Lewis Trondheim : le Ministère de la Culture n’est plus son ministère

17 mars 2021 106
  • Dans une vidéo postée sur YouTube, le dessinateur de « Lapinot » proteste contre l’enterrement du Rapport Racine en faveur d’une réforme du statut des auteurs et rend avec éclat sa médaille de Chevalier des Arts et des Lettres dans un réquisitoire… heu... sanglant contre le Ministère de la Culture.

L’année 2020 devait, pour la bande dessinée, être celle de tous les honneurs. Elle l’a été d’une certaine manière puisque l’on a vu des institutions prestigieuses s’intéresser à la bande dessinée pour la première fois : le Collège de France, la Villa Médicis, l’Académie des Beaux-Arts de Paris qui a accueilli, fait historique, une autrice de bande dessinée comme membre (Catherine Meurisse). Mieux encore : l’historien Pascal Ory, figure des « cultural studies » à la française, un des rares universitaires à avoir écrit abondamment sur la bande dessinée, a été élu au 32e fauteuil de l’Académie française. Même le Président Macron avait honoré de sa présence (dans des conditions un peu Rock ‘n Roll, on s’en souvient) le Festival International de la bande dessinée à Angoulême en janvier 2020.

Mais las, après avoir fait le kéké avec le Président Macron avec force selfies sur Twitter, peut-être en raison de cette action pas très bien reçue par ses camarades auteurs, Lewis Trondheim rebondit sur la soirée des César où la comédienne Corinne Masiero s’était dénudée pour illustrer combien, en raison de la pandémie, le théâtre et le cinéma étaient « à poil », le même Trondheim profite de sa notoriété et de ses 40 000 followers sur Twitter pour attaquer le ministère de la culture qui vient de publier une série de mesures en faveur des auteurs sans même prendre soin de convoquer les instances syndicales.

L’incroyable spectacle

En showman assumé, Lewis Trondheim, estime que «  les auteurs sont saignés à blanc par ce gouvernement  » lequel enterre la plupart des préconisations du Rapport Racine « enterré totalement », en raison, selon lui, de l’action du « lobby » des éditeurs, le Syndicat National de l’Édition. Par conséquent, il a décidé de rendre, avec un certain sens de la mise en scène, sa décoration à ce qu’il surnomme « ministère de l’inculture  » : « Suite à tous les affronts du ministère et du gouvernement concernant le non-statut professionnel des artistes-auteurs, je rends la médaille de chevalier des arts et lettres. Je sais que je ne suis pas connu, que c’est très certainement inutile. Mais bon, je trie mes déchets pour sauver la planète. Je continue à trier les déchets en jetant le ministère de la culture.  » Il ajoute : « On ne veut pas d’argent, on ne veut pas de vacances. On veut un statut de professionnels pour récolter ce pour quoi on cotise »,

S’ensuit un véritable spectacle où il met en scène le renvoi de sa médaille en se tailladant (faussement on vous rassure) les veines. C’est sûr qu’avec un tel show, même s’il n’est « pas connu » [sic], Lewis Trondheim tient là un quart d’heure de célébrité qui vaut bien celui de l’incarnation du Capitaine Marleau.

Un rapport problématique

Conscient aussi que la population des auteurs de BD (3000 autrices et auteurs au plus) pèse peu dans une décision de réforme complexe, celui du statut des auteurs, Trondheim se pose habilement en représentant des « 270 000 personnes, des cinéastes, des sculpteurs, des plasticiens, des écrivains, des photographes, etc. »

Le rapport Racine, on s’en rappelle, contenait 23 recommandations préconisant un assouplissement des situations sociales et fiscales des auteurs, la création d’une instance renforcée de la représentation des auteurs (un Conseil national et une délégation aux auteurs au Ministère de la culture), un renforcement des droits des auteurs vis-à-vis des diffuseurs, une simplification de la relation des auteurs avec les administrations, et un soutien pour la diffusion de leurs œuvres en France et à l’étranger. TÉLÉCHARGER L’INTÉGRALITÉ DU RAPPORT RACINE

Le Rapport avait été favorablement accueilli par le SEA (Syndicat des éditeurs alternatifs) qui y voyait une reconnaissance de la précarité des auteurs, et qui abondait dans la préconisation d’un « droit d’auteur de 10% minimum et de 50 % en cas d’édition numérique, droits qui ne devraient jamais être cédés sans limitation de temps ». Il avait notamment mis en évidence le dysfonctionnement du système de protection des auteurs en France, ce qui entraîna une réforme radicale de ces instances dans les mois qui suivirent sa publication.

Le Ministère de la Culture, entre le feu des éditeurs et celui des auteurs, confia le Rapport Racine au professeur de droit Pierre Sirinelli, spécialiste du droit d’auteur et à la juriste Sarah Dormon, spécialiste de la propriété intellectuelle, pour en déterminer les applications. Leur rapport (décembre 2020) vida pour ainsi dire le Rapport Racine de sa substance. TÉLÉCHARGER L’INTÉGRALITÉ DU RAPPORT SIRINELLI-DORMONT

D’où la colère des auteurs qui rejoint celle des comédiens et des professionnels du cinéma dans une séquence qui doit être pour le gouvernement une sorte de soulèvement des « Gilets jaunes de la culture. »

Trondheim coutumier des coups d’éclats

Nous ne sommes pas surpris par cette tonitruante mise en scène. Lewis Trondheim, Grand Prix d’Angoulême en 2006, avait déclaré à cette occasion qu’il n’aimait pas certains journalistes («  Le Monde, c’est caca ! », avait-il déclaré et il n’accorde plus d’interviews à ActuaBD, certaines de nos critiques lui ayant déplu). Il en profita pour faire évincer Michel-Édouard Leclerc des sponsors du Festival d’Angoulême, ce qui fragilisa l’institution et, devenu pleinement membre de l’Académie des Grands-Prix d’Angoulême, il s’employa à la saborder joyeusement. Cela ne l’avait pas empêché de recevoir auparavant l’insigne des Arts et lettres en 2005 sous le ministère de Donnedieu de Vabres (gouvernement Raffarin). C’est cette médaille qu’il rend, quelque peu teintée de rouge, aujourd’hui.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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106 Messages :
  • Lewis a totalement raison. Tout ça est absolument scandaleux ! Mes précomptes stipulent depuis des années le montant de la cotisation vieillesse plafonnée mais ça ne me donne aucun droit à la retraite. Je paye pour le pot commun mais je n’ai aucun droit en retour, mes trimestres payés en droits d’auteurs sont dramatiquement vides, comme si je n’avais pas travaillé alors que j’ai cotisé. Cette ministre est un honte de la République, elle méprise les artistes, elle méprise les auteurs ! Elle refuse aux artistes /auteurs le minimum qui est une représentation syndicale pour faire valoir leurs droits. Le lobby des éditeurs et des OGC a encore bien bossé... contre les auteurs, comme d’habitude.

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  • (version caviardée)

    Il en profita pour faire évincer Michel-Édouard Leclerc des sponsors du Festival d’Angoulême, ce qui fragilisa l’institution

    Il a bien eu raison, cette ... qui a la ... d’agriculteurs sur son peu de conscience n’avait rien à f... là. Quant à son pognon qu’il se le ... au ... .

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    • Répondu le 18 mars à  22:15 :

      Leclerc est un vrai passionné de BD. Son argent était bien utile et fort bienvenu.

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  • On n’a pas le droit de brûler un drapeau français, mais a-t-on le a le droit de souiller une médaille, de la renvoyer à un ministre en indiquant "Ministère de l’inculture" sur l’enveloppe et de poster publiquement une vidéo pour montrer combien on insulte l’État ?
    Je ne sais pas ce que dit le Code Pénal.

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    • Répondu par Laurent Colonnier le 17 mars à  12:06 :

      Eh ! Pète un coup machin ! C’est sa médaille, il fait ce qu’il veut.
      Il n’insulte pas l’état. En revanche l’état insulte les auteurs en leur refusant le droit le plus élémentaire celui de la représentation syndicale. Nous sommes les seuls travailleurs en France à ne pas avoir de représentation syndicale.

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      • Répondu le 17 mars à  12:54 :

        Non, nous ne sommes pas les seuls travailleurs à ne pas avoir de représentation syndicale.

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        • Répondu le 17 mars à  13:14 :

          Qui d’autres ? Même les travailleurs-ses du sexe ont un syndicat (le STRASS).
          A part les travailleurs au noir je n’en vois pas qui n’ont pas de syndicat.

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          • Répondu le 17 mars à  14:00 :

            Tous les travailleurs du privé des entreprises de moins de 50 salariés n’ont pas droit à une représentation syndicale. Ça fait beaucoup de monde.

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            • Répondu par Jacques le 17 mars à  14:48 :

              Vous confondez tout, ils n’ont pas un syndicat d’entreprise, mais ils sont représentés par les syndicats, par branche, ils peuvent y adhérer ou même sans y être adhérents s’y référer en cas de problème ou de conflits.
              Exemple dans ma branche, la boulangerie. Il n’y a pas de syndicat dans une boutique de boulangerie, mais il y a le Syndicat CGT Personnel Boulangerie Pâtisserie, pareil avec la CFDT qui chaque année négocie des augmentations de salaire avec les employeurs de la boulangerie ...

              Les auteurs n’ont pas droit à ça.

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              • Répondu le 17 mars à  15:15 :

                Je ne confonds pas tout. Vous dites que tout le monde sauf les auteurs a le droit à une représentation syndicale. C’est simplement inexact. Les salariés du privé des PME ne peuvent pas être syndiqués.

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                • Répondu par Fred le 17 mars à  17:18 :

                  C’est faux. Vous ne connaissez pas l’UNSA ? C’est justement un syndicat pour les entreprises de moins de 11 salariés.

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                  • Répondu le 17 mars à  18:13 :

                    Vous voulez dire l’UNSA TPE ? Je serais curieux de savoir combien de salariés des TPE et PME y sont effectivement syndiqués.

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                    • Répondu le 17 mars à  19:28 :

                      On s’en fout du combien, ça dit juste que contrairement à ce que vous disiez tous les travailleurs peuvent se syndiquer SAUF les auteurs.

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                      • Répondu le 17 mars à  19:57 :

                        Non les salariés des TPE peuvent avoir recours ou demander conseil à des organisations syndicales qui peuvent les représenter ou les défendre, mais ils ne peuvent pas se syndiquer en leur nom propre.

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                        • Répondu par Bloch le 17 mars à  22:55 :

                          C’est absurde, ce que vous dites. Tout salarié a le droit de se syndiquer. Un syndicat étant un ensemble de personnes syndiquées, si les salariés n’avaient pas le droit de se syndiquer, les syndicats des TPE n’existeraient tout bonnement pas.

                          Peut-être que ce que vous voulez dire c’est que c’est mal vu ou risqué pour son emploi ?

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                        • Répondu le 18 mars à  03:45 :

                          Bien-sûr que si ils peuvent se syndiquer en leur nom propre.

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                • Répondu le 17 mars à  18:10 :

                  Vous vous trompez, et l’exemple de la boulangerie s’applique à toutes les professions... sauf artistes/auteurs.

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                  • Répondu le 17 mars à  18:59 :

                    J’ai du mal à y croire. De toute façon les français sont très peu syndiqués et les organisations syndicales peu écoutées. On n’est pas en Allemagne.

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                  • Répondu le 17 mars à  20:10 :

                    Et le SNAA alors ? Et le SNAC ? Ce ne sont pas des syndicats d’auteurs ?

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                    • Répondu le 18 mars à  03:44 :

                      Non puisqu’ils ne sont pas reconnus par les autorités. C’est là le problème.

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                      • Répondu le 18 mars à  07:14 :

                        Vous avez tous à la fois raison et tort. La liberté syndicale est un droit reconnu. Personne n’en est exclu. Que vous soyez auteur, salarié d’une PME ou d’une TPE, travailleur indépendant, saisonnier ou isolé... vous avez tous le droit d’adhérer à un syndicat. Par contre, de facto, les organisations syndicales qui représentent ces catégories de personnes n’ont aucun poids politique et ne sont pas considérés comme des interlocuteurs. Tous ces gens ne sont pas défendus.

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                        • Répondu par Auteur le 18 mars à  20:56 :

                          Le problème de la BD c’est qu’elle continue à traîner cette image de truc pas sérieux, de sous-culture et que les gens bien, instruits, ne perdent pas de temps à lires ces "bêtises". Tant que cette image durera dans le grand public et certains médias, ça n’ira pas. Et ce ne sont pas les romans-graphiques qui changeront quelque chose...

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                          • Répondu le 18 mars à  22:14 :

                            Ben il faut bien avouer que c’est vrai que la Bd est un truc pas sérieux, une passion infantile qui continue à plaire à de grands enfants. En ce sens, le roman graphique contribue à donner une image plus adulte à la Bd. Beaucoup que les énièmes reprises de séries franco-belges à n’en plus finir. Mais le problème ici ce n’est pas celui de la bd, mais de la représentativité des auteurs. Les auteurs seraient mieux représentés par une ou deux pointures de la littérature ou de l’essai que par des gens rigolos comme Lewis Trondheim.

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                            • Répondu par Auteur le 19 mars à  06:21 :

                              Les romans-graphiques n’arrangent pas plus la situation que le reste de la production, pour le public c’est toujours des machins dessiné, avec des dessins moches, qui ont segmentés les publics et qui veulent rivalisés avec la littérature. Pathétique, puisque les critiques littéraires s’en tamponent royalement. Je le dis et je le redis, la BD n’a toujours pas le sérieux du cinéma, des arts lyriques ou des séries tv. On passe au pire pour de joyeux guignols, au mieux, pour des ados qui n’ont pas grandis.

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                              • Répondu le 19 mars à  12:00 :

                                Peut-être à juste titre.

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                                • Répondu par Auteur le 20 mars à  08:02 :

                                  Ce ne sont pas quelques zigotos qui doivent jeter l’opprobre sur toute une profession. Il faut faire le tri entre le bon grain et l’ivraie.

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                          • Répondu le 19 mars à  15:21 :

                            Le problème de la BD c’est qu’elle continue à traîner cette image de truc pas sérieux

                            Le rapport Racine ne se limite pas à la BD, il englobe l’ensemble des artistes/auteurs.

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    • Répondu le 17 mars à  12:15 :

      Lewis Trondheim a déclaré ce matin à BFM en parlant de Roselyne Bachelot : "Ce n’est pas une ministre de la Culture, mais quelqu’un qui faisait des blagues de cul aux Grosses Têtes".

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      • Répondu le 17 mars à  12:52 :

        Ça fait vachement avancer le schmilblick sa déclaration sur BFM. Et le fait qu’il rende sa médaille, oh Lala ils doivent être terrorisés au ministère ! Quelle audace !

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        • Répondu le 17 mars à  13:27 :

          Ça fait autant avancer le schmilblick que les déclarations diffamatoires de son ami Sfar à l’encontre de la SGDL en mai 2020 Si Trondheim dérape, verse dans l’insulte ou l’outrage, le Ministère de la Culture n’hésitera pas à l’attaquer… et les auteurs, dont Trondheim se présente comme l’un des porte-paroles, passeront encore pour des immatures.

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        • Répondu le 17 mars à  13:37 :

          Du Trondheim tout craché, une ministre peut faire les blagues de cul qu’elle veut, si elle fait avancer les choses correctement. Sa réflexion est sexiste et misogyne. Et c’est bien joli de jouer aux pleureuses maintenant, après avoir accepté sa brecole sous Sarkozy, qui a tout fait pour raboter les quelques droits des auteurs.

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          • Répondu par Xav le 17 mars à  14:43 :

            une ministre peut faire les blagues de cul qu’elle veut, si elle fait avancer les choses correctement.

            Justement, elle ne fait pas avancer les choses, elle les fait reculer.
            La réflexion de Trondheim n’a rien de "sexiste ou misogyne", ça vous arrange de la lire comme ça parce que c’est une femme, au fond c’est vous qui êtes sexiste et misogyne, pas Trondheim.

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            • Répondu le 17 mars à  14:51 :

              Elle ne fait pas avancer les choses, mais insinuer qu’une ministre ne peut pas faire -et des blagues de cul- et -son travail-, si, c’est une réflexion sexiste, qui n’a rien à voir avec les revendications des auteurices.

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              • Répondu par Xav le 17 mars à  15:21 :

                Mais si c’était un homme ce serait la même chose et vous ne crierez pas au sexisme, donc vous faites une différence donc c’est vous le sexiste.CQFD

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                • Répondu le 17 mars à  15:57 :

                  Le sexisme s’applique aussi pour les hommes. CQFD

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                  • Répondu le 19 mars à  15:22 :

                    « Le sexisme s’applique aussi pour les hommes. CQFD »

                    Sophisme et mauvaise foi.

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                    • Répondu le 19 mars à  15:57 :

                      La misandrie est une forme de sexisme, que ça vous plaise ou non.

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        • Répondu le 17 mars à  14:02 :

          Quel besoin avait-il d’accepter une médaille, pour commencer ? Et sous Chirac en plus.

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          • Répondu par Xav le 17 mars à  14:44 :

            Ca lui donne l’occasion de manifester son désaccord, comme John Lennon l’avait fait en son temps avec sa MBE.

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          • Répondu le 17 mars à  14:45 :

            Pour faire parler de lui : une fois en l’acceptant, une seconde fois en la rendant.

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          • Répondu le 17 mars à  14:50 :

            Et sous Chirac en plus.

            C’est quoi le problème ? Il ne vous plait pas Chirac ?

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            • Répondu le 17 mars à  16:04 :

              Et vous, elle vous a fait rêver la politique culturelle sous Chirac ?

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              • Répondu le 20 mars à  17:12 :

                Manger des pommes, ça calme, qu’il disait le grand Jacques. Pourtant connu dans le microcosme politique pour ses colères mémorables.

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      • Répondu le 17 mars à  13:50 :

        Cette grosse tête ministre (qui en culture se limite à l’Opéra et la musique classique (c’est déjà ça)) en accordant aucun intérêt à l’excellent rapport Racine (qui n’est pas un boulot de petit rigolo mais un travail rigoureux) envoie à la misère des milliers d’auteurs qui vont se retrouver à la retraite sans aucune pension de retraite (alors même qu’ils ont cotisé).

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        • Répondu le 17 mars à  15:54 :

          Le problème des revendications des auteurs, c’est qu’elles sont multiples : les aventures ubuesques de l’URSSAF et les manquements de l’AGESSA sont amalgamées avec une reconnaissance d’un statut professionnel. Le droit de propriété intellectuel est confondu avec le droit du travail. Le droit d’auteur vs copyright. Les Gafam qui ne veulent pas reverser de droits aux éditeurs, producteurs et OGC. Comme ça ne suffit pas, la Covid-19 vient créer des problèmes supplémentaires qui obligent des réponses urgentes et compliquées à mettre en place. Comme les auteurs ne sont pas clairement recensés et qu’ils sont tous des cas particuliers, très difficile de savoir à qui attribuer des aides et sous quels critères.

          C’est un tel sac de nœud, que Madame Roselyne Bachelot (qui se croit sous le règne de Napoléon III à penser que l’Opéra est encore un art majeur) est la personne idéale pour faire perdre du temps, ne rien régler et tout remettre aux calendes grecques. Bref, c’est la cacanie.

          En rendant sa médaille, Trondheim fait parler de lui mais ne fera rien avancer du tout.

          En revanche, une union de la gauche (le SNE étant la droite disciplinée tous derrière un seul chef), pour une seule revendication : la création d’un CNAA ou d’un syndicat unique sans couleur politique et obligatoire comme la Writers Guild of America, ne serait pas du luxe.

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        • Répondu le 17 mars à  16:27 :

          Les auteurs de BD n’ont pas une image de gens sérieux. Ils ne sont pas crédibles. Les prestations publiques de Sfar ou de Trondheim confirment qu’ils n’ont pas l’air sérieux. Ils doivent s’unir avec les écrivains pour présenter un front uni des auteurs. Et choisir des représentants davantage susceptibles d’être pris au sérieux. Ou alors rester des punks et n’attendre aucune aide de l’état ni de personne.

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          • Répondu par Fred le 17 mars à  17:32 :

            Quand ils sont représentés par Denis bajram, Benoît peeters ou Samantha Bailly ils ne sont pas pris au sérieux non-plus, pourtant ce ne sont pas des rigolos.

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            • Répondu le 17 mars à  18:06 :

              Il faut faire la fusion avec les écrivains. Les auteurs de bd sont 3000 et c’est déjà trop par rapport au marché. Mais ça représente peanuts pour le gouvernement.

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              • Répondu le 17 mars à  19:27 :

                Renseignez-vous c’est déjà fait cette fusion avec les écrivains.

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          • Répondu le 17 mars à  17:34 :

            Sfar et Trondheim sont contre-productifs et les uniques bénéficiaires de leurs prestations publiques.

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            • Répondu par Auteur le 17 mars à  18:15 :

              Ce sont de formidables porte paroles, ils ont du poids et intéressent les médias.

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              • Répondu le 17 mars à  22:10 :

                Ils ne représentent qu’eux-mêmes.

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              • Répondu le 18 mars à  07:45 :

                Ils ont tout fait pour monter les auteurs les uns contre les autres avec leurs positions à l’emporte pièce, sans nuance, en critiquant ou excluant tous ceux qui osent ne pas faire le même genre de bd qu’eux. Leur façon de virer les auteurs qui ne sont pas assez bien pour eux, qui ne font pas partie de leur cercle, de leur Cour à Angoulême est un bon exemple. Taper sur les éditeurs mainstreams quand ils étaient à l’Association, puis les utiliser pour asseoir leur petit pouvoir, et enfin s’ériger en gardien du Temple. Quelle pantomine.

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                • Répondu le 18 mars à  09:34 :

                  Et encore, vous ne savez pas tout !

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                • Répondu par Auteur le 18 mars à  10:18 :

                  Vous semblez détester Sfar, Trondheim et tout ce que représente l’époque Association, mais ce que vous dites est totalement faux et malveillant. Ils ont (avec d’autres) oeuvré largement pour une avancée des droits de la profession, utilisant leur poids et l’oreille qu’ils ont des éditeurs et des médias pour ça, et bien plus pour les autres que pour eux-mêmes, car, ils ne cessent de le dire, leur succès en fait des privilégiés dans la profession. Ils pourraient très bien, comme d’autres s’en foutre, mais ils savent la chance qu’ils ont et se sentent concernés.

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                  • Répondu le 18 mars à  17:56 :

                    Et elle est ou l’avancée des droits de la profession ?

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                    • Répondu le 19 mars à  07:13 :

                      "Bien plus pour les autres que pour eux mêmes", ahaha, ça fait du bien de rire !

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      • Répondu par Nicolas le 18 mars à  07:56 :

        Le "bon mot" de Trondheim est très con. C’est comme si on disait que ce n’est pas un auteur sérieux car il multiplie les BD d’humour. Or, c’est un grand auteur ! Bachelot est arrivée en pleine pandémie... Laissons lui un peu de temps aussi.

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        • Répondu par Auteur le 18 mars à  11:19 :

          Elle n’a pas eu besoin de temps pour enterrer le rapport Racine... Les auteurs ont besoin d’une représentation professionnelle aujourd’hui.

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          • Répondu le 19 mars à  06:33 :

            Le rapport Racine était déjà enterré avant l’arrivée de Roselyne Bachelot.

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  • J’invite tous les auteurs français à aller en Belgique et s’y inscrire comme indépendant et payer des cotisations sociales d’indépendant comme un boucher ou un menuisier le fait. Les droits d’auteurs y sont taxés à 15% (moins les frais) jusqu’à 67000€ si mes infos sont correctes. Ou alors il faudrait s’inspirer de ce modèle belge des auteurs qui n’ont pas de statut particulier mais des indépendants comme les autres avec certains avantages ?...
    Ou alors je suis mal renseigné...si vous en savez plus....

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    • Répondu le 18 mars à  08:49 :

      Mais tous les auteurs et autrices en France, sont déjà des indépendants ! Pas besoin d’aller en Belgique !

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      • Répondu le 18 mars à  10:09 :

        Mais non ce ne sont pas des indépendants. Se mettent en micro-entreprises ceux qui faisaient de l’auto édition mais on les reconnait aujourd’hui comme auteurs, ce n’est plus un biais obligé (et ils gardent leur numéro d’Ursaff).

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        • Répondu par autrice bd le 19 mars à  06:42 :

          Des gens qui payent eux-même leurs caisses et qui tirent leurs émoluments (on ne parle même pas de salaire) de leur activité, qui n’ont le droit ni au chômage, ni au congés payés, ni aux arrêts maladies pour compenser la perte de revenus, qui n’ont que la CMU comme couverture sociale, si nous ne sommes pas des indépendants nous sommes quoi, des privilégiés ?

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        • Répondu par auteur chez un éditeur le 19 mars à  06:49 :

          La micro-entreprise ? Quelle foutaise tout autant que le statut d’auto-entrepreneur. Tout le monde dans la BD ne fait pas des jobs d’intervenant à côté pour s’en sortir, ou ne possède pas plusieurs activités de dessin en plus de la bd. La bd doit être une profession qui rémunère le travail à sa juste valeur et non pas un servile accomplissement qui profite seulement à une élite.

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          • Répondu le 19 mars à  11:47 :

            Pour être rémunéré à sa juste valeur, faut vendre des livres. Avoir un peu de succès. C’est la vie d’artiste. Pas une rente ni une place de fonctionnaire.

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            • Répondu par Auteur le 19 mars à  13:49 :

              Tout travail mérite salaire, "artiste" ne veux pas dire crève la faim, ni enrichir les autres. Le processus de création ne se fait pas dans la douleur et les coups. C’est avec une logique comme la vôtre que dans certains pays on musèle la création. La matière grise a aussi une valeur pécuniaire, l’important c’est de ne pas la mettre au ras des pâquerettes, pour qu’on ne mange pas les pissenlits par la racine.

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              • Répondu le 19 mars à  15:22 :

                Artiste a toujours voulu dire « crève la faim », et dans tous les pays. Et encore on vit dans un des pays qui subventionne le plus la création. Bien sûr ça n’est jamais assez.

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                • Répondu par auteur bd le 19 mars à  17:16 :

                  L’état subventionne l’art contemporain, le cinéma, le théâtre, les galeries, le monde des médias, etc... les éditeurs, les groupes de presse et d’édition, parce-que ils ont tous des salariés, mais pas les auteurs BD. Et les subventions ne sont pas réparties pour tout le monde. Il y a d’autres pays dans le monde qui défendent mieux leurs artistes, il faut arrêter de croire que la France fait mieux que tout le monde. Si, la France excelle dans un seul domaine, donner des leçons de démocratie à toute la planète, mais pour le social chez nous, ça devient nul.

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                  • Répondu par kyle william le 19 mars à  17:30 :

                    Allez voir ailleurs si le social est si mieux que ça. A titre personnel, je ne veux pas d’une BD subventionnée et je ne veux pas de médaille non plus. Je suis un auteur libre et indépendant. Je ne veux pas un sou de l’Etat.

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                    • Répondu par auteur bd le 19 mars à  18:00 :

                      C’est ce que je dis, pas un sou de l’état, mais un vrai respect des éditeurs plutôt que de nous mettre le couteau sous la gorge. Quant au social, l’Irlande défend mieux ses artistes que la France.

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                      • Répondu le 19 mars à  21:14 :

                        Il y a de la bd en Irlande ? Irlande du Sud ou du Nord ? Ils subventionnent leurs auteurs ? Encore une fois un artiste peut honorer des commandes de l’Etat mais il doit garder son indépendance.

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                        • Répondu par Crobard le 20 mars à  07:58 :

                          L’Irlande a mis en place un véritable statut social pour ses artistes, une bien meilleure défense de leur niveau de vie et de leurs droits, pas des commandes d’état comme en France qui ne bénéficient de toute façon qu’à des privilégiés. Ici, on préfère attendre les gilets jaunes dans la rue (le peuple, quoi !), on matraque et on donne des leçons de citoyenneté. Pendant ce temps, nos politiques défilent dans les prétoires des tribunaux.

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                          • Répondu le 20 mars à  09:08 :

                            On peut toujours trouver mieux ailleurs, donc. L’Irlande, c’est pas le pays qui a légalisé l’IVG en 2018 ?

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                            • Répondu par Toca le 20 mars à  12:25 :

                              « L’Irlande, c’est pas le pays qui a légalisé l’IVG en 2018 ? »

                              Et alors ? Vous êtes contre l’IVG ? Contre le droit des femmes à disposer de leur corps ?

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                              • Répondu le 20 mars à  13:41 :

                                Au contraire. Mais pour un pays que certains ici voudraient ériger en modèle social, la légalisation de l’IVG y a été bien tardive.

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                        • Répondu le 20 mars à  08:19 :

                          "Irlande du Sud’

                          Elle s’appelle Irlande (tout court) ou République d’Irlande.

                          Si’l n’y a plus de BD en Irlande ou Royaume-Uni, c’est la faute aux comics américains.

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                          • Répondu le 20 mars à  09:48 :

                            L’Irlande a effectivement amélioré l’accès aux indemnités chômage pour les artistes visuels. Mais c’est tout récent, ça remonte à 2019. Et la légalisation de l’avortement à 2018. Pour trouver une politique culturelle plus favorable aux artistes, je serais curieux d’aller voir plutôt du côté des pays scandinaves.

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                            • Répondu le 20 mars à  11:50 :

                              Les pays scandinaves ont des sols et des mers à exploiter. Leur richesse vient de là, pas de la bande dessinée. Ils font quoi les pays scandinaves pour développer la bande dessinée ?

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                              • Répondu le 20 mars à  13:37 :

                                On ne parle pas de bande dessinée mais des droits des artistes et des auteurs. Je serais curieux de savoir ce qu’il en est dans des pays socialement avancés comme les pays scandinaves.

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                                • Répondu le 20 mars à  17:22 :

                                  La Scandinavie, le modèle parfait ! À se demander pourquoi le monde entier n’est pas scandinave ! Trondheim, c’est en Norvège, non ?

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                                  • Répondu le 20 mars à  19:33 :

                                    Personne n’a dit que c’était parfait non plus. On y paye beaucoup d’impôts, c’est le principe.

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            • Répondu le 19 mars à  15:26 :

              Pour être rémunéré à sa juste valeur, faut vendre des livres.

              La valeur d’un artiste c’est ce qu’il vend ? Donc Proust, Van Gogh etc sont des gros nuls.

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              • Répondu le 19 mars à  15:49 :

                Non pas sa valeur. On parlait de sa rémunération. Van Gogh est l’incarnation même du génie crève-la-faim. Pour sortir de la misère, il aurait fallu qu’il vende des tableaux. La bd c’est pareil. Mais ça n’empêche pas le génie.

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              • Répondu le 19 mars à  15:56 :

                Vendez des albums. Ou prenez un autre job. Personne ne vous a obligé à faire ce métier. Cessez de vous plaindre. Négociez vos contrats. N’attendez rien de l’Etat. De toute façon vous n’aurez rien. Les auteurs n’obtiendront jamais un statut comparable aux intermittents, lesquels resteront une exception.

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                • Répondu par Onomatopée le 19 mars à  17:18 :

                  On ne vous parle pas de subventions, mais d’une juste rémunération du travail accompli, point à la ligne !

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                  • Répondu le 19 mars à  17:58 :

                    Le cinéma bénéficie de 11 milliards de subventions de l’état par an ! Faut pas s’étonner que des auteurs BD se tournent vers le cinéma, alors de là à défendre les autres auteurs, faut pas rêver !

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                  • Répondu le 19 mars à  18:45 :

                    Ça ne concerne pas l’Etat mais la relation entre auteurs et éditeurs. Les auteurs sont mal payés parce qu’ils acceptent de l’être. Parce que leur objectif et celui des éditeurs restent les mêmes : obtenir un succès de librairie. Seul le succès permet de bien gagner sa vie. C’est une banalité mais apparemment il faut la rappeler sans cesse. Sfar et Trondheim ne sont pas représentatifs. Ils touchent de grosses avances et vendent bien leurs livres.

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                    • Répondu par Sachez-le. le 19 mars à  20:59 :

                      Sfar et Trondheim ne sont pas représentatifs. Ils touchent de grosses avances et vendent bien leurs livres.

                      Vous parlez sans savoir. Non ils ne touchent pas de grosses avances, et si Sfar vend plutôt bien ses livres (pas tous, surtout le Chat du Rabbin) ce n’est pas le cas de Trondheim, il ne fait pas de grosses ventes, il n’a pas de best sellers, mais il produit beaucoup et a un public fidèle.

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                      • Répondu le 20 mars à  08:03 :

                        C’est vrai Donjon, ça n’a pas du tout, mais alors, pas du tout marché. Vous nous prenez pour des perdreaux de trois semaines ?

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                      • Répondu le 20 mars à  08:33 :

                        Sfar et Trondheim produisent tous les deux beaucoup (trop ?). Ils n’ont pas des avances médiocres et ils n’ont pas jamais été pauvres. Ils ont beaucoup de titres qui se vendent un peu ou bien. Des œuvres adaptées en dessin animé, de nombreuses traductions. Ce qui fait pas mal de droits par an en plus des avances. Ils font partie des auteurs qui vivent très bien de la bande dessinée et ne sont pas du tout représentatifs de ce que vivent la majorité des auteurs. Vous pouvez ranger votre violon.

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                      • Répondu le 20 mars à  09:04 :

                        Tout est flou dans votre réponse. A partir de combien d’exemplaires vendus définissez vous un succès de librairie ? Si Trondheim ne touche toujours pas d’avances confortables, c’est qu’il n’est pas très malin. On comprend qu’il ne soit pas content.

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                        • Répondu le 20 mars à  11:39 :

                          Aujourd’hui, si vous vendez plus de 5000 exemplaires, votre éditeur est content. Et si vous réimprimez à plus de 1000 exemplaires, c’est pas mal du tout. Un succès de librairie, à la louche, à partir de 12000 / 15000 exemplaires.

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                          • Répondu le 20 mars à  13:46 :

                            Voilà. J’imagine que la moyenne de Trondheim et Sfar se situe quand même au dessus. Maintenant, même un succès de librairie aux alentours de 5000 ou même 12000 exemplaires ne permet pas à un auteur de vivre correctement.

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                    • Répondu par auteur (chez un gros éditeur) le 20 mars à  07:53 :

                      On n’accepte pas d’être mal payé et nous ne sommes pas à la recherche absolu d’un best-seller. Mais c’est toujours la confrontation pot de terre contre pot de fer. Il faut que le gouvernement légifère.

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                      • Répondu le 20 mars à  09:11 :

                        Légifère pour dire aux éditeurs de produire moins de livres et de payer mieux les auteurs ? L’espoir vous fait vivre.

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                        • Répondu le 20 mars à  10:25 :

                          Sans légiférer, les auteurs devraient commencer par relire leurs contrats et leurs relevés. S’ils obligeaient les éditeurs à appliquer à la lettres leurs contrats, la surproduction prendrait un bon coup de plomb dans l’aile.

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                          • Répondu par Auteur-trice le 20 mars à  12:28 :

                            C’est toujours beau à voir les donneurs de leçons, qui, dès qu’on gratte, ne sont même pas dans la profession.

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                            • Répondu par auteur et auto-édité le 20 mars à  14:21 :

                              Il y a des gens obtus sur ce forum, qui n’ont toujours pas compris que la matière grise ça se paie. Sinon, on va se retrouver aux prochaines élections avec des ultra néo-libéraux et des libéraux d’extrême droite, qui n’en ont rien à fiche de l’art. Ils diraient quoi ces donneurs de leçons si on touchait à leurs salaires et leurs avantages sociaux ? Ils seraient les premiers à gueuler dans la rue ! N’achetez plus d’albums alors, si vous trouvez que les auteurs et autrices se plaignent trop ! Les éditeurs se mettraient enfin à réfléchir...

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                              • Répondu par bloget le 20 mars à  15:25 :

                                Le coup de gueule de Lewis, n’a déclenché aucun intérêt médiatique et par conséquent aucun relais du problème dénoncé par l’auteur en question. À l’heure ou une crise de spasmophilie de Loana ou le slip de Benjamin Castaldi, ont la capacité de déclencher un torrent médiatique, cette absence de réaction est déjà une réponse en soi, circulez il n’y a rien à voir.

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                                • Répondu le 21 mars à  18:03 :

                                  « Le coup de gueule de Lewis, n’a déclenché aucun intérêt médiatique »

                                  BFM, RTL, Europe1, France infos, LCI, la presse quotidienne en ligne... ce n’est pas aucun.

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                              • Répondu le 20 mars à  15:36 :

                                De toute façon, l’extrême-droite est aux portes du pouvoir en France, comme dans beaucoup d’autres pays. Je ne sais pas si c’est en rapport avec le fait que la matière grise soit sous-payée. Mais c’est une hypothèse intéressante.

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                                • Répondu le 20 mars à  17:09 :

                                  L’auteur voulait sûrement dire que si déjà aujourd’hui on les malmène, ce n’est pas demain avec l’extrême-droite ou des ultra-libéraux, qu’ils seront mieux valorisés. D’ailleurs, ça ne sera bon pour personne dans la société.

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                            • Répondu le 20 mars à  17:20 :

                              Je relis mes contrats et mes relevés. J’embête mes éditeurs et producteurs et je sais que la plupart des auteurs et autrices ne savent pas les lire.

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                              • Répondu par Onomatopée le 20 mars à  19:58 :

                                Moi aussi je sais lire mes contrats et mes relevés. Mais lorsque j’embête mon éditeur sur certains points qui méritent d’être ré-évalués, on me dit que si ça ne me plaît pas, il y a d’autres maisons d’édition. Et comme dans le métier les nouvelles vont très vite, décrocher un contrat avec une réputation d’emmerdeur, même si défendre ses droits est légitime, c’est mission impossible, personne pour vous signer. Les éditeurs ont les lois pour eux, les auteurs n’ont pas les moyens de se payer un avocat et s’ils le font, ils sont mort dans la BD. Et ça, les éditeurs en abusent largement.

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                                • Répondu par gogo le 5 avril à  21:59 :

                                  Il faut bien voir la vidéo jusqu’au bout quand Trondheim dit : "La seule chose qu’on peut faire c’est des petites vidéos stupides".
                                  Mine de rien il y a de quoi méditer sur cette phrase

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