La Marie en Plastique (2ème Partie) – Rabaté & Prudhomme - Futuropolis

3 juillet 2007 0 commentaire
  • Que se passerait-il, si la reproduction d'une statue de la Vierge Marie pleurait des larmes de sang chez une famille ordinaire et populaire ? C’est sur cette interrogation que {{Pascal Rabaté}} a bâti le diptyque de « {La Marie en Plastique} » pour {{David Prudhomme}}…

Le premier tome de ce récit nous présentait une famille prolétaire : une grand-mère bigote revenue de Lourdes avec une ’Marie en Plastique’, un grand-père aussi communiste que grincheux, une femme au foyer disciplinée et un mari qui ne pense qu’à la peloter. Sans compter les petits-enfants et les gens de passage…
Pascal Rabaté et David Prudhomme prenaient le temps de suivre la vie quotidienne de ces personnages et nous faisaient part de leurs échanges souvent tendus. Ces petites disputes et différences d’opinions, si bien amenées, révèlaient la personnalité de chacun des protagonistes. Jusqu’au jour où, Émilie, la grand-mère, décide de placer l’effigie de Marie sur la télévision. Ce qui fait bondir son Communiste de mari, qui exige illico qu’on l’enlève. Émilie campe sur ses positions : la statue ne bougera pas d’un iota. Le vieil homme décide alors de pendre le poster d’une icône communiste –Lénine- derrière cette statue en plastique. Ce compromis réconcilie la famille, jusqu’au moment où la sainte statue pleure des larmes de sang !

Dans le second et dernier album de La Marie en Plastique, Pascal Rabaté se penche sur les conséquences d’un tel phénomène au sein d’une famille ordinaire. Son histoire oscille entre l’étude sociale d’une famille populaire et la satire amusante du comportement de certains Catholiques. Rabaté est peut-être légèrement moqueur, mais jamais méchant. On sent un profond respect pour les petites gens, pour leur humanité, et pour leurs croyances. Après Les Petits Ruisseaux, il signe à nouveau une histoire profondément humaine.

La Marie en Plastique est mise en image avec efficacité par David Prudhomme qui n’hésite pas à aller à l’essentiel. Il se focalise plutôt sur les tronches et les postures des personnages plutôt que sur les décors. Un choix judicieux qui permet au lecteur de focaliser son attention sur ses personnages humains, sensibles, ordinaires.

(par Nicolas Anspach)

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