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Tintin et Casterman : la fin d’une belle aventure ?

  • Jamais la tension entre Moulinsart et son partenaire historique Casterman n’a été aussi tangible. En cause, la vente de la couverture du Lotus bleu aujourd’hui chez Artcurial qui pourrait consacrer une nouvelle fois Hergé comme l’auteur de bande dessinée le plus adulé des riches collectionneurs et paradoxalement sceller définitivement la fin de la relation qui le liait à son éditeur historique. Retour sur une tragédie en cinq actes à l’approche de cette vente historique.

L’affaire ne date pas d’hier. En janvier 2007, Nick Rodwell considérait déjà que Casterman qui édite et diffuse Tintin : « [n’avait] pas bien géré l’exportation à l’international du héros belge depuis au moins 20 ans ». La réaction de l’éditeur ne s’était pas faite attendre qui rappela qu’ils demeuraient les titulaires exclusifs des droits mondiaux pour l’édition des albums des Aventures de Tintin jusqu’en 2053 ! ». Une annonce qui surprenait surtout en ce qui concerne l’échéance de ce contrat, sans doute une erreur d’interprétation.

Tintin et Casterman : la fin d'une belle aventure ?En 2009, nous réouvrions le dossier, avec de nouvelles déclarations de Nick Rodwell au magazine économique belge Trends-Tendances [1] : « J’ai un scoop pour vous. J’estime aujourd’hui qu’il est impossible de travailler avec Casterman ! C’est comme si deux personnes étaient mariées, mais que le couple ne fonctionnait plus et que ni l’un ni l’autre ne voulait quitter la maison. Entre Casterman et Moulinsart, c’est la même chose : le mariage ne tient plus. [...] Le dossier est entre les mains des avocats. »

Le rachat par Gallimard et l’arrivée de Benoît Mouchart

La situation était donc plus que tendue en 2009. Mais l’heure n’était sans doute pas aux grandes décisions, car le Musée Hergé ouvrait ses portes, et malgré les attaques en justice contre Tintin au Congo, le roi des Belges était venu visiter le lieu dédié à l’œuvre d’Hergé. Ensuite, le film de Steven Spielberg en 2011 a apaisé les esprits, donnant une notoriété mondiale au jeune reporter, remportant même un Golden Globe.

2012 fut par ailleurs une année agitée chez Casterman : le rachat du groupe Flammarion par Gallimard généra l’intégration du partenaire historique de Tintin au sein du groupe de tête des éditeurs de BD français. Cela ne se fit pas sans heurts : la démission du PGD Louis Delas, le départ d’une partie de l’équipe éditoriale, la bronca des auteurs, etc.

Charlotte Gallimard, Directrice générale de Casterman, Didier Platteau, éditeur de Moulinsart, et Benoît Mouchart, directeur éditorial de Casterman.
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Finalement, début 2013, nous avons appris que Benoît Mouchart passait du poste de directeur artistique du FIBD d’Angoulême à celui de directeur éditorial de Casterman, de quoi apaiser les tensions entre la nouvelle direction et les auteurs. Mais également avec Moulinsart, avec qui le jeune directeur entretenait de bons contacts, comme il nous le confirmait lui-même : « Charlotte [Gallimard] et moi voulons que l’œuvre maîtresse d’Hergé reprenne sa place en tête de proue du vaisseau Casterman. Nous avons donc très tôt noué un dialogue constructif avec Fanny & Nick Rodwell ».

En effet, courant 2014, Casterman publiait deux très belles monographies écrites par Philippe Goddin et consacrées successivement aux 7 Boules de Cristal et au Temple du Soleil. Un état d’esprit confirmé par Nick Rodwell lui-même toujours en 2014, dans un entretien accordé à Didier Pasamonik. Nous reproduisons une partie de cet article ci-dessous une partie, car il permet de mettre en lumière ces précédents différends.

L’un des points clés de cette embellie est sans conteste le retour en grâce de Casterman depuis son rachat par Gallimard. La situation s’était en effet à ce point dégradée que les éditions Moulinsart n’avaient plus de diffuseur : la seule possibilité d’acquérir les formidables albums de la Chronologie d’une œuvre ou la biographie d’Hergé par Philippe Goddin était de l’acheter dans l’une des rares "boutiques Tintin" servies directement par Moulinsart ou sur Internet ! Depuis, Casterman a repris la diffusion de Moulinsart et le chiffre d’affaires est reparti à la hausse.

Rodwell explique à La Libre Belgique sa partie de bras de fer avec l’éditeur tournaiso-germano-pratin : " Il est vrai que lorsqu’on a signé pour le film Tintin, j’avais demandé 3 choses : 1. que Hergé soit l’auteur le mieux payé de Casterman, puisqu’il représente environ 25% des bénéfices de la maison d’édition depuis 30 ans. 2. qu’ils développent un département international, car actuellement c’est nul ! 3. qu’ils soient sponsors du Musée Hergé à hauteur de 50.000€ par an, symboliquement, ce serait tout à fait normal."

Il semblerait qu’il ait partiellement obtenu gain de cause sur le premier point : "Le contrat pour le sponsoring du musée doit être signé aujourd’hui." Quant aux deux autres : "Hergé n’est pas le mieux payé, mais les contacts sont nettement meilleurs avec la direction de Casterman. On espère que le département international puisse voir le jour rapidement..."

Fanny Rodwell, légataire universelle d’Hergé, photographiée en mai 2014. Elle a imposé le Musée Hergé alors que son époux aurait préféré des expositions itinérantes.
Photos : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Toi qui blêmis aux couleurs de Tintin…

Si tout semblait si bien se dérouler en 2014, comment la situation a-t-elle pu se détériorer à ce point ? 2015 et 2016 virent au contraire Casterman et Moulinsart multiplier les collaborations : la publication de [L’Art d’Hergé par Pierre Sterckx et surtout le lancement du Feuilleton intégral en 2015, une magnifique collection qui allait rassembler tout ce qu’Hergé avait réalisé au long de sa carrière dans différents supports, une magnifique et pharaonique entreprise.

Puis en 2016, les passionnés purent bénéficier non seulement de la suite du Feuilleton intégral, mais surtout de la parution d’une version colorisée de Tintin chez les Soviets pour laquelle Casterman avait sorti la grosse artillerie commerciale : train à l’effigie du héros, affiches et flyer disséminées, un véritable carpet bombing. Seule ombre au tableau de la relation entre les deux partenaires historiques, la publication de la toujours pertinente analyse de Philippe Goddin publiée uniquement chez Moulinsart, et pas avec Casterman, dans un format et une présentation très différente des deux précédents Rascar Capac… Étrange !

2016 au Train World : l’ancien hall de gare a été redécoré aux couleurs de Tintin.
Au premier plan : Nick Rodwell, et Piet Jonckers, le directeur de Train World.
Photo : Charles-Louis Detournay

L’harmonie semblait régner à nouveau lorsqu’en janvier 2017, Casterman et Moulinsart ont organisé un remake du retour de Tintin à Bruxelles, en hommage à la marée humaine qui avait accueilli l’événement organisé en 1930 par l’Abbé Wallez.

Un autre problème allait subvenir : après la colorisation des Soviets, Nick Rodwell voulait poursuivre dans cette direction, en publiant d’un côté d’anciennes versions colorisées pour le grand public, soutenues de l’autre par des monographies qui combleraient les attentes des passionnés. Un calcul tout-à-fait judicieux de la part du directeur de Moulinsart, qui contournait ainsi habilement le fait de ne pas réaliser de « nouvelles » aventures de Tintin, tout en maintenant le héros d’Hergé sur le devant de la scène grâce à de fréquentes publications.

Le hic était qu’après les Soviets, venait le tour de Tintin au Congo, un album sous le feu des critiques et des attaques en justice depuis de nombreuses années ! Certains organismes avaient voulu censurer l’album ou renoncer à l’éditer, et beaucoup attendaient une préface qu’ils jugeaient nécessaire, comme c’était déjà le cas dans la version anglophone.

Un 90e anniversaire qui jette un froid

Ce foureau recèle un album à l'italienne qui reproduit les doubles pages de l'album avec son appareil de commentaires.La réponse de Moulinsart à ces attaques est finalement venue par le biais de la publication des Tribulations de Tintin au Congo, une nouvelle monographie de Philippe Goddin qui parvient toujours à analyser et contextualiser l’œuvre d’Hergé avec des sources à l’appui. Alors que cet ouvrage reprenait exactement la même maquette que les deux Rascar Capac, il s’agissait cette fois-ci d’une coédition entre les deux partenaires, Casterman n’étant plus le seul sur la couverture. Rien de vraiment étrange : Moulinsart publie d’autres ouvrages seul depuis quelques années, il paraissait alors logique qu’ils figurent de concert sur la couverture.

Le vrai problème était dans l’édition de la version colorisée grand public de Tintin au Congo. Toutes les informations provenaient de Moulinsart, et seul son logo apparaissait sur la couverture. Il paraissait évident que Casterman ne souhaitait pas publier cet album, vu les problèmes que cela allait susciter. Moulinsart allait-il donc publier cet ouvrage grand public sans Casterman ? Cela aurait été une première !

Philippe Goddin
Photo : Charles-Louis Detournay

Si Nick Rodwell voulait éditer seul cette version colorisée de Tintin au Congo, en avait-il le droit ? Comme le précise le gestionnaire des droits d’Hergé sur son site Internet : "À la différence des Éditions Casterman qui gèrent les droits des albums en bande dessinée créés par Hergé (français et langues étrangères), les Éditions Moulinsart éditent des ouvrages dérivés de l’œuvre. Ces ouvrages peuvent être obtenus chez tous les "bons" libraires, dans les boutiques Tintin ou via notre site Internet." [2]

Or fallait-il considérer cette version colorisée de Tintin au Congo comme un "ouvrage dérivé" de l’œuvre ? Pour les droits numériques semble-t-il, la chose est claire : seul Moulinsart les commercialise. Mais pour l’album ?

À l’issue de ce bras de fer, chacun est resté sur sa position : Casterman n’a pas publié et distribué cette version colorisée de Tintin au Congo, s’en tenant à la monographie de Goddin ; et de son côté, Moulinsart a vendu la version numérique comme elle en a les droits, ainsi qu’une version ultra-limitée à 500 exemplaires dans un coffret spécial. Une version qui déchaîne déjà les passions aux enchères. Ce 90e anniversaire a donc jeté un froid entre les deux partenaires historiques, Casterman n’étant d’ailleurs pas présent à la conférence de presse célébrant l’événement.

La question du début d’année 2019 : la version colorisée de Tintin au Congo ne sera-t-elle vendue que par Moulinsart ?
© Hergé, Moulinsart - 2019.

Opération séduction

Le partenariat noué entre Hergé et les Éditions Casterman pour accompagner et soutenir le travail de l’auteur et les attentes du public, date de 1934. En affaire, surtout en terme de création, une telle longévité entre deux partenaires reste exceptionnelle. Il est donc logique que, depuis la création des éditions Moulinsart, la relation entre les deux sociétés n’ait pas été un long fleuve tranquille. Si celle-ci s’était apaisée avec l’arrivée de Benoît Mouchart, l’affaire du Congo a jeté un sérieux froid.

La température est encore descendue d’un cran à cause du Thermozéro, cette aventure inachevée de Tintin scénarisé par Greg dont Benoît Mouchart est un fin connaisseur. À plusieurs reprises en janvier 2019, il fait passer son message via les médias : « [Le Thermozéro] est l’âge d’or d’Hergé, le moment où il est en pleine possession de son art, de ses moyens narratifs et de son humour, c’est donc là un témoignage très intéressant. J’incite tous les auditeurs de France Inter à écrire à l’ayant droit d’Hergé, Fanny Rodwell, pour la convaincre de publier cette histoire. »

Lors d’une interview croisée avec Philippe Geluck en mars 2019, Nick Rodwell a adressé une réponse cinglante : « [Publier ce travail inachevé] serait complètement ridicule. Ça revient aujourd’hui, parce que Benoît Mouchart, le directeur éditorial de Casterman, a incité le public en France et en Belgique à écrire personnellement à Fanny pour plaider personnellement la cause de cet album qu’Hergé n’a pas terminé. Mais je trouve cela complètement débile. »

Dans le même temps, Benoît Mouchart pondérait son point de vue et rappelait aux auditeurs et au grand public pourquoi il n’y avait pas de nouvel album de Tintin. De plus, le cinquantième anniversaire du premier pas sur la Lune allait permettre une nouvelle coédition entre les deux partenaires. Un petit pas dans la bonne direction ?...

Le grand silence

Pas vraiment, car après cette réédition en commun qui ne faisait finalement que rassembler Objectif Lune et On a marché sur la Lune sans dossier complémentaire, Casterman et Moulinsart n’ont plus publié d’album en commun.

Le parfait exemple de ce gel est l’arrêt brusque de la publication du Feuilleton intégral après cinq tomes. Les lecteurs et fan-clubs se sont d’ailleurs mobilisés dans une pétition adressée en mai 2020 aux deux sociétés : « Les éditions Casterman et Moulinsart se doivent de tenir leurs engagements et de respecter leurs lecteurs. Nous leur demandons dès lors de se remettre au travail et d’achever le Feuilleton intégral. » Sans réponse de la part des intéressés.

Les deux publications suivantes parues fin 2020 marquent encore davantage les divergences entre Casterman et Moulinsart. Dans la continuité de sa stratégie, Nick Rodwell a commandé une version colorisée de Tintin en Amérique ainsi que la monographie associée, intitulée Hergé, Tintin et les Américains (nous y reviendrons dans un prochain article). Cependant, aucun de ces deux ouvrages n’est coédité avec Casterman : ils ont tous les deux été publiés sous la marque de Moulinsart seulement, ce qui pose d’ailleurs quelques problèmes de diffusion car Moulinsart ne possède pas l’imposante structure de Flammarion Diffusion qui diffuse et distribue Casterman. Pendant ce temps, l’éditeur historique de Tintin n’abandonne pas le terrain, en communiquant autour des 80 ans de l’apparition du Capitaine Haddock par exemple.

Pour qui sonne le glas ?

Comment en est-on arrivé à ce que deux sorties importantes pour maintenir l’œuvre d’Hergé présente dans l’actualité, ne soient pas assurées par Casterman ? Les différends engendrés par la colorisation de Tintin au Congo se sont cristallisés sur un autre dossier : la vente de la première couverture du Lotus bleu auprès d’Artcurial, ce jeudi 14 janvier à 14h15.

Comme nous vous l’avions expliqué précédemment, cette couverture devrait normalement atteindre un nouveau record, dépassant sans doute les 2,5 millions d’euros. D’après le communiqué d’Artcurial, cette pièce unique et historique aurait été offerte « par Hergé en personne au jeune fils de l’éditeur Louis Casterman qui l’a conservée dans un tiroir après l’avoir soigneusement pliée en six. »

Finalement, cette première couverture du Lotus bleu s’est bien vendue à 2,6 millions d’euros hors frais (plus de 3,175 M€ avec les frais), battant le précédent record pour une pièce de bande dessinée, détenu par les pages de gardes d’Hergé en 2014.

Il paraît évident pour les spécialistes que cette histoire n’est qu’une fable. Les experts de tous bords s’accordent sur une autre version : le fait que cette première couverture, trop compliquée à reproduire, n’aurait jamais été rendue à Hergé et serait restée dans les archives de l’éditeur. D’après Philippe Goddin, elle aurait été redécouverte par hasard en 1979, lors du cinquantenaire de la création de Tintin, lorsque l’animateur de télé et passionné d’Hergé Stéphane Steeman fut autorisé à ouvrir quelques lettres échangées à cette époque.

Tout cela apporte beaucoup de crédit à Nick Rodwell, qui bataille depuis longtemps sur des pièces historiques vendues régulièrement par d’anciens collaborateurs de Casterman, et qui réclame que cette couverture intègre le Musée Hergé. Seul problème : Hergé d’abord, puis Fanny après le décès de l’artiste, ont eu plusieurs fois la possibilité de demander qu’on leur restitue cette œuvre, et ne l’ont jamais fait. De quoi rendre caduque la requête de restitution aujourd’hui…

Janvier 2017 : Simon Casterman, avec l’un de ses amis à sa gauche, ainsi que deux autres "personnages plus vrais que nature", pour fêter Tintin !
Photo : Charles-Louis Detournay.

En conséquence Moulinsart fait pression sur Casterman, qui n’est plus la propriété de la famille Casterman depuis longtemps, pour que celle-ci revienne sur sa décision. Bien que Simon Casterman y officie encore aujourd’hui en tant que directeur délégué, la maison d’édition est détenue par le groupe Gallimard. Casterman est donc actuellement dans un cul-de-sac : ils ne peuvent rien faire pour empêcher la vente d’aujourd’hui et le marteau d’Artcurial pourrait bien enfoncer le dernier clou dans le cercueil de la collaboration entre les deux partenaires pourtant en affaires depuis 86 ans.

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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28 Messages :
  • Bonjour et merci pour cet article très documenté et fort intéressant… En revanche je me demande s’il n’y aurait pas un contresens dans le chapô quand vous écrivez : "sceller définitivement la relation"… En l’espère j’aurais plutôt écrit "sceller la fin de la relation", non ? Amicalement

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  • Excellent article très bien documenté ! bravo à l’auteur !

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  • En tant que tintinophile, j’avoue suivre ces embrouilles d’un oeil plutôt distrait.. (à vrai dire, je m’en tape grave)
    En revanche mon intérêt se réveillera le jour où je lirai qu’un des deux s’apprête à publier les planches des premiers albums en fac-simile (à la manière des Gaston, en grand format). J’ai vu les planches du "Lotus bleu" à Paris en 1989 : extraordinaire ! Je n’ai toujours pas compris cette inertie éditoriale...

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    • Répondu le 15 janvier à  00:21 :

      tres bonne reponse - nous attendons le Lotus style marsu

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  • bravo pour cette analyse exhaustive et amenant une vraie plus-value à la compréhension de la gestion patrimoniale de Tintin ;)

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  • Si Casterman perd Tintin, ça représenterai quoi en pourcentage de perte de chiffre d’affaire ? Ca serait énorme, non ?

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    • Répondu par Terry le 15 janvier à  01:54 :

      Mais il n’y a aucune raison que ça arrive. À la disparition des époux Rodwell, à qui iront les droits de la succession Hergé ?

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      • Répondu par Henri Khanan le 15 janvier à  08:09 :

        Dans le Paris-Match de cette semaine, article d’une page sur Nick Rodwell qui prépare un livre pour clore le bec de ses nombreux détracteurs !

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        • Répondu par RDevelder le 15 janvier à  11:13 :

          On dit clouer le bec, pas clore le bec.
          Nick Rodwell n’a aucun talent pour l’écriture, ça s’était vu quand il avait ouvert un facebook ou un instagram, ça avait tourné au fiasco. Rodwell n’est qu’une sorte de Trump.

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          • Répondu le 15 janvier à  13:13 :

            Mais quel est le parcours de Monsieur Rodwell ? Quelles études ?
            Il est britannique mais à part ça, on ne trouve pas grand chose sur internet sur sa vie avant Tintin.

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          • Répondu par Nick Rodwell le 18 janvier à  12:47 :

            Dear RDevelder,

            I never opened an Account with Facebook and Instagram
            in order to communicate.
            But comparing me to Donald Trump is a real compliment, if you admire Donald Trump which I presume you do.
            Don’t forget to buy my book as it is being written for people like you !

            Nick
            _

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            • Répondu le 18 janvier à  20:42 :

              Nick n’a pas l’air de savoir écrire en anglais non plus.

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  • Je suis le fils d’Etienne Pollet, ancien directeur des collections Hergé chez Casterman, et arrière-petit-fils de Louis Casterman.
    C’est la branche de mon grand-oncle Jean-Paul qui a vendu ce dessin pour lequel je ne toucherai donc pas l’ombre d’un copeck.

    Je voudrais simplement dire un mot sur la version de la famille Casterman que vous jugez être une fable.
    D’aussi loin que je me souvienne (j’ai 42 ans) cela a toujours été l’histoire racontée dans la famille. Et mon père (qui en a 76 et qui n’est pas non plus le fils de Jean-Paul) vous dira la même chose.

    Hergé savait parfaitement que Jean-Paul possédait ce dessin. Il ne lui en a jamais fait le reproche ni contesté son bon droit. Au contraire, ce dessin a même servi pour la réalisation d’un affiche publiée à l’occasion de la visite de Tchang en Belgique dans le début des années 80. Or, Hergé et Tchang ont signé plusieurs exemplaires de ladite affiche.

    Gageons que si Jean-Paul, qui n’était pas complètement sot, savait que la propriété de ce dessin pouvait être contestable, il aurait continué à en taire l’existence et ne l’aurait pas proposé à Hergé pour en faire une affiche. Et puis surtout que ce dernier n’aurait pas signé des dizaines de reproductions d’un dessin qu’il estimait volé.

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    • Répondu le 15 janvier à  15:32 :

      Une affiche signée ne signifie pas que l’éditeur est propriétaire du dessin reproduit.

      S’il y a eu affiche, il y a eu contrat ou bon de commande prouvant que l’éditeur était autorisé à imprimer en tant d’exemplaires cette affiche. Un document prouvant que l’éditeur est propriétaire de l’original, c’est autre chose.
      Si aucun document ne prouve qu’Hergé a offert ou vendu ce dessin à votre Grand-Oncle, cette affiche signée ne prouve rien.

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  • Tout cela n est qu affaire de gros sous. On est loin de l esprit Tintin.
    Une question cependant : qui devient légataire des droits au décès de la veuve Hergé ? Peut-être impolie comme question mais elle sera un jour - lointain - d actualité. Car le fameux nick n a aucune légitimité à gérer l ieuvre, voire aucun droit ( même s’il vient prudemment de se faire nommer pdt de la Fondation).
    Serait ce le neveu de Hergé ? Georges Remi junior... cela changerait bien des choses.

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    • Répondu par Dominique PETITFAUX le 15 janvier à  15:39 :

      Georges Remi Junior est décédé en 2015.

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    • Répondu par Nicolas le 16 janvier à  09:13 :

      Qui êtes-vous pour estimer qui a le droit et qui est légitime pour gérer l’œuvre d’Hergé ? Fanny Rodwell a été la compagne puis l’épouse d’Hergé pendant de nombreuses années. Elle, seule, a le droit de confier cette œuvre à la personne la plus judicieuse. Tout cela a probablement été réglé depuis longtemps devant notaire.
      Quant à Nick Rodwell. Il est certain qu’il a commis tout on long de sa « carrière » des maladresses, des erreurs. Qui n’en commenterait-pas ? Mais il a eu une vision pour Tintin, et il s’y est tenu. Il a mené à terme des chantiers importants comme Spielberg, le Musée, qui fait que Tintin rayonne toujours autant près de quarante ans après la mort de son créateur.
      Et Nick s’est quand même mis un éléphant sur le dos avec ce Musée ; qui est renfloué d’année en année avec les royalties.
      Alors oui, il y a intérêt à ce que Tintin soit une entreprise rentable pour justement assurer le pérennité du Musée et l’aura d’Hergé

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      • Répondu par Laurent le 16 janvier à  10:46 :

        Je pose juste la question. Le légataire peut il décider librement où cela lui échappe t il en déclinant la généalogie de l auteur. Ce nick n a aucun lien avec Georges Remi que vous le vouliez ou non

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        • Répondu par Sergio Salma le 16 janvier à  12:24 :

          Aucun lien ?! Une veuve ou un enfant du même sang pour vous voilà les seuls liens possibles dignes et acceptables ?! Le couple gère d’une main de fer et de maître l’héritage Hergé. Et si Fanny Remi part avant son mari , la loi est claire. Vous voulez changer la loi ?! Vous êtes absurde ! De plus depuis toutes ces années c’est déjà Nick Rodwell qui en homme d’affaires avisé a tout fait pour que après des décennies Tintin soit encore un enjeu majeur. Il a été énervant c’est vrai . Mais a priori un gars qui énerve autant de monde ça me plaît. Injuste ?! Ooh Tintin c’est un peu à vous ? Ou vous voudriez une personne que vous choisiriez ,un super homme ou une super femme qui penserait comme vous ?Je vais vous dire un truc : ce sont pas vos affaires.
          Et pas les miennes non plus . J’ai remarqué que les amateurs les passionnés détestent une chose par-dessus tout : les ayants droit. Ils sont horribles ces gens qui ont le droit hein ? Eh oui vous n’en avez aucun c’est frustrant . Vous avez juste le souvenir dans ce cas-ci de bonheurs de lecture et ça vous crève le coeur d’observer le temps qui passe et qui transforme les choses. L’ayant droit comme vous pense faire au mieux. Et mariages ou autres contrats scellent les destinées en provoquant souvent l’incompréhension. On pourrait citer 10 cas dans le monde de la bande dessinée . Ce qui est génial avec Hergé c’est justement cette passion.

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          • Répondu le 16 janvier à  15:07 :

            Moi aussi, un gars qui énerve tout le monde, ça me plaît. Et ce que ce gars fait de Tintin me plaît aussi.

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          • Répondu par Laurent le 17 janvier à  09:05 :

            Vous avez raison sur tous les points. La seule différence entre nous est que je n aime pas ce que Tintin est devenu. Un truc de riche que l on peut regarder par la vitrine blindée d une banque. En faisant bien attention à ne pas provoquer le banquier et ses avocats.

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            • Répondu le 18 janvier à  07:08 :

              Vous pouvez acheter un exemplaire de Tintin au rayon BD d’un supermarché sans dépenser une fortune. Preuve que Tintin est resté très populaire aussi.

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              • Répondu par Laurent le 18 janvier à  20:16 :

                Sans dépenser une fortune c’est vrai. Mais on en a pour son argent : qualité de reproduction, couleur, épaisseur du papier. Pire qu’une édition pirate. Pour le coup la Fondation peut se plaindre de casterman

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          • Répondu par Laurent le 17 janvier à  09:36 :

            J ajoute à la réflexion que peut être que ce que je n ai pas aimé c’est que Fanny se remarie à la mort de Hergé. Merci Docteur Salma de m avoir fait comprendre ça. Cela m éclaire. Je me souviens de cette image de la tombe de Hergé avec le nom de Fanny gravé dessus. Il ne restait que la date à mettre.

            Vous avez raison cela ne me regardait pas.

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  • C’est quand même étonnant, aujourd’hui si on entend parler de Tintin ce n est qu associé à " record des ventes " ou " edition interdite "

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  • Tintin et Casterman : la fin d’une belle aventure ?
    19 janvier 16:50, par David Sporcq

    Franchement, j’aimerais que Casterman et Moulinsart s’entendent à nouveau un minimum afin qu’on ait la suite des volumes du "Feuilleton Intégral". Ceux qui ont acheté les cinq volumes existants restent sur le carreau. Ce n’est pas très régulier vis à vis de ceux qui ont toujours soutenu ces parutions en ouvrant grand leur portefeuille.

    Et il y a encore plein de beaux livres qui peuvent sortir comme la version de "L’Affaire Tournesol" avec la couverture telle que la désirait Hergé. Il en a été question récemment . Cela a été annoncé et on attend toujours.

    Je suis pour également une ressortie de chaque album en grand format avec dossier et reproduction des planches originales ou croquis.

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