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Le Grand Prix ACBD 2022 dévoile ses 15 finalistes !

  • L'ACBD (Association des journalistes et critiques de bande dessinée) a dévoilé les quinze titres en compétition pour le Grand Prix de la critique ACBD 2022. Samedi 20 novembre, la sélection sera raccourcie à cinq titres, en marge du 38e festival bdBOUM (Blois), et le mardi 7 décembre, l'un d'entre eux sera désigné lauréat. Découvrez avec nous les noms des prétendants aux honneurs blésois...

L’ACBD est une institution solidement arrimée dans le paysage du 9e art. Présente depuis 1984, elle consacre chaque année un album marquant avec le « Prix Bloody Mary » (nom d’un album de Jean Teulé et Jean Vautrin, premier primé) qui est devenu le « Grand Prix de la Critique » en 2004. À travers un débat égalitaire et démocratique, il permet de mettre en lumière, après trois tours de vote, une BD excellant tant sur le terrain graphique que narratif.

Le but est de « soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie. »

Au mois de janvier, le lauréat est convié à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême pour y recevoir un dessin, ou une autre création originale, du lauréat précédent.

L’année dernière, ce fut Peau d’homme d’Hubert et Zanzim (Glénat) qui avait remporté l’unanimité, devançant des ouvrages pourtant de haute volée, tel Carbone & Silicium de Mathieu Bablet (éd. Ankama).

Le Grand Prix ACBD 2022 dévoile ses 15 finalistes !
© Glénat

Voici sans plus attendre les 15 albums en lice pour 2022 :

On remarque une belle percée des éditions Sarbacane, spécialisées dans la création de BD jeunesse et pour jeunes adultes, et de manière générale une prédilection du jury pour les thèmes les plus contemporains : écologie, portraits de figures résistantes, luttes contre les autoritarismes, fables oniriques pour s’évader... Un reflet fidèle d’un monde post-Covid ?

TitreAuteur(s)Éditeur
#J’accuse Jean Dytar Delcourt
1984 Xavier Coste, d’après George Orwell Sarbacane
Dessiner encore Coco Les Arènes BD
Écoute, jolie Márcia Marcello Quintanilha çà et là
Grand Silence Sandrine Revel et Théa Rojzman Glénat
Le Grand Vide Léa Murawiec 2024
Les Grands Cerfs Gaétan Nocq, d’après Claudie Hunzinger Daniel Maghen
Jours de sable Aimée de Jongh Dargaud Benelux
Madeleine, résistante - La Rose dégoupillée T. 1 Jean-David Morvan et Dominique Bertail Dupuis
Mademoiselle Baudelaire Yslaire Dupuis
Mater Stanislas Moussé Le Tripode
Mégafauna Nicolas Puzenat Sarbacane
René.e aux bois dormants Elene Usdin Sarbacane
Sur un air de fado Nicolas Barral Dargaud
Le Tambour de la Moskova Simon Spruyt Le Lombard

Voir en ligne : Plus d’infos sur le site de l’ACBD

(par Auxence DELION)

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18 Messages :
  • C’est quoi cette sélection ? Que des titres façon bayday indé. Après la mode roman-graphique, v’la la mode Indé.

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    • Répondu par bah le 23 novembre à  15:42 :

      Vous voulez quoi dans cette liste ? Le dernier schtroumpf, Mortelle Adèle ou Largo Winch ?

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      • Répondu le 24 novembre à  07:29 :

        Ouais ! ça s’rait plus raccord avec les goûts du public !

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    • Répondu le 23 novembre à  16:23 :

      Au moins la moitié ne proviennent pas de la sphère indépendante. Vous n’y connaissez rien et comme tous les grincheux, vous projetez vos préjugés.

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      • Répondu le 24 novembre à  08:18 :

        Pourquoi grincheux ? Cela fait déjà pas mal d’années que Delcourt et Dargaud puisent leurs nouveaux auteurs dans la sphère de l’Indé. La différence, c’est que maintenant tout le monde leur emboîte le pas. Après le roman-graphique, l’édition indépendante va devenir la nouvelle niche commerciale des gros éditeurs. C’est vous qui n’y connaissez rien.

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        • Répondu par LE GRAET le 24 novembre à  14:05 :

          Non, vraiment, c’est absurde de comparer un style de dessin "indé", que vous ne définissez pas, avec un format éditorial, le roman graphique. Ensuite la définition d’indépendant implique forcément un éloignement vis à vis des grands éditeurs. C’est dans le mot. Un auteur indé publié chez un un grand éditeur ne l’est plus.

          A part le fait de constituer des histoires complètes ces albums n’ont pas grand chose en commun.

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  • A côté de la sélection d’Angoulême, cette liste fait presque trop commerciale, c’est dire...

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    • Répondu le 24 novembre à  08:58 :

      C’est bizarre cette idée très répandue qu’il faudrait plutôt remettre des récompenses à des œuvres qui bénéficient déjà d’un grand succès commercial. C’est un peu comme si votre patron, qui gagne déjà 10 ou 20 fois votre salaire devait recevoir une médaille ou la légion d’honneur.

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      • Répondu le 24 novembre à  15:38 :

        Ce qui est bizarre, c’est qu’il y a beaucoup d’albums qui ne sont pas dans la mouvance indé et roman-graphique, qui ne sont pas des blockbuster, qui sont qualitatifs mais qui ne sont jamais mis à l’honneur. Comme si on voulait défitivement tuer le franco-belge. Indé ou roman-graphique, même topo, œuvres particulières destinées à un public hyper ciblé.

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        • Répondu le 24 novembre à  15:59 :

          Mais la BD franco-belge c’est ça aujourd’hui. C’est ce format-là qui est créatif, c’est lui dont la part de marché est en progression constante. Ce n’est plus la série de 48 pages qui tire le business. Elle rapporte encore de l’argent grâce aux reprises sans fin de vieux personnages mais elle n’invente plus rien et elle n’intéresse plus les décisionnaires. La BD a évolué.

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          • Répondu par moustache le 24 novembre à  17:46 :

            Je suis d’accord avec certains intervenants ; vous trouvez ça créatif des dessins pas maîtrisés, des scénarios pour ticket de métro et des colorisations bicolore...

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            • Répondu le 25 novembre à  06:27 :

              Cliché, cliché, cliché. Montagnes de préjugés.

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              • Répondu par moustache le 25 novembre à  13:01 :

                Quant c’est moche ou raté c’est un fait, pas un préjugé. Dire que l’indé ou le roman-graphique c’est forcément moche ou raté, là c’est un préjugé.

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                • Répondu le 25 novembre à  15:35 :

                  L’indé et le roman-graphique sont à la mode, il y a de beaux albums, ça intéresse les décisionnaires, c’est sûr, et pourtant il y a une telle diversité éditoriale, que ce soit dans des formats plus classiques, avec des auteurs incroyables, en humour beaucoup trop ignoré et dans le climat actuel, ça ferait du bien aussi de mettre en avant des collections avec des auteurs hilarants. Il y a tellement de styles différents que ça fait toujours un peu drôle de voir toujours la même tendance mise en avant, jusqu’à l’overdose.

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          • Répondu le 25 novembre à  16:56 :

            En 2020, les Français ont acheté massivement des BD au moment de la réouverture des circuits Culture. Les nouveautés ont vu leurs ventes augmenter de +9% sur la période Mai/Octobre (Sem.20/44) et +19% en Décembre (Sem.49/52). En parallèle, les achats de BD issues du fonds augmentaient de +47% et +49% sur ces mêmes périodes.

            Enfin, la tendance « Fonds » s’illustre particulièrement dans l’étude du poids des meilleures séries de l’univers BD, format classique et manga/comics confondus. « Nous observons un recentrage important des ventes autour des best-sellers en 2020. Leur poids a été renforcé tout au long de l’année, le Top 20 Séries BD ayant même représenté plus d’1/3 des exemplaires vendus au Confinement #1 » explique Camille Oriot. Source GFK, c’est sûr que les "décideurs" jettent aussi un oeil sur ce genre de chiffres. On sait bien que vous aimeriez que la bd dite classique, que les séries de genres disparaissent, mais il n’en est rien.

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            • Répondu le 26 novembre à  12:59 :

              Au contraire j’adore la Bd de genre. Et elle se porte en effet très bien. En particulier les mangas.

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  • Le Grand Prix ACBD 2022 dévoile ses 15 finalistes !
    25 novembre 14:23, par Sergio Salma

    J’aime ce site d’informations BD. Ça permet de prendre connaissance de plein de choses concernant le neuvième art. Complet et varié. Mais je
    ne comprends pas les commentaires. Une fois sur deux ,y a une suite de commentaires toujours les mêmes de personnes qui disent à d’autres personnes qu’elles n’y connaissent rien. Ça se réduit à une vingtaine de mots toujours les mêmes : indés, roman graphique , 48 pages, public, Angoulême, gros zéditeurs, mal dessiné, franco-belge.
    Est-ce normal que vous publiiez toujours ces personnes pas créatives ? Ou alors c’est fait exprès ?ou c’est ce qu’il faut dire pour pouvoir exister ? Mais
    Ce qui est con c’est que ces gens veulent dire des trucs mais ils oublient toujours de signer ou alors ils utilisent des pseudos c’est bizarre cette notion de liberté d’expression. Ils sont recherchés par la police ?

    J’ai beaucoup aimé le dernier Astérix et Amore de Zidrou et Merveille.
    J’espère que la Covid ne va pas trop perturber le salon international de fin janvier . Vive Chris Ware et allez en librairies les gens y a un choix de folie !

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 25 novembre à  14:56 :

      Salut Sergio. C’est ça les forums, des cafés du commerce où deux ou trois zozos (souvent les mêmes même si leurs pseudonymes changent) sont dans le dénigrement systématique. On modère, mais modérément. On s’applique à éliminer tout ce qui tourne à l’injure ou qui constitue des sujets interdits par la loi, mais aussi les affirmations sans fondement qui confinent aux "fake news" et qui tournent en boucle. Et oui, ces posts ne sont pas créatifs. On aimerait tellement lire des interventions drôles et/ou intelligentes. N’hésites jamais à venir nous voir.

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