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Albums 2020 : les tops de la rédaction

  • Voici venue la fin de l’année, et avec elle ses sélections des meilleurs albums pour vous aider à faire vos choix de Noël parmi une sélection des pépites marquantes de 2020 !

Après notre TOP Comics, notre TOP BD d’Asie, notre TOP BD Jeunesse et notre TOP bande dessinée alternative, voici donc notre TOP albums.

Le choix est à l’image d’ActuaBD : éclectique et curieux, avec ses défauts et ses partis-pris, mais avec un regard large porté sur l’ensemble de la production.
Nous avons cette année procédé différemment : vous trouverez d’abord les choix argumentés de cinq de nos rédacteurs, qui ont chacun livré leur TOP 5 de l’année, puis nous avons soumis au vote de l’ensemble de la rédaction cette sélection afin d’établir le TOP final.

La sélection de nos chroniqueurs

Cinq de nos chroniqueurs ont donc réussi à se limiter à cinq albums, tâche ardue s’il en est devant la diversité – et l’énormité – de la production actuelle. Notons malgré tout que parmi les 21 titres cités, 3 reviennent à plusieurs reprises. Nos cinq chroniqueurs rejoignent une critique dithyrambique en faisant de Peau d’homme l’album de l’année. La Bombe et Anaïs Nin complètent ce trio 2020.

Voici leur choix en détail :

Charles-Louis Detournay, rédacteur en chef

1) La Bête, Dupuis

Pour ceux qui ont osé s’y frotter, reprendre Spirou n’était déjà ni évident, ni gagné ! Mais oser s’attaquer au Marsupilami créé par Franquin tout en l’adaptant à son style dans un récit au long cours tenait du défi ultime. Un challenge que Zidrou et surtout Frank Pé ont relevé avec autant talent que de brio. Ils sont parvenus à se réapproprier le mythe du marsupial ovipare, tant dans sa genèse que dans sa relation unique à l’homme, en proposant un récit enlevé et surtout une incroyable mise en page aux effets cinématographiques, grâce à un format presque carré. Cent-cinquante pages de surprises et d’émerveillement en hommage aux auteurs de l’âge d’or de la bande dessinée belge. La Bête est t à ne pas s’y tromper l’un des récits de l’année !

2) Anaïs Nin, Casterman

Anaïs Nin, Sur La Mer des mensonges estt l’un des romans graphiques immanquable de la rentrée. Cet ouvrage est un petit bijou d’équilibre, de création, d’écriture et de sensibilité ! Léonie Bischoff évite de se cantonner à une partie précise de la vie de l’écrivaine, jouant de flashbacks qui complètent le portrait psychologique de l’écrivaine.

L’autrice use d’un procédé original : plusieurs Anaïs se parlent et argumentent, ce qui permet au lecteur d’entrer dans ses pensées si personnelles en déjouant le piège du récitatif, et de bien comprendre combien cette jeune femme était multiple, en progression et en devenir. Les séquences muettes sont un autre procédé intéressant. Elles participent pleinement à faire comprendre l’état d’esprit de l’écrivaine, ses rêves, ses désirs et ses besoins d’émancipation.

Enfin, artistiquement, le projet est porté par le "crayon magique" de Léonie Bischoff, qui change de couleur en permanence. Ce trait à la fois sûr dans sa forme et changeant dans sa chromie apporte beaucoup de légèreté et de positive inconstance au récit. Au diapason de son héroïne, Anaïs Nin révèle Léonie Bischoff dans toute sa maturité graphique et narrative. Désormais, il sera impensable de compter sans elle.

3) Jusqu’ici tout allait bien, Fluide Glacial

Le deuxième album d’Ersin Karabulut est encore plus puissant que le précédent avec ses sujets qui touchent l’air de rien à des thèmes aussi fondamentaux que le rôle de l’État, le lien d’amitié, la relation filiale ou encore la transcendance. Les épisodes .Dot, L’Âge de pierre ou encore Le Monde d’Ali sont des réflexions saisissantes sur la marche du monde. Ce deuxième album consacre Karabulut comme un des auteurs les plus importants de sa génération.

4) La Fuite du Cerveau, Dargaud

Pierre-Henry Gomont avait déjà été primé et remarqué par de divers sélections et festivals, dont celui d’Angoulême pour son précédent Malaterre. Son nouvel opus intitulé La Fuite du cerveau rajoute à la densité et à la construction des personnages le difficile pari de faire rire le lecteur. Un défi relevé haut la main dans les situations rocambolesques et inventives portées par un trait qui joue non seulement avec le mouvement pour imposer un dynamique implacable et trépidant tout au long pourtant de ces 188 pages. Il n’est pas sans ces incroyables phylactères dessinés qui ne suscitent rires et compréhension instantanée des enjeu, souvent plus efficacement que par le plus percutant des dialogues.

Et que dire du cheminement intérieur de son héros ! Cet album déborde de trouvailles graphiques et narratives qui permettent une nouvelle fois d’affirmer qu’il y a encore plein de choses à explorer et découvrir en bande dessinée, tout en s’adressant à un large public.

5) La Geste des Princes-démons, Glénat.

Adapter demeure un art aussi particulier que difficile en bande dessinée. Et Jean-David Morvan y est passé maître ! Vingt ans après le lancement du Cycle de Tschaï avec Li-An, le scénariste pléthorique renoue avec les univers SF de Jack Vance, enluminé par le talent de Paolo Traisci et de Fabio Marinacci pour mettre en scène la saga au long cours du romancier américain. Le résultat est à la hauteur de nos attentes : actions échevelées portées par des personnages haut en couleurs, on a envie de suivre leurs péripéties pendant des années. Un excellent démarrage pour une série qui doit compter dix tomes !

Albums 2020 : les tops de la rédaction

Thomas Figuères

1) Gentlemind, Dargaud .

New-York, années 1940. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage en Europe, une jeune femme hérite d’une revue masculine, Gentlemind, et révolutionne les mœurs de la presse américaine. L’occasion pour les auteurs de dresser un panorama des plus intéressants de la presse new-yorkaise d’époque.

Gentlemind est sans conteste la plus belle fiction historique qu’il nous ait été donné de lire cette année. Tout y est : un scénario intelligent, alliant contextualisation solide et enjeux contemporains, une caractérisation des personnages impeccable, de même qu’une complémentarité narrative remarquable entre le texte et les compositions de planches de Lapone. On saluera tout particulièrement le travail de ce dernier, dont le trait, et surtout l’époustouflante colorisation participent pleinement à cette réussit dont nous attendons la conclusion avec impatience !

2) Bella Ciao, Futuropolis

Premier tome d’une trilogie, le Bella Ciao de Baru réussit à nous plonger dans l’intimité de l’artiste tout en nous assénant un violent coup de poing dans la gueule. En mélangeant Histoire, fiction historique et chronique familiale, Baru met en lumière la xénophobie dont a été victime la communauté italienne à son arrivée en France. Le vainqueur du Grand Prix d’Angoulême 2010 dresse ainsi un parallèle essentiel avec l’actualité et les questions raciales qui animent le débat public. Après sept ans d’absence, le grand Baru signe un retour personnel, engagé, prônant l’acceptation et l’ouverture à l’autre. Un régal !

3) Celestia, Atrabile

Si nous devions résumer le Celestia, le mot le plus adéquat serait probablement : maîtrise. En imaginant sa Venise futuriste sous les eaux, l’Italien déploie un scénario complexe et ambitieux où l’on comprend qu’une catastrophe a anéanti une grande partie de l’humanité, mais pas Celestia.

Partez à la découverte de la tortueuse cité aquatique d’abord, puis des vastes étendues dévastées l’entourant, en compagnie de Pierrot et Dora, deux jeunes télépathes. Dans cette sorte de science-fiction teintée d’onirisme, Manuele Fior fait appel à l’intelligence du lecteur, stimulant le lien les unissant. Une plongée collaborative où les 237 sublimes planches de Manuele Fior sont complétées, ou plutôt augmentée, par chacune des interprétations des lecteurs. Celestia fait partie de ces récits marquants, à propos desquels le cerveau gamberge des jours durant, et dans lequel on replonge les deux pieds en avant. Assurément l’un des albums marquant de l’année.

4) Lone Sloane Babel N&B, Glénat .

On le sait, il est des reprises de séries-cultes qui divisent les fans de la première heure. Les raisons invoquées sont diverses : scénarios boiteux, entreprise commerciale, manque de fidélité ou, au contraire, trop grande prise de liberté. Éviter ces nombreux obstacles relève quasiment de l’exploit.

Une performance dont se sont cependant admirablement acquittés Xavier Cazaux-Zago et Dimitri Avramoglou en janvier dernier. Les deux amis réussissent un coup de maître en intégrant pleinement leur Sloane à la cosmogonie élaborée par Philippe Druillet, sans jamais trahir le matériau d’origine. Les attentes étaient grandes, l’album l’est encore plus. Bravo.

5) Flipette et Vénère, Delcourt.

Flipette, c’est Clara, jeune artiste-photographe. Vénère, c’est sa sœur Axelle, plus jeune de quelques années. Cette dernière a coupé les ponts avec sa famille et fréquente les milieux militants et associatifs parisiens, virevoltant de squat en squat, animée par une rage animale.

Leurs vies se télescopent le jour où Flipette monte à la capitale porter secours à sa sœur dont la jambe est emplâtrée. Un véritable choc dont résulte dans un premier temps une incompréhension quasi-totale, un rejet, qui se mue au fil des pages en une prise de conscience et une réflexion des plus intéressantes sur la difficulté des jeunes générations à trouver leur place dans nos sociétés contemporaines.

Comment trouver du sens dans quoi que ce soit lorsque l’on entend à longueur de journée que tout va mal ? Comment réussir à conserver un semblant de motivation quand défendre une cause que l’on estime juste se solde invariablement par un échec ? Pour sa première bande dessinée, Lucrèce Andreae, la réalisatrice qui a reçu un César pour son premier court-métrage d’animation, "Pépé le morse", en 2018, nous livre une partition touchante et intimiste, faisant dialoguer les différentes facettes de sa personnalité avec talent. Une pépite parue peu de temps avant le premier confinement et dont il serait d’autant plus dommage que vous passiez à côté que son autrice promet encore de nous surprendre.

Tristan Martine

1) Extases, t. 2, Casterman.

Avec cet album, Jean-Louis Tripp (connu pour être le coauteur, avec Loisel, du Magasin général) invente un nouveau genre, ni plus ni moins : celui de l’autobiographie sexuelle. Son album est tout sauf excitant, tout sauf convenu et tout simplement un chef d’œuvre. Un récit aussi honnête que politique, graphiquement imaginatif, à la narration rythmée, pleine d’humour et d’humanité. L’une des plus belles surprises de l’année.

2) Don Vega, Dargaud.

Pierre Alary déconstruit Zorro à la sauce Dark Knight de Frank Miller. Son récit, sombre, est exemplaire de maîtrise graphique, d’utilisation des couleurs, de découpage du récit et d’investissement d’une période historique troublée. On en redemande !

3) Peau d’Homme, Glénat.

Inutile d’en dire trop sur cet album plébiscité par toute la critique française, par le public et par plusieurs de nos chroniqueurs. L’album-testament de Hubert est visuellement époustouflant, son propos est nuancé, léger et profond à la fois. C’est sans aucun doute l’œuvre que l’on retiendra de 2020.

4) Croke Park, Delcourt.

Le 21 novembre 1920 était perpétré à Dublin une tuerie en marge d’un match de football gaélique. Sylvain Gâche et Richard Guérineau font revivre ce Bloody Sunday qui n’est pas le plus connu, éclipsé notamment par celui de 1972 chanté par U2. Pour cela, le choix d’un parallèle entre cette page de l’histoire irlandaise de 1920 et un match de rugby qui opposa Irlande et Angleterre à Croke Park, l’endroit de la tuerie, en 2007, fonctionne parfaitement. Récit fluide, narration rythmée, dessin et couleurs impeccables : du très bel ouvrage !

5) Puisqu’il faut des hommes, Bamboo.

Longtemps peu présente dans la bande dessinée, la Guerre d’Algérie y a été de plus en plus représentée depuis deux décennies. Que ce soient les mémoires des harkis ou des enfants de Pieds-noirs, que ce soient les divisions internes aux deux camps, la place des femmes ou la question de la torture, de nombreux albums ont osé affronter ce sujet douloureux de notre histoire. Pourtant, Puisqu’il faut des hommes est l’un des premiers à s’intéresser non pas à la guerre en tant que telle, mais à ses conséquences sur les combattants. Le tout est fait avec une finesse et une pudeur qui forcent le respect et rendent cet album aussi triste que poignant.

Didier Pasamonik, directeur de la rédaction

1) Peau d’homme, Glénat

Indépendamment du caractère émotionnel de la disparition d’Hubert, on ne peut qu’être séduit par un propos qui aborde intelligemment la question du genre et du poids sociétal qui pèse depuis des siècles sur l’homosexualité dans la société occidentale. Et notamment l’hypocrisie que dissimule bien souvent sa répression (si un député hongrois nous lit, il comprendra ce que nous voulons dire…) Il faut s’arrêter aussi sur le dessin de Zanzim qui mêle avec une grande subtilité sensualité, modernité et drôlerie dans un graphisme qui s’inspire de l’enluminure moyenâgeuse. Voici un livre éclairant dans sa démonstration, léger et agréable comme une conversation.

2) La Bombe, Glénat.

Quel impressionnant travail que celui des auteurs de ce livre. Non seulement, il s’appuie sur une documentation étonnamment fouillée offrant de nombreux points de vue rares voire inédits sur « l’aventure » de la Bombe atomique, mais aussi sur une précision dans le traitement graphique incroyablement sophistiqué. Un livre-somme sur cet engin qui a « gelé » bien des conflits entre les superpuissances pendant plus d’un demi-siècle. Intéressant et passionnant.

3) New York Cannibals, Lombard.

On est à chaque fois fascinés par la virtuosité graphique de Boucq, probablement le dessinateur français le plus complet et le puissant depuis la disparition de Moebius. On aime sa complicité avec Charyn qui promène son spleen très Mittel Europa jusque dans les bas-fonds de Brooklyn. On aime aussi ses situations originales et rocambolesques, ses personnages hors normes. On aime enfin son usage bien compris du symbole qui s’imprime sur les peaux mais aussi sur les destins de ses personnages.

4) Les 5 Terres, Delcourt.

La série de Delcourt s’impose déjà comme une des grandes réussites de l’année 2020, et ce à plusieurs titres. D’abord perce qu’elle parvient à surfer sur la référence de Games of Thrones tout en se différenciant suffisamment du mythe pour apporter un regard original au lecteur, notamment avec en jouant dans le registre subtil de peuples d’animaux parfaitement caractérisés et différenciés. Puis en maintenant un excellent rythme scénaristique, avec des rebondissements dans chaque tome et de passionnants cliffhangers en dépit d’un travail réalisé par une équipe d’une demi-douzaine d’auteurs, garantie d’un rythme de parution impressionnant de quatre albums en un an, au style de dessin néanmoins uniforme. Une réussite de création et de collaboration exemplaire !

5) La Femme-Papillon, Futuropolis.

Cette histoire urbaine (parisienne) de Michel Coulon a la profondeur et la légèreté d’un conte. Joliment mise en images, cette pochade «  feelgood », souriante et bonhomme, nous donne à voir les coulisses de la création et mène à une jolie réflexion sur les stéréotypes et les conventions du genre Il est tombé à pic entre les deux confinements, comme une bouffée d’air humée au grand large.

Aurélien Pigeat, rédacteur en chef adjoint

1. Peau d’Homme, Glénat.
2. Carbone et Silicium, Ankama.
3. La Bombe, Glénat.
4. Pucelle T1 , Dargaud.
5. Anaïs Nin sur la mer des mensonges, Casterman.

Ce Top 5 envisage des œuvres relevant de genres très divers : le conte, la science-fiction, le récit historique, le récit de soi et le biographique. Tous témoignent de choix graphiques et narratifs forts et tous proposent des lectures captivantes qui ne se laissent pas choir une fois entamées. J’ai aimé les thématiques sociétales résolument modernes de Peau d’Homme, le rapport au temps et à l’existence posé par Mathieu Bablet dans Carbone et Silicium, l’extraordinaire morceau de bravoure que constitue La Bombe, la vitalité décapante offerte par Pucelle et enfin la splendeur visuelle façonnée par Léonie Bischoff dans Anaïs Nin.

Le Top de la rédaction

Ces 21 titres ont donc été soumis au vote de l’ensemble de notre rédaction (plus de 40 rédacteurs), et l’on aboutit ainsi à un TOP 15 un peu différent, reflétant bien les goûts multiples et les lectures très diverses des journalistes d’ActuaBD.

1) Carbone et Silicium, Ankama
2) La Bête, éd Dupuis
3) Peau d’homme, Glénat
4) Anaïs Nin sur la mer des mensonges, Casterman
5) Gentlemind, Dargaud
6) Celestia, Atrabile
7) La Bombe, Glénat
8) La Fuite du Cerveau, Dargaud
9) Croke Park, Delcourt
10) Pucelle T. 1, Dargaud
11) Puisqu’il faut des hommes, Bamboo
12) Jusqu’ici tout allait bien, Fluide Glacial
13) Flipette et Vénère, Delcourt
14) Lone Sloane Babel N&B, Glénat
15) New York Cannibals, Lombard

Tous ces titres vous sont chaudement recommandés par ActuaBD et trouveront aisément leur place sous les sapins de Noël d’une année 2020 très troublée à bien des égards, mais qui n’aura pas empêché la publication d’albums aussi beaux que divers.

Historiques ou érotiques, documentaires ou de fiction, produits par de grands noms ou des jeunes pousses du neuvième art, oeuvres autobiographiques ou de science-fiction, tous ces albums constituent des valeurs sûres : à vous, futurs pères Noël, de faire votre choix !

(par Tristan MARTINE)

(par Charles-Louis Detournay)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Lire également sur ActuaBD, nos autres sélections pour l’année 2020 :
- Asie
- Comics
- Bande dessinée jeunesse
- Bande dessinée alternative

 
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5 Messages :
  • Albums 2020 : les tops de la rédaction
    15 décembre 2020 08:09, par PATYDOC

    Le rédac’ chef met en tête "La bête" sans bien sûr mentionner que cet ouvrage met en avant une "collabo" et fait apparaître une "mère juive" agressive et revancharde : on est donc à front renversé dans cette BD par rapport à la morale commune . Bien sûr, il ne s’agit que du premier tome, et l’histoire peut (et va) évoluer ensuite . C’est tout de même un peu curieux de mettre en avant cet ouvrage en faisant comme si rien de cette vision politique discutable n’existait !

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    • Répondu par Charles-Louis Detournay le 15 décembre 2020 à  09:04 :

      Merci de votre réaction. Je n’ai aucune volonté de passer sous silence le statut de la mère du jeune François, même si ce n’était pas pour moi le cœur de cet ouvrage. Il y avait déjà beaucoup à dire sur le premier tome, nous y reviendrons sans doute dans le second, même si je m’attends à ce que ce soit un message de tolérance qui soit proposé par les auteurs.

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      • Répondu par PATYDOC le 15 décembre 2020 à  18:43 :

        Bonsoir - J’ai bien dit que la suite sera sans doute différente ; je ne critique pas le scénario, puisqu’on n’en connait que le début - je fais bien confiance à Zidrou pour nous concocter quelques renversements de situation dont il a le secret ; je critique juste le fait que passer sous silence ce début en apparence collaborationnisme accrédite l’idée que vous approuveriez ce misérable comportement.

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        • Répondu par Jean-Pierre Abels le 16 décembre 2020 à  11:01 :

          je n’ai manifestement pas eu la même lecture que vous de ce remarquable album : je ne sais rien du passé de la "collabo". Je n’ai pas pu imaginer un instant qu’elle ait pu ... collaborer au "soir volé", dénoncer des juifs, faire du marché noir à grande échelle ou que sais-je encore. Je n’ai vu qu’une femme amoureuse qui a souffert et n’a plus que son fils pour lui apporter le bonheur. Quant à la "mère juive", je l’ai seulement considérée comme une caricature de bourgeoise prétentieuse considérant que son rang social lui donnait tous les droits. Mais je n’ai vu aucun signe d’appartenance à une religion, à part peut-être le nom Kleinberg, mais cela suffit-il ? (Albert Weinberg, auteur de Dan Cooper ou encore la famille Battenberg, devenue Mountbatten en Angleterre étaient-ils juifs ? ) Il n’y avait donc pour moi pas de mauvais comportement à souligner, mais chacun peut avoir sa propre lecture du récit.

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  • Albums 2020 : les tops de la rédaction
    15 décembre 2020 11:40, par Gonzalo I.

    Merci pour cette belle sélection. Ça fait plaisir de voir Jusqu’ici tout allait bien et New York cannibals, oubliés dans la sélection d’Angoulême.
    Personnellement il manque juste Aldobrando de Critone et Gipi. Mais ce n’est qu’une opinion…

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