues théâtraux fleurissent dans les pages. « L’abondance de texte posait déjà question du temps de Jacobs, analyse Schréder. Benoît Peeters voyait cela comme un rejet de la bande dessinée : passionné d’opéra, Jacobs n’aurait pas fait confiance au langage de la BD, d’où la surabondance du texte. Mais il ne faut pas non plus oublier qu’une proportion d’écrits était un requis légal dans les illustrés français de l’époque. »

Quoiqu’il en soit, la construction particulière de Jean Dufaux se ressent à la lecture. La création de La Marque Jaune a été également un "work in progress" avant d’aboutir à cette construction admirable, mais dans le contexte de L’Onde Septimus, on pouvait s’attendre à ce que des personnages secondaires aient une place un peu plus importante, vu leur introduction dès le début du récit. L’irruption d’un vaisseau de science-fiction au beau milieu d’une intrigue policière sera certainement également pour le lecteur une surprise de taille.

« Oui, quatre personnages forts interviennent sans être entièrement développés, concède Dufaux. Le reste demeurera dans mes cartons. Et le vaisseau Orphéus semble aussi arriver de nulle part, mais c’est à nouveau une référence aux autres albums de la série. Ainsi, on reprend ces chemins de découverte d’antan, mais dans le même temps, la pièce est truquée, car Blake emprunte des chemins qu’il avait déjà empruntés auparavant. Le héros ne résout rien au final, et il se voit obligé de détruire cette découverte déjà corrompue par le pouvoir politique. »

Surréalisme

Ces subtils entrechats n’empêchent pas une lecture au premier degré de notre histoire, mais le lecteur qui entreprendra de l’analyser plus en détail, y trouvera des égarements volontaires, des références marquées, et des choix assumées par le scénariste qui offrent de nouvelles perspectives à la série.

Impossible de passer outre ce Professeur Septimus en complet, parapluie et chapeau boule, démultiplié et obsédant. tel qu’on l’aperçoit sur la couverture, en sorte d’hommage à René Magritte, l’un des grands peintres du surréalisme belge suggérant un facétieux « Ceci n’est pas un album de Jacobs » ?

« Je voulais cet hommage à Magritte, dont l’œuvre est un mélange de science et fantastique, un auteur belge qui a dépassé les frontières, comme Jacobs, explique Dufaux. Une partie du surréalisme et du fantastique échappe parfois à nos amis français. C’est pour cela que je me suis basé sur une des icônes du surréalisme à la belge, pour appuyer tout cela. Selon moi, le mal n’est pas la guerre ou une invasion. Pour moi, il est la duplication d’un même personnage, comme le cancer, comme dans Matrix. Septimus est une gangrène qui s’installe. C’est une maladie qui se transmet par le toucher, et qui se reproduit. Je voulais faire du parapluie l’arme de Septimus, à concurrence du pistolet. Mille parapluies deviennent en effet une arme très dangereuse ! »

"L’image forte" de l’album, selon Etienne Schréder
(c) Ed. Blake & Mortimer

Pour Étienne Schréder, Jean Dufaux a trouvé là l’image forte qui marquera les esprits : « Les lecteurs de Jacobs sont toujours frappés par une image inoubliable dans chacun des albums. J’ai toujours regretté qu’on soit passé à côté de cela dans les dernières reprises. À la lecture du scénario de Jean, je me suis dit qu’on avait trouvé l’image de référence, qu’il fallait absolument la reprendre en couverture ! »

Olrik et Mortimer : Doppelgänger ?

Entre les références, la multiplication des pistes, la mise en abîme, un scénario abouti mais constitué d’éléments épars qui auraient chacun pu avoir leur vie propre, nous sommes amenés à nous demander si, justement, Jean Dufaux n’a pas apporté un eu trop de folie dans la trop sage collection de Blake et Mortimer...

« Je pense que cette folie était déjà présente chez Jacobs, dans "La Grande Pyramide", entre autres, nous répond le scénariste. Cette image d’Olrik s’avançant en fin d’album dans le désert, avec le tortillon de la démence au-dessus de la tête, cette image me reste indéfiniment en mémoire. Ayant une formation de psychanalyse de l’art, je peux aller un peu plus loin. Mais si je me sens à l’aise avec l’œuvre de Jacobs, c’est parce qu’il y a plus de passerelles qu’on ne croirait avec mon propre univers. »

L’orgueil de Mortimer a quelques points communs avec celui d’Olrik.
(c) Ed. Blake & Mortimer

Dufaux est effectivement parvenu à imprimer sa marque dans les personnages eux-mêmes. L’infâme Olrik est devenu presque attachant et semble progressivement ressentir des scrupules envers ses actions passées. Et même si le tandem formé par Blake et Mortimer reste indissociable, la seconde partie du récit nous dévoile une surprenante complicité entre Mortimer et Olrik ! Nous sommes au-delà d’un artificielle juxtaposition de deux personnages emblématiques. Les faiblesses de chacun d’eux se font jour, et cette progression dans la relation entre les deux ennemis est particulièrement novatrice et intéressante.

« Je n’ai jamais fait de personnage monolithique dans mon œuvre, argumente Dufaux, Chacun d’entre nous bougeons sur notre propre échiquier, avec nos cases noire et blanches. Mortimer et Olrik sont deux personnages complémentaires qui s’assemblent un moment donné. Il y a une part d’Olrik en Mortimer : notamment l’orgueil. Inversement, il y a une part de Mortimer en Olrik : de la fierté, le besoin de conclure ce qu’il a entamé... Entre ces deux adversaires qui se frôlent, la haine n’est jamais loin de l’amour. Olrik mérite bien plus que menacer Mortimer avec un revolver avant de se faire assommer par derrière. D’ailleurs, j’ai mis une forme de respect entre les deux hommes : Mortimer se rend compte de sa faute (il a rappelé Septimus) et Olrik veut se sacrifier pour sauver les autres, ce qui l’entraine à choisir la folie. Que cela soit avec Batman ou James Bond, les héros ont gagné en fragilité, on peut aller alors tirer les personnages vers sa propre grammaire. Lorsqu’on reprend un personnage, il faut éviter la duplication, mais en faire votre univers, pour peu qu’il convienne. Mais le salut doit demeurer sincère par rapport à l’original. Olrik devait être en fragilité et en rupture. Et on le découvre donc drogué, en dépit de son orgueil et de son passé. Le récit reprend cette liberté fondamentale, avec une issue comme la folie, et je voulais emprunter cette direction. Il serait passionnant d’expliquer comment il va guérir de cette folie. »

"L’Onde Septimus" est un album-charnière dans le développement des aventures de Blake et Mortimer, apportant autant de mystères qu’il en résout. Il séduira autant qu’il déstabilisera les lecteurs habitués de l’œuvre majeure de Jacobs. Il est en tout cas merveilleusement mis en lumière par la formidable mise en scène des dessinateurs qui nous rendent un Londres en dehors du temps, mais tellement Jacobsien.

Quand on l’interroge sur une suite éventuelle à d’autres albums de la série-mère, comme par exemple Le Piège diabolique qui lui conviendrait si bien, Dufaux reste sur sa réserve : « Si je tombe sur la bonne équipe, qui veut s’éloigner du produit pour se consacrer à l’œuvre, je re-signerai avec plaisir. Et pourquoi pas, effectivement, Le Piège diabolique, car j’ai adoré cet album ! »

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

- Lire une interview d’Antoine Aubin pour La Malédiction des trente deniers : « Je me suis effacé pour faire “venir” le style de Jacobs »

- Lire une interview de Yves Sente : « Il faut doser le mélange entre le respect de l’œuvre de Jacobs et les attentes du public de 2012. »

- Lire notre analyse de L’Affaire des trente deniers et du Serment des Cinq Lords

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20 Messages :
  • L’intelligence et la qualité d’écriture du scénario de Dufaux (malgré certaines longueurs qui rebuteront les amateurs d’action pure)et la fidélité bluffante d’Aubin et Schéder au dessin de Jacobs (malgré des visages ratés dans les dernières planches) sont très cruels pour Sente et Juillard.

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    • Répondu par luc le 24 décembre 2013 à  17:21 :

      C’est marrant ! Je pense exactement le contraire.

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    • Répondu par Bob le 25 décembre 2013 à  22:11 :

      C’est un avis, car si je trouvais les scénario de Sente peu intéressants pour Blake et Mortimer, là je trouve que Dufaux tombe vraiment à plat.
      Les premières pages ont pu attirer un peu mon attention, un peu de mystère, mais, on dirait que le scénario change à plusieurs reprises en cour de route.
      Olrik au départ avec les Chinois "tiens tiens, situation intéressante", et non en fait ils s’en débarassent au bout de plusieurs pages sans que ça n’ai rien apporté à l’album.
      Des gens semblent frappé de folie et rodent autour de la gare désaffecté "hum intrigue intéressante" et puis non on s’en fout, c’est pas ça le sujet de l’album, c’était juste pour dire qu’il y a quelque chose à la gare.
      "Un Septimus à l’allure inquiétante se ballade dans Londres et ne laisse pas indifférent, hum qu’Est-ce que ça va être dans les rues de Londres quand il va y en avoir plusieurs ? Bé pas grand chose, je n’ai vu personne de particulièrement inquiet ou surpris par cette menace. Menace inexistante d’ailleurs".
      J’aime Dufaux pour beaucoup e ses séries, bien que je me lasse de ses dernières histoires qui tombe vite dans l’étrange sans rien résoudre, ce qui ne m’interroge pas sur l’étrange, mais plutôt sur l’étrangeté qu’il ne finisse pas ses scénarios.
      Respect à Aubin que j’avais lu "Dans la Malédiction des 30 deniers", dernier album qui sans être exceptionnel avait la qualité de raconter une histoire de Blake et Mortimer.

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  • Eluminé par le talent d’Aubin et de Schréder

    Enluminé ou illuminé ?

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  • D’ailleurs, mon intervention dans l’album se remarque à peine, même dans les dernières planches que j’ai totalement dessinées. »

    Sur les fora BD tout le monde l’a remarqué, le dessin à la fin a l’air bâclé.

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    • Répondu par sheymans le 23 décembre 2013 à  14:16 :

      En effet autant je trouve le trait d’Aubin extrêmement fidèle à l’oeuvre de Jacobs autant les planches d’Etienne Schreder m’ont fait sortir du récit, à partir de la planche 40. On voit très bien qu’Etienne Schreder ne sait pas dessiner les personnages, j’aurai préféré attendre que d’avoir un album vite fait mal fait ! Dommage !

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      • Répondu le 23 décembre 2013 à  17:45 :

        on vous dit que personne ne l’a remarqué !

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      • Répondu par Etienne Schréder le 23 décembre 2013 à  17:55 :

        Je n’ai pas l’habitude d’intervenir dans ce genre de forum, mais je finis par trouver amusante la confusion complète qui existe dans l’esprit de certains spécialistes à l’oeil perçant. Ma contribution à l’Onde Septimus est répartie sur l’entièreté de l’album, donc dire qu’à partir de la planche 40 les personnages sont mal dessinés... ce n’est pas rendre justice au travail d’Aubin. Mais j’admets de bonne grâce que l’énorme pression du délai a pu induire certaines maladresses de dessin. Sans rancune.

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        • Répondu par Pierrick Teulade le 23 décembre 2013 à  20:31 :

          J’ai du mal à croire que brusquement Antoine Aubin ne sache plus dessiner ses personnages.

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          • Répondu par Ralph Doumit le 26 décembre 2013 à  13:38 :

            Je ne suis pas un redacteur du site, mais je tiens à dire "Bienvenu" à Etienne Schreder.
            Qui fait le pas de venir échanger ici. Et qui ne reçoit qu’une réponse laconique et amère.
            (Je n’ai pas encore lu l’album)

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        • Répondu par Michaë l le 6 janvier 2014 à  13:45 :

          Personnellement je n’ai absolument rien remarqué et trouvé le dessin remarquable de bout en bout.

          Je n’en dirais pas autant du scénario...

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  • "L’Onde Septimus" prolonge "La Marque jaune"
    23 décembre 2013 13:20, par PPV

    L’album fait débat et c’est tant mieux. Dufaux n’est pas dans son univers, il prend donc beaucoup de liberté par rapport aux "codes" narratifs, impose son style et ses thèmes dans un canevas a priori formaté par Jacobs et dont ni Van Hamme ni encore moins Sente n’ont osé sortir. Le résultat est un récit beaucoup plus original que les autres de la période post-jacobs : les ennuyeux scénarios d’Yves Sente et les trop convenus derniers opus de Van Hamme auraient-ils trouvé leur maitre ? Je pose la question et y répond : bon pour le service !

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    • Répondu par CCB le 24 décembre 2013 à  13:30 :

      L’album de Dufaux est bavard, confus, et encore plus ennuyeux au final que ceux de Sente. Et c’est un exploit que de faire pire.

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    • Répondu par sheymans le 24 décembre 2013 à  17:08 :

      J’avoue que depuis la reprise des scénarios pour les nouvelles équipes les seul albums que je trouve vraiment réussi sont L’affaire Francis Blake et La Machination Voronov. Ces deux récits fonctionnent car il y a une vraie recherche de la dramaturgie : retournement de situation, nouvelles directions des personnages, bref une vraie construction.
      Quand au dernier album, L’Onde Septimus, c’est un récit sans construction avec un long premier acte, un deuxième acte mou et une fin vite fait mal fait. J’ai eu l’impression que Dufaux avançait sans trop savoir ou il allait.
      C’est dommage car je trouve la couverture et les premières planches magnifique. Il n’y a pas de construction, on plante toute une série d’incidents déclencheurs pendant 35 planches sur 60 (plus de la moitié) comme si on n’avait pas compris qu’il y avait un problème à Londres. Enfin Blake trouve quelque chose sous terre puis Olrik accepte le deal de Mortimer (on y croit pas du tout), Blake détruit l’appareil. FIN
      A aucun moment je n’ai eu peur pour les personnages, ni senti une vrai ’suspense’ (au sens général du terme) bref je me suis bien ennuyé, le changement dans le dessins n’aidant pas. On est bien loin de l’affaire Francis Blake, brillamment construite. A l’heure actuelle ou la TV nous offre des séries avec des scénarios structurés il serait peut-être temps de revenir aux bases de la dramaturgie. J’ai senti un manque de cohérence sur l’ensemble, je suis curieux de savoir ce que pense J.Van Hamme de ce récit, en tout cas je n’achèterai plus le prochain album écrit par Dufaux.

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  • "L’Onde Septimus" prolonge "La Marque jaune"
    26 décembre 2013 17:59, par jean-luc

    Désolé d’être aussi brutal, mais le scénario particulièrement obsessionnel est un vrai délire, avec de nombreuses pistes inabouties qui n’apportent strictement rien à l’intrigue, et une fin qui tombe complètement à plat. Plus jamais un album avec ce scénariste !!

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  • Blake et Mortimer sont morts.
    27 décembre 2013 15:38, par Simon

    Blake et Mortimer sont morts avec Jacobs, mais ces cadavres éditoriaux trottineront aussi longtemps que vous les achèterez. C’est cela le piège diabolique.

    L’amateur ni dupe ni complice préfèrera explorer des sorties comme Un opéra de papier (de Jacobs) et La Marque Jacobs (de Rodolphe & Alloing), des tentatives comme les Patrick Maudick (de P. Dumas) et les Êtres de lumière (de J. Pleyers), des alternatives les Albany et Sturgess (de Rivière & Floc’h) et les Victor Billetdoux (de Wininger), des tangentes comme Le Solitaire d’Hoëdic (de Incolle & Salmon), etc.

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    • Répondu le 28 décembre 2013 à  00:47 :

      Et Spirou est mort avec Robvel.

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      • Répondu le 28 décembre 2013 à  12:01 :

        Vous devriez apprendre à écrire Rob-Vel, qui n’a pas "créé" Spirou. C’est une co-création du clan Dupuis qui a commandé sur cahier des charges un jeune personnage pour lancer son journal, de Rob-Vel, de sa femme et de son assistant dessinateur. C’est un produit publicitaire conçu d’emblée pour être reconfigurable. Tout le contraire des créations personnelles comme Jacobs ou Hergé.

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        • Répondu le 29 décembre 2013 à  02:16 :

          Ca a beau être une commande de l’éditeur, le créateur de Spirou est bien Rob-Vel et personne d’autre.

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          • Répondu le 29 décembre 2013 à  13:07 :

            M’enfin, le vrai Spirou célèbre que les gens aiment, il a été créé par Jijé et Franquin ! Et en plus des apports de Jijé (refonte de Fantasio et Spip) et Franquin (Zanta, Marsu, Seccotine), il y a Henri Gillain (Champignac) et Greg (Zorglub), et des trucs de Rosy et Delporte. Sans cette refondation et cet univers, le galopin de Rob-Vel et Lafnet serait aussi oublié que le Bébé Cadum et le Noir Banania...

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