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Grand Prix d’Angoulême : le Collectif Autrices Auteurs en Action vote pour Bruno Racine [PODCAST]

  • Qui sera le Grand Prix du Festival d'Angoulême 2021 ? « Bruno Racine ! » propose le collectif Autrices Auteurs en Action. Après un appel au boycott d'une édition finalement annulée, officiellement pour raisons sanitaires, les AAA s'emparent de l'élection du Grand Prix pour se rappeler à la mémoire du gouvernement qui a commandé à Bruno Racine un rapport sur la condition des auteurs en France. Rencontre avec deux membres des AAA.

Qui est Bruno Racine et a-t-il des chances d’entrer dans la prestigieuse liste des Grands Prix du Festival d’Angoulême à la suite de Richard Corben, Rumiko Takahashi et Emmanuel Guibert ? Haut fonctionnaire et écrivain, il a notamment dirigé la Villa Médicis à Rome et présidé le Centre Georges-Pompidou ainsi que la Bibliothèque nationale de France. Homme de lettres plusieurs fois distingué, il a longtemps fréquenté les arcanes du pouvoir.

Grand Prix d'Angoulême : le Collectif Autrices Auteurs en Action vote pour Bruno Racine [PODCAST]
Manifestation d’autrices & d’auteurs à Angoulême © F. Hojlo 31 janvier 2020

Ses liens avec la bande dessinée ? En février 2017, il est nommé président de l’Association pour la promotion de la bande dessinée à Angoulême fondée par le ministère de la Culture. Il est ensuite missionné pour rédiger un rapport sur la condition des autrices et des auteurs en France et émettre des propositions visant à répondre à leurs revendications. Il aura fallu de la patience pour pouvoir lire son travail, finalement publié à la veille de l’édition 2020 du Festival international de la bande dessinée.

Dense et documenté, son rapport confirme et appuie les ressentis exprimés par les auteurs. Surtout, il suggère vingt-trois propositions aptes à bouleverser la donne en renforçant les droits des auteurs et en ouvrant la voie à un meilleur cadre social pour la profession. Mais le « Rapport Racine » demeure une somme de propositions : c’est aux pouvoirs exécutif et législatif de lui donner corps.

Ce qui, aux dires de nombres d’auteurs, n’a pas été fait. Crise sanitaire, changement de ministre de la Culture, réticences du Syndicat national de l’édition... Les conditions ne semblent pas avoir été favorables à une réforme d’ampleur du statut des auteurs et de leur prise en charge sociale. Les représentants des auteurs, syndicats et collectifs, n’ont donc pas baissé la garde.

Manifestation d’autrices & d’auteurs lors de la remise des Fauves © F. Hojlo 1er février 2020

Ainsi du collectif AAA - Autrices Auteurs en Action - qui poursuit son travail depuis un an et demi. Fondé en janvier 2020 autour d’un groupe Facebook, il réunit aujourd’hui 1 200 autrices et auteurs [1] - scénaristes, dessinateurs, coloristes, traducteurs - et se structure peu à peu, sans pour autant avoir vocation à se substituer aux syndicats. Trois mots d’ordre réunissent les AAA : rémunération, représentation, statut.

Après une tribune et deux manifestations à Angoulême en 2020, d’abord dans les rues de la ville puis sur le scène du théâtre lors de la remise des Fauves, les AAA ont rendu publique une Charte des bonnes pratiques en festival. Plus médiatique encore : ils ont appelé au boycott du FIBD, qui devait se tenir en juin 2021. Leur dernière action en date : appeler à voter pour Bruno Racine comme prochain Grand Prix du festival d’Angoulême.

Depuis 2016, tout créateur de bande dessinée publié chez un éditeur francophone peut voter pour trois auteurs de son choix. Dans la journée qui a suivi l’ouverture de ce scrutin électronique, le collectif AAA a demandé aux votants de donner leurs trois voix à Bruno Racine, en signe de mécontentement face à ce qu’il considère comme un enterrement du rapport. Franck Bondoux, délégué général de la société 9eArt+ qui gère le festival, s’est rapidement exprimé pour souligner sa position sur le sujet :

« L’ouverture du vote pour la désignation du Grand Prix 2021 du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a débuté le jeudi 27 juin. En l’espace d’un peu plus de 24h00 les auteurs ont déjà voté en nombre. Conformément à la finalité de cette désignation, leurs votes se sont portés très majoritairement sur des noms d’auteurs de bande dessinée. Des votes en nombre limité (par rapport à l’ensemble des votants à ce jour) ont indiqué des noms qui ne sont pas des noms d’auteurs de bande dessinée. Ces votes ne seront évidemment pas comptabilisés. »

Pourquoi mener une action une nouvelle fois liée au FIBD ? Que souhaitent les AAA ? Nous avons rencontré deux membres de la commission de coordination du collectif, Marie Bardiaux Vaïente, historienne, scénariste et membre du Collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme, et Cédric Mayen, également scénariste.

(par Frédéric HOJLO)

(par François RISSEL)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Un entretien de Frédéric Hojlo, avec l’aide technique de François Rissel.

Consulter le site du Collectif Autrices Auteurs en Action.

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66 Messages :
  • J’ai voté Bruno Racine et monsieur Franck Bondoux n’a pas à trafiquer les votes. On exige d’avoir les suffrages exprimés et leur nombre.

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    • Répondu le 2 juin à  15:03 :

      Je ne vois pas ce que les auteurs vont gagner en continuant à détruire le festival d’Angouleme qui était leur seule fenêtre de visibilité médiatique. Mais après tout tant pis. Les Césars du cinéma aussi sont devenus un lieu de revendications sociétales et politiques. Le public n’aime pas ça et s’en désintéresse, les gens considèrent que les artistes sont des nantis et sont là pour proposer du rêve, pas pour étaler leurs problèmes. C’est sans doute ailleurs qu’il faudrait se manifester.

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      • Répondu le 2 juin à  15:55 :

        Effectivement, voter Racine, c’est ridicule. Il y a une dizaine d’année, du temps de l’académie, on assistait à des votes corporatistes. Ou une école prenait le "pouvoir", et votait pour les copains.
        Le FIBD aujourd’hui permet aux auteurs de s’exprimer, et d’enfin avoir la possibilité que le FIBD tienne compte de leur choix.
        Que veulent les auteurs ? Que cela soit le FIBD lui même qui décide qui aura le grand prix ? Un jury qui ira très probablement dans des choix élitistes ?
        Le FIBD n’a strictement rien à voir dans les problèmes économiques et sociaux des auteurs. C’est à l’Etat Français de régler le problème.

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      • Répondu par Auteur-trice le 2 juin à  17:04 :

        Ca ne détruit pas du tout le festival, au contraire, c’est une caisse de résonance. Si vous aviez écouté le podcast vous auriez vos réponses.

        C’est sans doute ailleurs qu’il faudrait se manifester.

        Renseignez-vous, on se manifeste ailleurs aussi, dans d’autres salons et festivals d’importance. On irait bien manifester nos revendications au ministère de la Culture, mais on n’y est pas invité, ils préfèrent recevoir des éditeurs et les OGC.

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        • Répondu le 2 juin à  20:40 :

          Mais c’est quoi les OGC ? Ça fait deux fois que vous parlez des OGC.

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          • Répondu le 12 juin à  09:25 :

            Une OGC est un Organisation de Gestion Collective comme la SACD, la SGDL, l’ADAGP, la SCAM, la SOFIA, la SACEM…

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      • Répondu par Karl le 2 juin à  17:19 :

        "...le festival d’Angouleme qui était leur seule fenêtre de visibilité médiatique..." Comme vous dîtes, c’est la seule fenêtre qui leurs est offerte et franchement vous en aviez entendu parler des problèmes des auteurs par cette "fenêtre médiatique" avant que ces mêmes auteurs ne décident de "détruire le festival d’Angoulême" ; et des luttes sociales qui ont obtenu des avancées notables rien qu’en se faisant des bisous avec le "patronat". Vous en connaissez ?

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        • Répondu le 2 juin à  19:36 :

          Justement c’est auprès du patronat de l’édition qu’il faut agir. Utiliser la fenêtre médiatique l’Angoulême, pourquoi pas, mais il serait peut-être plus sage d’essayer d’associer le festival à la cause, plutôt que de se l’aliéner par des actions de boycott ou de détournement de leur élection du Grand Prix. Peu importe, c’est ce qui va se passer ensuite qui compte, après la présidentielle. Ça laisse le temps de programmer par exemple une grève de 6 mois de la livraison des planches sur le modèle du mouvement des scénaristes américains de 2007-2008.

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          • Répondu par Lol le 2 juin à  21:33 :

            programmer par exemple une grève de 6 mois de la livraison des planches

            Lol, avec le confinement et la réduction du calendrier des publications, les éditeurs ont de 2 à 3 ans de publications en attente,votre grève de livraison des planches ça les arrangerait plutôt.

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            • Répondu le 2 juin à  22:42 :

              Foutaises. Le confinement a eu un effet minime sur le calendrier des sorties. Les ventes non plus n’ont pas été affectées. Après une baisse significative pendant les confinements stricts, elles ont redécollé ensuite. Les éditeurs n’ont pas souffert du Covid. Maintenant, il faut bien choisir la période. Se mobiliser massivement et empêcher les parutions pendant 6 mois au moins. Bloquer les albums en cours de réalisation et traîner les éditeurs à la table des négociations. Si la grève est suivie, ils peuvent perdre des millions en chiffre d’affaires. Si la crise est prise au sérieux, l’Etat devra arbitrer. C’est sans doute la seule façon d’intéresser le ministre de la Culture d’un gouvernement Macron à la problématique des auteurs. Le rapport de forces massif. Vous allez me dire LOL c’est irréaliste. Faut voir… Personne n’y croyait à la grève des scénaristes aux USA, et ils ont pourtant gagné. Tant qu’à lutter, il faut voir grand. Pour l’instant, les actions menées sont minuscules, symboliques et ne menacent en rien les éditeurs. Par contre, ça menace le FIBD, ce qui est contre-productif.

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              • Répondu le 3 juin à  13:40 :

                Ne plus fournir de planches ?
                Il y a rupture de contrat, et les éditeurs pourraient poursuivre les auteurs en question pour sabotage et parasitage… L’auteur n’est pas un employé que je sache. Le droit de grève ne s’applique pas. Ce que les auteurs peuvent faire, c’est de ne plus signer de contrats, tout simplement.
                Quel est le % d’auteur affilié à un syndicat ? je serais curieux de le savoir ….
                Et les belges et les suisses dans tout cela ? Vous voulez faire bouger Bachelot, mais eux continueront à fournir des planches.
                Une grève de la planche de six mois est totalement utopique.

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          • Répondu le 3 juin à  05:50 :

            "programmer par exemple une grève de 6 mois de la livraison des planches".
            Vous croyez au père noël ? Il y aura une grande partie des auteurs qui continueront à fournir des pages, car ils ont besoin d’argent pour vivre. D’autres parce qu’il n’adhèreront pas au mouvement.
            De plus les éditeurs peuvent très bien multiplier les achats de droit à l’étranger, ou faire travailler des auteurs étrangers. On est à l’heure de la mondialisation.
            Aujourd’hui, comme dans beaucoup de métier, un auteur de BD, doit être polyvalent et pouvoir accepter des travaux dans l’animation, la publicité, ou le PAO.
            _

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            • Répondu le 3 juin à  08:33 :

              Moi je ne crois pas du tout au Père Noël, je pense que cette proposition est parfaitement réalisable s’il y a une mobilisation massive. Les éditeurs seront très mal à l’aise si on entrave durablement leur programme de parution. Ce ne sont pas des achats de droits à l’étranger qui combleront le trou. Grève massive ou rien. Aucune chance d’obtenir quoi que soit sans une action d’envergure, car ce ne sont pas des micro-actions telles que ce sabotage de l’élection du Grand Prix d’Angoulême qui vont ébranler Bachelot une seconde. Soient les auteurs se mobilisent en grand, soit on laisse tomber et on continue comme avant. Et pour ce qui est de bosser à côté dans la pub ou la pao, merci, c’est déjà ce qu’on fait.

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              • Répondu le 3 juin à  10:45 :

                Moi aussi je ne crois pas du tout au Père Noël et je sais très bien que parmi des auteurs réputés qui tiennent dans les médias un discours "tous avec moi camarade !" agissent en réalité en mode "chacun pour sa gueule !".
                Les éditeurs font ce qu’ils veulent. Il n’y a aucun moyen pour les auteurs de les empêcher de continuer d’exploiter les auteurs jusqu’au trognon. Absolument aucun puisque l’État refuse de se poser en arbitre. Pour un auteur, le seul moyen de rééquilibrer les forces est le succès commercial.

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                • Répondu le 3 juin à  10:57 :

                  L’Etat n’a aucune raison d’arbitrer s’il n’y a pas conflit. La raison d’être d’un collectif comme les AAA est de créer un conflit, pas seulement de marquer le coup de temps en temps avec une petite action symbolique qui se trompe de cible.

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                  • Répondu le 3 juin à  16:11 :

                    Il y a conflit entre auteurs et éditeurs depuis des années. Sinon, il n’y aurait ni eu les EGBD, ni le Rapport Racine, ni tous les problèmes dénoncés à propos de la mauvaise gestion de l’AGESSA et les cafouillages à répétition de l’URSSAF.

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                  • Répondu le 3 juin à  17:14 :

                    Je pense également que c’est surtout par la loi que les choses pourraient évoluer. C’est un rapport de force et cette force, j’ai bien peur qu’on ne l’ait collectivement jamais.Quand bien même on aurait raison ( et on a raison ! ). Le problème c’est de les y contraindre parce qu’en demandant poliment, ce sera toujours non. Personne n’est prêt à renoncer à ses avantages, et ils en ont beaucoup. Ils sont bien organisés parce qu’il en ont les moyens et des gens payés pour ça. Il faut donc trouver le moyen que l’état n’ait pas le choix que de légiférer pour rééquilibrer un peu les choses.

                    Qu’est-ce que ça donnerait si par exemple, chaque autrice-auteur qui le souhaite ( pour la suite, vous ne la voyez pas, mais l’écriture inclusive y est ) envoie en même temps au ministère, à des journaux ou on voudra, et sur un site public un aperçu de sa situation ?
                    Ce serait à se tirer des balles de voir dans quelle merde sont certains, ça ferait se moquer parce qu’on se moque toujours des chouineurs et que le bureau des pleurs c’est lassant ( mais c’est sans compter sur le talent des uns et des autres )
                    Mais à supposer que ça dure dans le temps, ça finirait peut-être par attirer l’attention, ou en tous cas qu’il soit vraiment difficile de balayer ça d’un revers de main non ?

                    Le pire c’est que j’ai l’impression que les auteurs ne demandent pas la lune. Juste un peu de respect et de rééquilibrage. Y’a pas moyen de prendre un petit qqch sur la vente des albums qui viendrait abonder une caisse qui permettrait aux auteurs de mieux encaisser les entre deux d’albums, retraite ou autre ?
                    Est-ce qu’il n’y a pas un système qui ressemble à ça avec le CNC ou sur chaque ticket de ciné il y a un petit qqch qui va dans ce sens ?
                    Franchement, d’après GFK, il y a eu 53,1 millions d’albums vendus en 2020, ils mettraient la clé sous la porte les éditeurs si on prenait 1 ou 2 cts sur chaque album vendu pour aller vers cette caisse ?
                    Je n’arrive pas à comprendre que ça puisse réellement les mettre en péril...( mais je suis sûr qu’on va me l’expliquer genre : Ah là là mais vous n’y pensez pas ! L’économie du livre est une économie très fragile etc...etc... )

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  • Et maintenant, chers petits auteurs, il faut choisir entre Pénélope Bagieu, Catherine Meurisse et Chris Ware.
    Et vous pouvez aussi vous montrez plus matures en ne votant plus jamais !

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  • Quelle grosse arnaque ! On voudrait nous faire croire qu’une majorité d’auteurs ont voté pour Catherine Meurisse et Pénélope Bagieu, quel bidonnage pitoyable. Qu’ils publient les résultats précis du scrutin, y compris le nombre de votes Bruno Racine.

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    • Répondu le 3 juin à  22:28 :

      Au contraire, les 3 noms étaient ultra-prévisibles. Ware et Meurisse ont déjà été finalistes. Bagieu a explosé artistiquement ces dernières années. Il est loin le temps de la BD girly, elle est devenue une excellente auteure est dessinatrice. Qui plus est, elle est à la mode et elle vend beaucoup de livres.

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      • Répondu le 4 juin à  06:52 :

        Ce sont les auteurs.autrices qui votent. Vous croyez vraiment que la communauté des auteurs.autrices vote pour Bagieu ou Meurisse ?

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        • Répondu le 4 juin à  09:59 :

          Bagieu et Meurisse sont très médiatisées. Le FIBD a tout intérêt à les mettre en avant. Je ne crois pas à l’honnêteté de ce vote. Il est de toute façon truqué et les chiffres résultats ne sont jamais donnés.

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    • Répondu le 4 juin à  05:50 :

      Rien n’est transparent, tout est orienté, d’où l’intérêt de ne pas publier les chiffres du premier tour. Ce salon est une pantalonnade qui manipule les chiffres, oriente les goûts culturels et nous explique que les lecteurs lisent majoritairement des romans graphiques, vaste plaisanterie.

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  • Allez hop ! On vote Bagieu, Meurisse ou Ware ! Ou alors, on ne vote pas !

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    • Répondu par Milles Sabords le 4 juin à  07:54 :

      Bagieu et son style pour "imprimés Hermés", Meurisse qui fait du Sempé remâché, Ware qui est une PLV à lui tout seul avec ses pliages de carton et son graphisme de pub, c’est pas avec ce choix façon Télérama/Inrocks que la BD va faire rêver.

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      • Répondu le 4 juin à  08:41 :

        Excellent, c’est tellement ça.

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        • Répondu le 4 juin à  11:42 :

          De quoi parlez-vous ? Télérama ne s’intéresse quasiment pas à la bande dessinée. Quant aux Inrocks, ils n’existent pratiquement plus. Il faut arrêter d’imaginer n’importe quel complot élitisto-parisien et se mettre à jour sur ce qu’est la Bd aujourd’hui. Par ailleurs, jusqu’à preuve du contraire, ce sont les auteurs qui ont voté. Il n’y a pas plus de preuves de fraude qu’il n’y en a eu aux USA en novembre dernier. Par contre, il y a les mêmes relents complotistes et la même façon d’affirmer des choses fausses sans preuves.

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          • Répondu le 4 juin à  14:22 :

            "quasiment pas", "pratiquement plus", ça c’est pas de l’à peu près, tiens. Pour éviter les preuves de fraudes, que le vote du premier tour soit validé par huissier, c’est simple et efficace comme méthode.

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            • Répondu le 4 juin à  21:50 :

              Ce que je veux dire c’est que l’influence de Télérama, les Inrocks, Libé en matière de BD est quasi-nulle. Ce n’est pas une discipline dont ils parlent dans leurs pages. Croire à des complots imaginaires en provenance de la presse de gauche chaque fois qu’émerge un auteur qui ne fait pas dans le franco-belge à la papa, relève du discours populiste habituel. Par contre, et on n’en parle jamais, les libraires sont prescripteurs, c’est même le coeur de leur métier de conseiller des livres à leurs clients. Les libraires et le bouche-à-oreille jouent un rôle hyper important dans le succès d’un auteur. Les médias (les rares qui parlent de BD) sont en général suiveurs d’une tendance qui s’est déjà manifestée en librairie. Par contre, il est vrai qu’ensuite ils sont grégaires et ont tendance à radoter dès qu’ils ont un bon sujet. Je me souviens de la tête de David B lisant un article le présentant une fois encore comme un "jeune auteur" de la "nouvelle BD". Il avait déjà 50 ans.
              Bagieu et Meurisse ont bénéficié récemment de ce type d’engouement à la limite du matraquage. ça n’enlève rien à leur talent, que visiblement reconnaissent leurs pairs.

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              • Répondu par Milles Sabords le 5 juin à  05:32 :

                Toutes les presses encensent ces auteurs, de droite comme de gauche, vous ne lisez pas assez visiblement... Télérama et les Inrocks versent encore dans la BD, moins souvent, mais quand même. Faut lire...

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                • Répondu le 5 juin à  08:52 :

                  Merci, je lis beaucoup la presse. Télérama c’est 10 lignes sur un album par semaine. Les Inrockuptibles hebdo ont cessé de paraître cette semaine et sont redevenus un mensuel, vendus 12,90 le numéro ! Autant dire qu’ils sont à l’agonie et n’exercent plus aucune influence. De la bd dans la presse de droite, je n’en ai quasiment jamais vu, à part Delcroix dans Le Figaro qui ne parle que de valeurs sûres, et RTL qui lui consacre étrangement une place assez remarquable.

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                  • Répondu par Milles Sabords le 6 juin à  11:10 :

                    Et la presse féminine et France Info, vous en faites quoi ? Il y a aussi les magazines d’histoire, d’économie, de moto, d’automobile, de foot même, et bien d’autres encore, qui chronique des albums BD. Il va falloir élargir votre cercle de lecture...

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                    • Répondu le 7 juin à  07:18 :

                      Les chroniques de bd dans les magazines de foot et de bagnole, ça reste très limité hein...

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              • Répondu le 5 juin à  07:25 :

                "Franco-belge à la papa", toujours les mêmes discours, toujours le même mépris, la même condescendance, le même revers de main d’une large partie du lectorat, qui n’est pas assez intelligent pour comprendre les choses. Elitisme, gentrification, snobisme, entre-soi, voilà à quoi ressemble cette soi-disant nouvelle bande-dessinée qui ne fait que reproduire, adroitement ou pas, un style de dessin déjà développé il y a plusieurs décennies. Tant mieux si cela vous enchante, vous aveugle ou vous donne assez d’estime de vous-même pour estimer que la" franco-belge à la papa" doit-être éradiquée du paysage culturel français, plutôt que d’essayer de mettre en avant toute la production créatrice française, comme le font, sans état d’âme les américains et les japonais qui inondent le marché mondial pendant que nous détruisons une immense partie de notre savoir-faire pour mieux nous auto-détruire. C’est une vision tellement mesquine du neuvième art.

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                • Répondu le 5 juin à  09:00 :

                  Aucun mépris particulier de ma part. Il ne faut rien éradiquer et préserver le patrimoine bien au contraire. Mais la Bd de série francophone n’invente plus rien depuis des années et se contente d’entretenir et réactiver ses vieilles séries et ses vieux personnages qui rapportent encore beaucoup d’argent. C’est la bd de série qui est devenue un genre « à là papa ». Par contre les éditeurs ont innové et conquis de nouveaux lecteurs avec le roman graphique et la « Bd du réel ». C’est là que l’innovation se produit. Et c’est effectivement à cette BD là que les médias s’intéressent. Le succès de Bagieu et Meurisse c’est celui de la bd du réel, devenue une vraie tendance et une vraie part de marché.

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                  • Répondu par Autrice le 5 juin à  10:21 :

                    Que connaissez-vous exactement des politiques éditoriales ? Il y a des tonnes de projets capables de renouveler la BD de série ou que vous appelez "classique". Mais les éditeurs n’en veulent pas, car les contrats de roman-graphique sont bien plus avantageux pour eux, ainsi que la rentabilité de ce genre d’albums même si les ventes ne sont pas toujours mirobolantes. Cela s’appelle diviser pour mieux régner. Pendant ce temps, on perd du public et les parts de marché de la BD étrangère nous taillent des croupières.

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                    • Répondu le 6 juin à  08:23 :

                      Vous voulez quoi ? Que les américains fassent seulement des super-héros ? Les japonais du manga pour pré-ado et le franco-belge du recyclage de ses vieilles séries à l’infini ? Le roman graphique est un phénomène mondial. La Bd sort du strict domaine de la fiction. C’est un progrès pour le médium.

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                  • Répondu le 5 juin à  10:24 :

                    "Le succès de Bagieu et Meurisse c’est celui de la bd du réel, devenue une vraie tendance et une vraie part de marché." Encore un Grand spécialiste qui détient les vrais chiffres de l’édition BD...

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                    • Répondu le 6 juin à  08:24 :

                      Ben c’est pas difficile de les avoir les chiffres. Ils sont publics. Je m’intéresse aux ventes un minimum parce que ça fait partie de mon métier.

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                  • Répondu le 6 juin à  08:20 :

                    La BD de série comme vous dîtes s’est renouvelée depuis les années 2000, avec des séries concepts de genres qui ont conquis des dizaines de milliers de lecteurs, en fantasy, SF, sagas, aventures, etc. Regardez ce qui se faisaient à la fin des années 90 et ce qui se fait maintenant. Ca n’a rien à voir. Mais il faut lire ces nouvelles séries pour s’en rendre compte, ce qui ne semble pas être votre cas. C’est normal si vous ne faîtes que suivre les recommandations éclairées d’une certaine presse qui conchie ce genre de publication prolétaire.

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      • Répondu le 4 juin à  08:57 :

        Vous venez sans doute de découvrir le fonctionnement de la bande dessinée. C’est pas grave, il faut bien un début à tout.
        En fait, retourner voir mais ce ne sont pas seulement des livres d’images.
        Apparemment vous n’avez pas vraiment fait attention mais souvent ( pas toujours, mais le plus souvent ) dans les pages, le dessin écrit aussi du texte. C’est pas que pour la décoration.
        Faites l’effort de le lire et vous verrez que des fois ça raconte des super histoires, et mieux, parfois ça rend le dessin bien meilleur que ce qu’il paraît.
        On dirait pas mais ça va avec.

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        • Répondu le 4 juin à  09:56 :

          Le texte qui rend parfois le dessin bien meilleur qu’il y paraît. On ne peut pas trouver définition de l’art plus française.
          En France, le dessin peut être pourri, la musique peut être inexistante, vous pouvez filmer comme un pied, ce n’est pas grave, du moment que le texte est bon. En France ce qui compte, c’est le discours, uniquement le discours.

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          • Répondu le 4 juin à  10:39 :

            Une bonne histoire peut sauver un piètre dessin. Pas l’inverse.
            Et de toutes manière la bd c’est l’art de lier les deux justement.

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            • Répondu le 4 juin à  12:12 :

              Tout à fait, c’est l’art et la façon de lier les deux. Mais contrairement à ce que vous dites, il y a énormément d’albums où le dessin permet de "sauver" une "piètre" histoire. Un seul exemple ? Arzach de Moebius.

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            • Répondu le 4 juin à  12:23 :

              Votre seconde proposition contredit la première : si la bande dessinée est l’art de lier les deux, alors l’écrit et le dessin doivent être du même niveau.
              Une bonne histoire ne sauve pas un piètre dessin. Une bonne histoire reste une bonne histoire et un piètre dessin reste un piètre dessin.

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        • Répondu par Milles Sabords le 4 juin à  10:51 :

          Dans "Bande-Dessinée" il y a "Dessinée", le cœur même de la machine. Si vous voulez "intellectualiser" la BD pour en faire une tribune Littéraire, vous n’irez pas loin auprès du public. Il y a plein de bon romans pour cela.

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          • Répondu le 4 juin à  11:44 :

            Quel problème avec le dessin ? Les trois personnes nommées dessinent très bien.

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          • Répondu le 4 juin à  12:18 :

            C’est plutôt une belle sélection. Très représentative. Un auteur américain underground qui fait déjà partie des anciens et qui a eu une importante influence artistique. Deux jeunes auteures françaises dont l’une a obtenu un grand succès critique, et l’autre un très large succès public. Les trois ont du talent. Tout est ok. Bien sûr j’adorerais voire un auteur "classique" aussi élégant que Fabrice Pellerin l’emporter. Mais cette BD-là a été maintes fois récompensée dans le passé, et jusqu’à récemment avec Hermann et Cosey. Pour ceux qui pourfendent la soi-disant "nouvelle BD intello-bobo-télérama machin-truc", observons que trois des auteurs considérés comme les plus représentatifs de ce style, à savoir Sfar, Sattouf et Larcenet, ont vu leur chance leur passer sous le nez.

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            • Répondu le 4 juin à  15:11 :

              Bagieu et Meurisse sont aussi classiques que Pellerin dans leur style, le problème c’est que c’est toujours le même style qui est mis en avant. Bien d’autres auteurs et autrices ont tout autant de talent dans des styles différents, c’est juste qu’ils ne sont pas dans le bon cercle culturel. C’est purement politique.

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              • Répondu le 4 juin à  15:53 :

                Non, le classicisme, ça désigne quelque chose de précis. Ware intègre une part de classicisme rétro dans son œuvre. Les deux auteures, pas du tout. Je ne vois pas ce qu’il y a de politique dans ce vote. C’est le reflet du goût des auteurs.es. Les allégations de fraude doivent être prouvées avant de dire des bêtises.

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              • Répondu par Milles Sabords le 4 juin à  19:16 :

                Ils ont tous les 3 des graphismes maladroits et répétitifs, sans souffle, sans vie, bien scolaire pour reproduire ce qui a déjà était fait avant eux. Si les prix sont devenus un gage de carrière, c’est grave, c’est dire combien la BD est tombée bien bas et combien les ventes d’albums reculent années après années. Sauf pour les classiques : Astérix et Obélix, Blake et Mortimer, Tanguy et L’aventure, etc... Le public veut de l’évasion, du rêve, de la série avec des personnages forts, emblématiques. Pas de la BD de magazines de presse pour salle d’attente de médecin ou de dentiste.

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                • Répondu le 4 juin à  21:22 :

                  Si le public voulait encore de la série, ça se saurait. C’est invraisemblable comme le public bd peut-être gangrené par des conservateurs aux goûts purement rétrogrades. Quand on pense que c’est en partie à ces gens-là qu’on s’adresse... heureusement le succès récent du roman graphique et de la bd du réel a permis de faire venir un lectorat différent, plus aisé probablement, mais surtout plus intellectuel, plus cultivé et plus ouvert, pas focalisé sur le dessin à l’ancienne et pas du tout intéressé par la bd de série.

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                  • Répondu par Milles Sabords le 5 juin à  05:26 :

                    Le dessin à "l’ancienne" ça ne veut rien dire du tout. Le dessin de Little Nemo reste d’une modernité déconcertante et continu a subjuguer pas mal d"auteurs-trices de la nouvelle vague. Le trait d’Uderzo est mondialement reconnu pour sa virtuosité et continu à faire vendre. D’ailleurs, ce n’est pas le public qui refuse le système de la série mais bien les éditeurs devenus des gestionnaires du court terme qui doit rapporter. Les prix très souvent ne sont là que pour masquer l’opacité des chiffres de ventes, et comme dans toute corporation, la reconnaissance par ses pairs, ne vous rend pas plus talentueux que d’autres, mais adhérent d’un réseaux. Le roman-graphique est à la BD, ce que fut la nouvelle vague dans le cinéma, on en a vu le résultat. Ce qui reste classique et "à la papa", c’est votre vision très formatée.

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                    • Répondu le 5 juin à  09:07 :

                      Exactement. Et la nouvelle vague a été un progrès gigantesque pour le cinéma. Le dessin à l’ancienne, ce n’est pas Little Nemo qui reste comme vous dites l’œuvre d’un génie intemporel. Le dessin à l’ancienne, c’est celui de la Bd traditionnelle de série qui peine à se renouveler, ne produit que des clones d’auteurs précédents et n’a vu émerger aucun grand auteur depuis 25 ans, à part Mathieu Bonhomme et quelques rares autres. J’aime le classicisme mais c’est l’avant-garde qui innove, au cinéma comme dans la Bd.

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                      • Répondu par Milles Sabords le 5 juin à  10:13 :

                        C’est bien ce que je dis, vous êtes formaté, car la "nouvelle vague" fait aussi du clonage de ce qui la précédé. Il y a beaucoup plus d’auteurs(trices) que "Mathieu Bonhomme et quelques rares autres" qui renouvelle le genre "classique". Découvrez plus d’albums et dans tous les genres !

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                        • Répondu le 6 juin à  09:10 :

                          Des auteurs, il y en a beaucoup, en roman graphique comme en album traditionnel, mais des grands dessinateurs ou trices, ça se compte sur les doigts d’une main.

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                  • Répondu le 5 juin à  07:32 :

                    Quand vous regardez les chiffres (Didier Pasamonik publie tous les ans des articles pour nous expliquer l’état du marché, c’est bien de les lire. C’est bien aussi de lire les chiffres et rapports publiés sur les sites du CNL, du SNE, de GFK…), vous voyez que les enfants demeurent les plus gros lecteurs de bandes dessinées et qu’ils lisent principalement des séries. Le nombre de lecteurs chute à partir de l’adolescence. La part du lectorat adulte est minoritaire. En revanche, le FIBD avec son Grand-Prix ( c’est celui -là et celui du meilleur album qui comptent, le reste, tout le monde s’en fiche) met en avant des auteurs qui travaillent principalement pour les ados et les adultes. Ça fait plus sérieux, ça fait noble. C’est le même phénomène que le cinéma de la Nouvelle Vague, un cinéma d’auteurs. Dehors les scénaristes et les réalisateurs. Comme avec la Nouvelle Vague, la bande dessinée respectable est celle ou la personnalité d’un auteur passe avant la qualité de son œuvre. Le mouvement est apparu au début des années 90. Ce qui était un mal nécessaire est devenu l’establishment. Ça braille fort mais en réalité, les séries avec des personnages forts continuent d’aspirer les ventes et ce sont ces ventes qui permettent à la bande dessinée d’auteurs d’exister. On veut nous faire croire que la vitrine fait la boutique alors qu’elle n’est là que pour attirer les curieux. Est-ce le talent de Catherine Meurisse qui fait d’elle une autrice en vue ou l’attentat de Charlie Hebdo ? Est-ce le talent de Pénélope Bagieu qui fait parler d’elle ou son obsession à être omniprésente sur les réseaux sociaux ? Des trois personnalités, c’est Chris Ware la plus intéressante. Il a vraiment inventé un langage en se posant les bonnes questions sur ce qu’est fondamentalement une bande dessinée. Rien que pour ça, il mérite ce Grand Prix et bien plus que des tas d’auteurs nominés depuis des années.
                    L’illusion du FIBD et des journalistes est de vouloir croire et nous faire croire que le principal marché de la bande dessinée est adulte avec ses auteurs médiatisés et à la mode. Non, les bandes dessinées sont surtout lue par des enfants, que ça plaise ou non. C’est un fait. Quelques BD pour adultes rencontrent de beaux succès commerciaux mais à côté de Mortelle Adèle, Titeuf, Astérix, Lou… c’est rien. Le FIBD met un peu de côté pour enfants parce que ça ne fait pas sérieux.

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                    • Répondu le 5 juin à  09:15 :

                      Le fait que la BD ait cessé de s’adresser seulement aux enfants pour intéresser aussi des adultes n’a pas commencé avec la « nouvelle Bd » des années 90, mais dans les années 60 avec Goscinny qui faisait rire toute les générations puis Hugo Pratt et Eisner qui ont inventé le roman graphique, puis Tardi, Gotlib, Bilal, Munoz et tant d’autres. Ça a été un progrès considérable. Enfin la Bd sortait du ghetto de l’enfance pour toucher tout le monde. Ça n’empêche pas la Bd pour enfants de continuer à bien se porter, notamment sur le plan commercial.

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                    • Répondu le 5 juin à  10:18 :

                      Comme par hasard vous sauvez Chris Ware et vous accablez les deux femmes. Le talent de Meurisse était très visible bien avant l’attentat de Charlie. Quant à Bagieu, elle a prouvé depuis longtemps qu’elle dépasse le cadre de la bd « girly pour réseaux sociaux ». Son succès est désormais massif. Ça devrait au contraire réjouir les défenseurs de la bd mainstream.

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                    • Répondu par Milles Sabords le 6 juin à  17:24 :

                      Le problème avec Chris Ware c’est que sa bd est un laboratoire, une expérimentation perpétuelle, une recherche sur la faille séquentielle. Ses histoires ne sont pas mirobolantes et son graphisme plat comme un repas de famille dominical. Bien sûr, il a un certain talent, mais cela ne suffit à rendre son travail facilement accessible. Il est entre le plasticien et le graphiste qui joue avec la bd, mais pas un auteur de bd stricto sinsu.

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                      • Répondu le 7 juin à  07:30 :

                        Non c’est bien un auteur de Bd, aucun doute là-dessus. Après on peut le trouver illisible, ce qui est mon cas. Disons qu’il est un peu coincé et raide comme un manche à balai, c’est la ligne claire à l’américaine quoi. Mais c’est un grand artiste. Il mérite d’avantage le prix que Bagieu et Meurisse qui sont ultra-talentueuses mais trop jeunes. Faudrait pas donner le prix aux jeunes. Le contrecoup peut leur être fatal.

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                  • Répondu le 7 juin à  06:21 :

                    Si le public ne veut plus lire de séries, pourquoi plébiscite-t-il les séries ? Astérix, L’Arabe du Futur, les Vieux Fourneaux, Mortelle Adèle, Thorgal, Lucky Luke, Les Tuniques Bleues, trustent les meilleures ventes de bd en France encore l’an passé. Elfes, Les Enfants de la Résistance, Il Faut Flinguer Ramirez, dans les nouvelles séries grand public sont aussi en haut des palmarès, que ça vous plaise ou non.

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                • Répondu le 4 juin à  21:24 :

                  Bagieu, Meurisse et Ware, des graphismes maladroits et répétitifs ? Vous dites vraiment n’importe quoi.

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            • Répondu le 4 juin à  21:54 :

              Si c’était une compétition truquée et orchestrée par l’élite parisianiste, le FIBD ou la presse, Sfar, Sattouf et Blain aurait gagné depuis longtemps. Pas Larcenet. C’est un asocial et il n’a pas de réseau.

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              • Répondu le 5 juin à  17:50 :

                Pas Larcenet. C’est un asocial et il n’a pas de réseau.

                . Larcenet est un faux asocial et il a bien un réseau très efficace.

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