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Liv Strömquist ("Astrologie") au Pop Women Festival : "le cœur de mon travail demeure d’être extrêmement critique" [INTERVIEW]

Par Romain GARNIER le 13 avril 2023                      Lien  
Au Pop Women Festival de Reims, Liv Strömquist, autrice de bande dessinée et figure féministe suédoise, allait à la rencontre de son public avec sa dernière BD, "Astrologie" (Editions Rackham). Pour nous, Liv Strömquist est revenue sur sa carrière, sa manière de créer, son rapport à la bande dessinée, la féminisation de sa profession et même la place de la bande dessinée franco-belge en Suède.

Pourquoi était-il important pour vous d’être ici, en France, au Pop Women Festival, toute jeune manifestation qui valorise avant tout la création féminine ?

LS : Je suis vraiment ravie d’avoir été invitée à ce festival qui a invité autant de femmes-artistes. C’est une réalité, il y a encore beaucoup de travail pour avoir plus d’artistes-femmes sur le devant de la scène. Ce festival est vraiment bien pour se rencontrer, se donner de l’énergie et stimuler la créativité de chacune.

Liv Strömquist ("Astrologie") au Pop Women Festival : "le cœur de mon travail demeure d'être extrêmement critique" [INTERVIEW]
© Pop Women Festival

Vous avez fait des études de sciences politiques. Quand on vous lit, on a l’impression de lire une sociologue, une anthropologue. Pourquoi avez-vous fait le choix de la bande dessinée, plutôt qu’un strict recours à l’écrit ? Pourquoi le medium bande dessinée est-il si important ?

LS : C’est beaucoup plus marrant pour moi de faire de la bande dessinée (rires). C’est un média où je peux ajouter de l’humour, des blagues, expliquer des choses dont seule l’image peut rendre compte, faire que ce soit plus accessible aux lecteurs. J’aime vraiment faire de la bande dessinée.

Quand vous faites une bande dessinée, en plus d’être une artiste, avez-vous le sentiment de porter le fait d’être une femme ? Qu’un combat féministe est indissociable de votre démarche artistique ?

LS : Quand j’écris mes livres, forcément, il y a avant tous mes émotions et l’actualité du monde dans lequel je vis. Il y a tout ce que j’ai envie d’exprimer, ce que je ressens d’important dans le moment présent. Bien sûr, mes livres sont le reflet de ma pensée ou de mon expérience. Donc je ne pense pas que l’on puisse réellement séparer les deux.

Anneli Furmark, autrice de la bande dessinée suèdoise dont le travail est admiré par Liv Strömquist,
© Martin Stenmark

Quelle est la place des femmes dans la bande dessinée suédoise ?

LS : Depuis environ dix ans, il y a eu un fort développement de la présence des femmes artistes de bande dessinée en Suède. Quand j’ai commencé, cela n’était pas comme ça. Quand j’ai grandi, il n’y avait qu’une ou deux femmes qui pouvaient servir de modèle. Ces dernières années, elles sont beaucoup plus nombreuses. Je le ressens. Aujourd’hui, elles représentent autour de 50 % des artistes de bande dessinée.

En France, la grande autrice, Claire Brétécher, avait été décrite en son temps comme la plus grande sociologue par un intellectuel français de renommée, Roland Barthes, pour ses bandes dessinées mettant en scène tant la classe moyenne que la classe bourgeoise. Ne pensez-vous pas que l’on puisse dire la même chose de vous, que vous êtes aujourd’hui une grande sociologue ?

LS : Merci ! (rires)... J’essaye, oui. Je suis très intéressée par la sociologie. J’utilise les théories sociologiques et leurs questionnements pour mettre en perspective la société. Mais ce n’est pas une sociologie de l’individu et des problèmes spécifiques, cela tourne davantage autour de la structuration de la société. Comment est-elle construite ? Quels sont les comportements et modes d’actions collectifs à décortiquer ?

Planche extraite de "Le palais des miroirs", bande dessinée dans laquelle Liv Strömquist analyse les idéaux de beauté féminine, le rapport à soi et l’usage des réseaux sociaux, s’appuyant notamment sur les travaux de René Girard, historien, anthropologue et historien français
© Éditions Rackham

Lisez-vous de la bande dessinée ?

LS : Non...enfin, j’en lis un peu. Quand j’étais une enfant, j’en lisais énormément. J’ai notamment grandi avec les classiques de la bande dessinée franco-belge comme Lucky Luke, Astérix et Tintin. Tout cela, j’adorais quand j’étais une enfant. Mais j’aimerais tellement avoir l’opportunité d’en lire plus. Je ne suis pas quelqu’un qui a une connaissance importante de la bande dessinée contemporaine. Malheureusement.

Savez-vous comment la bande dessinée franco-belge est perçue en Suède ? En achète t-on ?

LS : Les classiques sont très populaires en Suède. Mais la Suède n’a pas la même culture de la bande dessinée qu’en France. Pour moi, venir ici, c’est comme un paradis. Cette énorme culture de la bande dessinée, toutes ces petites librairies spécialisées où vous pouvez trouver, de manière extraordinaire, tous les types de bandes dessinées, de sujets, de styles qui existent. Tout cela n’existe absolument pas en Suède….

C’est une longue histoire mais, par exemple, en Suède, nous n’avons pas de librairies indépendantes. Parce que le prix du livre n’est pas fixe. Donc, nous avons de grandes chaînes commerciales qui vendent avant tous quelques succès commerciaux. Il n’y a pas une multitude de propositions car celle-ci est liée à une culture de la librairie. Et vous ne commandez pas davantage sur internet parce que vous ne pouvez pas ouvrir, feuilleter, voir si le dessin vous plaît, au contraire d’une librairie. Donc les gens ne vont pas vers la découverte d’une bande dessinée plus diverse. Heureusement, il y a quand même quelques artistes engagés, avec une patte artistique très forte, qui arrivent à émerger comme la Française Marjane Satrapi qui est très connue eu Suède.

Vous avez reçu de nombreuses récompenses dont le Prix Adamson de la meilleure autrice suédoise pour l’ensemble de son œuvre, le prix du dessin de presse EWK et vous êtes doctor honoris causa de l’université Catholique de Louvain et Malmö. Vous avez donc une reconnaissance de la part d’institutions. Pensez-vous toujours être une autrice subversive, comme lorsqu’en 2017 vos dessins exposés dans le métro de Stockholm ont provoqué de très vives réactions ?

LS : Bien sûr, je suis beaucoup moins Underground que quand j’ai commencé. J’ai un lectorat beaucoup plus large qu’auparavant, ce qui m’a peut-être amené à m’exprimer différemment. Quand on commence, qu’on est dans l’Underground, on peut taper fort, avoir des punchlines très fortes. Peut-être qu’on fait attention à être moins blessant et plus à l’écoute quand on a une audience plus large. Cela n’empêche cependant pas que le cœur de mon travail demeure d’être extrêmement critique. D’interroger la société, d’interroger les rapports de pouvoir. Ça, cela ne change pas et cela ne changera pas.

Extrait de "L’origine du monde", bande dessinée dans laquelle Liv Strömquist réalise un travail de déconstruction sur la perception du clitoris à travers l’histoire
© Éditions Rackham

Souhaiteriez-vous recevoir un prix au festival d’Angoulême ? Cela serait important pour vous ou cela ne changerait rien ?

LS : J’avoue n’y avoir jamais pensé. (rires) Je ne sais pas. Je suis reconnaissante pour toute expression de l’appréciation de mon travail. Je ne sais pas quoi dire de plus...(rires) En fait, c’est déjà une énorme surprise, qui me rend très heureuse, d’avoir tout ce public français qui suit mon travail, qui me permet de venir en France. Avoir une telle audience en France, c’est déjà une belle reconnaissance.

Quand vous préparez une bande dessinée, comment construisez-vous votre narration visuelle ? Le découpage de vos planches ? Comment pensez-vous et préparez-vous cela ?

LS : J’ai toujours écrit mon script en premier. Le texte, l’écriture. C’est souvent la plus grosse partie du travail. Après cela, quand mon script est écrit, j’ai un système de numérotation. D’abord, sur le scénario je numérote et je reporte les numéros sur mon découpage par case. Ce qui me permet de choisir où mettre les éléments. Ensuite, dans les cases, je précise ce qui doit se passer, parfois des dialogues, parfois des actions. Puis, je commence à dessiner. Je dessine très vite. Il y a des dessins que j’encre directement, à main levée, et d’autres que je prépare d’abord avec des croquis.

Extrait de "Grandeur et décadence" où Liv Strömquist critique le système capitaliste ultralibéral et financier
© Éditions Rackham

Mais je n’ai pas une formation préalable en dessin, spécifiquement. Je sais donc qu’il existe des choses que je ne sais pas dessiner. Par ailleurs, je travaille en atelier avec une artiste extrêmement douée en dessin, donc cela m’arrive souvent de lui demander son avis et ses conseils pour des questions de perspective ou d’autres éléments à dessiner. En particulier, je demande souvent des conseils pour la 3D, la perspective, comme par exemple les escaliers. Ce qui est important pour moi, c’est que quand les lecteurs ouvrent le livre, il faut que tout soit immédiatement compréhensible, que personne ne butte, et qu’en même temps il existe une véritable variété de plans pour la dynamique.

Auriez-vous trois bandes dessinées à conseiller qu’il serait absolument nécessaire de lire ?

LS : Excellente question ! J’aime beaucoup la bande dessinée Pinocchio du français Winshluss. Je l’ai lue il y a quelques années et je l’ai chez moi. Je pense que c’est vraiment une très bonne bande dessinée. C’est très dark ! (rires)

Quoi d’autre ?... Plutôt des bandes dessinées suédoises, mais pas forcément très connues. Je suis très inspirée par une autrice traduite en français, Anneli Furmark. Elle a été nommée à Angoulême sélection officielle, 2022 avec son livre Walk to the corner. Je recommande vraiment son travail.

Une autre artiste, également traduite, est Moa Romanova [Toujours tout foutre en l’air aux éditions Revival].

Enfin, je recommande une autre artiste suédoise, qui doit être traduite, se nommant Daria Bogdanska. Elle a écrit une bande dessinée intitulée Dans le noir [traduite aux Éditions Rackham, autobiographie]. Elle est née en Pologne et est venue vivre en Suède. Cela raconte son parcours, notamment lorsqu’elle travaillait dans un restaurant, avec d’autres personnes, dans de très très mauvaises conditions. C’est vraiment une très bonne bande dessinée, très drôle. Elle travaille maintenant dans mon studio ! (rires)

Extrait de "Astrologie" de Liv Strömquist dans laquelle elle étudie le rapport contemporain à l’astrologie et la pseudo-rationnalité sur laquelle elle repose
© Éditions Rackham

Nous avons lu votre dernière bande dessinée, Astrologie. Êtes-vous une pseudo-rationnelle ?

LS : Non ! (rires).

Après le capitalisme, le féminisme, l’histoire de la sexualité, l’astrologie, le couple hétérosexuel, la famille nucléaire, quel est votre prochain projet ?

LS : Je ne parle jamais de mes projets ! (rires) Mais je travaille sur un nouveau livre à venir. Il sortira en 2024 en Suède. Je suis seulement en train de travailler sur le script qui n’est pas fini !

(par Romain GARNIER)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782878272529

Merci à Flore Piacentino, éditrice jeunesse chez Albin Michel, pour la traduction simultanée réalisée lors de l’interview.

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26 Messages :
  • ce n’est que mon avis, mais les visuels de l’article sont d’une grande médiocrité, tristes et sans inspiration.

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    • Répondu le 14 avril 2023 à  07:33 :

      Ce n’est que votre avis peu éclairé.

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      • Répondu par Max le 14 avril 2023 à  08:02 :

        Vous, vous n’êtes que lumière...

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        • Répondu le 14 avril 2023 à  10:54 :

          Pas moins qu’un autre. Tout le monde peut poster son petit avis ici mais ça n’apporte pas grand chose. Il y aura autant d’avis que d’individus.

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      • Répondu le 16 avril 2023 à  13:39 :

        La nécessité d’être éclairé prouve que ce n’est pas très clair à la base.

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      • Répondu le 17 avril 2023 à  06:21 :

        Éclairez ma lanterne !
        Comme je suis bête, je vois des dessins maladroits et bâclés. Mais vous allez certainement pouvoir m’expliquer en quoi ils sont au contraire habiles et inventifs.
        Suffit pas d’affirmer qui’l faut être éclairé pour apprécier. Trop facile !

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        • Répondu le 17 avril 2023 à  12:59 :

          Vous n’êtes pas bête, mais vous manquez peut-être un petit peu de culture graphique et de références visuelles, c’est tout. Ces dessins n’ont rien de révolutionnaires ni d’innovants, mais ils ont plutôt réussis (de mon strict point de vue) et en tout cas typiques de l’une des mouvances de la BD underground européenne, elle-même le plus souvent influencée par l’underground américain des années 60 et 70 dans la lignée du Pop-Art, pour résumer très grossièrement. En France, Pierre Lapolice, parmi d’autres, développe un style similaire, avec un peu plus de virtuosité et l’influence de mouvements artistiques locaux comme la Nouvelle Figuration et le groupe Bazooka. En Espagne, il y a notamment Sonia Pulido qui synthétise à sa façon toutes ces influences avec beaucoup de talent.

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          • Répondu le 18 avril 2023 à  06:10 :

            Vous confondez tout. Il y a des gens qui ne savent pas dessiner, qui ne sauront jamais dessiner et qui ne maîtrisent pas l’art de la BD. Cela a toujours existé et à toutes les époques. La différence, c’est qu’aujourd’hui la mode du roman-graphique ou BD du réel, leur offre une formidable vitrine d’exposition. La nouvelle figuration ou Bazooka, Kiki Picasso en tête, n’ont rien à voir avec la BD, pas plus que Roy Lichtenstein. Ils s’en sont inspirés, comme ils se sont inspirés du reste de la société. Ce sont des artistes contestataires, plus versés dans l’art contemporain que dans la BD, tout en cassant les codes institutionnels. Cette vague contestataire du début des années 80, était déjà issue du mouvement Punk. Les artistes plasticiens comme Lapolice ou Pulido sont bons dans leur domaine, pour la BD, on repassera.

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            • Répondu le 18 avril 2023 à  12:20 :

              C’est vous qui au contraire compartimentez les choses de façon excessive. Tous les auteurs de BD que je connais, et moi-même, sont influencés aussi bien par la BD que par l’illustration, la peinture, même la musique, tous les arts en fait. Je ne sais pas quelle acception vous donnez au mot "BD", mais pour moi, Liv Strömquist, Pierre Lapolice et Sonia Pulido sont incontestablement des auteurs de BD. Quant à "savoir dessiner", personne ne sait ce que ça veut dire. Avant de vouloir brûler Picasso parce qu’il se conduisait mal avec les femmes, les mêmes esprits étroites ont longtemps prétendu qu’il ne savait pas dessiner…

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              • Répondu le 19 avril 2023 à  05:25 :

                Les œuvres de Picasso entre 1896 et 1897, lui ont permis de gagner plusieurs concours de peintures en Espagne et à Paris, et personne ne le décriait à l’époque, ne dites pas n’importe quoi. Bien sûr qu’un artiste se nourrit de tout ce qui fait Art. Mais comme dans toutes les professions, certains sont bons et d’autres pas. Les éditeurs devraient faire des stages de dessin pour comprendre ce que « savoir dessiner » veut dire, et l’IA ne va pas arranger la situation.

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                • Répondu le 19 avril 2023 à  13:07 :

                  Des stages de dessins ? Et qui les organise ? Qui décide de ce qui est "bien dessiné" et de ce qui ne l’est pas ? ll faut une police de l’art ? Et après 1897, tout ce qu’a fait Picasso est à jeter ? C’est incroyable de trouver dans le milieu de la BD des gens qui ont une vision aussi étriquée et conservatrice de ce que doit être le dessin. On se croit revenu en 1890 quand les impressionnistes se faisaient traiter de tous les noms. La révolution de l’Art moderne est encore à faire dans le milieu de la BD (du moins franco-belge). La BD est encore bien souvent le refuge de l’art pompier, ce qui n’est pas un mal en soi, il y a d’excellents artistes dit "pompiers" et il y a une pertinence à dessiner de façon académique quand on s’adonne à la BD de genre, ce qui représente encore un certain pourcentage de la production. Le problème c’est que trop souvent les amateurs de BD restent traditionalistes et vont préférer un dessinateur laborieux qui dessine académiquement mais mal, à un dessinateur véritablement habile qui pratiquera l’épure ou le dessin "jeté". Il y a encore très souvent une prime à l’effort dans l’appréciation qu’on donne à une BD : si on a la sensation que le dessinateur a beaucoup travaillé et a passé du temps sur sa planche, on pense "c’est bien dessiné" alors que ça n’a rien à voir. A l’inverse quelqu’un qui va vite ou utilise des expédients tels que la doc photo ou le détournement d’images va se voir qualifié d’escroc, de bâcleur ou de maladroit. Beaucoup sont encore prisonniers de critères purement artisanaux ou traditionnels qui n’ont rien à voir avec l’art.

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                  • Répondu le 19 avril 2023 à  15:14 :

                    Pas la peine de nous faire un récapitulatif des 150 années passées !
                    Quoiqu’il en soit, dessin académique ou pas, il y a des artistes adroits et inventifs, d’autres qui sont inventifs mais maladroits et d’autres qui ne sont pas inventifs mais maladroits.

                    Liv Strömquist est de la troisième catégorie. Celle de ceux qui utilisent la bande dessinée comme une tribune et le dessin comme un simple véhicule pour exprimer des idées de plus en plus conformistes.

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                  • Répondu le 19 avril 2023 à  17:16 :

                    Pour pratiquer l’épure ou le dessin jeté, il faut savoir correctement dessiner à la base. C’est à partir de solides acquis, que l’on peut élaguer jusqu’à produire un style graphique qui touche à l’essentiel. À vouloir produire plus pour augmenter les marges de rentabilité, tout en réduisant le temps de travail sur une œuvre, les éditeurs scient la branche sur laquelle tout le monde est assis. Il y a beaucoup de personne comme Liv qui défendent une tribune et non pas l’outil BD et qui feraient mieux de confier le dessin à quelqu’un d’autre de plus doué, pour mieux se concentrer sur les écrits.

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                    • Répondu le 20 avril 2023 à  13:12 :

                      Je ne suis pas du tout d’accord avec tous ces point de vue hyper-rétrogrades et incultes. Liv Strömquist dessine très bien, elle est largement au dessus du niveau moyen, même dans l’underground qui se soucie en effet généralement d’académisme. Ces querelles entre dessin académique et graphisme underground sont vraiment d’un autre âge.

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                      • Répondu le 20 avril 2023 à  15:45 :

                        Dessin et graphisme sont deux branches différentes. L’underground n’a jamais eu pour vocation de se soucier d’être académique. On considéré par le passé comme Underground, des auteurs ou autrices qui ne trouvaient pas d’éditeurs et qui s’auto-édités. Actuellement, l’édition tente de faire du terme Underground, une nouvelle franchise pour attirer un autre public. Ce n’est pas Strömquist en tant que personne qui est mise en cause, mais son niveau de dessin. Rien d’inculte là-dedans.

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                      • Répondu le 20 avril 2023 à  18:57 :

                        Ceux qui ne pensent pas comme vous ont des points de vue hyper-rétrogrades et incultes. Voilà qui est argumenter et pas condescendant du tout !

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                        • Répondu le 20 avril 2023 à  23:40 :

                          Disons qu’au bout d’un moment et devant tant de mauvaise foi, on perd patience. Ces discussions sont vides de sens.

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                          • Répondu le 22 avril 2023 à  10:29 :

                            Plutôt que de débiter des platitudes et des opinions imbéciles, je vous propose de lire "La règle du goût" de David Hume. Depuis, l’eau à couler sous les ponts mais les concepts philosophiques solides restent intemporels.

                            Dire qu’un dessin est maladroit ne veut pas dire qu’il est bon ou mauvais. J4aime, j’aime pas, le monde entier s’en fiche. Ce n’est pas une question de goût mais un constat du manque d’habilité d’une personne à représenter une figure, un objet.
                            Dire qu’un dessin n’est pas inventif, cela veut dire que non seulement le dessin manque de maturité et de maîtrise, parce que manque d’observation - les références culturelles plaquées et les arguments d’autorité ne suffisent pas - il faut d’abord et surtout partir de soi. Et cette inventivité, c’est la capacité de traduire personnellement ce que l’on ressent avec originalité et le moins de moyens et d’effets possibles. Que le trait soit intelligent. L’inventivité, c’est cette manière personnelle et inédite de traduire une expression ou un détail par la ligne la plus simple possible, Cette créativité, je ne la vois nulle part dans son dessin. C’est de l’art naïf. Il faut savoir dessiner (habileté voire virtuose) et comme ça ne suffit pas, en plus savoir dessiner (inventivité).
                            Je ne vois qu’une autrice qui tient un discours féministe et qui se sert de la bande dessinée et d’un dessin simpliste comme véhicules.

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                        • Répondu le 20 avril 2023 à  23:45 :

                          "Dessin et graphisme sont deux branches différentes." Vous reprenez votre crédo selon lequel la BD c’est la BD et elle ne doit surtout pas regarder ce qui se fait autour d’elle. Avoir des oeillères et une vision étroite de son art serait une qualité, en somme. Pas du tout ma vision des choses. Chacun son truc. Bonne journée.

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                          • Répondu le 22 avril 2023 à  12:59 :

                            Qui vous dit le contraire ? Vous confondez tout en parlant de « dessin académique » et de « graphisme underground ». Académique ou underground, c’est toujours du dessin, pas le même genre, mais toujours du dessin. Le graphisme, c’est autre chose, c’est l’art de mélanger plusieurs techniques (dessin, peinture, photographie, collage, vidéo, etc) pour faire passer un message. Liv, dans son travail, mixe plusieurs influences qui vont de la BD, au strip pamphlétaire, en passant par le symbolisme de la tapisserie ou celui de l’illustration façon affiche de pub ou politique… mais ça n’empêche qu’elle dessine très mal et que des cours lui ferait du bien.

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                            • Répondu le 22 avril 2023 à  23:06 :

                              C’est de l’acharnement et de la mauvaise foi. Visiblement vous avez un compte personnel à régler et beaucoup de temps à perdre.

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          • Répondu le 18 avril 2023 à  12:21 :

            "Vous n’êtes pas bête, mais vous manquez peut-être un petit peu de culture graphique et de références visuelles, c’est tout."

            Vous ignorez tout de ma culture graphique mais celle ne vous empêche pas d’être condescendant.
            Quand je dis que ces dessins sont maladroits, je suis objectif. J’ai assez dessiné et observé de dessins depuis plus d’un demi-siècle pour pouvoir dire que tel dessin est maladroit et manque d’inventivité.
            Ce n’est pas parce que la contre-culture et quelques beaux parleurs du XXè s. se sont arrogés le droit de dessiner médiocrement que, comme par enchantement, tout ce qui est maladroitement pensé et réalisé est devenu habile et ingénieux. Un discours ne fait pas un dessin habile. Un discours ne vaut pas plus qu’une opinion.

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            • Répondu le 18 avril 2023 à  21:11 :

              Pardonnez-moi, je n’avais pas réalisé que vous étiez de mauvaise foi au départ. Vous prétendiez être bête et ne rien comprendre à ce genre de graphisme, mais quand quelqu’un prend la peine de vous expliquer l’origine « underground » de ces dessins, et à quelle école graphique ils appartiennent, vous le traitez de condescendant. Ensuite, vous prétendez être « objectif » pour désigner ce qui est maladroit et ce qui ne l’est pas. C’est vous qui méprisez tout un pan d l’histoire de l’art, qui visiblement ne vous intéresse pas, car trop « maladroit » selon vos propres critères. J’ai essayé d’échanger avec vous, mais c’est inutile, visiblement et je vous laisse donc à vos préjugés en matière de dessin. Je serais quand curieux de voir vos propres dessins pas du tout « maladroits ».

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              • Répondu le 19 avril 2023 à  10:54 :

                À quoi bon essayer d’échanger avec un sophiste qui veut m’obliger à penser que 2+2=5.

                La BD underground : tout un pan de l’Histoire de l’Art. Vous êtes risible.

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                • Répondu le 20 avril 2023 à  13:12 :

                  Je me demande franchement lequel des deux est le plus risible.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 20 avril 2023 à  23:43 :

                    Moi j’ai une petite idée. Il ne fait pas bon montrer sa culture de nos jours, on se fait traiter immédiatement d’arrogant ou de condescendant. Revendiquer son ignorance et ses limites est beaucoup plus tendance, ça fait "peuple". (Et c’est d’ailleurs insultant pour le prétendu peuple).

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