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Avec "Noir burlesque", Enrico Marini s’attaque au genre iconique du polar américain

Par Charles-Louis Detournay le 17 décembre 2021                      Lien  
Après s’être attelé à l’aventure historique avec "Le Scorpion", à l’action avec "Olivier Varèse", au Péplum avec "Les Aigles de Rome", aux super-héros avec "Batman", au western avec "L’Étoile du désert", au fantastique avec "Rapaces" et à l’anticipation avec "Gipsy", Enrico Marini change encore de registre en s’attaquant à un autre univers iconique : le récit noir américain, avec "Noir burlesque" (Éditions Dargaud). Et ça déménage !

Certains albums restent longtemps en gestation, avant que l’on ait la chance de pouvoir les découvrir. C’est souvent le cas chez Enrico Marini. Les Aigles de Rome avaient « mariné » plusieurs années avant que l’auteur ne trouve finalement l’occasion de s’y consacrer. Et cela a finalement été la même chose avec ce nouvel album paru récemment : Noir burlesque.

En effet, il y réfléchit depuis plus de cinq ans et, alors qu’il pensait le débuter juste après le tome 5 des Aigles de Rome, un chevalier noir est arrivé dans sa vie sans crier gare, postposant encore la concrétisation de ce projet de trois années, le temps de deux albums se déroulant dans la ville de Gotham et d’un dernier tome du Scorpion. Mais cette fois, ça y est : Noir burlesque est bien présent dans les étals de libraire pour cette fin d’année, prêt à être glissé sous le sapin.

Avec "Noir burlesque", Enrico Marini s'attaque au genre iconique du polar américain

Pour savoir de quoi cela parle, le mieux est de repartir des propos de l’auteur lui-même, tel qu’il nous l’expliquait en 2019 : « Ce one-shot se [déroule] dans les années 1950 aux États-Unis. C’est un défi que je me suis lancé, car je n’ai jamais écrit dans ce genre… même si le Batman prenait parfois les atours d’un polar. Je vais pourtant essayer de sortir du carcan du genre. Même : je vais tenter d’en maintenir l’atmosphère. Je voulais aussi évoquer l’univers de la danse burlesque… afin de ne pas dessiner que des gros bras avec des flingues ! On y [retrouve] l’humour et du drame dans un gros one-shot de 150 pages avec un style graphique plus léger, si j’arrive à tenir ce rythme un plus rapide, en épurant un peu mon style, au lavis avec peut-être quelques touches de couleur, dans le style des vieilles photos ou des anciens films. Je veux proposer un tempo différent, en allant à l’essentiel sans m’éterniser sur des planches bourrées de détails. Si je parviens à faire coïncider la forme au fond ! »

Ce défi graphique et scénaristique, Marini l’a presque concrétisé à 100%. Toutes ses envies originelles se retrouvent finalement dans album... sauf que ce gros one-shot de 150 planches s’est transformé en deux albums de près de cent pages chacun. Pourquoi ? Nous allons laisser l’auteur lui-même vous expliquer tout cela, et vous entraîner dans son univers de gangsters et de danses burlesques à la fois âpre et pleines de volupté. Un univers en noir et blanc où le rouge est venu bouleverser la donne, avec toute sa force symbolique.

Une interview de Charles-Louis Detournay - Montage : Auxence Delion - Une production ActuaBD.com

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(par Charles-Louis Detournay)

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Code EAN : 9782505083733

Noir burlesque T. 1. Par Enrico Marini (scénario et dessin). Dargaud. 96 pages. Sortie le 05/11/2021. 18€.

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  • Rapaces : la chronique du T. 4

Photo en médaillon : Charles-Louis Detournay

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