Midam : "Ces Carnets de Grrreeny sont à la fois trash et didactiques "

3 juin 2010 4 commentaires
  • Peu de temps après avoir créé leur propre structure éditoriale, [Mad Fabrik->9149], avec {{Dimitri Kennes}}, {{Midam}} et son épouse {{Araceli Cancino}} publient le premier tome des {Carnets de Grrreeny}, un livre destinés aux enfants et aux adultes, alliant textes pédagogiques, dessins d’humour et demi-planches de bande dessinées sur le thème de l’écologie.

Grrreeny est un bébé tigre devenu tout vert après s’être baigné dans les eaux radioactives d’un lac. Après cette mésaventure, Grrreeny a vite compris qu’il devait se servir de sa différence pour parler de choses utiles. Il choisit de parler d’écologie autour de lui.

Sors tes griffes pour ta planète, le premier album des Carnets de Grrreeny est composé de cinq chapitres consacrés à la la biodiversité, aux énergies, à la pollution, à l’eau et à la forêt. Un texte pédagogique et documenté explique les différentes notions écologiques associées à ces thématiques. Midam a illustré chacune des pages en y incorporant son humour trash et corrosif. Une demi-page de BD mettant en scène Grrreeny et sa bande de copains, conclut chacun des chapitres. Midam et Araceli Cancino offrent un moyen aux enfants et aux adultes d’apprendre ou parfaire leurs notions en écologie tout en s’amusant. Les auteurs nous parlent de ce livre et évoquent leurs projets.


Midam : "Ces <i>Carnets de Grrreeny</i> sont à la fois trash et didactiques "Comment est né votre nouveau personnage, Grrreeny ?

Araceli Cancino : Midam a toujours aimé s’accorder une pause entre deux albums de Kid Paddle. Il apprécie beaucoup les animaux et plus particulièrement les félins. Nous avons toujours eu des chats. Depuis quelques temps, Midam avait envie de créer un nouveau personnage. Pour ma part, j’ai toujours été sensibilisée à l’écologie. J’ai passé ma jeunesse au Canada. Je me souviens avoir fait une fresque sur ce sujet lorsque j’étais à l’école secondaire. Pourquoi ne pas réaliser un livre sur l’écologie qui comprendrait des illustrations, des articles, etc. Nous avons pensé tout d’abord animer un petit jivaro. Mais je ne le sentais pas du tout… Puis, nous avons décidé de concilier cette envie de livre avec la passion de Midam pour les animaux. Grrreeny, le petit tigre, est donc né…

Midam : Grrreeny doit également beaucoup à Hubert Leclercq, journaliste au quotidien belge La Dernière Heure qui voulait avoir un personnage abordant les sujets écologiques dans son journal. Grrreeny est un personnage issu de la vision d’Araceli, tout en étant né de nos discussions. J’y apporte mon humour et mes idées pour l’animer.

Pourquoi est-ce que la Dernière Heure est associée à ce premier la naissance de Grrreeny ?

AC : Nous avons montré les premières esquisses et gags à nos proches et on s’est rapidement rendu compte que Grrreeny suscitait la sympathie autour de nous. Nous l’avons présenté à différents journaux, dont La Dernière Heure. Ce concept les intéressait. Ils voulaient à l’époque séduire un public plus jeune en proposant tous les mercredis de l’été deux pages où notre petit tigre réagissait par rapport aux articles sur l’écologie écrits par leurs journalistes. Midam a donc réalisé des illustrations humoristiques et des dessins de presse sur ce sujet. L’univers s’est enrichi. Quand l’été s’est terminé, nous nous sommes retrouvés avec beaucoup de dessins. Nous avions donc du matériel et une envie tenace de traiter d’autres sujets. C’est à ce moment-là que nous avons eu l’idée de faire un livre avec Grrreeny.

Extrait du T1 des "Carnets de Grrreeny"
(c) Midam & Mad Fabrik

Finalement, Midam, vous revenez à votre premier métier. Vous avez travaillé à vos débuts pour un périodique, L’Intermédiaire.

M : Oui, c’est étonnant. Le métier d’auteur de BD est difficile. C’est un peu aride de réaliser des BD sans arrêt, page après page. Cela m’amusait de faire des illustrations dans lesquelles je pouvais rebondir sur une information, sans avoir pour autre objectif que de faire rire ou sourire. Le ton du dessin n’abonde pas forcément dans le sens de l’article.
Vous le verrez dans les prochains mois : notre ambition chez MAD Fabrik est de créer du contenu. Et donc, ne pas seulement publier les nouveaux Kid Paddle et Game Over. Dans Grrreeny, par exemple, il y a des demi-pages de BD qui ont été scénarisées par Patelin, un scénariste prometteur. Il travaille avec nous sur Game Over.

Il a participé à « Game Over Forever », la passerelle que vous avez mise en place pour que tout le monde puisse devenir scénariste de ce personnage...

M : Oui. Nous avons reçu plus de 7000 scénarios. Nous avons accepté 1% d’entre eux. Cela m’a donné l’occasion de rencontrer deux scénaristes qui s’ignoraient ! Patelin, par exemple, est professeur dans une école. Le cinquième tome de Game Over, qui sort en août chez MAD Fabrik, sera un album collectif (au scénario), mais le suivant sera entièrement réalisé par Patelin avec toujours Adam au dessin.

"Oups", le T4 de Game Over est
... paru chez Dupuis l’hiver dernier.

Le site « Game Over Forever » se termine-t-il maintenant que vous avez trouvé la perle rare ?

M : Non. Il y a aura d’autres albums collectifs, mais aussi des albums qui seront uniquement réalisés par des scénaristes découverts via le site. J’ai lu Mainstream, le livre de Frédéric Martel, sur les industries de contenu à l’américaine. Ce livre mentionne à quel point ce secteur parvient à isoler et à promouvoir les talents. J’ai l’impression que nous allons vers ce courant en Europe. Bien sûr, je donnerai toujours le ton dans les albums auxquels mon nom est associé. Et je resterai toujours le seul maître à bord pour Kid Paddle. Mais je ne vois aucun problème, dans une Spin Off comme Game Over, à ce que d’autres artistes fassent vivre l’univers. Il nous suffit de sélectionner les gags.
Grrreeny est un autre personnage. Sors tes griffes pour ta planète ne contient que quelques demi-planches de BD. Et le contenu a été entièrement géré par Araceli.

Je crois savoir que des enfants vous envoient régulièrement des gags pour Game Over. Et certains ont même été publiés …

M : Il y en a quelques-uns. J’en ai reçu un dernièrement qui m’a beaucoup fait rire. Lorsque j’ai envoyé la convention d’achat du scénario, la personne a été obligée de m’avouer qu’il y avait un petit problème, qu’elle était mineure. Or, c’était impossible de le remarquer en lisant son gag.

Comment vous est venue l’idée de réaliser ce premier tome des Carnets de Grrreeny ?

AC : Grâce à la Dernière Heure et à nos discussions, l’univers de Grrreeny s’est très vite enrichi. Nous avions le matériel publié dans le quotidien belge et l’envie de réaliser un livre. Assez naïvement, je pensais réaliser un assemblage entre les dessins de Midam et les articles de la Dernière Heure. J’étais l’agent de Midam depuis de nombreuses années et même si ma fonction au sein de MAD Fabrik n’est plus la même, je m’occupe toujours de la bonne gestion des univers de Kid Paddle et de Game Over. Je ne me suis jamais considérée comme « un auteur ». Quand j’ai commencé à travailler sur ce projet de livre, je suis rapidement arrivée à la conclusion que ce patchwork était incohérent. Je me suis documentée sur les livres pour enfants consacrés à l’écologie. On y parlait de la thématique, bien entendu, mais aucun n’abordait les définitions de base, fondamentales. Les enfants et même les adultes ne les connaissent généralement pas.

Extrait du chapitre consacré à "La Biodiversité" du T1 des "Carnets de Grrreeny"
(c) Midam, A. Cancino & MAD Fabrik

D’où ce petit personnage, Lucie la Luciole, qui vient éclairer le lecteur quant aux termes techniques.

AC : Le lecteur retrouvera facilement les définitions mises en évidence par Lucie à la fin du livre. Nous revenons donc sur ces termes, tout en bénéficiant de l’humour trash et particulier de Grrreeny. Nous voulions aussi parler d’écologie de manière très cartésienne, sans entrer dans un catastrophisme exacerbé. Les adultes simplifient souvent le discours pour les enfants en ayant des paroles très alarmistes. On ne peut pas parler de la sorte aux enfants. Ils ne sont pas responsables de ce qui se passe. Les conclusions des rapports des spécialistes, comme par exemple ceux du GIEC, parlent en termes de probabilités…

Autrement dit, les experts admettent que l’évolution est négative, mais les ratios diffèrent.

AC : Effectivement. Les scientifiques ne s’entendent pas toujours sur les différents sujets. Il y a une tendance négative, c’est certain. Nous apprenons donc plus à l’enfant à réfléchir et à connaître les thèmes majeurs qu’à le forcer à tirer trop vite ses propres conclusions. Beaucoup de livres sur l’écologie donnent des conseils aux enfants. C’est inutile. Souvent, ils savent bien mieux que les adultes ce qu’il faut faire pour protéger la planète. Avec ce Carnet de Grrreeny, nous leur apprenons juste à réfléchir sur l’écologie.

Les personnages ont-ils été créés facilement ? L’introduction de l’album laisse deviner que l’univers est riche, pourtant vous n’utilisez pas tous les personnages présentés.

M : Nous avons pensé à l’univers de manière à pouvoir lui donner un certain souffle. Je préfère anticiper les problèmes. Quand j’ai eu mon premier contrat en main pour Kid Paddle, j’ai immédiatement demandé à mon interlocuteur chez Dupuis ce qu’il se passerait si Steven Spielberg achetait les droits cinématographiques de ma série. Mon éditeur m’a regardé avec étonnement. Ici, c’est la même chose. Nous avons enrichi l’univers, quitte à ne pas en utiliser certains aspects tout de suite, pour avoir la possibilité de nous en servir ensuite. Nous ne voulions pas être cloisonnés ou bloqués par la suite…
Nous nous sommes enfermés, Araceli et moi-même, pendant un mois à la maison. Nous n’avions jamais travaillé ensemble sur quelque chose de créatif. Nous nous sommes offerts un luxe et une fantaisie : inventer un univers, avec des personnages riches que l’on voit parfois peu dans l’album. Mais ces derniers sont appelés à revenir.

AC : Nous avons écrit la Genèse de Grrreeny durant ce mois-là. Il s’agit de l’introduction que l’on peut lire au début de l’album. Certains personnages ont été rajoutés par après, tels que Lili. Dans une illustration, Grrreeny se moquait méchamment d’un ouakari chauve car il a une tronche terrible. Mais cet animal est en voie d’extinction. Il fallait corriger le ton de l’illustration car on ne peut pas se moquer ainsi d’un animal qui risque de disparaître. Midam a eu l’idée de contrebalancer l’humour trash apporté par le personnage de Grrreeny par un côté fleur-bleue amené par une petite antilope.

Extrait du T1 des "Carnets de Grrreeny"
(c) Midam, A. Cancino & Mad Fabrik.

Était-ce facile de se montrer pédagogue sans être compliqué ?

AC : J’ai rédigé les textes comme j’aurais voulu que l’on m’explique ces problématiques dans mon enfance. Le travail d’écriture a été un défi : je me suis rapidement aperçue qu’il était difficile d’être pédagogue sans réellement maîtriser les tenants et aboutissants d’un concept. La vulgarisation est difficile. Les adultes ont tendance se cacher derrière des notions abstraites. Les enfants n’ont pas accès à cela. Il faut donc maîtriser son sujet pour le leur expliquer. L’un des chapitres qui m’a été le plus difficile à écrire a été celui de la biodiversité. La classification des espèces vivantes est un sujet vaste. J’ai vite été confrontée aux multiples classifications des organismes vivants dans ce chapitre. J’ai donc du en choisir une ! Après, je me suis attelée à l’explication des différences. Comment expliquer à un enfant la différence entre un animal unicellulaire et une bactérie ? La plupart des textes des Carnets de Grrreeny ont été vérifiés par des spécialistes pour en assurer la rigueur scientifique.

De nombreuses personnes sont d’ailleurs remerciées dans ce livre …

M : Araceli a été le chef d’un orchestre ! Yves Gomy, un entomologiste, nous a donné un coup de main pour les insectes. Des climatologues et des biologistes ont été consultés. Mon père, qui a un regard assez critique à l’égard des militants écologiques, nous a donné son point de vue sur le livre. Même si son contenu a été travaillé en interne, ce premier tome des Carnets de Grrreeny est un livre « collectif ». Il était normal de remercier les personnes qui nous ont aidés.

Extrait des Carnets de Grrreeny T1.
(c) Midam & MAD Fabriks.

Une source bien informée m’a confié qu’il y a un lien entre Grrreeny et Michael Jackson ?

AC : Comment vous savez cela ? (Rires). Quand nous avons fêté la naissance de Grrreeny dans la Dernière Heure, le journaliste Hubert Leclercq est venu manger chez nous avec d’autres personnes. La soirée s’est terminée vers deux heures du matin. Hubert est rentré chez lui une heure avant. Il nous a envoyé un SMS pour nous dire que Michael Jackson venait de mourir et que l’information avait l’air d’être sérieuse. Il a été sur le grill toute la nuit pour traiter l’événement…

M : Et depuis lors, nous nous plaisons à penser que Grrreeny est la réincarnation de Michael Jackson, ou du moins qu’il porte un peu de son âme (Rires).

Ce livre est estampillé de différents logos d’organismes agréés pour prouver qu’il a été imprimé de manière écologique…

AC : Ce livre respecte autant que possible l’environnement. Nous avions pensé tout d’abord à apposer un vernis sélectif sur la couverture pour mettre le personnage de Grrreeny en évidence. Beaucoup d’éditeurs utilisent ce procédé pour que le lecteur potentiel remarque mieux les personnages en couverture lorsqu’il regarde des BD en magasin. Nous avons pris quelques renseignements et nous nous sommes aperçus que ce procédé n’était pas du tout écologique. L’idéal aurait été de ne pas mettre de pelliculage sur la couverture, comme le livre Mon Année de Morvan & Taniguchi. C’est beau, esthétique et écologique. Ce type de couverture supporte mal les salissures. Si nous avions imprimé la couverture de l’album de cette manière, elle serait devenue sale après quelques jours. Or, nous voulions un album « robuste ». N’oublions pas que l’album s’adresse aux enfants. Ils ne sont parfois pas très soigneux et ils peuvent prêter Grrreeny à leurs copains… Et puis surtout, lorsqu’on réalise une couverture sans pelliculage, comme elle est plus fragile, il y a plus de déchets, jusqu’à 20%. On a finalement opté pour un pelliculage traditionnel et on ajouté une cinquième couleur ce qui fait ressortir le vert de Grrreeny. C’est une technique qui n’est pas polluante.
Nous ne pouvions pas réaliser un livre sur l’écologie sans nous poser des questions quant à sa fabrication. Ce premier tome des Carnets de Grrreeny a été imprimé sur du papier et carton issus de forêts gérées durablement et de source contrôlée. Le chapitre sur l’eau a été réalisé avec la collaboration avec le label MSC qui prône la pêche durable.

Grrreeny, la figurine
(c) MAD Fabrik.

J’aperçois dans votre bureau des figurines de Grrreeny et Malloum…

M : Oui. Sors tes griffes pour la planète est vendu dans de nombreuses librairies avec ces figurines. On peut les acheter séparément du livre. Notre diffuseur (La Diff en France) nous a convaincu de les commercialiser. Cela nous excitait beaucoup d’accompagner le livre avec ce type d’objets. On est très gadget chez MAD Fabrik et nous avons sans cesse l’envie de sortir du livre, de la bande dessinée. On le prouvera dans les mois et années à venir que cela soit avec des agendas, des jouets, des livres thématiques, de la 3D, etc. Nous avons une vision de l’édition qui n’est pas la même que la plupart des grands éditeurs. Un éditeur classique doit servir ses univers prioritaires, ses best-sellers, de manière assez égalitaire, il ne peut pas concentrer tous ses efforts, tout le temps, sur un seul, sinon les autres auteurs râleraient. Nous, nous sommes libres de faire ce que nous voulons, mettre à chaque fois le paquet sur le marketing qui, pour moi, constitue un art à part entière et une continuité artistique de l’album…

Dans les dernières pages de l’album, on peut lire le planning éditorial de MAD Fabrik.

AC : Oui. Nous sommes fiers d’avoir des projets autour de nos personnages. Nous sortons en juillet un agenda autour de Kid Paddle. À la rentrée, en septembre, le nouveau Game Over paraîtra. Cet album laissera des traces, on ne vous en dit pas plus... Un album thématique, Kid Paddle Monsters, sortira en novembre 2010. Il s’agira d’un livre d’illustrations où des monstres seront présentés par Kid Paddle. Le tout dans l’esprit de Midam, bien entendu. Le douzième album de Kid Paddle est quant à lui planifié pour la fin de l’année 2011.

Le mot de la fin ?

AC : Grrreeny deviendra au mois de juin la mascotte du magazine Wapiti. Ce journal est édité par Milan et ses ventes avoisinent les 80.000 exemplaires. Ce numéro est axé sur les animaux, la nature et l’écologie. Nous avons travaillé dans le même esprit que pour la Dernière Heure. Midam reçoit les articles de la rédaction de Wapiti et il fait réagir Grrreeny sur ces textes avec son humour trash. Nous travaillons actuellement sur le prochain numéro.

Extrait de l’Agenda Kid Paddle
L’agenda attire l’attention du lecteur sur des dates anniversaires d’événements qu’apprécie Kid. - © Midam & Mad Fabrik.

(par Nicolas Anspach)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Midam sur ActuaBD, c’est aussi des interviews :

- Midam : « Pour la première fois, un album de Kid Paddle est axé autour d’une thématique" (Octobre 2007)
- Midam & Adam : « Game Over est sans doute la BD muette la plus lue ». (Août 2006)
- Midam : « Plus on écrit de gags, moins ils viennent facilement ! » (Août 2005).
- Midam, le père de Kid Paddle (Septembre 2003)
Les chroniques :
- Kid Paddle T8 et T9
- Game Over T1, T3 et T4
- Mission Ile Maurice
Et aussi :
- "Les blorks de Midam ne seraient pas catholiques ? (Mars 2010)
- "Kid Paddle s’engage dans une nouvelle partie (Septembre 2009)
- "Devenez scénariste de « Game Over » ! (Juin 2008)


Lien vers les sites de Midam et de Game Over Forever

Commander le T1 des Carnets de Grrreeny chez Amazon ou à la FNAC

Commander l’Agenda 2010/2011 de Kid Paddle chez Amazon ou à la FNAC

Commander le T4 de Game Over chez Amazon ou à la FNAC

Photos : (c) DR.

 
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4 Messages :
  • Midam : "Ces Carnets de Grrreeny sont à la fois trash et didactiques "
    3 juin 2010 13:52, par Dessineux n° 985 673

    Mhhh , belle initiative ,que ces figurines en plastoc ! Le marketing , cet "art à part entière" ,pour refourguer aux gosses des horreurs "didactiques et subversives" , sous un innataquable vernis écolo ...

    C’est très cohérent ,vraiment, que de sensibiliser au "Vert" les petits , en leur proposant des produits pareils...

    On vit une époque complètement malade ,où ce sont les plus cyniques qui nous font la morale ...
    Avec le sourire , en couleur , et disponible dans toutes les grandes surfaces...

    Assez gerbant.

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    • Répondu le 3 juin 2010 à  18:15 :

      Bouh !!! Le vilain jaloux !

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    • Répondu le 3 juin 2010 à  19:53 :

      C’est vrai que la fabrication de tous ces petits machins en plastoc doit être un sommet de l’écologie...

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      • Répondu par Steve le 4 juin 2010 à  08:01 :

        Comme le tigre est une espèce protégée (chasse interdite en Inde depuis 1970), ils ont donc été contraints de réaliser un Grrreeny en plastique au lieu d’un en vrai poil (plus écologique c’est connu (hum !))
        Grrreeny est un excellent album. A l’image de "C’est pas sorcier" c’est très didactique et jamais moralisateur.
        Du très bon !

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