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L’hommage de Marini aux polars américains [PODCAST]

Par Charles-Louis Detournay le 12 décembre 2022                      Lien  
Avec la seconde partie du diptyque "Noir burlesque", Enrico Marini livre un récit graphiquement inspiré et rendant surtout hommage aux longs-métrages du genre. Entre humour et action, parodie et sensualité, cette conclusion parachève l'ensemble et vient apporter un éclairage différent sur le premier tome. Marini lui-même nous livre les clés de lecture de cette mini-série.

L'hommage de Marini aux polars américains [PODCAST]Nous vous en parlions il y a quelques jours, Marini a terminé le polar sur lequel il travaillait depuis plusieurs années. Imaginé comme un one-shot, l’auteur et son éditeur ont finalement décidé de le découper en deux. Un choix justifié, car l’ensemble dépassait les 200 planches. Néanmoins la lecture de la première partie n’a pas emballé certains lecteurs autant qu’ils l’attendaient. Un sentiment qui devrait se dissiper à la lecture de cette seconde partie, car tous les morceaux du puzzle alors s’assemblent, pour former une entité plus forte et d’autant plus légitime.

Les deux moitiés du récit sont pourtant des entités distinctes. Le récit comporte une véritable césure à la fin du premier tome, ce qui permet de ne pas ressentir de réelle frustration en s’arrêtant en plein milieu du récit. De plus, Marini a travaillé séparément les deux aspects du mot "burlesque" : le premier tome s’appuie davantage sur le spectacle érotique où son héroïne Caprice dévoile ses charmes ; le second tome se focalise sur des effets comiques, parfois déroutants, comme par exemple cet indien sanguinaire s’exprimant en hongrois.

Disposant maintenant des deux faces de la même œuvre, on saisit beaucoup mieux l’idée de Noir burlesque : un hommage aux polars américains des années 1950, surtout au cinéma, où le récit ne s’embarrassait pas toujours de subtilités pour contenter le public.

Dans notre cas, Enrico Marini nous offre heureusement quelques surprises bienvenues, à commencer par le rôle des femmes dans ce deuxième opus. Il s’éloigne d’un aspect volontairement limité de la femme-objet du premier volet pour mieux diversifier les points de vue : la femme-enfant que l’on veut protéger, la femme-fatale qui captive, la femme-mère qui protège et contrôle. Laquelle aura-t-elle le dernier mot ?

Slick reçoit une dernière chance pour sauver sa peau : voler un tableau

L’autre grande qualité du récit réside naturellement dans son graphisme. L’auteur joue avec des cadrages pour s’amuser, dans une technique rapide qui ne lui demande pas une grande rigueur historique et qui lui permet, par la même occasion, d’insuffler beaucoup de dynamisme et d’humour à l’ensemble. L’utilisation de la couleur rouge, guidant le regard du lecteur, autorise d’intéressants contrastes mis en lumière par ses lavis.

Des éléments que Marini nous explique lui-même dans cet entretien, sans oublier de nous donner quelques indications sur le nouveau récit sur leqquel il travaille actuellement :

Propos recueillis par Charles-Louis Detournay.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782505113997

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Noir Burlesque T. 2 - Par Enrico Marini - Dargaud

Concernant la même série, lire également :
- Noir Burlesque T. 2 : Marini avec son art et son rêve
- Exposition Enrico Marini - Noir Burlesque T. 2 à la Galerie 9e Art (Paris)
- Avec "Noir burlesque", Enrico Marini s’attaque au genre iconique du polar américain

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Photo en médaillon : Charles-Louis Detournay

Noir Burlesque Dargaud ✏️ Enrico Marini Polar
 
PAR Charles-Louis Detournay  
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