Angoulême 2020 : les fauves se dévoilent

1er février 2020 31 commentaires
  • C'est LA soirée du festival, le moment tant attendu : la remise des fauves. Ce soir au théâtre d'Angoulême, le jury du festival a récompensé des auteurs d'immense talents, et consacré une nouvelle série de grands noms du 9e art.

C’est au théâtre d’Angoulême, devant une salle comble, que le jury a rendu son verdict. La sélection officielle réunissait 43 publications qui ont marqué l’année 2019, dans tous les genre, sur tous les thèmes. Seuls 9 titres sortiront de cette liste, et rejoindront le panthéon d’Angoulême. Sans plus attendre, les vainqueurs :

Angoulême 2020 : les fauves se dévoilent

Fauve BD Alternative :
Komikaze (Croatie)

Fauve Polar SNCF :
No direction d’Emmanuel Moynot (Sarbacane). ActuaBD saluait "Un "Bonnie and Clyde" des temps modernes".

Fauve Prix du Public France Télévisions :
Saison des roses de Chloé Wary (Flblb). Un album déjà dans la liste du prix Artémisia, qui trouve ici sa consécration. "Dans un récit réaliste au découpage très dynamique et aux couleurs chatoyantes, la dessinatrice défend un féminisme "ordinaire" grâce auquel les sportives défendent la place qui devrait être la leur. Une franche réussite !"

Fauve du Patrimoine :
La main verte et autres récits de Nicole Claveloux (Cornelius). Il honore la carrière d’une "des autrices de bande dessinée les plus novatrices de sa génération qui fut de toutes les aventures éditoriales d’avant-garde qui comptent".

Fauve Révélation :
Lucarne de Joe Kessler (L’association). "Cinq histoires courtes, toutes inondées de couleurs et laissant le lecteur en quête de sens".

Fauve de l’Audace :
Acte de Dieu de Giacomo Nanni (Ici même). "Une bande dessinée sans héros ni intrigue mais à plusieurs voix et plusieurs récits".

Fauve de la série :
Dans l’abîme du temps de Gou Tanabe et H. P. Lovecraft (Ki-oon). "Goū Tanabe nous prouve sa versatilité en mettant en scène des personnages réalistes et très émotifs de même qu’une qualité architecturale remarquable".

Fauve spécial du Jury :
Clyde Fans de Seth (Delcourt). "Pour l’auteur canadien, ce pavé sombre et intimiste est assurément l’œuvre d’une vie".

Et le fameux Fauve d’or :
Révolution t.1 de Florent Grouazel et Younn Locard (Actes Sud - L’An 2). "Une œuvre ambitieuse et de longue haleine de deux jeunes auteurs, Florent Grouazel et Younn Locard, qui constitue une véritable prouesse graphique dans le traitement de la Révolution française en bande dessinée".

Félicitations à eux !

(par Jaime Bonkowski de Passos)

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31 Messages :
  • Angoulême 2020 : les fauves se dévoilent
    1er février 21:22, par joel

    les années passent et se ressemblent à angouleme ! sympa pour les auteurs qui ont eu un prix mais hormis Moynot et l’album sur la révolution le reste n’est vraiment pas représentatif du marché de la BD, c’est illusoire et rien que les couvertures sont horribles et ne donnent pas du tout l’envie d’ouvrir le livre et encore moins de l’acheter !

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    • Répondu par kyle william le 1er février à  23:48 :

      C’est vraiment un commentaire très subjectif.

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    • Répondu par Fred le 2 février à  00:01 :

      Vous êtes dur, pourquoi faudrait savoir dessiner pour faire de la bd ? Et c’est gracieux les coloriages au feutre, ça rappelle l’école primaire.

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      • Répondu par Eric B. le 2 février à  09:09 :

        Pathétique de lire ça...

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        • Répondu par joel le 2 février à  12:45 :

          si quand meme c’est reloud la couverture de saison des roses ! autant le sortir en noir en blanc avec un stickers album a colorier ! ça se vendrait surement mieux !

          en fait pourquoi créer un prix bd underground alors que les 3/4 des prix est donné à de la bd underground ?

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    • Répondu par jbh le 2 février à  06:29 :

      Serait-il svp possible qu’actuabd nous éclaire sur un sujet : les Fauves font-ils vendre ? En d’autres termes, y-a-t-il un effet Goncourt des prix d’Angoulême ? Et ces Fauves vont-ils venir à la BD des gens qui en sont peu lecteurs ? Merci d’avance.

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      • Répondu par Eric B. le 2 février à  09:09 :

        La réponse est clairement NON

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        • Répondu par kyle william le 2 février à  10:11 :

          C’est inexact. Tous les ans, les ventes du Fauve d’or sont évidemment boostées par le prix.

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        • Répondu par jbh le 2 février à  10:47 :

          Les trois librairies BD que je fréquente assidûment me disent qu’il n’y a (quasiment) pas d’effet sur les ventes d’un album qui a obtenu un Fauve quel qu’il soit. En revanche, en fonction des années, il semble qu’il puisse y avoir un effet sur les ventes des albums de l’auteur qui s’est vu attribué le Grand Prix.
          J’aurais aimé avoir le point de vue étayé d’actuabd.

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    • Répondu par François CHARRIER le 2 février à  08:21 :

      Moi qui aime la BD à travers le beau dessin au service d’un bon scenar, je ne reconnais pas grand chose dans cette liste......

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      • Répondu par Eric B. le 2 février à  09:10 :

        On est nombreux dans ce cas !!

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      • Répondu par Lol le 2 février à  23:01 :

        Oh le ringard ! Le beau dessin et le bon scenar ! On n’en est plus là mon bon monsieur, faut évoluer un peu, on est en 2020.

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    • Répondu par vincent r. le 2 février à  08:44 :

      Le guide Michelin aurait dû donner 3 étoiles à McDo. Et pourtant, chaque année, ils honorent des restaurants inconnus du marché qui affichent des assiettes à moitiés vides à des prix horribles. Kikoulol, quand même...
      Smiley/emoticón/emojis ou que sais-je encore pour dédramatiser.

      Merci, Angoulême ! Je sens que je vais faire un tir groupé cette année.

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    • Répondu par Eric B. le 2 février à  09:08 :

      Tout à fait d’accord. Ce festival est à l’opposé complet de ce qu’est le 9ème art ! A savoir, les séries et les auteurs plébiscités par les lecteurs depuis des décennies. Les prix attribués ici n’ont aucune valeur comparé aux chiffres des ventes des albums chaque année. De temps en temps, ils font un effort quand ça se voit trop (Hermann par exemple a attendu très longtemps). Mais concrètement, ce festival est une pure bouffonnerie. Plus grave, l’absence de prix pour les grands noms de la BD que nous, lecteurs, affectionnons, est une véritable injure pour eux, d’année en année...

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      • Répondu par jules de chez smith en face le 2 février à  11:58 :

        Mais depuis quand et en quel honneur un art ou même un domaine culturel se définit par le nombre de ventes et la place sur le marché ou la somme d’argent rapportée par un objet culturel quel qu’il soit ?
        Ou cela s’est-il vu ? A quel moment ? Dans quelle histoire ? Pour qui ? Vos gouts personnels se définissent-t-ils par le nombre de ventes d’un livre ? Du coup Hermann, son plus grand mérite c’est d’être un grand dessinateur ou d’avoir fait des bouquins que se sont bien vendus ? J’aimerai comprendre.

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  • Angoulême 2020 : les fauves se dévoilent
    2 février 12:44, par sasha est la

    Ils auraient du mentionner " festival de la recherche expérimentale en illustration", je crois qu’on aurait mieux compris leurs intentions . Le mot BD est complètement étranger à ce festival qui promeut des dessins ( et je n’ecris pas BD !) d’auteurs qui n’intéresseront personne...de plus , il y a des contacts de maisons d’éditions indépendantes, et étrangement un prof de l’école belge saint luc ( école où ont étudiés les deux lauréats du fauve d’or !) . C’est vraiment des frustrés qui détestent ce qui se vend bien ! C’est vraiment très beau , les dessins aux feutres , c’est tellement esthétique que j’en mettrais bien un à la poubelle ! C’est comme le gros book pour tatoueurs de l’année passée " moi ce que j’aime, c’est les monstres " , publicité par la presse alternative et bobo depuis que les critiques de "the new Yorker" l’a plébiscité , tout comme " Maus" , que j’ai du acheter par obligation ( bon achat car première édition 2 volumes en anglais !) mais que je n’ai guère lu, car les dessins sont vraiment, mais alors vraiment pas jolis , et absence d’une bonne histoire ! une bonne bd, c’est aussi un bon scénario, et pas des expérimentations graphiques !

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    • Répondu par kyle william le 2 février à  18:40 :

      C’est terrible d’avoir des œillères pareilles.

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      • Répondu par Breugnol le 2 février à  20:47 :

        Ces prix ne servent à rien , même avec le sticker, ces livres vont se vendre à moins de 5000 exemplaires, mais cela peut éventuellement faire plaisir aux lecteurs de Télérama, et les Inrocks. Je fréquente plusieurs libraires Canal BD, chaque année c’est la même chose ; ils commandent les livres primés (car ils ont déjà retournés les invendus après la mise en place initiale). les gens les regardent, les feuillettent, mais n’achètent pas. Même constat avec les précédents sponsors du FIBD (Fnac et Cultura) qui ont jetté l’éponge, avant d’être remplacés par le vendeur de cartons d’emballage Raja !
        Une sélection bien trop élitiste, pour ne pas dire hermétique. Ces livres sont peut-être beaux et intelligents, mais ce n’est pas ce qu’achète le grand public, avec ou sans sticker.. Personnellement, j’achèterai sans doute le Moynot, les autres, je me contenterai de les prendre à la bibliothèque municipale.

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        • Répondu par Laurent le 3 février à  14:29 :

          Un palmarès que certains qualifierait de parisien. Je vais feuilleter pour voir. Mais quand je vois les couvertures ( quelle laideur ) je sens que je ne vais pas être déçu.

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      • Répondu par Eric B. le 2 février à  21:23 :

        Très bien dit ! "Festival de la recherche expérimentale en illustration", là en effet on comprend mieux leurs motivations ! Car ce festival dessert complètement le 9ème art et ses auteurs méritants qu’on aime tant.

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        • Répondu par jules de chez smith en face le 3 février à  08:23 :

          C’est vrai que le Fauve d’Or de l’année dernière ne s’est vendue qu’a... 100000 exemplaires... si, si, le gros machin là dessiné au stylo bille...

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          • Répondu par Breugnol le 3 février à  13:30 :

            Oui, déjà récompensé à San Diego et pré-publié en feuilleton de l’été dans Libé. Sans compter tous les articles élogieux dans la presse branchée !

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    • Répondu le 3 février à  08:04 :

      "Maus (...) absence d’une bonne histoire".
      Merci de m’avoir fait rire ce lundi matin !

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  • Angoulême 2020 : les fauves se dévoilent
    3 février 10:44, par Xav

    Ce palmarès se ridiculise de lui-même puisqu’ils n’ont pas récompensé le meilleur album de l’année le génial Les Indes Fourbes.

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    • Répondu par Eric B. le 3 février à  13:41 :

      Tout à fait !
      Ce festival prend un malin plaisir à aller systématiquement à contresens des goûts et choix des lecteurs. Ils sont, depuis des années, dans des postures qui consistent à se démarquer des succès en librairie. Il veulent montrer que leurs choix, leurs goûts à eux et leurs sélections d’albums sont bien au dessus de ceux du petit-peuple. Eux c’est la crème, l’élite. Ils savent mieux que les lecteurs ce qui est bon et qui mérite réellement d’être acheté. Ils s’accaparent un art populaire pour essayer de se faire mousser eux-même. Alors... qu’ils dénigrent les goûts des lecteurs, soit ! (on s’en moque )... Mais ça me fait beaucoup de peine pour les dessinateurs eux-même : Guarnido en effet, Meynet, Delaby (trop tard), Marini, Swolfs, Plessix (trop tard), Crisse, Lambil, Chéret, Derib, Janry, Dermaut, Léturgie, Luguy, Berthet, Corentin Rouge, Delitte, Colin Wilson etc. etc. Pardon aux autres auteurs que je ne cite pas ici !

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      • Répondu par kyle william le 3 février à  15:15 :

        Ce sont des goûts tout aussi personnels que ceux qui ont été récompensés. Tous les ans, cette polémique est stérile. Le jury du festival fait un choix subjectif. Comme sont subjectifs les goûts et avis des personnes qui réagissent ici. Pourquoi s’offusquer que les autres ne pensent pas comme soi ?

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  • Angoulême 2020 : les fauves se dévoilent
    3 février 12:51, par Gonzalo Izquierdo

    Pour le prix du meilleur album (Fauve d’or) c’est un choix incontestable (pour peu qu’on l’ai lu).
    Le premier tome de “Révolution” est un album magnifique. Les dialogues sont brillants, le trait enlevé, extrêmement vivant, les dessins foisonnants.
    Du Victor Hugo revu et corrigé par Eric Vuillard (d’ailleurs on pense à son roman “14 juillet” par sa volonté de donner un nom aux “acteurs” anonymes de l’époque en lisant cette BD).
    On a vraiment l’impression d’être transporté à l’époque de la Révolution.
    On reconnait au détour des pages quelques personnalités : David Bowie jeune sous les traits de Villa Sornia. Jérôme Laigret ressemble beaucoup à Eric Zemmour…
    Je ne peux que donner un conseil (amical) à ceux qui font la moue : oubliez vos préjugés et plongez dans la lecture de ce pavé (sous le pavé, la plage…). Vous ne serez pas déçus.

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    • Répondu par Eric B. le 4 février à  09:09 :

      Ce n’est pas qu’une question de goût, ni un débat stérile. Il faut oser dire les choses telles qu’elles sont : 80% des oeuvres primées à Angoulême ne résistent pas à l’épreuve du temps. Ça part très vite aux oubliettes. Je me souviens de Riad Sattouf avec "Petit Verglas". Qui s’en souvient ? Vite lu, vite oublié... Tout est comme ça avec Angoulême : de l’éphémère. Leur problème c’est que ça se passe en province et pour arriver à attirer l’oeil des médias, ils se comportent comme des bobos parisiens. Ils font bien ce qu’il veulent. Mais le problème c’est que non seulement ce festival n’est pas du tout représentatif du 9ème art mais en plus, d’années en années, leurs "non-récompense" sont à chaque fois de nouvelles insultes à l’égard des véritables grands noms du 9ème art... ceux qui suent pour nous offrir de belles planches de B.D. ! “Révolution” sera vite oublié... alors ques "Les indes fourbes" est parti pour être une référence avec le temps, comme d’autres one-shot éternellement réédités : le grand pouvoir du Chninkel, idées noires, le déclic, le sursis, la gloire d’Héra etc. etc.

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      • Répondu par kyle william le 4 février à  10:19 :

        Vous êtes très classique dans vos goûts et trop péremptoire dans votre ton. La bande dessinée c’est aussi les livres récompensés à Angoulême. C’est vaste et varié.

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        • Répondu par Eric B. le 4 février à  11:16 :

          Vaste, varié et vite oublié... pour quasiment tout ce qui est primé à Angoulême ! Ça devrait un peu les interpeller non ? Faudrait qu’ils se remettent un peu en question au lieu de s’auto-congratuler entre eux.

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          • Répondu par jules de chez smith le 4 février à  15:13 :

            Ah bon Sattouf, il est tombé dans l’oubli ???

            Non, c’est même plus de la mauvaise foi à ce niveau là...

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