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Hellblazer : Rise & Fall - Par Tom Taylor & Darick Robertson - Urban Comics

  • D’étranges anges tombent du ciel. Il s’agit d’hommes d’affaires (multi-)milliardaires à qui des ailes ont été cousues dans le dos puis arrachées au nez et à la barbe d’une police impuissante. Parmi les enquêteurs envoyés sur l’affaire se trouve Aisha Bukhari, amie d’enfance de notre héros ésotérique à l’imper'.

Tom Taylor revisite le passé de Constantine en débutant cet album à la naissance même de John. Une naissance tragique qui apportera la mort à sa mère, dont l’épitaphe sur sa tombe sera « bien-aimée épouse de Thomas et mère de Cheryl. Morte en nous donnant John ». Autant dire que son père lui en voudra éternellement pour la perte de sa femme. Une colère qui engendrera les penchants ésotériques de son fils dès le plus jeune âge, bien décidé à contredire son paternel autant que faire se peut…

C’est ainsi qu’on le retrouve avec deux amis d’enfance autour d’un pentacle. Un rituel qui sera la source des crimes perpétrés de nos jours avec ces anges fictifs, mais bel et bien morts ! Car non content d’orchestrer des meurtres spectaculaires, l’assassin se présente sous les traits de ce jeune rouquin rencontré en début d’ouvrage, décédé suite aux incantations d’un John Constantine en culottes courtes.

Que s’est-il passé lors de ce rituel au bord de la rivière de son enfance ? Qui se cache sous le masque d’un enfant ? Et pourquoi le diable, en personne, souhaite le retrouver mort ou vif, quitte à accompagner notre anti-héros partout où son enquête le mène ?

Hellblazer : Rise & Fall - Par Tom Taylor & Darick Robertson - Urban Comics
©Darick Robertson / Urban Comics

Autant dire que Tom Taylor a réussi à susciter l’intérêt des adeptes de Constantine, qu’ils soient férus des comics Hellblazer ou charmés par son insolence et son charisme dans le film avec Keanu Reeves. Dans tous les cas, on se laisse happer par le scénario et le graphisme achève de nous conquérir. Tout en maintenant les teintes glauques qui siéent à la série, colorisées par Diego Rodriguez, Darick Robertson apporte une touche plus envoûtante et détaillée des protagonistes. Les visages ne sont pas dans l’ombre des démons, mais lumineux, expressifs, proches d’une caricature raffinée et presque réaliste.

Un style qui déroge aux règles tacitement établies par les auteurs précédents, griffonnant des personnages à la lueur des réverbères, tapissant les ombres de démons assoiffés de sang… mais qui n’enlève aucun piment à la trame qui mêle sans vergogne humour noir et ésotérisme des plus sombres.

(par Marc Vandermeer)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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