Angoulême 2012 (2/4) : Une sélection officielle atomisée qui fait le jeu des sponsors

8 décembre 2011 19 commentaires
  • La sélection officielle 2012 du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême est à l’image du marché aujourd’hui : débordé, désorienté, foisonnant voire inflationniste et surtout atomisé sur un plus grand nombre encore d’éditeurs, ce qui traduit la situation actuelle de la librairie et une réalité financière propre au Festival : les prix sont une nouvelle fois restructurés pour faire la place aux sponsors.

La liste des nominés s’allonge : deux titres de plus qu’en 2011 dans la sélection patrimoine et dix titres supplémentaires pour un prix supplémentaire, « la sélection Polar » parrainée par la SNCF, soit une sélection de 98 titres (contre 86 l’année dernière) incluant 12 albums supplémentaires.

Comme d’habitude, c’est une bande dessinée « de découverte » (certains diront « élitiste ») qui est mise en avant avec quelques concessions – dont les choix peuvent servir de repoussoir pour le jury – à des valeurs, disons, plus commerciales.

Ce sont d’ailleurs Média-Participations (avec 20 nominations pour Dargaud, Dupuis, Lombard, Kana) et Glénat (11 nominations) qui remportent le plus grand nombre de nominés. On remarque des absents qui l’étaient déjà l’année dernière parmi lesquels Akiléos, des Ronds dans l’O, Panini, Emmanuel Proust ou encore Bamboo, éditeurs qui n’ont pourtant pas démérité. Se sont-ils abstenus d’envoyer leurs titres ?

Il y a des éditeurs inattendus (Makaka, Ouvroir Humoir) et des titres prévisibles : Polina de Vivès ou Portugal de Pedrosa, mais aucun auteur plébiscité comme c’était le cas l’année dernière avec Fabien Nury ou Fabien Vehlmann.

Il est clair qu’un « grand jury » présidé par Spiegelman (où l’on trouve Joost Swarte (L’Art moderne), la scénariste Marguerite Abouet (Aya de Yopougon), le journaliste de L’Express Éric Libiot, le journaliste de France Info et président de l’ACBD Jean-Christophe Ogier, et deux libraires) devraient favoriser des œuvres, disons, plus « expérimentales », même si chaque membre du jury révèle une personnalité forte aux goûts tranchés. Il faut s’attendre à des surprises…

Ce jury remettra les prix suivants :

Angoulême 2012 (2/4) : Une sélection officielle atomisée qui fait le jeu des sponsors  Fauve d’or – meilleur album
-  Prix spécial du jury
-  Prix de la série
-  Prix révélation
-  Prix Regards sur le monde
-  Prix de l’audace
-  Prix intergénérations

Un prix en revanche est réservé par le sponsor Fnac. Il s’ajoute au précédent et puisera son lauréat dans la sélection officielle. Il sera désigné par un jury de librairies de cette chaîne de librairies.

Art Spiegelman. L’autorité du président du jury devrait favoriser un palmarès plus expérimental que commercial
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

La sélection officielle :

-  3 secondes. Par Marc-Antoine Mathieu (Delcourt)
-  Aâma T1 : L’Odeur de la poussière chaude. Par Frederik Peeters (Gallimard)
-  Alec, l’Intégrale. Par Eddie Campbell (Ça et là)
-  Alter Ego T1 : Camille. Par Mathieu Reynès, Pierre-Paul Renders et Denis Lapière (Dupuis)
-  Les Amateurs. Par Brecht Evens (Actes Sud)
-  L’Année du Lièvre T1 : Au Revoir Phnom Penh. Par Tian (Gallimard/Bayou)
-  L’Art de voler. Par Antonio Altariba et Kim (Denoël Graphic)
-  Atar-Gull ou le destin d’un esclave modèle. Par Brüno et Fabien Nury (Dargaud)
-  Beauté T1 : Désirs Exaucés. Par Kerascoët et Hubert (Dupuis)
-  Bride Stories T1. Par Kaoru Mori (Ki-Oon)
-  Le Chanteur sans nom. Par Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Balez (Glénat)
-  Chroniques de Jérusalem. Par Guy Delisle (Delcourt)
-  Cité 14 saison 2 T1 . Par Romuald Reutimann et Pierre Gabus (Les Humanoïdes Associés)
-  Coucous Bouzon. Par Anouk Ricard (Gallimard/Bayou)
-  Dans la nuit, la liberté nous écoute. Par Maximilien Le Roy (Le Lombard)
-  Le Dernier cosmonaute. Par Aurélien Maury (Tanibis)
-  Doomboy. Par Tony Sandoval (Paquet)
-  En même temps que la jeunesse. Par Jean Harambat (Actes Sud)
-  En route pour le Goncourt. Par Mathieu Ephrem et Jean-François Kierzkowski (Cornélius)
-  Fables nautiques. Par Marine Blandin (Delcourt)
-  Frank et le congrès des bêtes. Par Jim Woodring (L’Association)
-  La Grande guerre de Charlie. Par Joe Colquhoun et Pat Mills (Çà et là)
-  Habibi. Par Craig Thompson (Casterman)
-  Les Ignorants : récit d’une initiation croisée. Par Étienne Davodeau (Futuropolis)
-  L’île aux cent mille morts. Par Jason et Fabien Vehlmann (Glénat)
-  L’Inscription. Par Chantal Montellier (Actes Sud)
-  Jonathan T15 : Atsuko. Par Cosey (Le Lombard)
-  Joue avec moi. Par Eric Lambé (Frémok)
-  Julia et Roem. Par Enki Bilal (Casterman)
-  Lemon Jefferson et la grande aventure. Par Simon Roussin (Editions 2024)
-  Mezek. Par André Juillard et Yann (Le Lombard)
-  Le Miroir de Mowgli. Par Ollie Schrauwen (Ouvroir Humoir)
-  Mister Wonderful. Par Daniel Clowes (Cornélius)
-  Oui mais il ne bat que pour vous. Par Isabelle Pralong (L’Association)
-  Pendant ce temps à White River Junction. Par Max de Radiguès (6 pieds sous terre)
-  Polina. Par Bastien Vivès (Casterman/KSTR)
-  Portugal. Par Cyril Pedrosa (Dupuis)
-  Pour en finir avec le cinéma. Par Blutch (Dargaud)
-  Le Protocole Pélican T1. Par Jean-Michel Ponzio et Richard Marazano (Dargaud)
-  Le Quartier des marchands de beauté. Par Ben Katchor (Rackham)
-  La Rage T1. Par Malo Kerfriden et Pierre Boisserie (12bis)
-  Reportages. Par Joe Sacco (Futuropolis)
-  La Saga d’Atlas et Axis T1. Par Pau (Ankama)
-  Le Samouraï Bambou T7. Par Taiyo Matsumoto (Kana)
-  Seigneur Venin. Par Gabbarel Dalmatius. (Quadrants)
-  Servitude Livre 3 : L’Adieu aux rois. Par Eric Bourgier et Fabrice David (Soleil)
-  Skins Party. Par Timothé Le Boucher (Manolosanctis)
-  Soldats de Sable. Par Susumu Higa (Lézard noir)
-  T.M.L.P. (Ta mère la pute). Par Gilles Rochier (6 pieds sous terre)
-  Teddy Beat. Par Morgan Navarro (Les Requins Marteaux)
-  Tônoharu. Par Lars Martinson (Lézard noir)
-  Tu mourras moins bête T1. Par Marion Montaigne (Ankama)
-  Un Bébé à livrer. Par Reineke (Vraoum)
-  Une vie dans les marges T1. Par Yoshihiro Tatsumi (Cornélius)
-  Une vie sans Barjot. Par Stéphane Oiry et Appollo (Futuropolis)
-  Les Vacances de Jésus et Bouddha T2. Par Hikaru Nakaruma (Kurokawa)
-  Valérian par Larcenet : L’Armure du Jakolass. Par Manu Larcenet (Dargaud)
-  Voyageur T13 : Omega. Par Juanjo Guarnido, Eric Stalner et Pierre Boisserie (Glénat)

La sélection jeunesse du festival d’Angoulême 2012 :

La sélection jeunesse, traditionnellement parrainée par la Caisse d’Epargne, est remis par un jury d’enfants de 8 à 12 ans, son choix se veut donc consensuel. Mais ce sont souvent les séries les plus notoires qui l’emportent…

-  Ariol T6. Par Emmanuel Guibert et Marc Boutavant (BD Kids/Bayard)
-  Chi une vie de chat T6. Par Kanata Konami (Glénat)
-  Crime School T1. Par Ooshima et JD Morvan (Dargaud)
-  Eddy Milveux T1. Par Lisa Mandel (BD Kids / Milan)
-  Elinor et Jack T2. Par Paz Villar et Mari (Delcourt)
-  Les Enfants d’Evernight. Par Andoryss et Yang (Delcourt)
-  Grenadine et Mentalo T1. Par Colonel Moutarde (BD Kids/Milan)
-  L’Île de Puki T1. Par Ludovic Danjou (Vents d’Ouest)
-  Jules T6 : Un plan sur la comète. Par Emile Bravo (Dargaud)
-  L’Odyssée de Zozimo T1. Par Christopher Ford (Çà et là)
-  Le Passeur d’âmes. Par Waltch & Ced (Makaka)
-  Paul au parc. Par Michel Rabagliati (La Pastèque)
-  Les Quatre de Baker street T3. Par Jean Djian, Etien et Legrand (Vents d’Ouest)
-  Quatre sœurs T1. Par Cati Baur et Malika Ferdjoukh (Delcourt)
-  Le Royaume T3 : Le Prétendant. Par Benoît Feroumont (Dupuis)
-  Les Souvenirs de Mamette T2. Par Nob (Glénat)
-  Tib et Tatoum T1. Par Grimaldi (Glénat)
-  Ulysse. Par Christine Palluy et Benjamin Adam (BD Kids/Milan)
-  Waluk. Par Emilio Ruiz et Ana Mirallès (Delcourt)
-  Zombillénium T2 : Ressources Humaines. Par Arthur de Pins (Dupuis)

La sélection patrimoine :

Il y aura clairement une bataille de spécialistes pour ce prix qui est également choisi par le « Grand Jury ». Le poids des grands auteurs étrangers sous la présidence d’un Américain pourrait favoriser l’élection de Francis Masse.

-  Les Deux du balcon. Par Francis Masse (Glénat)
-  La Dynastie Donald Duck – Intégrale Carl Barks T4. Par Carl Barks (Glénat)
-  Et c’est pas fini ! Rétrospective Pierre Guitton. Par Pierre Guitton (Le Chant des muses)
-  Fantax T1 : 1946-1947. Par Chott (Connaître Chott)
-  Kuzuryu. Par Shotaro Ishinomori (Kana)
-  Nausea. Par Robert Crumb (Cornélius)
-  Snoopy et les Peanuts – Intégrale T12. Par Charles Schulz (Dargaud)
-  Sous notre atmosphère. Par Osamu Tezuka (Editions H)
-  Terry et les Pirates T2. Par Milton Caniff (BDartiste)
-  Le Voyage de Ryu T5. Par Shotaro Ishinomori (Glénat)

La sélection Polar

Ce nouveau prix créé pour complaire à la SNCF qui nous a très bien expliqué, lors de la conférence de presse, quel était leur positionnement marketing, crée une catégorie supplémentaire dans le palmarès. Pourquoi pas ? Le lauréat sera désigné par « un jury de personnalités » qui n’a pas été communiqué.

-  La Bande à Foster. Par Conrad Botes et Ryk Hattingh (L’Association)
-  Canardo T20. Par Sokal (Casterman)
-  Les Aventures de El Spectro T1. Par Yves Rodier et Frédéric Antoine (Le Lombard)
-  La Faute aux Chinois. Par François Ravard et Aurélien Ducoudray (Futuropolis)
-  Intrus à l’étrange. Par Simon Hureau (La Boîte à bulles)
-  Ô dingos, ô chateaux !. Par Jacques Tardi et Jean-Patrick Manchette (Futuropolis)
-  Le Perroquet des Batignolles T1. Par Stanislas, Boujut et Tardi (Dargaud)
-  Le Policier qui rit. Par Martin Viau, Per Wahlöö, Maj Sjöwall et Roger Seiter (Casterman)
-  Les Racines du chaos T1. Par Felipe Henrique Cava et Bartolomé Segui (Dargaud)
-  Soil T6. Par Atsushi Kaneko (Ankama)

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Festival de la bande dessinée d’Angoulême, du 26 au 29 janvier 2012

Photos : D. Pasamonik (L’Agence BD)

 
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19 Messages :
  • Bonjour Didier, pour répondre à ton interrogation, Des ronds dans l’O a envoyé : En chemin elle rencontre... 2 ; Droit d’asile, Tchernobyl la zone, Le modèle, Folia et Folio de Charles Masson pour la bande dessinée jeunesse, La vallée des papillons de Arnaud Floc’h, de nombreux livres qui, en effet, comme chaque année ne sont pas retenus.

    Le festival met la bande dessinée espagnole en avant pourtant elle exclut le travail des auteurs barcelonais : Natacha Bustos et Francisco Sanchez autour de la bd Tchernobyl la zone.

    Nous nous étions rencontrés en juin, au FIBD à Paris, j’avais proposé différents projets. Tout était intéressant, notamment un concert d’Agnes Bihl, disposée et disponible pour cette initiative, dessiné par les auteures de En chemin elle rencontre... dont Florence Cestac. Rien ne se fera donc !

    Nous sommes perplexes et n’avons plus le coeur à participer à la petite fête.

    Marie Moinard, éditrice pour Des ronds dans l’O

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    • Répondu par Pierre le 9 décembre 2011 à  23:55 :

      de nombreux livres qui, en effet, comme chaque année ne sont pas retenus.

      Peut-être ne sont-ils pas assez bons, tout bêtement.

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      • Répondu par Marie Moinard le 10 décembre 2011 à  12:13 :

         :-) , ça pourrait mais on pense le contraire. Parmi les livres, certains sont "utiles" auprès d’un lectorat différent, ils ont été remarqués pour leur pertinence par des groupes comme Amnesty International,Sortir du nucléaire, RESF ou par Stéphane Hessel qui a préfacé une bd, nous aurions aimé avoir un peu de reconnaissance de notre milieu professionnel dont le FIBD représente un symbole important auprès du public. Non, ils ne sont pas mieux que les autres mais ils ne déméritent pas, ce mot est assez juste. Alors c’est pas grave mais on peut le remarquer et garder un esprit critique plutôt que de tout accepter sans penser. Mais vous avez raison de poser cette question :-)

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  • le sponsor Fnac...Il sera désigné par un jury de librairies de cette chaîne de librairies.

    Comment peut-on considérer la FNAC comme une chaîne de librairies ? Ce n’est vraiment pas ce que j’appelle une librairie (ou alors le rayon livres de Carrefour est une librairie aussi), et je n’ai jamais eu affaire avec un vendeur que je pouvais considérer comme libraire à la Fnac (ils ne connaissent rien à rien, l’acheteur est toujours bien plus au courant que lui des sorties).

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  • Le Fauve Polar ouvre la voie à une série de Fauves "segmentant". Ça promet. Que demandera Malabar l’an prochain ?

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  • Mon top 3 de la sélection (même si aucune chance d’être primé...) :

    1. L’inscription de Chantal Montellier

    2. Le perroquet des Batignolles de Stanislas, Tardi et Boujut

    3. Aamâ de Frederik Peeters

    et 4. Jules d’Emile Bravo en jeunesse

    Mon top 3 des livres qui ne sont même pas sélectionnés ! :

    1. Les 7 cavaliers de Jacques Terpant (le tome 3 terminait la série en plus cette année, tout était réuni...)

    2. (Vue d’artiste) de Francis Masse

    3. Accords sensibles d’Antonio Lapone

    et 4. le Spirou de Serge Clerc, mais c’est vrai que ce n’est pas un BD à proprement parler.

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  • Je déplore l’absence dans cette sélection officielle de quelques albums que je considère parmi les meilleurs publiés en 2011 : L’apocalypse selon Saint Jacky (Blast T2) de Manu Larcenet, Notre mère la guerre de Maël & Kris, Voyage aux îles de la désolation d’Emmanuel Lepage, La belle image de Cyril Bonin, Seth (West T6) de Christian Rossi, Fabien Nury & Xavier Dorison.
    Je trouve bizarre aussi que Un plan sur la comète d’Emile Bravo soit "ostracisé" dans la sélection "jeunesse", tant il est vrai que les adultes trouvent dans les "aventures épatantes de Jules" un niveau de lecture plus réjouissant que dans maints autres albums sélectionnés plus haut.

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  • Angoulême 2012, une selection hallucinante
    9 décembre 2011 14:13, par KP

    Outre la coloration très "gauche caviar" de la sélection et de son jury, Angoulême prend un gros risque en sélectionnant "Dans la nuit, la liberté nous écoute" par Maximilien Le Roy (Le Lombard) ; un livre qui rappellera l’affaire Boudarel, un personnage controversé qui a participé au programme de rééducation politique d’un camp de concentration au Vietnam (un comble pour la présidence de Art Spiegelman). Quand un jury sélectionne un album qui fait l’éloge de ce genre de choses, on peut se poser quelques questions... et croiser les doigts pour que ce livre obtienne l’opprobre plutôt que la consécration.

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    • Répondu le 9 décembre 2011 à  18:49 :

      de toutes facons,le meilleur prix,c’est le prix de vente...

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    • Répondu le 9 décembre 2011 à  23:06 :

      Etes vous sûr qu’il s’agisse de faire l’apologie de ce type d’engagement ? Je n’ai pas lu le livre, mais cela me semble plutôt bizarre. Ne s’agit il pas plutot d’une sorte de témoignage détourné, pour faire reflechir ? Après tout, plusieurs mangas ont Hitler dans leur titre, mais ils n’en font pas l’apologie ! Bien au contraire !

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    • Répondu par Pierre le 9 décembre 2011 à  23:55 :

      Outre la coloration très "gauche caviar" de la sélection et de son jury,

      N’importe quoi, qui est gauche caviar dans ce jury ? Le journaliste du Figaro Olivier Delcroix ? Céline Bagot ? Stéphane Beaujean ? Bertrand Lachèze ? Olivier Mimran ? Benoît Mouchart ? Emmanuèle Payen ? Et dans la sélection ?

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      • Répondu par KP le 10 décembre 2011 à  02:56 :

        Vous avez raison, j’ai été maladroit dans ma formulation. Toujours est-il que la sélection est une fois de plus très "arty"... ou très "happy few". Benoit Mouchard, Stéphane Beaujan et Emmanuèle Payen sont plutot proche de ce genre de narration. Jean-Christophe Ogier aussi... La BD politique ne me pose pas véritablement de problème, c’est quand elle est militante que ca coince et qu’elle est en outre sur-représentée (militant=militaire)... Enfin j’attire votre attention sur le fait que l’on peut parfaitement travailler pour un média sans en épouser les idèes... c’est le cas de Philippe Peter de France Soir et ce fut le mien, a Charlie Hebdo... CQFD.

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        • Répondu par Xavier le 10 décembre 2011 à  14:19 :

          Vous prêtez de sales intentions à Maximilien Le Roy. Vous devriez lire l’ensemble de son œuvre et ses interviews, même le rencontrer pour vous rendre compte à quel point vous faites fausse route.

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          • Répondu le 11 décembre 2011 à  01:42 :

            Ceci dit, Maximilien Le Roy soutient également publiquement (via facebook par exemple) quelqu’un comme Tariq Ramadan qui est aussi une personne fort controversée...

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        • Répondu par Monsieur Felix le 10 décembre 2011 à  20:43 :

          Et donc dans ce cas qui faudrait il mettre dans le jury pour vous plaire ?

          C’est vrai, encore des commentaires sur des jurys non représentatifs de la part de râleurs éternels qui voudraient tout décider puisque ce que décide les autres est nul. On met qui à la place ? L’"homme de la rue" ? Votre boucher est il plus compétent que les membres de ce jury ? Créez votre jury, votre prix votre festival si cela ne vous convient pas, mais cessez de sortir la pancarte dès qu’une mouche vous pique.

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    • Répondu par a.dan le 11 décembre 2011 à  10:23 :

      Et Tintin au Congo ? C’est aussi de la BD militante ? hahaha ! Arrêtez là svp. La BD est un moyen d’expression, si le sujet ou les opinions ne vous plaisent pas passez votre chemin. Vive la diversité, les opinions, les sans opinions. Censurer par son absence un livre ? CEN-SU-RER ???... et vous dites avoir bossé pour Charlie Hebdo ? Ouille. Maman.

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  • Voila une liste bien élitiste qui témoigne du clivage entre la caste des jurés qui établissent des listes d’albums bons à être récompensés et les goûts du public réel qui lui n’a pas besoin d’un pitoyable macaron fauve pour faire un accueil triomphal aux albums qui lui plaisent. Il suffit de lire de près le rapport Ratier pour s’en rendre compte, car lui ose publier les chiffres réels. Et quand on parle de morosité, force est de constater que de nombreux livres ont bénéficié de mises en place ou de ventes supérieures à 100 000 exemplaires sur 2011.

    2011, c’est l’année qui précède celle de l’apocalypse maya. Mais les choses seraient elles en train de tourner ? La cérémonie des César 2012 aura lieu la semaine prochaine, la manifestation a longtemps méprisé les productions françaises au box-office imposant, préférant encenser des oeuvres soporifiques, nombrilistes, déprimantes et ennuyeuses. Je regarde la liste des nominés de cette année : les Intouchables en a neuf, the Artist (déjà récompensé en d’autres occasions)un peu plus. Dans les deux cas, il s’agit de films qui ont remporté d’excellents résultats en salles et constituent d’excellents spectacles. Y aura t’il contagion sur les prochaines listes du FIBD ? C’est tout le bien que l’on peut souhaiter.

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    • Répondu le 18 février 2012 à  21:04 :

      Indépendament de leurs succès, les Intouchables et the Artist sont des très bons films contrairement aux bouses de Franck dubosq, Danny Boon ou Christian Clavier. Les Césars récompensent les bons films, comédies ou pas, point.

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