La BD dans les coulisses de l’élection présidentielle de 2022 : entretien avec Mathieu Sapin, Dorothée de Monfreid et Kokopello [VIDEO]

  • C’était du jamais vu : six dessinateurs de bande dessinée avaient suivi au plus près la campagne des élections présidentielles de 2022 et ont publié le résultat de leur enquête « sans aucune validation des équipes de campagne » après le second tour, le 13 mai 2022. Intitulé « Carnets de campagne », l’ouvrage est le fruit d’une coédition entre Dargaud et le Seuil avec aux manettes Mathieu Sapin, Louison, Morgan Navarro, Kokopello, Lara et Dorothée de Monfreid. Une expérience unique d’un croisement de subjectivités qui donnent un regard neuf sur le monde politique. De quoi réenchanter la représentation publique ? Possible. En tout cas, elle permet de la sortir, une fois n’est pas coutume, de ses clichés. Nous avons rencontré une moitié de l’équipe qui nous explique les dessous de cette équipée hors du commun.

Nos auteurs revendiquent leur subjectivité : « Nous ne voulons pas faire le travail des journalistes » précise Mathieu Sapin. De fait, il n’est pas question ici d’analyse politique : juste de choses vues par des artistes de leurs points de vue d’artistes.

Mais avec une certaine acuité du regard. Si Mathieu Sapin est un habitué de l’Elysée (Campagne présidentielle, Dargaud, 2012 ; Le Château - Une année dans les coulisses de l’Élysée, Dargaud, 2015 ; Comédie française : Voyages dans l’antichambre du pouvoir, Dargaud, 2020…) et Kokopello de l’Assemblée nationale (Palais Bourbon, les coulisses de l’Assemblée nationale, Dargaud / Éditions du Seuil, 2021), si Lara est pigiste au Canard enchaîné, si Louison s’était déjà intéressé à François Hollande (Cher François, Marabulles, 2017 d’autres sont quasiment des ingénus dans le monde politique, comme Morgan Navarro que l’on a vu plutôt du côté des Requins Marteaux ou de Fluide Glacial, ou dans un livre-farce qui imagine Cyril Hanouna président (avec Philippe Moreau-Chevrolet, Le Président, Les Arènes, 2020) ou Dorothée de Monfreid qui vient du livre jeunesse.

Un reportage de Thomas Figuères, avec Thelma Susbielle et Didier Pasamonik – Réalisation : Léo Jacquet

Cela donne un voyage amusé dans les coulisses du pouvoir, décalé certes, mais proche de notre propre regard, nous qui n’y comprenons que pouic aux arcanes de la chose publique. Un voyage qui décrasse les préjugés.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

(par Thomas FIGUERES)

(par Léo JACQUET)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782205203271

Carnets de campagne - Par Mathieu Sapin, Louison, Morgan Navarro, Kokopello, Lara et Dorothée de Monfreid. - Dargaud / Le Seuil.



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Source : Datalib
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64 Messages :
  • Qu’est-ce qu’on s’en fiche de ces BD sur la politique... le niveau d’abstention est toujours aussi élevé d’élections en élections. Preuve s’il en était que le côté pédagogique et informel n’atteint pas grand monde dans le pays par le biais de la BD. O.k. c’est une niche commerciale, mais ça ne produit que des produits jetables à l’image du Zemmour de Boudjellal.

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    • Répondu le 19 juin à  09:19 :

      Alerte ! Mille Sabords est revenu et il n’est pas content !! Certains ici vont être soulagés de retrouver leur maître à penser, qui leur dira comment distinguer la vraie bonne BD de tout ce qui est « jetable », « bobo », « plastique », « roman graphique », « manga », « truc de débutant », « bd d’autrice »… à peu près tout ce qui paraît en librairie, en fait.

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    • Répondu le 19 juin à  10:24 :

      C’est pas parce que vous vous fichez des Bd sur la politique que tout le monde s’en fiche. Au contraire, il semble que ça intéresse pas mal de monde. Le succès continu de la Revue Dessinée par exemple semble le prouver.

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      • Répondu le 19 juin à  12:57 :

        Mille Sabord a raison : c’est à cause de la Bd pour bobos que les gens s’abstiennent. Et que Poutine a attaqué l’Ukraine. Et qu’il y a le réchauffement climatique. Et que les ouvriers votent à l’extrême-droite (hum ça c’est pas complètement faux).

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    • Répondu par rémi le 19 juin à  16:28 :

      Tel le Phoenix, Mille Sabords renaît, pour notre plus grand plaisir. (J’aimerais tellement savoir qui est Mille Sabords dans la vraie vie...)

      Répondre à ce message

      • Répondu par Milles Sabords le 19 juin à  20:16 :

        Mes chers trolls, les législatives 2022 ont accouchées de funestes présages : plus de 80 sièges pour le RN, un désaveu des jeunes pour ces élections, un taux d’abstention à 54% ! Comme quoi, tous ces salmigondis vaudevillesques sur la politique dont nous abreuvent les éditeurs, ne trouvent pas écho dans l’opinion public. Niche commerciale, mais niche de souris. À quand des BD politiques instructives, engagées, profondes, aux thématiques transgénérationnelles, hors de dessins griboullots-presse enveloppés dans des carnets mondains ?

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        • Répondu le 20 juin à  05:45 :

          C’est votre état d’esprit fait de nostalgie d’un passé qui n’a jamais existé, de peur de l’avenir et du présent, de mépris notamment social pour tout ce qui est différent qui est révélateur d’un monde occidental où l’extrême-droite et les réactionnaires oscillent désormais entre 40 et 55 %.

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          • Répondu par Milles Sabords le 20 juin à  07:31 :

            Je n’ai pas connu ce passé que vous semblez fantasmer en me l’attribuant. Je travail dans le présent avec mes interventions et dans le futur sur les albums pour lesquels j’ai des commandes. J’apporte des infos médiatiques qui devrait vous faire réfléchir et tous nous alarmer. Une fois de plus, les éditeurs ratent leurs cibles et seule une infime frange, déjà politisée, achète ces albums.

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            • Répondu le 20 juin à  08:03 :

              Vous exprimez constamment une rancoeur nostalgique et un « c’était mieux avant » permanent, ainsi qu’une tendance à désigner des bouc-émissaires (toujours les mêmes : bobos, auteurs étrangers, autrices, auteurs indépendants ou jeunes auteurs) qui sont typiques de l’air du temps rance et essentialiste et du repli identitaire permanent des hyper-conservateurs.

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              • Répondu le 20 juin à  11:39 :

                Attention ! Mille Sabord et d’autres ici représentent clairement un courant d’opinion qu’on peut qualifier de « conservateur », qui est en effet très répandu chez les amateurs de bd, lesquels ont en effet bien souvent tendance à regretter le bon vieux temps de leurs premières lectures d’enfance et à regarder la production actuelle avec méfiance. Mais de là à le rendre représentatif du courant réactionnaire qui effectivement traverse notre société et celle de beaucoup d’autres pays, il y a un pas que je ne franchirai pas. Pour commencer, être « conservateur » et être d’extrême-droite, ce n’est pas la même chose, même si l’un peut conduire à l’autre.

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                • Répondu par Milles Sabords le 20 juin à  13:25 :

                  Vous n’avez rien compris tous les deux ; en tant qu’auteur et illustrateur multimédia, je n’ai aucune nostalgie. Il n’y a jamais eu de « bon vieux temps ». La BD n’a jamais été considérée comme une « profession sérieuse » et encore moins aujourd’hui. Avant il y avait moins d’albums et plus de magazines pour y faire ses armes, aujourd’hui, il n’y a plus de magazines et trop d’albums. Mais quelles que soient les périodes, il y a toujours eu des albums ratés ; la seule nuance avec la surproduction actuelle, il y en a plus. Mes goûts sont beaucoup plus éclectiques que l’étroitesse de vos poncifs. Là, où nous ne sommes pas au même niveau, c’est que j’ai suffisamment d’années d’expérience pour me permettre de détailler pourquoi un album est techniquement mal fichu (surtout l’architecture narrative), ce qui n’est pas votre cas. Dans la BD, comme dans tous les métiers, il y a des bases à maîtriser avant de « déconstruire » l’outil. Mais comme nous sommes dans l’ère du « vite-fait-vite-jeté », l’ère du snobisme pour brasser le buzz, on en arrive à des albums qui ne touchent pas les bonnes cibles, comme tous ces albums politiques.

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                • Répondu par lorentzo.B le 20 juin à  14:07 :

                  Bonjour, pardonnez mon outrecuidance, mais je me permets néanmoins de conseiller l’album Res Publica, de Malo Kerfriden et David Chauvel, (Delcourt) qui revient sur l’exercice du pouvoir du président Macron. Alors c’est vrai, Mille Sabords a raison : ça n’intéresse que les citoyens "politisés" et ça n’a pas changé la donne puisque Jupiter a été réélu.. Néanmoins, je prend cet album comme un nécessaire rappel pédagogique ( format BD plus accessible) qui me sert lorsque je me risque à aborder certains sujets sociétaux avec autrui.. Et si je respecte les travaux de Sapin et Blain en la matière, je n’y trouve pas d’intérêt particulier et préfère souvent me tourner vers une BD plus "classique". Et tant pis si ça fait de moi un "conservateur".. ce qui ne m’empêche pas (?!) d’être un anti-fasciste depuis que je suis sorti de l’enfance (je vois pas le rapport en fait).

                  Répondre à ce message

                  • Répondu par Milles Sabords le 20 juin à  15:32 :

                    Et à l’excellent conseil de lecture de lorentzo.B, j’ajoute les albums « sur un air de fado » et « sangoma ». Deux albums beaucoup plus politiques qu’il n’y paraît, à hauteur d’homme sur des sujets graves, le racisme et la dictature.

                    Répondre à ce message

                  • Répondu le 20 juin à  15:35 :

                    Je ne suis ni fasciste ni conservateur ni même de droite mais l’album Res Publica est une charge sans nuance qui relate le premier mandat Macron en s’arrêtant avant le Covid. Qu’on caricature Macron en nouveau Thatcher est déjà un point de vue qu’on pourrait qualifier d’excessif mais de surcroît le livre ne raconte que la moitié de l’histoire…

                    Répondre à ce message

                  • Répondu le 20 juin à  15:38 :

                    J’aime bien Mille Sabord qui dit maintenant dans tous ses messages qu’il est lui aussi un auteur pour renforcer son propos, alors qu’il s’est défendu d’en être un pendant des années…

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 20 juin à  16:18 :

                      Pourquoi vous vous acharnez sur ce Mille Sabord ? Ce n’est visiblement qu’un vieux bougon têtu, comme le prouve le fait qu’il fait une faute à « mille » et s’obstine à ne pas la corriger. Il n’est représentatif de rien du tout et vous lui accordez trop d’importance.

                      Répondre à ce message

                      • Répondu le 20 juin à  18:31 :

                        Il l’a déjà dit, le S à mille est une façon de se singulariser.

                        Répondre à ce message

                        • Répondu le 21 juin à  07:04 :

                          Ah oui faire une faute d’orthographe et la maintenir pour se « singulariser », comme c’est intéressant.

                          Répondre à ce message

                    • Répondu par Milles Sabords le 20 juin à  16:43 :

                      Le dessinateur David Etien s’est retrouvé face à des trolls qui se permettaient de mettre en cause son professionnalisme. Logique que je me sois montré réticent à parler de ma position d’auteur. Maintenant je m’en fiche… que vous me croyez ou non, je n’ai rien à prouver.

                      Répondre à ce message

                      • Répondu le 20 juin à  18:27 :

                        Ah oui bien sûr un pseudonyme ne vous protégeait pas assez… monsieur est du genre pusillanime. Vous êtes probablement auteur comme je suis pilote de chasse.

                        Répondre à ce message

                        • Répondu par lorentzo.B le 21 juin à  13:14 :

                          Euh.. Jeunes et moins jeunes (majoritaires je crois sur ce forum), c’est possible de donner son avis sans s’envoyer des scuds..? L’autre site spécialisé en BD répugne, si j’ai bien compris son message à mon encontre concernant le passé de Dimitri, à faire le lien entre BD et rôle, position dans la société (comme aduler un Céline en faisant fi de sa personnalité) ; personnellement, j’aime bien qu’on sorte un peu des bulles, ça peut être enrichissant, si si.. Macron, je vais passer mon tour ; mais foi de pacifiste, j’ai désormais la trouille d’aller manifester (un droit constitutionnel pourtant).. No comment.

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                      • Répondu par Brice le 20 juin à  18:36 :

                        Milles Sabords me fait beaucoup rire mais il faut avouer que ces échanges tournent un peu au dîner de con.

                        Répondre à ce message

                      • Répondu le 21 juin à  06:14 :

                        Mais y a que ça aujourd’hui des niches commerciales. Le paysage de la Bd est celui-là. Les années 80 et encore plus les années 60 sont loin derrière nous. La Bd est concurrencée par plein d’autres choses, à commencer par les séries et elle ne peut plus se contenter d’investir le secteur du divertissement. Certaines de ces BD « politiques » ou « sociétaires » constituent en effet une niche commerciale mais la BD la plus vendue cette année est une BD « politique ».

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                        • Répondu le 21 juin à  07:03 :

                          Je voulais dire « sociétales », pas « sociétaires ».

                          Répondre à ce message

                        • Répondu le 21 juin à  09:36 :

                          Dans les années 60, et encore plus dans les années 80, la BD a toujours occupé des niches commerciales. Pour exemple, les albums souples qui était distribué dans les station-service.

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                          • Répondu le 21 juin à  11:43 :

                            Une « niche commerciale » ça ne veut pas dire des albums offerts pour le prix d’un plein d’essence. Ça veut dire créer un produit spécifiquement conçu pour plaire à un segment restreint de clientèle.

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                            • Répondu le 21 juin à  14:52 :

                              Justement, il y avait d’abord une niche commercial et ensuite un placement de produit dérivé avec ce système d’album souple. Aujourd’hui, comme hier, ce sont toujours les mêmes ficelles marketing que l’on utilise. Avec l’essor du marché, on a juste multiplié les segments.

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                              • Répondu le 21 juin à  15:16 :

                                Les Lucky Luke souples offerts par Total dans les années 70 n’étaient pas des niches commerciales. La série était déjà un énorme succès de masse.

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                                • Répondu le 21 juin à  18:14 :

                                  Vous ne savez pas lire ? des "produits dérivés"...

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                                  • Répondu le 21 juin à  22:02 :

                                    Oui des produits dérivés. Des produits dérivés et une niche commerciale, ça n’est pas la même chose. Un succès massif comme Lucky Luke et une niche commercial non plus. Vous dites que je ne sais pas lire mais vous n’avez pas lu la définition de "niche commerciale" que j’ai posté au dessus.

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                                • Répondu par Lol le 21 juin à  18:34 :

                                  Au fil de ces échanges, je m’aperçois que Mille Sabords est toujours attaqué sur la forme, sa personne, jamais sur le fond, ses idées. J’avoue qu’il n’a pas tort ; ces albums politiques sont sensés s’adresser au plus grand nombre, alors qu’ils ne touchent qu’une catégorie urbaine et aisée du lectorat. Niche commerciale, segment, clientélisme, peu importe, la politique en BD est une chose trop sérieuse pour rester dans un ghetto éditorial. D’autant plus que la couverture et les dessins qui font très "cahier de vacances", n’aident pas.

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                                  • Répondu le 21 juin à  22:07 :

                                    Je vous demande pardon. Je me fiche de la forme qu’emploie Mille Sabord ou de la faute d’orthographe de son pseudo, ce sont ses idées que je critique depuis le début de ses interventions. Et sa manie de dégainer le premier pour démolir des albums qu’il n’a généralement ni lu nu feuilleté. Il représente pour moi ce qui fait que la BD francophone se meurt : sectarisme, conservatisme, oeillères, nostalgie à outrance, refus de tout ce qui jeune, nouveau, différent et surtout inculture dans le domaine des arts visuels. Il se comporte généralement comme un critique d’art de la fin du XIXe siècle vomissant les peintres modernes en prétendant qu’ils ne savaient ni peindre ni dessiner.

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                                    • Répondu par Milles Sabords le 22 juin à  09:14 :

                                      Comme toutes les personnes qui ont la critique facile, vous argumentez dans le vide puisque vous ne me connaissez pas dans la "vraie vie", et pire, votre haine de ma personne vous empêche d’être objectif. Contrairement à mes post toujours très précis, vous êtes incapables de donner des exemples pour illustrer vos diatribes me concernant. Beaucoup de mes post se font après avoir vu, ou lu, les albums qui en sont l’objet. D’autant plus qu’Actua BD permet de feuilleter les albums présents sur leur site. N’oubliez pas également qu’il y a dans les arts des jeunes qui sont déjà "vieux" dans leurs têtes et des "vieux" restés très jeunes. Vos gouts ne sont pas ceux de tout le monde et il faut savoir en accepter la critique. Pour finir, le s à mille est voulu, ce n’est pas une faute d’orthographe.

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                                      • Répondu le 22 juin à  12:14 :

                                        Aucune haine, mais une vraie désapprobation du fonds et des méthodes et l’envie de ne pas vous laisser exercer ici une forme de magistère, désignant arbitrairement à la vindicte tout ce qui, selon vos préjugés, n’est pas digne d’être de la BD. Il n’y a pas de règle, il n’y pas "une" BD et nous sommes heureusement plusieurs à répliquer à vos propos continuellement déclinistes.

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                                    • Répondu par zazou le 22 juin à  10:20 :

                                      La "BD francophone se meurt"... ça c’est la meilleure du jour ! Jamais la BD francophone n’a été aussi dynamique avec plus de 4000 titres par an ! Les rayons de livres fourmillent d’une créativité et d’une diversité que l’on nous envie à travers la planète. "Sectarisme, conservatisme, oeillères, nostalgie à outrance, refus de tout ce qui jeune, nouveau, différent" non mais j’hallucine ! Vous êtes déjà entré dans une librairies ces derniers temps ? J’ai pas l’impression. Ouais, c’est vrai, les éditeurs font souvent du neuf avec de vieilles séries... et alors ? Il y a de la demande, mais ça ne prouve pas que le francophone se meurt. Votre inculture dans le domaine des arts visuels me paraît beaucoup plus grande. Allez faire un tour du côté "Jeunesse", vous y en verrez du talent à gogo !

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                                      • Répondu le 22 juin à  12:25 :

                                        Du talent il y en a, mais généralement, il n’a droit qu’à un seul livre ou deux pour s’exprimer avant de devoir prendre la porte. Peu importe, d’autres prendront la place… la BD francophone ne se meurt pas, le constat est sûrement exagéré, mais elle est mal en point. La surproduction explose plus que jamais mais les ventes baissent constamment (-20% depuis la crise de 2008, on attend les chiffres post-Covid, car l’embellie de l’automne 2020 n’a été qu’un feu de paille). Les 3/4 de la production finissent au pilon. Les livres sont si nombreux que les éditeurs ne prennent plus le temps de les défendre. Il est impossible de proposer aux éditeurs de nouveaux personnages, encore moins des séries. Les éditeurs préfèrent essorer les vieux personnages jusqu"à ce que leur public soit mort de vieillesse… Il n’est possible de signer que si vous faites du one-shot, si possible sur des faits de société. Et si vous êtes une fille, impossible de proposer une BD qui ne soit pas une bio de féministe, ou un sujet en rapport avec le combat féministe. C’est super qu’elles puissent enfin faire ce métier, mais elles ne peuvent pas pour autant dessiner tout ce qu’elles veulent. Bref, la BD franco-belge n’est pas morte, mais n’allez pas croire pour autant que tout aille bien sur la planète BD…

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                                        • Répondu par Milles Sabords le 22 juin à  16:34 :

                                          Ce n’est pas aussi binaire ; ce n’est pas qu’une histoire de one-shot ou de série, de débutant ou de confirmé, puisque je travaille sur une série comme sur des one-shot. Le problème est purement financier, entretenu par un turn-over complètement fou des retours. L’arrêt du système des séries est une aberration commerciale. Cela permettait de fidéliser un lectorat, qui lui-même transmettait à d’autres lecteurs. Mais à force de vouloir de la rentabilité à très court terme, on oublie que faire un album ça prend du temps. Un dogme comptable qui s’oppose à une réalité de l’acte créatif. Rajoutons également une érosion grandissante de la lecture dans la population, et forcément, ça finit par coincer. Le lectorat s’amenuise d’année en année. L’édition pensais trouver la formule magique avec le roman-graphique ; moins coûteux à produire, un délai de réalisation rétrécit au max ( 6-8 mois en moyenne pour le roman contre 12-20 pour le franco-belge), en payant moins les auteurs et les postes (la même personne en général fait tout), et en augmentant les prix. Sauf quelques belles réussites, pour l’ensemble, le compte financier n’y ai pas. D’où l’intérêt des éditeurs à entretenir la nostalgie avec d’anciennes séries sans fin, mais rentable. La guerre des éditeurs à l’occupation des linéaires des librairies fait aussi des dégâts. On ne veut pas que les livres de son voisin soit plus visible, alors on produit plus, et merci les bonnes ristournes faites aux chaînes d’hyper pour pouvoir occuper plus d’espace avant le concurrent. Dommage pour la condition de vie des auteurs, après tout, on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs… Je ne suis pas un vieux bougon qui déteste la nouveauté ou les autres, ou méprise un genre plus qu’un autre, juste un créatif qui voit son métier se réduire comme peau de chagrin face aux mirages du management triomphant, pour des éditeurs qui naviguent plus à vue qu’ils ne développent pour l’avenir. N’en déplaise à mes détracteurs d’Actua BD ; il ne faut jamais juger sur les apparences…

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                                          • Répondu le 22 juin à  21:07 :

                                            Ne pas juger sur les apparences ne peut effectivement qu’être en votre faveur… votre analyse est en partie juste, mais alors pourquoi vous en prendre systématiquement aux auteurs dont vous prétendez maintenant faire partie ? Par ailleurs, les éditeurs ne veulent plus lancer de séries parce que les lecteurs ne veulent plus attendre 2 ans pour lire 46 pages de suite de l’histoire… ce modèle est désuet. Les romans graphiques que vous critiquez tant rapportent beaucoup d’argent et maintiennent eux-aussi partiellement le secteur à flot. Ce qui est vrai c’est que les auteurs sont scandaleusement mal payés, mais ça concerne aussi bien les romans graphiques que les albums.

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                                            • Répondu par Milles Sabords le 23 juin à  06:03 :

                                              Elle n’est pas en partie juste, elle est fondamentalement juste. Car ce que vous énumérez plus haut, c’est ce que l’on peut lire depuis des années partout dans la presse spécialisée, le côté visible de l’iceberg. Je ne m’en prends pas systématiquement aux auteurs ou aux roman-graphique, mais plutôt à un appauvrissement de la narration et de la technique. A force de payer les gens avec des cacahuètes, on ne les motive pas à s’investir généreusement dans leur travail. Quand au fait que le public n’est pas prêt à attendre 2 ans entre chaque albums, c’est un serpent de mer savamment entretenu depuis des années et qui fait le jeu de l’édition pour toujours plus de surproduction. Les gens sont prêts à attendre du moment qu’ils y trouvent leur compte. Beaucoup de futures séries se sont arrêtées plus tôt que prévu, parce-que à vouloir faire vite, on fait mal. Un scénariste avec lequel je collabore, s’est vu retoquer notre projet de roman-graphique car les éditeurs croulent sous les demandes. Des auteurs très connus rencontrent aussi des difficultés à placer un projet. Finalement, à force de faire de la surenchère, les éditeurs se sont pris à leur propre piège de la surproduction. Résultat, on ne laisse pas le temps à de nouvelles vagues d’autrices et d’auteurs de mûrir leur travail. Il ne faut pas s’étonner que beaucoup disparaissent après 1 ou 2 albums. Et les années qui viennent seront pires.

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                                              • Répondu le 23 juin à  07:12 :

                                                Si vous n’aimez pas les romans graphiques, pourquoi alors essayer d’en faire vous aussi ! Si je vous prends au mot et que j’avale votre nouveau postulat selon lequel vous seriez vous aussi un « auteur », je comprends certes mieux pourquoi vous dézinguez systématiquement les jeunes auteurs et autrices débutants, ce que vous appelez « la Bd de bobos », vous êtes simplement aigri et jaloux.

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                                                • Répondu par brice le 23 juin à  08:09 :

                                                  Il y a quelques temps, Mille Sabord louait le courage de Laurent Colonnier qui poste ici avec son vrai nom, et pourfendait les auteurs qui s’expriment ici sous pseudo sans avoir le courage de dire qui ils sont. Ensuite il a longtemps répété qu’il n’était pas auteur mais simple fan qui discute avec des auteurs en dédicace, ensuite il a raconté qu’il travaillait dans le multimédia et côtoyait ainsi des illustrateurs. La semaine dernière, il était lui-même devenu un auteur qui s’exprime ici sous pseudo… cette semaine, il fait aussi du roman graphique…

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                                                  • Répondu par Milles Sabords le 23 juin à  09:52 :

                                                    Ce n’est pas le roman-graphique que je n’aime pas, mais la tournure que cela a pris. Il suffit de voir le blog de Laurel où y elle raconte ses désillusions dans ce domaine, pour comprendre de quoi je parles. Pour le reste, reportez-vous à mon post sur l’ADAGP.

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                                                • Répondu par Milles Sabords le 23 juin à  10:01 :

                                                  Pour être aigri et jaloux, il faudrait que je sois sur le carreau. Ce qui n’est pas le cas. Beaucoup aimerait avoir ma chance d’être sous contrat. Que vous le vouliez ou non, la bd pour « bobos » ça existe, ça clive, ça ghettoise et cela crée depuis des années une atmosphère malsaine dans le métier.

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                                                  • Répondu le 23 juin à  11:38 :

                                                    Mille Sabord est juste un hater, comme il y en a sur tous les forums. Le temps que certains perdent à essayer de le contredire me sidère. Trouvez-vous plutôt une vie, aussi bien lui que les autres.

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                                                  • Répondu le 23 juin à  11:44 :

                                                    La Bd pour bobos existe. La Bd pour beaufs aussi. Ainsi que la Bd pour réacs, la Bd pour imbéciles, la Bd pour snobinards, la Bd pour paysans, pour ouvriers, pour petits et grands, pour obèses et pour rachitiques… toutes les Bd existent et tout le monde a le droit d’exister. Au lieu de chercher des bouc-émissaires et d’inonder les forums de vos préjugés et de votre mépris social, vous feriez bien, les uns et les autres, de faire preuve d’un peu de respect et de tolérance.

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                                                    • Répondu le 23 juin à  15:55 :

                                                      Ouaip, ça devient insupportable cette atmosphère de lutte des classes sur tous les sujets.

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                                                    • Répondu le 24 juin à  08:31 :

                                                      Une fois de plus, tout tourne autour de Mille Sabords, plus que de son message. Il n’a pas tort de poser le débat (que cela plaise ou non, chacun son style) de cette tendance politique dans la bd et de son impact réel sur le public. Mais voilà, des gens aux idées courtes viennent plomber l’ambiance. Ça devient fatigant à la longue et c’est à l’image du pays : on agresse l’autre avant même de débattre.

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                                                      • Répondu le 24 juin à  16:51 :

                                                        Mille Sabord ne pose pas de débat. Il dézingue systématiquement tout ce qui s’apparente à de la nouvelle BD. Le plus souvent en démolissant des ouvrages de jeunes auteurs qu’il n’a pas lus ni même regardés au delà des extraits proposés dans l’article. C’est pas des méthodes. Surtout quand on a un esprit aussi étroit et des préjugés essentialistes sur des pans entiers de la population (les bobos, les femmes, les auteurs étrangers etc,) Qu’il aborde les vraies questions au lieu de tirer sur plus faible que lui et on pourra débattre.

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                                                        • Répondu par Milles Sabords le 25 juin à  06:37 :

                                                          De par mes activités dans l’édition, mes post s’appuient toujours sur des éléments techniques, et comme par hasard, ce sont ces éléments techniques qui font défaut à votre démonstration. Très souvent, je consulte les albums en librairie (ou les feuillette sur ce site)… une librairie, vous voyez ce que c’est ? C’est votre post qui est dans l’attaque ad personam. Revenons au sujet de l’article : d’un côté on nous abreuve de bd politique, de l’autre l’abstention dépasse les 50%, vous avez un avis ?

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                                                          • Répondu le 25 juin à  13:15 :

                                                            Dire du mal des « bobos » en permanence, c’est à dire désigner à la vindicte une catégorie de personnes, ça n’a rien d’un avis « technique » ou éclairé. C’est seulement un préjugé politique que votre prétendu (et tout récent) statut d’auteur ne rend pas plus pertinent. Ok revenons au sujet, le fait qu’il y ait une forte abstention n’a pas grand rapport avec le fait que des BD politiques se vendent ou pas… les deux plus grosses ventes de livres cette année sont le livre d’Eric Zemmour : près de 500 000 exemplaires vendus : il a fini sous les 5% à la présidentielle. Et la Bd de Blain et Jancovici, plus de 300 000 exemplaires vendus : les écolos ont fini sous les 5% aussi et la thèse pro-nucléaire de Jancovici, qui est peu ou prou conforme aux projets de Macron en la matière n’a pas permis à celui-ci d’obtenir une majorité absolue à l’assemblée. Ce n’est donc pas parce que des livres politiques ont du succès que ça va influencer le vote des gens. Le livre politique a toujours été, comme vous le dites, une niche commerciale, ça ne va pas pour autant changer le rapport à la politique ou à la démocratie. Le phénomène de la recrudescence de ces BD politique c’est simplement celui de la Bd dite « du réel », qui n’est plus une mode ni une tendance, mais désormais un segment important du marché, que ça vous plaise ou non. Certains éditeurs, et non des moindres, comme Futuropolis, ne font presque plus que ça et les livres se vendent bien. Il y a beaucoup de gens que ça intéresse, parfois des gens qui ne lisaient pas de la Bd avant.

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                                                            • Répondu par Milles Sabords le 25 juin à  14:49 :

                                                              L’utilisation du terme « bobo » (pas en permanence, vous faites une fixette sur moi et je ne suis pas le seul à l’employer sur ce site) n’a rien de péjoratif ou de stigmatisant, pas plus que « prolo », « catho », et autres dénominatifs abondamment utilisé par les médias pour faire court. La prochaine fois j’écrirais « métrosexuel » pour vos yeux délicats. Fin de la parenthèse. Vous n’avez mal lu, ou peut-être trop vite, porté par la frénésie de me nuire ; il n’est pas question de chiffres de ventes dans mes propos, mais de l’utilité de telles BD, fourre-tout, politico-people au final, et plus vitrines d’éditeurs. Une majorité des pro-Zemmour ont achetés l’album, comme une majorité des fans de Blain, Jancovici touchant un plus large public à travers sa chronique sur RTL qu’avec la BD, et les chiffres de ventes ne sont pas la preuve formelle que ceux qui lisent peu ou jamais de BD ont été touchés. Bref, faire de la politique en BD, si elle ne permet pas une conscientisation du message par tous un panel divers et varié du lectorat, c’est comme fabriquer des confettis, ça part dans le vent. Quant à votre « BD du réel », la BD a toujours été et de tous temps dans le réel. C’est vous qui n’y êtes plus dans le réel, pour avaler de telles inepties marketing.

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                                                              • Répondu le 25 juin à  15:35 :

                                                                Ce n’est plus une ineptie marketing, c’est la réalité du marché de la Bd aujourd’hui, marché dans lequel vous prétendez maintenant travailler. Si vous croyez sérieusement que vos petits-enfants grandiront en lisant les mêmes séries Bd en albums, je comprends mieux votre aigreur par rapport à l’évolution du monde. Vous déplorez l’inutilité des BD politiques ? Mais c’est quoi l’utilité ? En quoi les grands succès d’édition d’autrefois étaient utiles ? Ça sert à quoi un livre à succès ? Répondez-moi je suis curieux de le savoir. Et à part ça, non, je n’aime pas qu’on catégorise les gens en bobos, prolos, cathos, juifs, goys, musulmans etc. Généralement c’est simplement pour montrer du doigt et essentialiser. C’est nier la réalité des individus, c’est nier la possibilité d’être un transfuge de son milieu, de son éducation, de sa religion etc. Un bobo par exemple, je ne sais toujours pas ce que c’est. Je suis d’une famille catholique mais je suis athée. Vous me rangez où ? Mon père est né à la campagne d’une famille d’instituteurs donc vous le rangez où ? Plouc ou intello ? Ensuite il a fait des études de physique et est devenu ingénieur, ça en fait donc un bourgeois ? Son fils est devenu auteur de Bd tout juste au smic, mais donc pour vous c’est un bobo ? Tout ça est caricatural et ne sert qu’à essentialiser les gens pour désigner dès bouc-émissaires. C’est de la discussion de niveau zéro.

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                                                                  En m’attaquant sur ma personne ou mes valeurs, tout ce que vous ne connaissez pas, vous avez amené la discussion au niveau zéro, alors ne vous en plaignez pas. Avec votre incise "juifs, goys, musulmans", je vous soupçonne même de me prendre pour un facho, ou raciste si vous préférez, faisons dans le "wokisme". Les mots ne sont pas sales et dire "cathos, bobos, prolos, mécanos, gauchos" etc, fait parti du langage populaire, qui le rend si vivant et riche. Pour finir, la bd politique de salon mondain (à part de rares exceptions) comme celle que vous vivons, ne sert pas à grand chose et l’utilité d’un livre, avec ou sans succès, n’est pas de cultiver l’égo commercial d’un éditeur ou d’embourgeoiser les CV de ses auteurs. La bd politique doit délivrer un message, faire réfléchir, provoquer la recherche de nouvelles informations, s’instruire au-delà de l’outil web, plus dans les biblios (biblios, ça va, ça passe ? c’est pas réac...), faire circuler le dialogue dans la population. Sinon, on va se retrouver comme le 10 mai 1933 à Berlin. Ben si, "BD du réel" c’est devenu un terme marketing, c’est comme ça en France, on est pas chez l’Oncle Sam. Cela n’empêche pas de faire de la BD politique, mais comme toutes les "cases" que l’édition crée, ça voudrait faire croire qu’avant il n’y avait pas de BD du réel. Un leurre marketing, comme d’hab. Ce qui devient ridicule maintenant dans le métier, c’est que cette fameuse "BD du réel" devient codifiée à mort ; il faut avoir tel graphisme, telle démarche conceptuelle, telle obédience corporatiste dans l’édition, quant ce n’est pas dans telle école d’art, bref, du snobisme bien franchouillard et fermé sur le monde.

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                                                                    Je ne vous ai jamais traité de fasciste mais pour moi vous avez des idées conservatrices ça ne fait aucun doute. Mais comme pour vous, je resterai un bobo quoi qu’il arrive, autant en rester là. Je me félicite d’avoir des amis plus ouverts d’esprit que vous et qui n’enferment pas les gens dans des catégories en fonction de leur origine sociale prétendue. J’ai fait plusieurs Bd de sciences humaines, une BD plus franchement « politique », elle s’est bien vendue, a même remporté un prix et m’a permis de rencontrer publiquement de nombreux intellectuels, des journalistes ainsi que beaucoup d’étudiants et de lycéens. Il me semble qu’elle a bien participé du « faire réfléchir » dont vous parlez. Mais je n’insiste pas, je vous laisse à vos préjugés qui d’auto-nourrissent.

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                                                                      Fasciste, conservateur, la frontière est étroite dans vos écrits. Votre cas n’est pas une généralité, d’où le sens de mes post.

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                                                                        Non j’ai 54 ans et je sais distinguer des paroles conservatrices d’un discours fasciste. J’évite généralement le point Godwin et je ne qualifie pas les gens sous une étiquette. Je crois aux individus et je crois aussi qu’on peut évoluer dans ses idées. Tout à l’heure, je voulais dire « des préjugés qui s’auto-nourrissent.

                                                                        Répondre à ce message

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                                                                          La société française est faite d’étiquettes et ça n’empêche pas les gens d’être libres. Allez voir ailleurs un peu comment ça se passe… Le premier message de Mille Sabords ne parle que de l’impact sur le public d’un genre de BD.

                                                                          Répondre à ce message

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                                                                            ça devient franchement illisible. Ce n’est pas parce qu’on adore étiquetter les gens, les traiter de bobos ou de ploucs et les dresser les uns contre les autres que c’est une bonne chose et qu’il faut s’y résigner.

                                                                            Répondre à ce message

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                                                                              Faut vous détendre, il n’y a rien de grave.

                                                                              Répondre à ce message

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                                                                                Non, vous avez raison, y a rien de grave, mais faudra pas venir pleurer quand nos pays seront aussi polarisés que les Usa et que la démocratie et les libertés y reculeront de la même façon.

                                                                                Répondre à ce message

                                                              • Répondu le 25 juin à  15:42 :

                                                                La « bd du réel » n’est pas un terme marketing, c’est seulement ce que les anglo-saxons appellent le genre « non-fiction » et il représente effectivement une grosse part de marché aujourd’hui, bien plus que les tentatives de Bd éducative ou documentaire dans les années 70 ou 80. A partir du moment où des auteurs de BD font de la « non-fiction », pourquoi n’auraient-ils pas le droit de parler de politique ?

                                                                Répondre à ce message

                                                                • Répondu le 26 juin à  17:15 :

                                                                  Mais oui on a le droit de faire ce qu’on veut, non ? C’est étonnant ces gens qui viennent nous expliquer quelle bande dessinée est légitime et laquelle ne le serait pas..

                                                                  Répondre à ce message

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